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Denis Lagae-Devoldère (Traducteur)
ISBN : 2351785029
Éditeur : Gallmeister (30/04/2010)

Note moyenne : 4.17/5 (sur 409 notes)
Résumé :
Le garde commença à parler de bois à brûler. Je hochais la tête sans arrêt, comme si j'avais abattu des forêts entières avant de le rencontrer.
- Il te faudra sans doute sept cordes de bois, m'expliqua-t-il. Fais attention à ça. Tu dois t'en constituer toute une réserve avant que la neige n'immobilise ton camion.
Je ne voulais pas poser cette question, mais comme cela semblait important je me lançai :
- Heu... C'est quoi, une corde de bois?
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Critiques, Analyses et Avis (106) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  28 décembre 2017
À l'automne 1978, alors en troisième année à l'université de Missoula, Pete Fromm rencontre par hasard, lors d'un des ses nombreux entrainements de natation, une jeune fille avec qui il a passé un été, au parc national de Lake Mead dans le Nevada. Au cours de la discussion, elle mentionne sa rencontre avec un garde-forestier. Ce dernier propose à l'une de ses amies un boulot au Fish and Game de l'Idaho. Un emploi qui consiste à passer tout un hiver, seul dans les montagnes, à surveiller des oeufs de saumons. Cette amie se désistant, Pete voit là une aventure exaltante et une formidable histoire à raconter, ne se doutant pas un seul instant combien ces longs mois hivernaux allaient marquer son existence...
Une tente isolée de toute civilisation, surtout quand les chasseurs, aux mois les plus rudes, s'en vont. Des températures pouvant chuter jusqu'à -40°. Une seule occupation: jeter un oeil sur les saumons une fois par jour. de grands espaces, la plupart recouverts de neige, à perte de vue. C'est ce qui attend Pete Fromm, et ce durant 7 mois. Après quelques moments de doute et d'incertitude, le jeune homme fera en sorte de savourer chaque instant. Véritable récit initiatique ancré en plein coeur d'une nature sauvage et rude, l'auteur nous livre ses aventures non sans un certain humour et une touche de naïveté. Il dépeint avec justesse et sincérité non seulement son quotidien, ses rares visites, son apprentissage, ses excursions, ses parties de chasse ou encore les Hommes, mais aussi ces Montagnes Rocheuses et cette nature grandiose et inhospitalière. Un récit intime, touchant, d'une simplicité rare et servi par une plume authentique et prenante.
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Hugo
  21 mai 2015
Petit je rêvais d'être un baroudeur, avec mon sac à dos, mon chien, ma bite et mon couteau, comme ils disent dans le métier…avec le couteau tu manges, avec ta bite tu pisses, parfois tu imagines, et souvent tu joues… du coup plus grand j'ai commencé par devenir un touriste, genre petite bite, voyage organisé avec plein de touristes comme moi…
Le truc c'est que les gens, quand tu leur parle de tes voyages, ils méprisent ta banalité, ouais la Thaïlande trop de touristes, ouais les Philippines trop de touristes, Bali trop de touristes, Croatie, Turquie, trop de touristes…
- Ah ouais et du coup tu pars ou toi ?
- Moi mec je vais camper dans le Morvan entre la pluie et l'averse, je vais me cailler les nuages qui se grisent au son du néant qui m'entoure, l'ivresse de la nature qui m'enlise jusqu'au genoux, je me perds dans l'oubli d'un monde boueux de médiocrité…
- OK bah moi je vais rincer ma déprime citadine sous le soleil brulant de désir de me cramer ma bêtise, avec mes shorts et mes tongs, et ma peau toute blanche, enduit d'une chaleur suffocante, j'emmerde le grand nord, et les aventuriers en tout genre, je dors dans des hôtels de petit luxe réservés à la classe moyenne, je me douche à l'eau chaude, je taquine la raie dans des draps propres, et je croise des tortues majestueuses qui brassent leur liberté dans les courants légers d'une mer claire et rassurante… moi bercé par le silence des bulles qui s'échappent de l'immensité qui m'enivre, puis je remonte mon sourire à la lumière d'une chance inouï : celui de vivre un peu de mes rêves… dans l'ivresse des profondeurs...
Alors oui la route est tracée et banalisée, mais tout aussi passionnante…
Et notre héros lui, il vit un rêve d'enfant, le grand frisson dans le grand froid, un récit qui ne se la raconte pas, sans branlette, fait trop froid pour se tripoter, alors voilà le gars se retrouve avec sa solitude, sa routine, ses compagnons de chasse, ses doutes, ses peurs… il neige, il motoneige, il cuisine, il chasse, il dort, il se pèle le cul dans une galère qui le fait bander, libre comme l'air du grand nord...
Là bas, l'air est si pure que ça vous donnerait presque envie planter votre tente dans le salon, d'ouvrir les vélux en grand pour chasser le tigré de Sibérie qui court après cette souris synthétique que vous lui avez acheté pour Noël, et ainsi éviter qu'il émiette le reste du mobilier, putain ils sont deux les petits enculés, mais rien à faire, ils font une fixette sur le simili cuir tanné de mes chaises, alors vous traquez les bêtes sans relâche à travers votre appartement comme un trappeur des immenses terres du nord… mais déjà au bout de quelques minutes de caresses et de ronronnements intensifs, la fatigue vous gagne, alors emmitouflé dans votre duvet du soir naissant au coin de la télé crépitante, vous imaginez toutes ces femmes nues qui peuplent les terres arides de vos fantasmes, et cette femme presque inaccessible qui à peine effleurée s'évanouit de vos songes profonds pour s'envoler avec vos désirs les plus fous, ceux d'un vieux gosse qui rêvait d'être un baroudeur mais qui n'est en fait qu'un touriste… une petite bite quoi... manque plus que le couteau...
A plus les copains…
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Crossroads
  03 août 2014
La montagne, ça vous gagne !
Quoi de plus naturel, pour ce fervent admirateur du mode de vie trappeur, que d'accepter, presque sur un coup de tête, de se couper volontairement de toute civilisation durant sept longs mois. Certains chassent le job d'été, Fromm aura eu la démarche inverse. Idéaliser un standard de vie n'induit pas d'en maîtriser tous les codes. de jeune citadin avide de fêtes et d'amitié à ermite rustique n'aspirant finalement à rien moins que de s'immerger corps et âme en cette nature inhospitalière qui lui aura souvent porté préjudice, ce mémorable parcours initiatique est fait de ce bois propre aux grands classiques de la littérature.
C'est l'hiver, rude l'hiver, dans les montagnes Rocheuses et ce boulot de surveillance des oeufs de saumons auquel il est affecté ne lui prenant que quelques minutes par jour, inutile de préciser que le temps restant lui laissera tout loisir d'appréhender la beauté sauvage des monts environnants et par là même de se découvrir des aptitudes et des ressources insoupçonnées.
Chasse, pêche, - non, pas tradition – solitude, froid, autant de délicates petites attentions propres à sa nouvelle situation, autant d'inusuels défis à relever en compagnie d'un être à l'amour aussi exclusif que vital, sa fidèle chienne Boone.
Récit grandiose, fondateur et bouleversant, véritable hymne à la liberté et aux immensités indomptées, Indian Creek est un concentré d'émotions, une expérience unique, qui par de nombreux aspects évoque une certaine quête du bonheur forgée dans l'individualisme, l'isolement et libérée de toute contrainte civilisée, à l'instar de l'infortuné Christopher Johnson McCandless dit " Alexander Supertramp ", pour finalement enfanter un être immaculé, une entité physique désormais connectée avec l'essentiel...
4.5/5
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le_Bison
  24 septembre 2015
L'été approchant, j'avais déjà prévu de boucler mes valises, mon but ultime : lézarder sur une plage de sable fin à l'ombre des palmiers, à regarder quelques culs bien alléchants prenant le soleil, à mater quelques naïades sortant de l'eau au bikini mouillé et transparent. M'enfiler des punchs cocos et m'enfiler des naïades. Et puis, je ne sais pas ce qu'il m'a pris… Un coup de soleil, j'ai lu une petite annonce dans le journal pour un job d'été, son but ultime : surveiller pendant plusieurs mois une rivière afin que les oeufs de saumon puissent survivre jusqu'à leurs éclosions. Passionnant. Enrichissant même. Je me vois déjà dans cette contrée sauvage et hostile, à chasser l'élan, à boire un mauvais whisky autour d'un feu de bois que j'ai allumé en frottant deux bâtons, pendant que les loups hurlent la mort de l'autre côté de la rivière. Je m'imagine déjà dessiner des mandalas sur la neige fraîche avec mon jet d'urine fumant de se tiédeur. Un petit coin de paradis, en somme, et côté boulot, cela consiste juste à casser la glace du bassin à têtards. 15 minutes de taf, 23 heures et quatre cinq minutes de glandouilles. Mais attention, pas n'importe quelle glandouille. du genre glandouille extrême où il n'y a strictement rien à faire, où l'on s'emmerde ferme, seul, absolument seul, terriblement seul, sans même un épisode de ma série préférée à mater, et j'abandonne l'idée de voir le cul des autochtones – là-bas, il n'y a que de vieux trappeurs grincheux ou de vieux chasseurs alcooliques. Tout juste si je peux écouter le vent s'engouffrer dans les pans de ma tente. Ah oui, j'avais oublié cette précision, ni maison, ni mobil-home cinq étoiles, camping sauvage dans une tente, chiotte mixte derrière le grand érable, lumière tamisée à la bougie où il manque juste une gonzesse pour se réchauffer le dard qui a tendance à rapetisser avec les températures s'engouffrant dans les négatifs. La solitude du solitaire.
Dans la vie, il faut faire les choix, genre tirer à pile ou face le sens de sa vie ou le chemin de ses études, ou tirer à la courte paille la serveuse blonde pas très futée mais que ses gros seins lui pardonnent tous ses défauts. Je ne me souviens plus pour quelle raison mes études se sont tournées vers la biologie animale, toujours est-il qu'un concours de circonstance aussi fortuit qu'une belette prise dans un de mes pièges me donne rendez-vous avec cette nature enneigée où le bruit de mes pas dans la neige étoufferait n'importe quel cri de jouissance d'une serveuse blonde aux gros seins. Mais je divague, la solitude ça force les hallucinations - à moins que cela soit le whisky frelaté – et mon esprit s'éparpille dans les cimes enneigées de ce territoire inexploré par l'âme humaine. D'ailleurs, faut-il être saint d'esprit pour aller s'enfermer dans cette immensité blanche alors que ton esprit s'hypnotise devant les seins de cette serveuse du Montana.
Traînasser. Dans les Rocheuses en plus. Putain, si c'est pas prendre son pied ça ! Partager son petit-déjeuner avec des lynx, manger du steak d'élan découpé au silex, décongeler des pancakes sous les aisselles. La vraie nature que je te raconte là. Sauvage en plus. La nuit est froide, elle est sauvage-age… Un hiver au coeur des Rocheuses, c'est long et c'est gelé – et pour les esprits détraqués, je ne me parle pas de mon sexe aussi dur que gelé et qui se réchaufferait bien à tes côtés, que tu sois serveuse ou pas. Faut que j'arrête de faire une fixation sur les serveuses et leur tour de poitrine, sinon tu vas penser que je suis un obsédé – alors que pas du tout.
Mais revenons à la réalité… Bien sûr tu auras deviné mon penchant et mes préférences estivales, alors, pendant qu'une brune épicée m'apporte un verre en s'agenouillant devant moi, j'envoie l'autre, celui avec sa petite bite et son couteau, l'ami Hugo partir au bord de la Selway-Bitterroot dans l'Idaho. Ça lui plait bien cette ambiance solitaire, seul dans le froid et la neige, - le froid ça lui donne moins de complexe - et pendant ce temps, je m'occupe de sa choupette…
Lien : http://leranchsansnom.free.f..
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Titania
  10 octobre 2017
Ceci n'est pas un livre pour amateur de salade et de petit confort douillet ! C'est un peu sanglant la vie, l'hiver dans les montagnes de l'Idaho.
Je suis surprise de m'être laissée entraîner aussi facilement dans ce superbe et rude récit d'apprentissage de vie dans la nature. Si les histoires de Robinson qui s'adaptent à la vie sauvage sont généralement fascinantes, c'est qu'il doit rester quelques traces de notre passé de chasseur cueilleur dans la mémoire du plus citadin d'entre nous. On se demande en lisant ces sortes d'histoire si on aurait le courage de chasser ou pêcher pour vivre, d'aller couper du bois, de tanner une peau de lynx.
Pete Fromm est un merveilleux conteur. Il nous fait partager son expérience de "gardien d'oeufs de saumon" pendant tout un hiver qui représente aussi sa naissance comme écrivain. Ces 7 mois ont fait d'un étudiant indécis et pas très dégourdis avec un couteau suisse, un homme débrouillard observateur et passionné par sa région. La montagne comme université, en somme, on apprend plus sur soi et le monde en marchant dans la neige.
Le cadre est grandiose, et la solitude redoutable et déprimante du début de l'aventure le quitte pour des moments de contemplation et de communion intenses avec les éléments, la forêt, les animaux. Sa passion est communicative. On a envie comme lui que partent les véhicules pétaradants troublant la quiétude de la vallée de la Salway, retrouver le silence de l'hiver.
C'était magique, un très beau moment de lecture.
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critiques presse (1)
Actualitte   12 septembre 2011
C’est un beau récit, vif et alerte. Dynamique et plein de fraîcheur (par -30°C, c’est normal). C’est une aventure intense dont pourtant pas grand-chose de personnel ne transpire à l’exception de ses faits et gestes, des aventures grandes ou petites, des inquiétudes face à la force des éléments.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (75) Voir plus Ajouter une citation
WictorianeWictoriane   13 septembre 2010
De la mi-octobre à la mi-juin, j’allais être responsable de deux millions et demi d’oeufs de saumon implantés dans un bras entre deux rivières. La route la plus proche se trouvait à quarante miles, l’être humain le plus proche à soixante miles. Si j’étais intéressé, précisa-t-il, je n’aurais que deux semaines pour me préparer.
J’entendais de moins en moins ce qu’il disait. Tout me semblait parfait. J’allais enfin découvrir le monde sauvage. Film ou réalité ? Galère ou liberté sans limite ? Mais, de toute manière, peu importe ce que j’allais découvrir, j’aurais une histoire à raconter plus tard, mon histoire.
Je dis au garde que tout cela me semblait très intéressant. Si j’avais été plus attentif, j’aurais sans doute pu l’entendre secouer la tête.
— Et le salaire, ça ne vous intéresse pas ? demanda-t-il.
Je lui répondis que si, bien sûr, même si je n’y avais pas songé.
— Deux cents dollars par mois, lança-t-il.
— D’accord, répondis-je.
C’était trop beau pour être vrai. Être payé, en plus. Il me conseilla d’y réfléchir et de le rappeler le lendemain.
— Entendu, fis-je.
Une formalité. Ma décision était prise.
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AmbagesAmbages   28 janvier 2017
Je souris en imaginant la bagarre frénétique des coyotes, tirant à hue et à dia, jusqu'au plouf final. Et voilà six coyotes, soudain silencieux, sondant les flots et regardant fixement l'endroit où avait glissé leur proie. J'imitai ce que j'imaginais être leur expression stupéfaite et rageuse, me tordant le visage en tous sens avant de prononcer : ''Dommage.''
Je partis d'un grand éclat de rire. Voilà qu'avaient disparu les dernières traces du lynx et du cerf, de l'aigle et des corbeaux. Si j'avais quitté Indian Creek, voilà ce que j'aurais manqué.
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le_Bisonle_Bison   30 septembre 2015
Il faisait toujours nuit noire à Magruder lorsque je me réveillai. J’allai à la porte pour juger du temps. Le ciel était si proche, si clair que les étoiles semblaient à portée de main. Mais je ne levai pas le bras. On aurait dit que les étoiles étaient l’essence même du froid, qu’elles pouvaient vider la moindre trace de chaleur de toute chose vivante.
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le_Bisonle_Bison   28 mai 2015
Je jetai un coup d’œil vers la rivière sinueuse, entre les parois sombres et accidentées du canyon qui découpaient déjà le soleil de ce milieu d'après-midi. Il n'y avait rien au-delà de ces murs de pierre et de verdure, si ce n'est les étendues sauvages de la Selway-Bitterroot, à l'infini. J'étais seul, au cœur même de la solitude.
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RenodRenod   12 juillet 2016
(L'aigle) s’avançait dans ma direction, les ailes collées au corps comme celles d’un faucon, poussant des cris à l’approche du sol, sa tête et sa queue blanches et brillantes dans la lumière du soleil.

Je cherchai du regard ce sur quoi il était en train de fondre, sans rien trouver. Alors qu’il semblait près de s’écraser sur les arbres il ouvrit les ailes et remonta en hurlant, emporté à toute vitesse par son élan. Comme il commençait à prendre de la hauteur, il ralentit et plaqua de nouveau ses ailes contre son corps. Puis il s’arrêta complètement et resta immobile un instant avant de retomber en arrière et de plonger à nouveau, reprenant de la vitesse puis remontant vers le ciel, manquant de peu le sommet des arbres. Je le regardai monter et descendre encore et encore jusqu’au moment où, ayant trouvé un courant ascendant, il remonta se perdre dans l’immensité du ciel. Je poussai un grand cri d’enthousiasme, incapable de rester immobile après un tel spectacle. Cet aigle était à l’image de mes sentiments.
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