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ISBN : 2351781600
Éditeur : Gallmeister (05/04/2018)

Note moyenne : 4.55/5 (sur 82 notes)
Résumé :
Maddy s’était juré de ne jamais sortir avec un garçon du même âge qu’elle, encore moins avec un guide de rivière. Mais voilà Dalt, et il est parfait. À vingt ans, Maddy et Dalt s’embarquent dans une histoire d’amour qui durera toute leur vie. Mariés sur les berges de la Buffalo Fork, dans le Wyoming, devenus tous deux guides de pêche, ils vivent leur passion à cent à l’heure et fondent leur entreprise de rafting dans l’Oregon. Mais lorsque Maddy, frappée de vertige... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (48) Voir plus Ajouter une critique
Piatka
  18 juin 2018
De temps en temps, je lis un roman des éditions Gallmeister. J'y trouve le plus souvent dépaysement, nature omniprésente, auteurs sélectionnés avec soin, de belles écritures aux qualités littéraires certaines.
Cette fois-ci, il s'agit du dernier Pete Fromm que je découvre avec son désir le plus ardent, un titre accrocheur.
Bon, j'suis franche, j'ai bien failli m'arrêter à la quatrième de couv. La love story qui vire au cauchemar quand « La putain de sclérose en putain de plaques » s'invite à bord, j'étais pas sûre d'avoir très envie de m'embarquer dans l'aventure, même aux côtés d'un couple non conventionnel, très amoureux et très courageux. Mon désir à moi était moins ardent tout d'un coup.
Mais l'envie de découvrir cet auteur dont je vois passer ici régulièrement des oeuvres chroniquées avec enthousiasme a été la plus forte.

À l'arrivée, mon coeur balance entre quatre et cinq étoiles. Quand même !
Bien sûr, il s'agit d'une très belle histoire d'amour sublimée par les épreuves que les héros, Maddy et Dalton, rencontrent. La nature, entre Wyoming et Oregon, est bien au rendez-vous. On sent que Pete Fromm maitrise le job : histoire bien ficelée, rythmée, justesse de ton sans pathos excessif. On ne s'ennuie jamais, et c'est déjà beaucoup.
Mais il en faut un peu plus pour passer la barre des quatre étoiles.
Je crois que c'est la force positive qui se dégage de ce roman qui fait tout simplement du bien et lui donne son supplément d'âme. Ce n'est pas l'obstacle (la maladie ici) qui compte finalement mais la façon dont on le surmonte. Pete Fromm l'illustre avec talent et humour. Très important l'humour, oui, j'allais l'oublier, le liant majeur de l'aventure : ce couple est doté d'une bonne dose d'auto-dérision salvatrice qui force l'admiration et les aide à faire reculer leurs propres limites, tout en faisant passer le lecteur du rire…aux larmes.
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cardabelle
  26 mai 2018
Pete Fromm , un auteur que j'admire beaucoup . Ses romans trahissent un grand humaniste sensible et sincère .
Ses récits sont autant de déclarations d'amour à la vie tout simplement .
"Indian Creek " , une ode à la nature et à la jeunesse a bouleversé bien des lecteurs par sa force et sa poésie . Mais, voici que " Mon désir le plus ardent " survient comme le couronnement de la maturité .
C'est comme une voix qui s 'élève vers un sentiment d'éternité , c'est une grande âme qui vient nous raconter une histoire d'amour qui atteint le sublime par son intensité .
Cette histoire est celle de Maddy et Dalton .
D'abord, tout jeunots , ce sont deux coeurs purs en parfaite osmose avec une nature belle et sauvage qui s'enivrent d'amour et de liberté .
C'est là, au milieu des rivières que le jeune couple va se construire et vivre les moments d'un intense bonheur .
Sans dévoiler l'intrigue , on peut déjà dire qu'il puise en partie dans ce terreau son amour immense : une force inébranlable face à la maladie de Maddy .
A deux, ils vont mener une lutte sans failles et si certains jours le bonheur a un goût de souvenir, ils s'en contentent et avancent à défaut d'espérer .
Quelle leçon !
Et , la vie va , comme on dit ! Les années passent ...
Cette histoire , on la vit intensément avec chacun des personnages , tous aussi merveilleux les uns que les autres . Et pourtant, pas de pathos, peu de larmes .
Tout au long du récit, de l'énergie , de l'humour ,de la vigueur malgré les obstacles et la souffrance .
Et de l'amour comme s'il en pleuvait !
Ce n'est pas un texte que j'ai envie de décortiquer . Cette émouvante histoire d'amour est , je crois, une des lectures les plus intimes qui soient et l' une des plus belles que j'ai pu lire .
Un récit magnifique pour méditer .



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Merik
  16 juillet 2018
Peut-être que pour mieux cerner ce livre il suffirait de se plonger dans la couverture. Comme si tout y avait été savamment orchestré, soupesé, au millimètres près.
Il y aurait tout d'abord ce rose omniprésent, enclin dans un premier temps à faire fuir l'allergique aux séries rose bonbon, mais prompt à retenir celui qui y verrait des nuances de rouge et un manque si évident de discrétion que ça en deviendrait louche. Forcément. Pour n'y voir au final non plus du rose pur, mais un rouge désenchanté comme du sang délavé, malade. Une subtile annonce d'une histoire d'amour et de vie, annonçant peut-être le thème d'un amour plus fort que tout, allez savoir.
Il y aurait aussi cette photo noir et blanc en bandeau, proclamant de loin une abstraction, invitant à y regarder de plus près. Non ce n'est pas une chevelure ou une crinière que cette main caresse. Tout simplement de l'eau, aussi pure que peut l'être l'eau. Comme si l'histoire était proche de l'élément naturel.
Il y aurait aussi du mouvement suggéré dans ce bandeau, qui n'en doutons plus nous plonge plus précisément dans le scénario. L'eau est dans deux états, calme et sombre en amont de la main, bouillonnante et troublée en aval. Comme si le mouvement suggérait l'avancée de l'histoire. On pourrait croire à un courant que la main tente de retenir, mais c'est sûrement la main qui administre le mouvement, l'obturateur ayant figé tout cela. Une main peut-être tremblante qui sait, dévoilant derrière elle des tourbillons de matière grise comme écumée de myéline, telle des synapses devenues folles. Comme si tout cela avait été fait exprès, pour évoquer une maladie peut-être bien, allez savoir.
Il y aurait encore autre chose, assez subtil en y regardant à la loupe, qui confirmerait l'ensemble des investigations. Le mouvement de l'eau dessine comme une bague sur l'annulaire de la main féminine, et ce malgré le remous. Comme s'il y avait vraiment une histoire de mariage et de couple à l'intérieur, plus forte que les aléas.
Il y aurait ensuite le besoin d'éloigner la couv', pour une vue d'ensemble. Le tout s'éclairerait alors d'évidence, un parfait équilibre comme un petit miracle qui donnerait envie de se plonger dans la lecture. À commencer par le titre.
Mais peut-être que tout ceci ne serait dû qu'au hasard, comme le suggèrerait insidieusement le titre où les mots désir et ardent résonneraient en allitération sur un coup de «d». Ce que semblerait confirmer d'ailleurs d'autres livres de la maison Gallmeister, habituée des couvertures à dominantes unies surplombées d'un bandeau noir et blanc.
Peut-être même que tout ceci ne serait qu'un délire interprétatif du lecteur lambda comme moi, comme si j'étais resté baba devant la couv' à la fin de ma lecture, regrettant que celle-ci se termine, tentant de prolonger en vain le petit miracle. Un peu comme si j'avais eu du mal à me résoudre au point final.
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Archie
  11 juillet 2018
Un livre poignant ! Mon désir le plus ardent est le roman d'un amour total, la chronique d'un combat à deux contre la fatalité. C'est un texte dont le ton provocateur et l'humour incongru arrachent des larmes tout en impulsant l'envie de rire. Derrière l'agressivité, la fierté d'être. Derrière l'autodérision, le courage de lutter. Et encore derrière tout cela, l'amour, la tendresse, un désir résolu de construire une famille.
Maddy est une jeune étudiante. le week-end, elle fait office de guide de rafting sur les rivières du Wyoming. Elle adore cela. Conduire des rafts pour touristes sur des eaux tumultueuses, c'est aussi le métier de Dalt. Son métier et sa passion...
Dalt ! Un physique qui aurait pu inspirer le David de Michel-Ange, une force hors du commun… et sur le plan comportemental, la crème des hommes ! Maddy et Dalt ont à peine plus de vingt ans lorsqu'ils se rencontrent. Coup de foudre, septième ciel, amour fusionnel. Ils se marient au sommet d'une petite colline bordée de rivières. À l'officiante qui leur pose la question rituelle, chacun répond : c'est mon désir le plus ardent.
Ils ont plein d'autres désirs ardents. Mais ils devront adapter leurs ambitions et leur mode de vie, sans pour autant renoncer au bonheur. Maddy est fatiguée, souffre de vertiges. Une simple mononucléose, croit-on. Mais des analyses révèlent les indicateurs d'une SP. « Vous voulez parler de la sclérose en plaques ? » demande Maddy. Elle ne peut pas le croire. « Mais je n'ai que vingt ans, merde. Je cours les rivières. Je franchis tous les rapides, même les pires, sans la moindre hésitation. J'ai une santé de fer. Moi dans un fauteuil roulant, secouée de spasmes, tête pendante, mains sur les genoux, agitées de courants invisibles ? »
La SP est une maladie dégénérative qui obère graduellement les aptitudes physiques et certaines fonctions intellectuelles. La maladie n'est pas directement mortelle, mais les handicaps qu'elle induit peuvent provoquer un accident. La simple déglutition d'un sandwich peut devenir une menace.
Maddy et Dalt ne renonceront jamais à leur désir le plus ardent, s'aimer et vivre. Sublimé par le courage et la combativité de sa femme, Dalt palliera tout ce qui deviendra impossible à Maddy. La crème des hommes, on vous dit !
Maddy, elle, c'est un roc ! Elle est la narratrice du roman. Sauf pour le dernier chapitre, où Dalt la … supplée. Maddy est une narratrice qui n'écrit pas. Elle parle, elle crie. Une expression spontanée, simple, directe, un ton léger où l'humour alterne avec la rage – la rage de vivre, la rage de vivre heureux –, des mots jetés sans fard au visage de ceux qui observent son couple et leurs enfants. Qui, face à Maddy, oserait douter de leur bonheur ?
Pete Fromm est un écrivain américain d'une soixantaine d'années. Fasciné par la beauté des grands espaces, il a mené des expériences de vie au grand air, coupé du monde, avant d'entrer en littérature et de se spécialiser dans ce que les Américains appellent le nature writing. Créer le personnage de Maddy et l'interpréter soi-même est une performance littéraire hallucinante. Bravo aussi à la traductrice qui transpose avec brio l'esprit du texte.
Dès les toutes premières lignes du livre, une sorte de magie m'a frappé. Magie du style, magie du sens, jusqu'à la dernière page, et plus. A la fin du roman, je n'ai pu le lâcher et j'ai relu plusieurs chapitres. Heureusement que j'établis mes commentaires par écrit. Je n'aurais pu prononcer trois mots sans être étranglé par l'émotion.
Le prologue est un concentré de chef d'oeuvre. Il donne toutes les clés. Ce n'est pas clair ? Relisez-le plus tard, lorsque Maddy vous aura embarqué. Il vous paraîtra limpide.

Lien : http://cavamieuxenlecrivant...
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berni_29
  23 septembre 2018
Comment vous parler d'un livre où l'on perd pied dès le début du récit ? Où l'on perd pied d'émotion comme la narratrice, Maddy... Sauf qu'elle perd pied physiquement, et nous, nous sommes au bord des pages, certes près d'elle, mais nous ne perdons pas pied de la même manière, juste une émotion, une sensation très forte, une envie d'aller plus loin, de traverser les pages et de devenir l'ami de Maddy et Dalton.
Au début du livre, Maddy et Dalton ont vingt ans. Maddy est une jeune étudiante. Le week-end, elle sert de guide de rafting sur les rivières du Wyoming. C'est aussi le métier de Dalt. Déjà ils se découvrent tous deux une passion commune...
Ainsi, ils tombent amoureux à la faveur d'une rencontre liée à leur métier commun. Ils s'aiment, leur horizon est un endroit empli de rêves et de paysages grandioses. Ils veulent vivre ensemble. Et ressentir un désir le plus ardent possible.
Ils se marient, Maddy tombe enceinte. Elle est prise de vertiges incessants. C'est là qu'on lui diagnostique une sclérose en plaques. Alors, à partir de ce jour, le ciel et la terre vont basculer dans tous les sens.
C'est tout d'abord le début de la maladie, des premiers symptômes vécus par la narratrice. Il se trouve qu'elle découvre sa maladie en étant enceinte. Ce n'est pas anodin. Ce premier enfant vient avec la maladie de sa maman. Ce n'est pas un obstacle pour le couple. Ce ne le sera jamais pour eux.
Lorsque vient sa maladie, Maddy s'en prend au ciel, à la vie, au sol qui se dérobe sous ses pieds. Elle dit pourquoi, mais elle le dit avec humour. Elle s'en prend à un quelconque Dieu. Il faut la voir l'injurier et c'est drôle. Dieu existe-t-il ? se demande t-elle et s'il existe, ce ne peut pas être une femme, ce serait trop cruel... Sans cesse, l'humour vient comme une arme, une bouée, un geste pour calmer d'autres gestes qui s'animent de manière chaotique.
Cependant, Maddy se pose des tas de questions, à commencer par la plus simple : Pourquoi ?
L'humour est là, c'est une forme d'autodérision salvatrice, je dirai heureusement, pour exorciser les maux, les douleurs, tracer aussi les chemins qu'il faut poursuivre d'une autre manière, vers d'autres méandres. C'est alors que la magie du roman opère.
Maddy et Dalt se marient, construisent une vie avec cela, c'est-à-dire une maladie qui va et qui vient, grandit, et lorsqu'elle vient elle ne prévient pas, elle fait trembler le bras, la main, le corps aussi. Le sol devient une sorte de terre qui tremble.
Lorsque se révèle la maladie de Maddy, son mari décide alors de construire une rampe à l'intérieur de la maison pour la guider dans ses pas chancelants.
Ne faut-il pas autre chose pour guider les pas, les gestes de Maddy ?
Une voisine survient, Janice, elle traverse la rue, elle vient avec sa spontanéité, sa lumière, ses mots forcément maladroits, elle vient avec un plat de lasagnes et brusquement elle devient comme une alliée, une amie, dans le cheminement bancal de Maddy. Et puis,...
Et puis je me suis attaché totalement aux personnages, à leur histoire, à ce tremblement des gestes de Maddy. Tout le récit chancelle dans ces gestes totalement incertains.
Lorsque Janice déménagera, la terre tremblera de nouveau sous les pas de Maddy.
Ce sont aussi ses enfants, Atty et Izzy. Ils grandissent dans cette histoire et nous aussi un peu avec eux. Mais c'est cet humour qui ne lâche jamais Maddy, qui la tient jusqu'au bout, debout, magnifique. Rire, bien sûr, pour faire la nique à la vie, au destin, lutter ainsi, c'est une arme.
L'amour est là aussi, entre Maddy et Dalt, l'amour comme une sorte de rempart... S'aimer dans le tremblement des gestes que la maladie rend de plus en plus visible.
Et tout est dit ici si merveilleusement, avec les mots qui nous permettent de prendre les personnages dans nos bras.
La maladie de Maddy progresse au fil du roman. Elle grandit inexorablement. Nous le savions dès le départ. Elle grandit dans la vie de Maddy, de Dalton, des enfants. Elle entre dans leur intimité. Parfois, nous voudrions nous retirer à petits pas et l'auteur a alors cette délicatesse de nous prendre la main pour faire ce pas de côté qui nous aide. Mais il nous demande en même temps de rester encore un peu, alors on ne peut pas refuser cela. Il faut le prendre comme un cadeau.
J'ai beaucoup aimé ce livre. Il est venu comme une caresse, il m'a rappelé des choses intimes que je ne pourrai dire ici, sauf brièvement, notamment le souvenir d'une soeur décédée il y a quelques années et qui luttait avec ce même humour contre la maladie ; cela existe aussi en effet dans d'autres vies.
Mon désir le plus ardent serait désormais que vous lisiez ce livre que j'ai aimé et qui m'a fait du bien, qui vous fera aussi du bien, j'en suis persuadé.
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Citations et extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
rosulienrosulien   15 octobre 2018
J’en ai vu s’élancer depuis leur nid de branches, se rattrapant à la dernière brindille à la dernière minute, trop vite, trop loin, et voilà que la magnifique créature ailée devenait un maelström de plumes furieuses, se cognant tête en bas contre le nid, dégringolant puis trouvant, avec un peu de chance, assez d’air sous ses ailes en torche pour atterrir en catastrophe sur un banc de gravier, sans plus de dommages qu’un ego meurtri
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PiatkaPiatka   08 juin 2018
...Comment en est-on arrivés là ?
Je ne parle pas de la maison, je parle de nous. On ne se dit plus rien on évite le vrai sujet, comme s’il allait finir par se lasser de nous et partir.
-Quoi ?
-On n’a pas de secrets l’un pour l’autre, Dalt. Mais tu as trouvé un emploi sans me le dire. Et une maison. Une maison qui pourra s’adapter au pire.
-C’est juste que...
-C’est juste qu’on a peur. (..)
-Ne nous laissons pas envahir par la peur au point de ne plus se parler. D’accord, Dalt ? Ce serait vraiment dommage. De laisser une maladie à la con nous faire ça.
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PiatkaPiatka   10 juin 2018
Peu importe la gravité de ta maladie, Mad, tu n’es pas devenue moins intéressante. Putain. Au contraire. Si j’étais à ta place, je ne serais probablement déjà plus de ce monde, j’aurais sauté dans la Lava sans radeau ni gilet, une enclume attachée aux pieds. Mais toi...(Il marque une pause, choisissant ses mots avec soin avant de se lancer.) Hormis ces sautes d’humeur, qui sont juste un autre symptôme de ta putain de maladie, Mad, ils ne font pas partie de toi, tu continues à avancer.
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PiatkaPiatka   07 juin 2018
Au lieu d’échanger des alliances qui, en plus d’être des symboles de possession archaïques, selon Dalton, sont également à l’origine des innombrables mines d’or à ciel ouvert qui éventrent nos montagnes et empoisonnent nos rivières, nous allons tremper nos mains dans l’eau et la laisser couler entre nos doigts mêlés, nous unissant dans un voyage aussi long que celui du courant, un cycle plus grand et plus éternel que n’importe quel anneau.
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BazartBazart   04 septembre 2018
Et bien que la sensation ait disparu depuis longtemps, je goute le vin, le citron, l'ail et l'aneth, et tandis que je ferme les yeux, je le goute lui, tout entier, je suis sure de sentir la fumée de chaque feu de camp, peut être un peu de sable du canyon, Iz et Atty sont là aussi, et toutes les autres choses nickel que nous faites, mes doigts plongent dans ses cheveux lorsqu'il remonte pour une respiration et je l'attire à nouveau vers moi, chuchotant : il n'y aura rien de tout cela. Il est agenouillé, sur le carrelage qu'il a posé lui même dix ans plut tôt, je suis à moitié sortie du fauteuil, nous nous enlaçons dans ma salle de bains pour handicapés et maintenant je sais précisémment pourquoi mes yeux sont voilés et je n'ai aucune intention de le lâcher, jamais.
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