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Pete Fromm (Autre)Laurent Bury (Traducteur)
EAN : 9782351787502
368 pages
Éditeur : Gallmeister (05/03/2020)

Note moyenne : 3.72/5 (sur 85 notes)
Résumé :
Dans une petite ville du Texas perdue au milieu du désert, Austin, 15 ans, et sa grande sœur Abilene défient l'ennui et la monotonie du paysage en s'entraînant avec acharnement au base-ball. Abilene n’a pas pu être joueuse professionnelle, c’est donc à Austin de devenir le meilleur lanceur de tous les temps, et la jeune fille entraîne son frère jusqu'à l'épuisement. Emporté par l’irrésistible exubérance de sa sœur, aveuglé par son admiration, Austin refuse de voir ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (39) Voir plus Ajouter une critique
Annette55
  12 septembre 2019
C'est mon troisième livre de cet auteur après : Lucy n the Sky et Mon désir le plus ardent.

Abilene a 20 ans , Austin 15 ans , frères et soeurs unis comme deux doigts de la main, un amour fusionnel ....
Ils vivent dans une maison isolée au sein du désert texan.
Elle veut faire de son frère le meilleur lanceur de tous les temps dans le domaine du Base- Ball, ( les termes de ce sport et le Lexique à la fin de l'ouvrage ne m'ont pas trop fait avancer dans ce domaine, pardon à l'auteur ) .
Afin de traquer l'ennui et la monotonie du paysage, ils s'adonnent avec frénésie au base- ball.
Voici des années qu'Abilene entraîne Austin sur une base désaffectée de l'armée, l'entraînant parfois jusqu'a l'épuisement.
Mais Abilene , exubérante, fantasque, imprévisible, en proie à des lubies , disparaît au volant de son camion pendant plusieurs semaines sans explication ...
Austin se refuse à y voir quelque chose d'anormal ...Il nie la réalité ...
Et pourtant cette jeune fille hors du commun est atteinte de troubles bipolaires ...
Je n'en dirai pas plus..
Dès les premières pages la tension monte , le lecteur comprend en filigrane :
L'auteur, à l'aide d'une plume acérée et convaincante , rythmée , douce et poétique parfois évoque avec talent et une force incroyable, l'impuissance face à la maladie, la douleur des proches, ce couple de parents démunis , très humains, en proie à l'angoisse, les épreuves , l'incompréhension abyssale, les questions et les doutes, l'inquiétude lancinante, l'inébranlable complicité d' Austin et Abilene , leur intense amour fraternel ....
Sous la chaleur écrasante du Texas la stabilité familiale se détériore, s'ébranle, se délite.
Avec justesse et subtilité , sans jugement ni sentence d'aucune sorte , l'auteur nous livre un roman intimiste , tout en tension, ô combien juste et émouvant !
Il touche en profondeur à la vérité douloureuse de ces épreuves.
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trust_me
  11 juin 2013
Austin et Abilene. le petit frère et sa grande soeur. Il a 15 ans, elle en a 20. Ils vivent dans une maison isolée au milieu du désert texan. Depuis leur plus jeune âge, ils partagent une passion commune pour le baseball. Abilene veut faire de son cadet le plus grand lanceur de tous les temps. Des années qu'elle l'entraîne sur une base désaffectée de l'armée. Austin est littéralement fasciné par son aînée, personnage insaisissable qui disparaît parfois pendant plusieurs semaines sans donner d'explications. Ses parents ont compris que quelque chose clochait. A la maison, l'ambiance devient de plus en plus souvent irrespirable à cause de l'attitude et des frasques d'Abilene. C'est une consultation chez un psy qui révélera la triste vérité : Abilene souffre d'un syndrome maniaco-dépressif. Pour Austin, impossible de voir la vérité en face. Pourtant la réalité va le rattraper, leurs liens d'apparence inébranlables vont se distendre peu à peu et le jeune garçon va devoir se faire une raison : si sa soeur n'est pas soignée, il risque de la perdre à tout jamais.
Au départ, les disparitions soudaines d'Abilene n'ont pas spécialement inquiété ses proches, surtout que ses justifications semblaient plausibles : « C'est juste que le monde devient si petit. J'avais besoin d'espace pour respirer. C'est tout. Juste un peu d'espace pour respirer. » Mais le problème est bien plus profond et les sautes d'humeur à priori anodines vont mettre en danger le fragile équilibre familial. Commence alors le combat d'un père et d'une mère pour sauver leur fille. Troubles bipolaires. le diagnostic est implacable. le traitement existe mais Abilene fait semblant de prendre ses pilules. Les phases d'espoir et d'abattement se succèdent dans une ambiance pesante, surtout que la jeune femme sombre par moments dans des périodes ou l'irruption d'une certaine forme de violence laisse craindre le pire.
A travers la narration d'Austin, Pete Fromm propose le portrait touchant d'une famille isolée qui voit avec impuissance l'un de ses enfants partir à la dérive. Affronter cette maladie est une bataille à laquelle personne n'est vraiment préparé. Mais avec dignité et abnégation, les parents vont tout tenter pour lui venir en aide. A ceux qui s'inquiéteraient de voir le base-ball, au coeur du récit, sachez que ce sport typiquement américain aux règles complexes n'est pas aussi important pour le déroulement de l'intrigue que dans L'art du jeu de Chad Harbach. Pas besoin d'être un spécialiste de la question pour comprendre les tenants et les aboutissants du roman. L'essentiel est ailleurs, dans l'évocation de la maladie, la douleur des proches et l'amour fraternel.
Comment tout a commencé est le premier roman de Pete Fromm. Publié en 2000 aux États-Unis après plusieurs récits (notamment IndianCreek) et recueils de nouvelles, il révèle un écrivain intimiste maîtrisant avec brio l'art difficile du dialogue.
Lien : http://litterature-a-blog.bl..
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JIEMDE
  14 juillet 2019
Tension… Dès les premières pages du livre de Peter Fromm - traduit par Laurent Bury – on ne peut s'empêcher de moins s'intéresser à Comment tout a commencé, qu'à craindre comment tout cela va se terminer.
Dans cette famille lambda du Texas, le père, la mère, la fille et le fils semblent vivre dans une apparente normalité, le quotidien n'étant qu'une prolongation de cette formidable lune de miel des parents qui leur fit 20 ans plus tôt donner à leurs enfants les prénoms des villes où ils avaient été conçus. Mais dans la tête d'Abilene, le feu couve.
Et encore davantage quand l'équipe locale de baseball n'offre pas de place à cette lanceuse surdouée en raison de son sexe. Un affront dont elle reportera la blessure et la rage sur son frère Austin, le surentraînant dans le désert des heures et des heures, développant une relation et un attachement fraternel hors norme, un amour sans limite et sans rationalité.
Mais quand cette rage devient démence, que la fougue devient maladie, c'est un amour qui vole en éclats, les repaires d'Austin qui disparaissent, une famille toute entière qui éclate et des parents qui tentent de conserver une impossible sérénité.
Dans le sillage de la furie d'Abilene, Fromm nous plonge dans une tension qui ne s'estompe que dans les dernières pages, nous fait souffrir du manque de réponses avec Austin, et nous fait ressentir la douleur de l'impuissance face à la maladie (ou à son déni) avec le couple de parents finalement si humains. Une atmosphère que j'ai adoré, une plume inspirée qui sait se montrer rythmée et sèche quand la violence pointe et que les vents d'un norther se lèvent, puis douce et poétique quand vient le temps de la contemplation de la nature texane, aride comme un coeur en peine…
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pyrouette
  22 août 2013
Je ne sais pas comment vous parler de ce livre pour vous donner l'envie de le lire. le ton est si juste et moi si maladroite. Quand on devient parent, l'avenir se résume souvent au bien-être de nos enfants et nous faisons des choix de vie : l'endroit où nous avons envie de les regarder grandir, le travail, la maison, l'école, la religion, etc… Mais nos bébés deviennent un jour des adolescents et souvent sans que l'on s'en aperçoive. Nous continuons à leur raconter des contes alors qu'ils en sont aux films d'horreur. Dans cette famille le film d'horreur, c'est leur vie. Cela s'est passé d'une manière insidieuse. Ils vivent dans une région désertique, isolés et frère et soeur ont grandi soudés, un peu comme des jumeaux. le sport a pris une place importante dans leur quotidien et les parents n'ont pas vu que leur fille sombrait doucement dans la folie et pourtant en faisant du bruit : disparitions, abandon des études, violence parfois. Son seul repère reste son petit frère et ce dernier est trop jeune pour voir le danger, il ne comprendra pas ses parents quand sa soeur sera hospitalisée. Il les rejettera avec force. Il faudra tout le courage de la jeune malade pour s'éloigner de la maison familiale et expliquer à son petit frère que sa vie n'est pas là, avec elle. C'est une sublime histoire d'amour entre parents et enfants, malgré les incompréhensions des uns et des autres. Quand tout a commencé, les paroles du père pour expliquer à ses enfants la raison de leur existence, des paroles d'amour incomprises et pourtant si belles.
Avec en tête la chanson de Zazie : « J'étais là et je n'ai rien vu… »
Lien : http://pyrouette.canalblog.c..
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Cath36
  23 janvier 2014
Dans sa manière de raconter une histoire, et ici une histoire très douloureuse, celle de l'amitié entre une jeune fille bipolaire et son frère, tous deux passionnés de base-ball et les rapports difficiles qui s'ensuivent avec leurs parents, Peter Fromm fait mouche à chaque mot. Chaque mot est comme une épingle,une fléchette qui vous atteint au coeur. Sans pathos, sans mélodrame, uniquement à la force des mots, Fromm nous hisse sur des sommets de douleur et d'angoisse capables de détruire une famille qui essaie de s'aimer malgré tout ce qui les sépare et que la maladie d'Abilène ronge comme un vers sournois jusqu'au moment où la jeune fille décide de se soigner.
Bien des illusions auront été détruites, bien des épreuves et des incompréhensions auront été surmontées, mais comme le dit Nieztsche, ce qui ne nous tue pas nous fait grandir. Et le relatif happy end de la fin, soulagement momentané dans les épreuves permettra à chacun de trouver sa vie sans plus dépendre des autres.
Le récit de Fromm est porté par des images qui nous font entrer dans une dimension qui n'est jamais décrite mais toujours suggérée. Ses phrases courtes portent une réalité concrète qu'ouvrent sans cesse des métaphores discrètes, des comparaisons imperceptibles entre ce qui se voit et ce qui se vit. Et c'est là où l'auteur est très fort : à partir d'une écriture réaliste, il nous fait entrevoir des abîmes et touche à la vérité des situations dans toute leur profondeur. Oui, Fromm est un très grand écrivain et ce livre m'a vraiment "frappée au coeur", comme on dit de l'oiseau qu'il frappe au poing lorsqu'il vient se poser sans erreur sur celui du fauconnier.
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
Annette55Annette55   12 septembre 2019
«  Des rafales hurlantes mordaient les coins de la maison , percutaient la toiture, secouaient les vitres, et j'étais étendu dans le noir, les yeux ouverts, j'écoutais. Ces tempêtes papa les appelait des Blue Northers , des «  tempêtes bleues du nord », et à travers le bruit du gravier qui fouettait la maison, le crissement occasionnel d’un créosotier projeté contre la façade , par dessus les gémissements plaintifs du vent lui- même, je m’efforçais d’entendre les premiers signes du retour d’Abilene . »....
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CarolineDBruihierCarolineDBruihier   21 juin 2013
L'intérieur du réservoir était plus noir que d'habitude, uniquement percé par les constellations pâles des trous faits par les balles. Me tenant à la porte, je me demandai tout à coup si le monde d'Abilene ressemblait à ça : sa tête remplie de ses étoiles rien qu'à elle, d'abord captivantes, mais finalement terrifiantes quand elle se rendait compte que toutes les autres sources de lumière s'étaient éteintes.
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LuneblancheLuneblanche   31 octobre 2019
Comme Maman, je m’accrochais de mon mieux à Abilene qui, pendant ces quelques semaines, semblait être une version plus calme ce celle qu’elle était auparavant. Elle continuait à faire la grasse matinée tous les jours, et Papa et moi en profitions pour continuer à faire des passes à l’aube, avant qu’il ne fonce prendre sa douche et qu’il ne file à son travail. Et que le Dr Pape surveille le niveau de lithium d’Abilene, mais à part ça nous passions beaucoup de temps ensemble. Cependant, elle ne voulait plus aller à la base avec moi, elle ne voulait plus toucher une balle. Elle ne supportait pas le fait que les médicaments la rendent incapable de lancer.
- Quand on a été l’égale des dieux, Austin, ça n’est pas très drôle de lancer comme une vieille patate des balles minables.
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romain29romain29   11 août 2013
« _ Et Alors ?
_ Alors ? Et alors ? Alors qu'es-ce qu'il cloche, chez moi ?
J'y voyais clair maintenant, suffisamment pour savoir que les yeux d'Abilene étaient encore fermés face au ciel éblouissant.
_ Rien du tout.
Abilene inspira longuement.
_ Trouble bipolaire, dit-elle, comme si elle n'était venue ici que pour prononcer ces deux mots nouveaux. ( J'observai ses yeux, toujours bien fermés.) Elle appelle ça comme ça. Je suis un genre d'aimant, Austin. Avec moi, les boussoles perdent le nord.
_ Bipolaire ?
_ Ca veux dire maniaco-dépressif en langage médecin. Ce qui est juste un joli mot pour fou à lier.
_ C'est eux les dingues, Ab'lene. Tu n'as aucun problème. Ton seul problème c'est d'être coincé ici.
_Mais toi aussi, Austin, tu es coincé ici, murmura-t-elle. Et tu ne t'es pas fait engrosser comme une débile, comme une pute à deux balles. »
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pyrouettepyrouette   19 août 2013
Cette vie est la nôtre. C'est la vie que nous voulions. C'est la vie que nous voulons. Tout le monde sait qu'il y aura forcément des moments plus difficiles que d'autres.
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Pete Fromm est lauréat du Prix des Jeunes libraires 2020 avec Indian Creek.
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