AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Camille Fort (Traducteur)
EAN : 9782351780121
177 pages
Éditeur : Gallmeister (30/08/2007)

Note moyenne : 3.66/5 (sur 102 notes)
Résumé :
La vallée du Yaak, dans le Montana, est l'un des derniers espaces sauvages des États-Unis, un lieu où cohabitent des ours noirs et des grizzlys, des loups et des coyotes, des aigles, des lynx, des cerfs et même une poignée d'humains.
De cet endroit magique où il vit depuis une vingtaine d'années, Rick Bass dresse le tableau d'une vallée aujourd'hui menacée.
Dans ces récits inspirés, il nous décrit la grandeur de la nature sauvage du Yaak et de ses hab... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
Asterios
  28 juillet 2018
12 ans après l'écriture de Winter, Rick Bass relate son cheminement personnel. En effet, après avoir décrit son premier hiver dans le Nord du Montant à la frontière de l'Idaho et du Canada, il s'installe dans un chalet isolé près d'un lac dans la même région.
On se souvient que Rick Bass était à la croisé des chemins entre une profession scientifique de géologue (il travaillait sur des forages à la recherche de pétrole) et une profession artistique d'écrivain qu'il voulait mettre à profit en se mettant à l'écart du monde. Tout au long de cet ouvrage il explique ce qui l'a fait basculer dans l'univers artistique préférant s'imprégner de la magie du monde sauvage et de sa compréhension par les sens plutôt que par la connaissance par la démarche scientifique qui se situe plus dans la mesure et la catégorisation des informations.
Il nous délivre une révélation, une véritable histoire d'amour pour sa région dans un langage passionné et militant. Car il ne cache pas que ce livre doit servir à faire connaitre ses inquiétudes et faire fléchir la volonté politique qui refuse obstinément de classer sa vallée en zone protégée.
Pour nous convaincre, il nous détaille des rencontres inédites qu'il a faite par hasard dans la montagne avec des coyotes ou encore des grizzlys. Dans ces moments son écriture nous transporte véritablement dans son univers magique duquel il ressort toujours un profond respect de l'animal, lui attribuant "une conscience d'esprit rationnel ou l'esprit l'emporte sur le corps", notamment dans les situations ou il était particulièrement vulnérable et lors desquelles les animaux ont toujours fait le choix de ne pas jouer de leur supériorité.
Dans cet ouvrage Rick Bas n'hésite pas à prouver l'impact déstabilisant de l'homme sur l'autorégulation de la nature (par exemple le fait que la déforestation engendre des incendies plus violents). Il aborde la présence de l'homme et son influence sur le monde sauvage par un regard différent, et on y apprend beaucoup.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          340
belette2911
  27 juillet 2019
Nous détruisons nos espaces, nous vidons la Terre de sa substance, nous polluons, nous prenons plus que nous ne rendons, bref, en un mot comme en cent, nous scions la branche sur laquelle nous sommes assis, nous nous tirons une balle dans le pied.
Je ne suis pas née de la dernière pluie, la Terre tiendra le coup, elle en a vu d'autres, elle qui s'est pris des tas de trucs dans la gueule.
Mais les animaux, les végétaux, survivront-ils à notre folie ? Ne sommes-nous pas en train de nous tuer à petit feu en épuisant les ressources de cette planète que nous ne possédons qu'en un seul exemplaire ?
Rick Bass nous offre un plaidoyer pour sauver la vallée du Yaak, Montana. Ne nous y trompons pas, si nous arrivons à changer certaines méthodes violentes de coupes à blanc là-bas, ça pourrait donner des bonnes idées à d'autres ailleurs.
On peut rêver, espérer. En tout cas, si on ne sauve pas les dernières vallées sauvages, que restera-t-il comme habitat aux animaux ? Les zoos ?
Vivre dans la vallée du Yaak n'est pas facile, les jours d'été sont longs mais il y a peu de journées, tandis que les jours d'hiver sont courts, mais nombreux. S'adapter au milieu n'est pas facile et l'auteur nous décrit bien la manière de vivre de sa famille, à la dure.
Sans virer vieil écolo bavant toujours les mêmes choses, l'auteur nous conscientise, nous explique le pourquoi il faut sauver cette vallée sauvage avant qu'elle ne soit plus qu'un désert sans arbres, sans animaux, sans rien.
Il nous parle du pourquoi il faut replanter des arbres après les avoir coupés et pourquoi il est inutile de couper des arbres centenaires pour les transformer en papier Q.
À travers tout le récit, on se rend compte que ce n'est pas tellement un plaidoyer pour sa vallée, mais aussi un grand cri d'amour qu'il adresse à cet endroit où il vit depuis un certain temps, s'étant adapté à ses hivers rigoureux, à la présence d'animaux et au rythme des saisons.
Certains passages racontant ses rencontres avec des animaux sauvages sont tout simplement magiques, empreint d'un grand respect pour l'animal, d'humilité aussi.
Non, ceci n'est pas un pamphlet contre la civilisation, non il n'interdit pas les coupes d'arbres, mais il préconise plus de le faire avec raison, correctement, en réfléchissant un peu et surtout, d'arrêter de confier ces coupes à des grosses sociétés avides de rentabilité.
Ses arguments sont étayés, expliqués, prouvés et plein de bon sens. On est loin de ceux qui crient qu'il faut arrêter de polluer alors que tous possèdent des smartphones, des télés, des PC, des voitures et qu'ils les utilisent en masse.
Moi aussi je pollue et même si j'essaie de faire attention, je sais que je passe sans doute à côté de choses énormes que je n'ai même pas vues, que je pense que c'est bien alors que je me goure. L'enfer est pavé de bonnes intentions.
J'ai exploré bien souvent l'Amérique profonde, celle des red neks, des loosers, des laissés-pour-compte, mais là, j'ai exploré une autre profondeur de l'Amérique, celle de ses grands espaces, de ses paysages magnifiques, de ses forêts, de sa faune et sa flore, qui, si on ne les protège pas, disparaîtront tout à fait en entraînant des conséquences qui pourraient être terrible pour tout être vivant.

Lien : https://thecanniballecteur.w..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          290
Wendat69
  03 avril 2019
Rick Bass a rédigé dans ce livre, court mais profond, un plaidoyer pour le bon sens, un appel à la raison, une supplique pour son antre, son refuge, sa vallée, devenue au fil des ans sa raison d'être.
Ceux pour qui la nature, entendons la nature sauvage, a une signification profonde, trouveront dans ces pages un écho à leurs propres aspirations et penseront sans doute à leur propre « Yaak ».
L'auteur ne peut s'empêcher, en décrivant la splendeur de sa vallée sombre et humide, de lancer au fil des pages une litanie d'appels au secours, lancés tels des bouteilles à la mer, c'est à dire avec un espoir très mesuré, tant il est conscient du combat inégal qu'il livre depuis maintenant des années.
Mais le propre de l'espoir est de demeurer, envers et contre tous les signes de désastre qui peuvent surgir, au travers des routes qui taillent les forêts profondes, des coupes claires qui obscurcissent l'avenir des bois sauvages.
On se projette sans peine aux côtés de ce grand marcheur, de ce contemplateur de la faune et de la flore sauvage, on comprend aisément les sentiments qui l'animent et ceux qu'il éprouve en parcourant les sentiers étroits où l'on va croiser cerfs ou élans, lynx ou coyotes, et où le grizzly chemine encore.
Nous vivons dans des contrées où le sauvage n'existe malheureusement plus, Rick Bass nous donne à découvrir ici une parcelle de l'Amérique profonde, qui dégage encore le souffle des premiers âges, celle qui peut encore rappeler l'esprit de la Frontière.
Rick Bass livre ici un beau combat, de ceux qui comptent, car ils semblent pratiquement perdus.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          260
loreleirocks
  27 février 2014
Dès les premières pages de The Book of Yaak, il y a cette impression difficile à nommer de toucher quelque chose d'important.
Bass navigue entre anecdote, plaidoyer et rencontre magique, colère, désespoir et émerveillement, perdant son lecteur dans la découverte d'une vallée par des chemins aussi variés que passionnants. Écologie, biologie, écosystèmes, art, politique, histoire, communauté, économie... On oscille entre la réalité brutale de l'exploitation sauvage et irraisonnée de la nature américaine et la réalité alternative de coeurs de nature sauvage inattendus apparaissant soudain, dont Bass narre la richesse de la flore, la faune et leur musique.
On n'échappe pas à la rage et la colère de l'auteur qui semblait si calme et émerveillé à la page précédente, face aux combines des grandes compagnies exploitant de manière irraisonnée et en toute impunité les ressources de la région, protégées par un système de financement de campagnes d'élection, etc. contre faveurs et lois à leur avantage.
Mais on ne va essayer de ne pas seulement retenir cet aspect du Book of Yaak et se concentrer sur la magie de la région adoptée par Rick Bass, magie qui semble l'émerveiller et le surprendre sans cesse, et pour cela, pourquoi ne pas se tourner vers ses autres écrits: Winter, The Wild Marsh: Four Seasons at Home in Montana... et bien d'autres.
Des mots qui font prendre conscience de son propre environnement. Mais surtout, une perle d'amour et de poésie.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          221
majero
  16 janvier 2018
Fort louable intention. Dans son petit paradis menacé par les exploitations forestières industrielles, Rick Bass espère que nous serons nombreux à écrire aux représentants du Montana. (mais pas trop nombreux à venir envahir son terrain de chasse...)
Très belle écriture (et il le sait) cependant j'ai eu le sentiment qu'à l'instar d'un amoureux, il se laissait emporter un peu trop par sa plume. Poésie?
Commenter  J’apprécie          240


critiques presse (2)
Actualitte   24 janvier 2019
Ce livre plein de poésie (et de candeur face à la versatilité des politiques de tous bords) est la narration d’une multitude de rencontres improbables : avec la forêt, avec des coyotes, avec des hommes et de femmes qui, chacun pour des raisons propres et inconnues, sont accrochés à la vie dure que la Yaak leur fait mener.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Telerama   15 mai 2013
A la fois merveilleux et vibrant, son cri est un plaidoyer pour préserver l'invisible et la sauvagerie.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
AsteriosAsterios   25 juillet 2018
Il nous faut la vie sauvage pour nous protéger de note propre violence.
Il nous faut la nature sauvage pour contrer cette culbute dans le noir, infinie et tourbillonnante, où c'est précipitée une démocratie branlante, déstabilisée par le big business.
Nous sommes un pays adolescent qui imite les poses les viriles des cow-boys Marlboro à la mâchoire carrée qui s'affichent sur Madison Avenue.
Il nous faut la force des lys, des fougères, des mousses et des éphémères. Il nous faut la virilité des lacs et des rivières, la féminité des pierres, la sagesse du calme, sinon du silence.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          180
jmlire92jmlire92   26 janvier 2018
Nous habitons une minuscule cabane en rondins, au bord d'un étang, qui est en fait le bras mort d'une rivière où des castors ont construit un barrage.  Nous n'avons qu'un seul fourneau à bois pour chauffer la cabane, composée d'une seule pièce ouverte à tous les vents. C'est la plus ancienne cabane de la vallée : elle a été construite en 1903, quand les colons blancs débarquèrent ici au cours de la ruée vers l'or. N'ayant pas trouvé d'or, ils redescendirent vers le sud, loin de cette drôle de vallée pleine de neige et d'arbres géants. Ma cabane possède une grande baie vitrée donnant sur l'étang qui se déploie à vingt pieds seulement de la fenêtre.

Les hérons bleus s'y pavanent au milieu des roseaux, embrochant du bec les grenouilles et les truitelles. La mère castor y mène ses petits tous les matins. Les aigles à tête blanche le survolent, bas dans le ciel, surtout en hiver - leur vol à travers une pluie de neige est d'une beauté inouïe. La femelle de l'élan aime venir s'y poster avec son petit les jours de canicule. Parfois je m'offre une virée en canoë : j' attrape une truite ou deux pour notre dîner ou je les pêche par simple plaisir avant de les remettre à l'eau. En hiver, les loutres s'ébattent sur la glace, à travers laquelle elles plongent, disparaissent le temps d'une minute, puis ressortent avec un poisson qu'elles partagent en famille, pas le moins du monde incommodées par la température inférieure à moins trente. Un jour d'hiver, une biche a traversé la glace, et j'ai dû me glisser hors de ma cabane, le lasso à la main, pour l'aider à s'en sortir
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
OlafOlaf   29 août 2016
Le cycle des arbres morts qui donnent naissance à des arbres vivants nous est familier, comme la nécessité de la décomposition et de la diversité biologique d'une écosystème. La décomposition produit une forme d'abondance et d'offrande; la diversité assure à l'écosystème souplesse et flexibilité. Toutes deux garantissent son avenir, et celui de tous les autres systèmes. J'aime marcher, ramper parfois, à travers cette jungle en examinant le monde à quatre pattes : l'élan vertical des arbres qui surgissent et s'affaissent comme autant de pistons, leur manière d'arrêter la lumière à un endroit et de le canaliser à un autre, la façon dont un arbre est fatigué, lorsqu'il tombe, devient le tuteur ou le soutien de ses voisins. D'autres fois, les arbres morts vont s'écraser sur le sol où ils se transforment en couche d'humus ou en plaques de lichen. J'aime à penser, même si cela échappe encore à nos analyses, que chaque arbre, après sa chute, produit une qualité distincte de pourriture, que la diversité vaut aussi pour la façon dont les substances nutritives se diffusent dans la terre. Le lent pourrissement d'un mélèze géant donne peut-être au sol un goût de pain, tandis que la désintégration plus rapide de jeunes sapins, alourdis par le gel jusqu'à casser net, produit un goût de sucre ou de miel. La forêt se repaît de sa propre diversité, ou beauté et mystère recouvrent toute chose.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
chrysalidechrysalide   02 mai 2013
Est-il excessif de croire que le pouls de notre sang et de nos émotions s’accorde au rythme brut des jours ensoleillés, en cette vallée où de brefs étés aux longs jours sont suivis de longs hivers aux jours brefs ? Qu’il s’accorde aux variations de la lumière en ces étranges forêts, voire au son des ruisseaux, lumière et son qui existent de toujours et sont le reflet des rythmes et des sons de notre âme ? Non pas en se superposant à eux, mais comme une manière de prédisposition, si bien que notre installation fut moins une peine et un effort qu’un soulagement accompagné de plaisir et de paix.
Y a-t-il un lieu de cette espèce pour chacun d’entre nous ?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
michelekastnermichelekastner   21 juin 2013
Chaque jour, vers la fin de l'hiver, quand la neige durcit et devient glace, il est fréquent de voir les habitants de libby, vautrés sur le dos après une chute, tournoyer comme des toupies sur le sol gelé -c'est comme si vous débarquiez dans une ville étrange dont la population voue un culte au hip-hop. Ce sont parfois dix ou vingt personnes qui tournoient simultanément sur les trottoirs, et ces deux femmes travaillent huit à dix heures d'affilée, sans répit, en s'efforçant de recoller les morceaux, de rédployer les tissus des muscles, les flux de sang et d'énergie qui tapissent les os de chacun.(...)
Elles donnent au lieu de prendre. Elles offrent un incroyable terrain d'entente aux habitants de la vallée en tissant des liens invisibles de la guérison entre tous ceux qui viennent les voir. Elles remédoent à nos déséquilibres physiques, elles nous sculptent pour nous faire redevenir ce que nous devons être, comme j'aimerais remédier - le temps d'une nuit ou d'un après-midi - aux déséquilibres de la vallée, aux frictions qui s'élèvent parfois dans notre communauté.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20

Videos de Rick Bass (14) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Rick Bass
La Fête du Livre de Bron propose chaque année une journée de réflexion sur des enjeux majeurs de la littérature contemporaine. le vendredi 8 mars 2019, nous proposions un focus sur les liens entre littérature, nature sauvage, grands espaces, sciences humaines et environnement. Lors de cette 33ème édition, nous avions la chance d'accueillir Oliver Gallmeister, éditeur spécialisé dans la littérature des grands espaces, pour un grand entretien exceptionnel, animé par Thierry Guichard, à revivre ici en intégralité.
De Henry David Thoreau à Jim Harrison ou Rick Bass, la littérature américaine est depuis un siècle et demi étroitement liée à la nature sauvage et aux grands espaces. Regard sur cette tradition du « nature writing » en compagnie d'Oliver Gallmeister, fondateur des éditions du même nom, l'un des passeurs d'une littérature américaine contemporaine ancrée dans son environnement avec un catalogue comptant notamment des auteurs comme Pete Fromm, Jean Hegland ou David Vann.
En partenariat avec l'Université Lyon 2, la Médiathèque Départementale du Rhône et Médiat Rhône-Alpes.
©Garage Productions.
Un grand merci à Stéphane Cayrol, Julien Prudent et David Mamousse.
+ Lire la suite
autres livres classés : montanaVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Sur les routes américaines

Pour commencer notre voyage, je vous propose de prendre "La Route" avec Cormac McCarthy, récompensé par le...

National Book Award - fiction - 2007
Prix Hugo - roman - 2007
Prix Pulitzer - fiction - 2007
Prix Nebula - roman - 2007

10 questions
145 lecteurs ont répondu
Thèmes : route , Routes , route 66 , états-unis , amérique , amérique du nord , littérature américaineCréer un quiz sur ce livre

.. ..