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Sylvain Tesson (Autre)
EAN : 9782226486561
176 pages
Albin Michel (13/09/2023)
3.79/5   55 notes
Résumé :
Hélène Gateau livre ici un témoignage vif et touchant sur sa relation avec Colonel, un adorable border terrier. Elle explore avec finesse ses liens d'attachement à son chien, son non-désir d'enfant, les questions de son entourage, la frontière poreuse qui sépare parfois le monde des animaux de celui des humains... Ainsi, tout en s'appuyant sur des études sociologiques ou scientifiques, elle apporte un éclairage inédit sur la place que peut prendre un animal dans une... >Voir plus
Que lire après Pourquoi j'ai choisi d'avoir un chien (et pas un enfant)Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
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Je n'ai pas pu résister à la provocation d'un tel titre.
Maman, grand-mère et propriétaire d'un chien, j'ai eu la curiosité de découvrir les arguments de cette vétérinaire médiatisée.
J'ai été plutôt déçue. La plus grosse partie du texte consiste en justifications d'un choix de vie. Hélène Gateau nous explique quelle amoureuse elle est et l'incompatibilité d'un enfant dans sa conception du couple. À grand renfort de statistiques, elle cherche à se positionner dans un courant sociologique, comme si elle cherchait à se mettre elle-même dans une case qui légitime sa revendication.
En fait, ça me fait de la peine. Notre société qui revendique le droit à la contraception et à l'avortement n'accepte toujours pas qu'une femme ne souhaite pas faire passer son épanouissement personnel à travers l'enfantement. C'est ainsi qu'une femme éduquée et équilibrée se trouve dans une position de justification.
J'attendais davantage de développement sur la relation d'amour avec l'animal et le maternage qu'il induit à notre époque. Car on peut avoir choisi d'avoir des enfants ET un chien, le coeur a assez de place pour dispenser de l'affection et de l'amour.
Mais cela aurait-il suffi à faire un livre ? Comme on le sait, le bonheur, ça ne se raconte pas.

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J'avais découvert l'auteure lors d'une émission à la télévision. En effet, ce témoignage ou cet essai d'une vétérinaire apporte son recul professionnel et son expérience personnelle à propos de l'accueil d'un chien dans son foyer : la rencontre, les premiers moments , les premières erreurs. Tous ceux qui vivent cette expérience s'y retrouveront. J'ai aussi pu apprécier son analyse critique, mais que je corrobore sur les méthodes éducatives préconisées aux enfants aujourd'hui et « L'éducation positive ». J'ai passé un bon moment avec ce livre qui me conforte dans l'idée que le chien est un membre de la famille à part entière. Je recommanderai ce livre à ceux qui s'apprêtent à adopter un chien.
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Voici quelques jours que je vois partout sur Youtube (peut-être même facebook) la publicité de ce livre. Je me suis alors lancée dans la lecture sans avoir pris le temps d'écouter ces pubs. Et pour être honnête, je ne m'attendais pas à grand-chose à part une femme (qui plus est, est nullipare) qui expose son choix de ne pas avoir d'enfant et de vivre avec son chien. Cependant, la partie mise entre parenthèse est ce qui m'a donné le plus envie de découvrir ce livre.

Hé bien, je l'ai dévoré cette nuit !

Je tiens à remercier infiniment Hélène Gateau pour porter la voix de toutes ces nullipares qui ne veulent pas d'enfants (dont je fais partie) !

Comme vous l'aurez remarqué, je me reconnais énormément dans son livre. Déjà âgée de 34 ans, me battant contre vent et marrée des "bah alors quand est-ce que tu me fais des petits-enfants ?" ou "bah tu sais, je te déconseille de te ligaturer, on ne sait jamais, peut-être que tu voudras des enfants dans 4 ans"... Je n'ai pas beaucoup de répondant ni de répartie face à tout ça (à part peut-être "allez vous faire f*****), je me sens assez isolée dans mon désir de ne pas avoir d'enfant qui est assez tenace ; alors évidemment que cette lecture m'a fait du bien !

J'ai même vécu un certain sentiment d'inquiétante étrangeté (pour reprendre Freud) car l'autrice témoigne de son rapport au non désir d'enfant , qui je dois le dire est écrit avec brio, humour, délicatesse et d'une grande sincérité, se rapproche au plus près de ce que je pense et de ce que je ressens. Et ça, ça fait un bien fou !

L'autrice évoque dans son roman la place qu'a son chien dans sa vie, en analysant quelques éléments de sa vie dont elle partage avec nous, lecteurs. Son témoignage m'a beaucoup ému.

J'ai également apprécié la reprise de quelques concepts et recherches en éthologie, en sociologie et en psychologie/psychanalyse, tant dans la question du lien d'attachement que dans quelques expériences qu'elle a fait avec son chien, ou dans sa propre analyse.

Pour moi ce que je retiens de ce livre : je ne suis pas seule dans ce que je ressens (depuis petite) de ce non-désir d'enfant car, comme elle le dit si bien « le bébé n'a jamais fait partie de notre [mon] référentiel relationnel. Difficile de se projeter avec un être vivant qu'on ne connaît pas » Et aussi, que le lien avec son animal est vraiment fort, et qu'il est important de ne pas négliger ou de rabaisser pour ceux qui sont externes à cette relation. Ici aussi je me reconnais dans ce qu'elle vit ; elle a son chien, moi mes rats.
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Tout est dit dans ce titre qui interpelle, et même provoque.
Hélène Gateau, vétérinaire et présentatrice de télévision, a fait (au moins) deux choix dans sa vie : celui de ne pas avoir d'enfant, et celui d'adopter un chien.

Colonel est le compagnon parfait. Il ne fait pas de caprices ni de colères, ne boude pas, n'impose pas ses petits copains à la maison. Jamais un mot plus haut que l'autre. Et nulle inquiétude au sujet de ses fréquentations ou de sa scolarité. Il restera toute sa vie fidèle à Hélène, sans velléité d'émancipation ni opposition farouche aux valeurs qu'elle défend.

Certes, quand il fourrage dans sa caisse à jouets, il en met partout et oublie de ranger.
Certes il a ses petites habitudes, mais il est tellement sociable. Fidèle. Courageux. Aimant.

« Tout ce que je partage avec Colonel nous rapproche. On multiplie les occasions de vivre des aventures qui feront appel à notre complicité, notre solidarité, qui me permettront de lui prouver qu'il peut compter sur moi, ou de constater qu'il peut s'adapter à des situations surprenantes. »

Analyse sociologique et psychologique, mais aussi éthologique, l'ouvrage est plaisant à lire et la plume d'Hélène Gateau non dénuée d'humour.

- Si comme moi tu aimes les chiens
- Si comme moi tu as succombé à la magnifique déclaration d'amour adressée à Ubac par Cédric Sapin-Defour
- Si tu as envie de lire autre chose qu'un roman.

… cette lecture pourra te plaire.
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Si vous me demandez si j'ai des enfants, je vous répondrai avec malice : "Non, mais j'ai un mari".
Il y a bien longtemps que ma décision de ne pas avoir d'enfant a été prise et assumée. Si j'ai de la chance d'avoir un entourage compréhensif, je sais que tout le monde ne comprend pas ma non-envie d'avoir des enfants... Alors ce livre résonne en moi car je me sens directement concernée. J'ai fait le choix de vivre en couple sans enfant et la vie que je mène me comble totalement.
Je ne suis pas une défaillante ou handicapée de l'amour... j'ai simplement décidé, de concert avec l'homme qui partage ma vie, de vivre autrement.

"Mon choix est le fruit d'une réflexion. L'écoute attentive de mon corps. L'indifférence aux injonctions sociétales. le reflet d'un parcours de vie. L'expression d'une liberté. Et une fierté."

L'autrice, à travers cet essai,  nous propose une analyse pertinente de tout ce qu'implique une vie sans enfant.

"Je suis une quadra parisienne qui fait le choix, depuis longtemps maintenant, de ne pas avoir d'enfant. Je dirais même plus : la maternité n'a jamais été un sujet pour moi. Je ne le suis jamais reconnue dans le rôle de maman que j'ai vu endosser par mes soeurs et mes amies. Je nai jamais voulu (ou peut-être juste une fois, de loin...) et je ne veux pas enfanter. Je ne suis pas la seule dans ce cas. {...}
Ne pas vouloir d'enfant commence à devenir un vrai mouvement, une prise de position de plus en plus assumée et revendiquée, comme il existe d'autres formes d'affirmation de soi et de son mode de vie."

J'aime beaucoup le premier chapitre et son leurre. J'aime beaucoup la manière dont l'autrice aborde le sujet dans ce livre.
Pour moi, elle divise son essai en deux parties : d'un côté elle explique pourquoi elle ne veut pas d'enfant et de l'autre, pourquoi un chien, pourquoi Colonel.

" D'ailleurs, ce n'est pas vraiment un chien, c'est Colonel : ' Mon chien, c'est quelqu'un '',  comme dirait Raymond Devos.

Je retrouve beaucoup de similitudes entre l'autrice et moi et ça fait du bien de ne pas se sentir totalement isolée. Ce livre est destiné à tous, il peut aider ceux qui ne veulent pas d'enfant dans un monde ou la maternité est une normalité, considérée comme l'accomplissement de la femme. Et il peut faire comprendre à ceux qui en ont pourquoi d'autres n'en veulent pas. C'est aussi un essai qui prône la tolérance

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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
Mais je crois que la plus belle représentation du chien comme membre de la famille, c’est Jean-Louis Aubert qui me l’a donnée, lorsque j’ai eu la chance de passer une belle soirée entre amis à laquelle il assistait également. En plus d’être un musicien et un chanteur hors pair, Jean-Louis Aubert est un amoureux des chiens, il en a toujours eu. Modèle berger allemand essentiellement. Et ce soir-là, il m’a dit cette phrase magnifique  : «  Toutes les mains d’une famille se rencontrent sur le dos d’un chien.  »
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Les petits d'hommes sont eux aussi happés de plus en plus précocement par ce monde du numérique, du virtuel et de l'intelligence artificielle, et ils ne sont pas à blâ-mer, la société est ainsi faite. Suis-je une « réac » ? Peut-être un peu. Mais la jeunesse actuelle, ses loisirs et son mode de vie ne me séduisent pas et ne me donnent pas une vision du monde très optimiste. Nous appauvrissons nos êtres et nous nous dépouillons de notre part animale pour nous en remettre à la data et aux algorithmes. Alors je vois l'animal dans nos vies, et mon Colonel, comme un refuge et un garde-fou. Je suis convaincue que c'est ce que ressentent, inconsciemment, beaucoup de propriétaires de chiens et de chats. Nos animaux ne seront jamais pervertis par nos agissements ou l'environnement dans lequel ils évoluent, ni par la technologie, l'argent, la quête de pouvoir. De leur naissance à leur mort, ils restent authentiques et fidèles à ce qu'ils sont. Mon chien, c'est un peu la victoire de la nature sur un futur décourageant. À cette pensée, je passe la main dans le pelage de Colonel qui dort, collé à moi. Cette présence est rassurante et cette confiance bouleversante. Poils durs, « poils de sanglier » comme j'aime à le préciser quand on me fait cette remarque : « il n'est pas très doux à cares-ser. » J'ai une bête à la maison. Et ça fait un bien fou de toucher cette bête et de la respirer. Ça ancre dans le sol, et ça élève tout à la fois ; ça suscite un questionnement sur l'épaisseur (ou la finesse) de la frontière entre les humains et les animaux. Leurs émotions, leurs sentiments, leur personnalité, leur recherche du bonheur et du bien-être, leur vérité nous guident, en tout cas, vers un peu plus d'humilité.
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C’est à travers les mots de Sylvain Tesson que j’en ai vu la plus belle illustration, comme souvent d’ailleurs. Je l’écoutais au micro d’Isabelle Morizet sur Europe 1  : «  Profondément et de façon définitive, vous ne voulez pas d’enfant  ? — […] Je trouve qu’il y a parfois, dans cette espèce de réflexe à se propager, à se reproduire, quelque chose qui appartient, me semble-t-il – peut-être que je me trompe –, au contentement de soi-même. Pour aimer avoir des enfants, il faut d’abord beaucoup s’apprécier, et je n’en suis pas encore là.  »
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Une raison qui nous paraît assez évidente, c’est que nous n’avons pas grandi avec beaucoup de bébés autour de nous. Je ne me souviens que d’un cousin, de neuf ans mon cadet, que j’ai vu poupon. C’est le seul bébé qu’il m’ait été donné de tenir dans mes bras lorsque j’étais enfant. Aucune autre occasion ne s’est présentée. Tout d’abord parce que notre famille élargie est assez rétrécie. Et puis, avec nos parents, nous vivions beaucoup entre nous. Ça ne débordait pas d’une vie sociale très riche et animée dans laquelle nous aurions pu multiplier les occasions de voir des bébés et de jeunes enfants. Je n’ai donc jamais appris ce qu’était un bébé  : c’est un être vivant qui m’est resté étranger. Je ne me suis jamais connue avec cet élan attendri, voire mièvre, avec un bébé humain.
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jamais voulu prendre le risque de devenir une autre… Suis-je ensuite incapable de ce fameux «  don de soi  » dont parle mon ami Matthieu, indissociable de la condition de parent  ? Incapable, non, je ne pense pas. Mais je n’en ai pas envie. C’est un choix. Oui, mon épanouissement personnel passe par ma liberté au quotidien et ma liberté dans l’absolu. Or, avoir un enfant est la seule décision qui vous engage pour toute la vie et qui soit irréversible.
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