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EAN : 9782702447666
Le Masque (11/10/2017)
3.36/5   7 notes
Résumé :
Une aventure entre deux mondes qu'en apparence tout oppose. Takko Deh est sénégalaise. Promise depuis sa plus tendre enfance à Yoro Sow, un cousin qui habite à Brooklyn, elle est mariée sans le connaître et part le rejoindre à New York. Yoro est un bon mari, un mari dans les normes, un homme juste et sans méchanceté mais pour qui l'amour a peu à voir avec les choses de la vie.Un soir, Takko disparaît du domicile conjugal. Les rumeurs sur ce départ honteux se répande... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
bdelhausse
  17 septembre 2020
Un bon petit polar, bien comme il faut. Laurence Gavron parle de ce qu'elle connaît. le Sénégal quand il s'exporte, quand il s'expatrie. Elle nous conte l'histoire de Takko, 17 ans, qui quitte son village natal pour aller rencontrer l'homme à qui on l'a mariée. Contre son gré, sans doute, mais c'est quelque chose que Takko n'arrive pas vraiment à se représenter. Il y a le poids des traditions. Ces fichues traditions qui ont exigé qu'elle soit excisée dès la plus tendre enfance.
Donc Takko arrive à New York. Soro Yow, son mari, n'est pas un méchant homme. Elle a plutôt de la chance... Mais elle en a encore davantage quand elle connaît le coup de foudre pour un inconnu, pour qui elle quitte son mari... Elle aurait dû savoir, pourtant, qu'une telle offense ne resterait pas impunie, là-bas, au Sénégal...
Laurence Gavron écrit juste. Sans effet de manche. Elle nous montre les gouffres béants qui divisent les peuples. Elle fait oeuvre d'anthropologie, pourrait-on même dire. Et puisqu'elle connaît bien son affaire, elle évite les clichés et les lieux communs. Par bien des aspects, ce roman m'a fait penser à Alex Vargas. Car comme chez Vargas, ce n'est pas le dénouement qui est important, c'est la manière d'y arriver.
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RSAHELI
  21 décembre 2017
J'ai lu le dernier roman policier de Laurence Gavron. N'étant pas un amateur du genre, je l'avais abordé avec prudence, mais aussi intérêt, suite à la lecture de la 4ème page, alléchante il faut le dire.
Et on est embarqué des la première page dans un rythme soutenu qui ne laisse aucun répit jusqu'au bout. Car il faut le dire, Laurence Gavron est cinéaste et son oeuvre est digne d'un scénario tout prêt, attendant juste d'être mis en scène et réalisé. Les chapitres sont courts et se succèdent harmonieusement entre le Fouta et New York, d'une manière équilibrée qui met en exergue avec bonheur les vastes paysages arides avec ceux urbains de la pomme NYC. L'auteur nous livre tous les petits détails qui font notre joie comme celle d'un réalisateur potentiel. Tout y passe, les rues, les pistes, l'atmosphère, les rideaux, les tapis, les couleurs, les tasses de thé, ......Un autre aspect intéressant de ce roman est l'épaisseur des personnages. Mêmes les intervenant secondaires sont décrits avec soins et détails. Je pense notamment à la bimbo afro-américaine dont la description et les réactions sont un vrai régal.
A coté de l'intrigue et l'enquête qui sont bien menés, avec un suspens calculé, il reste le choc des cultures. Laurence Gavron, en sénégalaise bien intégrée, nous livre une profonde restitution des traditions peules. La langue et les couleurs s'échappent à longueur de page avec justesse. le passage sur les odeurs de "thiep boujen" dans Fouta Street est magique. le mélange entre religion et science occulte des marabout est aussi bien rendu.
Et il reste le poids des traditions qui vu d'un angle occidental semblent ahurissant: mariages arrangés pour ne pas dire forcés, excision, soumission de la femme, autorité patriarcale. Tout ce mélange que l'auteur transporte dans les décors new-yorkais comme pour mieux en souligner le décalage vertigineux. Et la force de Laurence Gavron est de ne pas porter de jugement, de mettre aussi en avant les bon cotés, les sentiments nobles et la solidarité dont font preuve les peuls. Elle pose les faits, décrits les personnages avec tendresse et compréhension, et semble laisser le lecteur en faire sa propre idée. Une oeuvre puissante.
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tristantristan
  26 septembre 2021
Composé de multiples chapitres de deux pages en moyenne, l'auteur semble s'adresser en permanence à des ignares ou bien à des enfants. Malgré les éléments de culture africaine en général et sénégalaise en particulier, le fond du roman reste insipide et on apprend finalement rien du tout alors que l'auteur semble s'échiner à révéler des éléments spécifiques aux traditions africaines. (simple opinion)
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croc1706
  30 octobre 2017
Surprise car dès le début on est transporté. On découvre Takko, jeune sénégalaise de la communauté peule qui a débarquée à New York pour y rejoindre son mari , Yoro qu'elle ne connaît pas. Entre désir d'intégration et farouche volonté de respecter les coutumes, Takko, se fait peu à peu à la vie New yorkaise, jusqu'au jour où elle disparait , et où les mystères s'enchaînent. Pendant ce temps au Sénégal, ces parents doivent gérer les conséquences de cet abandon, auprès d'une communauté ancrée dans ces rites et ces coutumes.
Ce roman ne se lit pas, il se dévore. Entre Sénégal et Etats-unis, Laurence Gavron nous présente des personnages forts attachants, tiraillés , joyeux, optimistes , et tellement séduisants , tout en étant complexes. Je dois dire pour ma part que j'ai particulièrement aimé Jules/Souleymane , le flic de Dakar, en vacances dans la grande pomme, qui mène l'enquête auprès de ses collègues américains. Il est plein d'humour, de répartie et d'un sens de l'observation bien utile. le thème de la confrontation de deux mondes, de deux cultures, de deux traditions , et la question de l'intégration, sans perdre ces racine, étant bien sûr d'actualité.
Le récit est tout simplement passionnant nous promenant au rythme de la musique africaine, dans des foyers où tous les jours sont confrontés respect des traditions, et sirènes de la modernité.D'ailleurs on s'assiérait bien à leur table pour déguster , avec les mains, un plat au gombo et écouter Pathé jouer sa musique. Les pages s'enchaînent à un rythme effréné , et c'est avec le regret de quitter ces personnages que j'ai refermé ce livre.
Une chose est sûre, ils vont me manquer !!!
Lien : http://livresforfun.overblog..
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katulu33
  02 juillet 2019
Danielle : « jeune fille peul promise à un Cousin. Roman qui raconte l'immigration à New-York. Images très fortes de la ville, des odeurs, des relations.
Policier de Dakar mène l'enquête de la disparition de la jeune fille, c'est un prétexte à parler de l'immigration.
Tradition/modernité. Soumission/liberté.
Prix du roman d'aventure.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
tristantristantristantristan   26 septembre 2021
Dès l'âge de sept ans, elle quittait le campement tôt le matin, après avoir préparé le bétail, et l'emmenait s'abreuver au forage d'un de ces villages voisins, soit le plus proche, soit celui qui abritait le marché ce jour-là.
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tristantristantristantristan   26 septembre 2021
Le vent de sable balayait la savane, chaud, poussiéreux, épais, tournoyant au-dessus de cette région du Nord-Est du Sénégal, par delà les étendues plates, les villages de brousse, jusqu'au désert, plus au nord encore, à la frontière mauritanienne, à moins de deux heures à vol d'oiseau du hameau de Lougré-Thiolly.
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SorbetKiwiSorbetKiwi   03 novembre 2017
Comme tant d'autres avant elle, au sein des contrées et de cultures différentes, elle voulait en finir avec la tradition, sans grande théorie, sans se prendre pour une suffragette ou une féministe déclarée, mais juste pour elle-même, dans sa vie, sans revendication autre que son propre bonheur.
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tristantristantristantristan   26 septembre 2021
A une époque de grandes migrations, il n'était pas rare qu'un mariage soit célébré en l'absence du mari. Beaucoup de jeunes filles, à travers le Sénégal, épousaient ainsi un homme qui se trouvait loin, souvent sur un autre continent, qu'elles n'avaient parfois jamais vu.
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tristantristantristantristan   26 septembre 2021
Yoro Saw avait grandi dans le Fouta Toro. Lui, était né sénégalais, en raison de frontières arbitrairement tracées par l'ancien colonisateur, mais sa famille, comme des milliers d'autres, vivait des deux côtés du fleuve Sénégal.
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