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EAN : 9782266131087
368 pages
Éditeur : Pocket (26/11/2002)

Note moyenne : 3.71/5 (sur 84 notes)
Résumé :
Ce roman, qui se déroule du Sénégal au Soudan (le Mali d'aujourd'hui), s'inspire de faits réels: la grève des cheminots du "Dakar-Niger", ces ouvriers noirs qui, entre eux, s'appellent les "Bouts de bois de Dieu".

Ils veulent conserver les traditions, les lois du clan, les coutumes, mais le progrès - implacable - les pousse.

Au long de la ligne de chemin de fer, d'innombrables personnages se croisent et se rejoignent: les Africains qu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
oassita65
  19 décembre 2011
Un grand roman qui montre les vrais valeurs des africains,leur capacité à faire face à leur révendications,et la solidarité des femmes, mères et des enfants à soutenir et supporter la faim et la soif pour des jours meilleurs.
Alors que les colons étaient des voleurs des indésirables chez eux qui n'ont jamais aimés l'afrique et les africains,seule le désir de faire fortune les ont poussé à afrique.
Quand ils parlent d'eux :
" Intègres? Vous me faites rire,vous etes jeune à la colonie ! On peut tous les acheter,les nègres,vous m'entendez,tous ! des sauvages.
Un roman qui parle le français de l'afrique et le wolof traduit en français,très valorisant.
Nous ne sommes pas des animaux la preuvre : " votre ignorance d'au moins d'au moins une de nos langues est un handicap pour vous ,nous emploierons le français,c'est une question de politesse".
Notre civilisation c'est ce que notre sous sol regorge,nos langues,norte nourriture notre façon de nous habillés
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Belem
  23 février 2013
En 1947, les cheminots africains engagèrent une lutte, de Dakar à Koulikoro, afin d'obtenir les mêmes droits que les cheminots français. Cette lutte dura 5 mois, et, progressivement, toute la population africaine s'y impliqua. La direction des chemins de fer et l'administration coloniale répondirent très durement à cette grève, engageant un bras-de-fer intraitable. Malgré les difficultés, la répression et la faim, les africains, mêmes illettrés pour beaucoup, même soumis à la religion et aux coutumes, trouvèrent en eux-mêmes la force de faire plier l'autorité coloniale. D'économique, puis politique, cette lutte fut aussi celle de la dignité retrouvée. C'est finalement la marche des femmes, de Thiès à Dakar, qui leur permettra de gagner la partie. Sembene Ousmane relate donc ici le récit d'une prise de conscience collective, une grande expérience, enrichissante et profondément humaine.
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oassita65
  19 décembre 2011
Un grand roman qui montre les vrais valeurs des africains,leur capacité à faire face à leur révendications,et la solidarité des femmes, mères et des enfants à soutenir et supporter la faim et la soif pour des jours meilleurs.
Alors que les colons étaient des voleurs des indésirables chez eux qui n'ont jamais aimés l'afrique et les africains,seule le désir de faire fortune les ont poussé à afrique.
Quand ils parlent d'eux :
" Intègres? Vous me faites rire,vous etes jeune à la colonie ! On peut tous les acheter,les nègres,vous m'entendez,tous ! des sauvages.
Un roman qui parle le français de l'afrique et le wolof traduit en français,très valorisant.
Nous ne sommes pas des animaux la preuvre : " votre ignorance d'au moins une de nos langues est un handicap pour vous ,nous emploierons le français,c'est une question de politesse".
Notre civilisation c'est ce que notre sous sol regorge,nos langues,norte nourriture notre façon de nous habillés
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aouatef79
  18 mars 2019
Ousmane Sembène , est une figure emblématique , une icone de l' Afrique .Il est à la fois un autodidacte ,un syndicaliste en carté à la CGT ,syndicat de gauche en France ,cinéaste de talent ,scénariste ,écrivain et souvent il adapte ses propres romans au cinéma tels :La Noire de...,Le Mandat ,Le Camp de Thioroye ...
C' est un anticolonialiste , un défenseur de la liberté et il est contre toutes les injustices .Il dénonce les injustices faites aux Noirs ,à l' époque coloniale Il lutte inlassablement contre le colonialisme , en évoquant les souffrances et les drames endurés par les Africains .
"Pendant des siècles ,l' Europe occidentale a exploité ,opprimé ,colonisé ,les autres peuples de la terre .Elle a méprisé ,arrêté dans leur développement ou nié en les déclarant barbares ou inhumaines ,les cultures des peuples ,dont elle mettait les ressources en "coupe réglée",disait Léonard Sainville .
C 'est dans ce contexte colonial que se situe ,le roman ,Les Bouts-de-bois-de-Dieu .L' oeuvre citée , est publiée en 1960 à Paris .L 'auteur ,inspiré par la gréve des cheminots et par le souffle des Indépendances africaines, pose le problème de la discrimination raciale , de l' inégalité entre Blancs et Noirs sur le plan professionnel .Dédié aux syndicalistes du monde ,particulièrement aux hommes et aux femmes qui ont pris part à cette lutte pour une vie meilleure , comme le souligne l' auteur dans l' exergue de son livre , ce roman évoque la grêve des cheminots de la ligne Dakar-Niger en 1947 .Nous suivons les activités des grévistes dans trois villes :Thies ,Bamako et Dakar .
Les grévistes sont soutenus par les femmes et tous sont solidaires pour le même combat . A la fin , ils finiront par avoir gain de cause .
" Les Bouts-de-bois-de-Dieu " , est un chef-d' oeuvre !
N;B : les bouts de bois de Dieu signifie ou évoque les cheminots en Afrique Sub-Saharienne .



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JeanPierreV
  08 mars 2018
Les "bouts de bois de Dieu".....ce sont ces hommes du Sénégal et du Soudan ( le Mali d'aujourd'hui) travaillant sur la ligne de chemin de fer Dakar-Niger. Une voie ferrée de 1500 km. "Une superstition veut que l'on compte les «bouts de bois» à la place des vivants pour ne pas abréger le cours de leur vie" .
En 1947, ces "Bouts de bois" déclenchèrent une grève afin d'obtenir les mêmes droits que les salariés originaires de France : retraite, allocations familiales, primes aux roulants, application des conventions signées en 1936... Cette grève dura près de cinq mois....cinq mois pendant lesquels la «Fumée de la Savane» ce circula qu'une fois par semaine, conduite par les Français
En s'appuyant sur ces faits de l'histoire de l'Afrique et de la France coloniale, Ousmane Sembene écrit un roman fort en émotions et révoltant par bien des aspects... Un roman qui sur de nombreux points rappelle d'autres romans sociaux de Zola. On y retrouve le personnage de Lantier, Etienne Lantier extrayait le charbon, Ibrahima Bayakodo quant à lui le brûle dans sa locomotive.
Nous suivons le mouvement dans trois lieux emblématiques de la ligne : Dakar, Bamako et Thiès, dépôt d'entretien et de réparation du matériel
Leur peine, la chaleur, la poussière, leur sueur sont les mêmes. Lantier luttait contre la société minière, Ibrahima Bayakodo lutte aux côtés des autres roulants contre la société de chemin de fer et surtout contre le système colonial qui faisait de ces roulants africains des sous-hommes n'ayant pas les mêmes droits que les roulants coloniaux...
Femmes et enfants se mobilisent à leurs côtés, se privent de tout, auront faim, il ne fallait pas baisser les bras. Enfants et épouses seront déterminants. La troupe tirera, tuera, mais le mouvement tint bon, pendant cinq mois dans la poussière et sous la chaleur africaine.
Cinq mois contre curés et imams qui leur demandaient de reprendre le travail !
Ce mouvement social était également un mouvement contre le système colonial.
On ne peut s'empêcher d'être indigné par l'attitude de la France coloniale, par le racisme de ses représentants et des cadres de la société de chemin de fer, par la violence de son armée coloniale, y compris des tirailleurs sénégalais qui seront chargés de mater ce mouvement social. Il y aura des morts, des femmes et des enfants.
On n'allait quand même pas donner à ces "Nègres" des droits identiques à ceux des coloniaux, ces "Nègres" ayant plusieurs épouses, qui avec l'argent gagné achèteraient d'autres épouses pour faire encore plus d'enfants, qui couteraient encore plus cher...
Ce deux poids, deux mesures est abject.
Ce regard sur cette France coloniale est dérangeant : la France des Droits de l'Homme est restée en métropole. Cinq longs mois de souffrances et de peines pour faire descendre la France de son piédestal, ou plutôt pour donner de la grandeur à ces hommes, femmes et enfants africains...
Un roman coloré aux personnages multiples sur l'Afrique, sur ses habitants, sur la force de sa population. Un roman sur ces traditions et coutumes...c'était il y a soixante-dix ans...
Au hasard d'une balade sur Recyclivre, j'ai fait cette belle rencontre, cette découverte écrite en 1960.

Lien : https://mesbelleslectures.co..
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Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
oassita65oassita65   19 décembre 2011
Quand on sait que la vie et le courage des autres dépendent de votre vie et de votre courage,on n'a plus le droit d'avoir peur.
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BelemBelem   12 mars 2013
« Une fois par semaine seulement la « Fumée de la savane » courait à travers la brousse, conduite par des Européens. Alors les grévistes tendaient leurs oreilles, tels des lièvres surpris par un bruit insolite. Pendant un instant, le passage de la locomotive apaisait le drame qui se jouait dans leur cœur, car leur communion avec la machine était profonde et forte, plus forte que les barrières qui les séparaient de leurs employeurs, plus forte que cet obstacle jusqu'alors infranchissable : la couleur de leur peau. Puis, la fumée disparue, le silence ou le vent s'installait de nouveau. »
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oassita65oassita65   19 décembre 2011
La polygamie,c'était une de nos coutumes que je ne pouvais comprendre,que je détestais même . Et puis il arrive que l'on se mette à aimer ce que l'on croyait détester
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oassita65oassita65   19 décembre 2011
On refuse ce que nous demandons ( les allocations familliales ) sous prétexte que nos mères et nos femmes sont des concubines,nous-mêmes et nos fils des bâtards!
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BelemBelem   12 mars 2013
« Lentement, le soleil se couchait. Sur les locomotives et les wagons immobiles, sur les ateliers et les hangars silencieux, sur les ateliers et les hangars silencieux, sur les villas blanches et les maisons de torchis, sur les cabanes et les taudis, une ombre bleutée venait se poser, discrète. Du côté des baraquements des gardes-cercle on entendit une sonnerie de clairon. Ainsi la grève s'installa à Thiès. Une grève illimitée qui, pour beaucoup, tout au long de la ligne, fut une occasion de souffrir, mais, pour beaucoup aussi, une occasion de réfléchir. »
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Video de Ousmane Sembène (3) Voir plusAjouter une vidéo

Dakar : le plaisir d'être polygame
Reportage à Dakar sur la polygamie : Jean CAZENAVE et Ousmane SEMBENE rencontrent tour à tour un mari et ses trois femmes, une assistante sociale, un imam, une femme, un instituteur et des jeunes qui apportent leur témoignage sur la polygamie.
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