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ISBN : 2246338417
Éditeur : Grasset (04/04/1984)

Note moyenne : 3.83/5 (sur 6 notes)
Résumé :

A trente-cinq ans, Fabienne Hervé croit être une femme libre. C'est à son métier d'avocate parisienne qu'elle doit son grand appartement, ses amis, ses amants et de gagner son argent comme un homme. Jusqu'au jour où ses amants téléphonent moins, sa mère meurt, le vide se fait dans sa vie privée. Alors pointe un doute, surgit une inquiétude : a-t-elle eu raison de tout sacrifier à sa carrière ? Au... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
ladesiderienne
  07 juin 2017
Ce livre, résultat sans doute d'un de mes hypothétiques trocs, traînait dans ma PAL depuis pas mal de temps. Ce n'est ni son titre gnangnan qui fleurait bon la romance à deux balles, ni sa première de couverture plutôt moche qui m'ont attirée mais plutôt son petit format si pratique au fond du sac et pour s'occuper dans les salles d'attente envahies de revues périmées... Je ne m'attendais donc pas à découvrir une bonne surprise dans ces quelques 200 pages datant de 1984, choisies par dépit plus que par envie.
A l'approche de ses 35 ans, Fabienne Hervé, brillante avocate spécialisée dans la défense des femmes, est libre, à l'aise financièrement, et elle plaît aux hommes (souvent mariés... les hommes). La désertion de son dernier amant puis le décès de sa mère (l'archétype de la femme au foyer soumise à son mari) lui font prendre conscience de sa solitude. Elle qui était fière de son combat pour être une femme moderne, qui s'épanouissait pleinement dans son métier, découvre subitement l'envers du décor avec le temps qui passe. Sa rencontre avec Jean Freeman, un homme d'affaires français qui vit et travaille à New York, lui fait espérer que tout n'est peut-être pas perdu. Tout en sachant qu'il est marié et père d'un enfant, elle prend un long congé et part le rejoindre aux États-Unis. Elle sait qu'il faut la jouer fine pour ne pas l'effrayer car les hommes ont peur des femmes passionnées. Malheureusement, lui ce qu'il a aimé chez elle, c'est sa liberté et son indépendance. Trouveront-ils un terrain d'entente ? Fabienne est-elle au fond d'elle-même prête à abandonner un travail valorisant pour s'attacher un homme ?
Annick Geille ne fait pas dans le romantisme, contrairement à ce que le titre pourrait laisser croire. le combat de Fabienne est tout à fait réaliste. Refus de l'étiquette de "féministe", mais encore plus du fait d'être dépendante d'un homme, l'équilibre parfait pour qu'une femme puisse s'épanouir est difficile à trouver. C'est un roman qui parle également de la relation avec les parents, de leurs décès mais également du désir d'enfant, bref un hommage sans fioritures faite aux femmes.
Quant au style de l'auteure, il a fait le reste... mélange de tournures un peu surannées (emploi de conjugaisons du passé) et de modernité (phrases chocs réduites à un mot ou un verbe), il m'a beaucoup plu. J'ai aussi apprécié l'alternance de paragraphes plus intimistes où l'héroïne parle à la première personne, et d'autres plus narratifs comme racontés par un observateur anonyme.
J'ai été touchée par ce roman, pourtant aux antipodes de mes habitudes de lectures. Une belle écriture, des questions de femmes, pour moi, il mérite un 16/20.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
ladesiderienneladesiderienne   27 mai 2017
Il appela un steward pour commander un second bloody-mary. Se dit que les hommes autour de lui, et lui aussi, forcément, étaient la version moderne des navigateurs vénitiens de jadis, qui possédaient le monde parce qu'ils transportaient et revendaient leurs marchandises. Les nouveaux aventuriers du siècle. On prenait l'avion au lieu du trois-mâts de jadis. On ne restait jamais longtemps au port. On circulait. On faisait circuler. Des produits, mais aussi des techniques, des idées. On occupait les marchés comme naguère on prenait de force les remparts des cités. On échouait dans la guerre économique qui se jouait à bureaux fermés, ou on triomphait, si on savait être plus malin, plus rapide que les autres. On ressemblait à ces conquérants qui venaient tous de la mer pour enlever des villes, des places fortes, et s'en allaient revendre ailleurs les épices et le grain.
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ladesiderienneladesiderienne   05 juin 2017
Quand elle appela son bureau pour la première fois, Fabienne Hervé consulta sa montre. Midi à New York, six heures du soir à Paris. Il lui parut étrange, presque​ incongru, qu'à l'heure où elle se préparait à sortir, ceux qu'elle avait quittés, à Paris, fussent déjà prêts à rentrer chez eux. Le décalage horaire était une notion abstraite. On avait toujours l'impression d'être - où que l'on fût - à la bonne heure : la sienne. L'heure des autres, dans ces pays où l'on n'était pas, comptait pour du beurre.
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ladesiderienneladesiderienne   28 mai 2017
Pas de parents enfin : depuis la mort de Jeanne, elle se découvrait​ orpheline. N'ayant jamais eu de contacts très chaleureux avec les siens, Fabienne avait toujours cru qu'elle s'était forgé un orphelinat volontaire. Or, l'expérience venait de lui prouver qu'il n'en était rien. C'était une chose d'avoir une mère vivante avec laquelle l'on ne parlait jamais et cela en était une autre de vivre le même silence avec une mère morte.
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ladesiderienneladesiderienne   29 avril 2017
J'ai cru longtemps être une femme libre, je n'étais qu'une femme seule. Ma prétendue liberté, je la dois à ma condition de fille née pauvre, et provinciale. Aussi loin que je remonte, j'ai toujours trimé - il n'y a pas d'autre mot - pour franchir les obstacles qui me condamnaient dès la naissance. L'un après l'autre, je les ai contournés, et de tous, j'ai fini par triompher. De ce combat, sans doute, naquit la solitude, fille naturelle d'une vie de rébellion.
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ladesiderienneladesiderienne   18 mai 2017
Comme je n'avais pas voulu d'enfant, je me sentais libre, chaque fois, de tourner la page. Ils étaient touchants mes amants. Mais aimer, c'est comme avoir la foi. On voudrait tellement croire en Dieu. On fait les gestes de la prière. On s'agenouille. On sent que, peut-être, on est au bord de croire. Mais il n'y a rien à faire, l'amour ne vient pas.
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Vidéo de Annick Geille
Annick Geille - Rien que la mer .Annick Geille vous présente son ouvrage "Rien que la mer" aux éditions La Grande ourse . Rentrée littéraire 2016. Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/1643024/annick-geille-rien-que-la-mer Visitez le site : http://www.mollat.com/ Suivez la librairie mollat sur les réseaux sociaux : Facebook : https://www.facebook.com/Librairie.mollat?ref=ts Twitter : https://twitter.com/LibrairieMollat Instagram : https://instagram.com/librairie_mollat/ Dailymotion : http://www.dailymotion.com/user/Librairie_Mollat/1 Vimeo : https://vimeo.com/mollat Pinterest : https://www.pinterest.com/librairiemollat/ Tumblr : http://mollat-bordeaux.tumblr.com/ Soundcloud: https://soundcloud.com/librairie-mollat Blogs : http://blogs.mollat.com/
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