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Gagner la guerre - BD tome 1 sur 4
EAN : 9782803672080
64 pages
Le Lombard (25/05/2018)
3.72/5   89 notes
Résumé :
Benvenuto est un tueur à gages, sans doute le meilleur de toute la République de Ciudalia. Sa nouvelle mission – expédier un noble venu s'encanailler dans les bas-fonds – a tout d'une sinécure. Mais le client va se révéler beaucoup plus coriace que prévu. Et voilà Benvenuto plongé au coeur d'un complot trop vaste pour lui...
Critiques, Analyses et Avis (30) Voir plus Ajouter une critique
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Alfaric
  01 juin 2018
La crapule Don Benvenuto Gesufal s'est emparé de son créateur Jean-Philippe Jaworski, et dans la préface l'auteur explique outre le processus créatif avec sa gouaille habituelle que les deux sont désormais liés pour le meilleur et pour le pire... Il a été un rôliste inspiré ("Te Deum pour un massacre" et plusieurs collaborations avec le légendaire magazine "Casus Belli") avant d'être un auteur inspiré des littérature de l'imaginaire... Sa crapule au verbe haute placé figurait déjà dans son recueil de nouvelles "Janua Vera" paru en 2007 avant de casser la baraque avec "Gagner la guerre" en 2009... Alors on est dans un pays qui n'est pas du tout une terre d'accueil pour les auteurs des littératures de l'imaginaire (entre autres choses hein !), donc casser la baraque c'est atteindre les chiffres de ventes d'un opus normal d'un David Gemmell par exemple...
Ancien phalangiste de la Cité-État de Ciudalia ayant participé et survécu à l'expédition de Kaellsbruck 3 ans, c'est entre alcools et ribaudes que Don Benvenuto Gesufal vit sa vie d'assassin au sein de la Guilde des Chuchoteurs. le parrain Don Mascarina lui propose un juteux contrat consistant à poinçonner un crevard bien né, mais il tombe dans ce qui ressemble trop fortement à un traquenard et le prédateur devient la proie ! Il s'échappe de justesse pour demander des comptes, mais son employeur est aussi homicidé que son commanditaire supposé, chef du parti politique le plus en vue de la ville... Traqué de tous les côtés, notre crapule doit reconstituer au plus vite le puzzle des événements pour sauver sa peau : cui bono ?
Ce tome 1 intitulé "Ciudalia", qui s'ouvre sur une magnifique carte en format A3 alors que Jean-Philippe Jaworski a toujours été contre les cartes (pourtant constitutives du genre fantasy ^^), adapte donc la nouvelle Mauvaise Donne, avant de passer au plat de résistance que constitue le roman "Gagner la guerre"...
Nous sommes dans un Renaissance fantasmée, un terrain de jeu trop peu usité, et dans le même genre je ne cache pas que j'ai préféré "Meridia" de Thierry Gloris et Joël Mouclier... Mais c'est très bon donc il ne faut pas s'en priver ! Dans mon souvenir le personnage était plus volubile et plus egocentré, avec une intrigue un peu plus touffue et étoffée qu'ici (mais mes souvenirs de lecture peuvent me tromper ^^), donc entre présent et passé nous suivons un mind game entre la proie autrefois apprenti et le prédateur autrefois mentor... le seigneur sera-t-il réuni à son padawan ? (car comme vous le savez toujours par deux les Siths vont ^^)
Le travail d'adaptation de Frédéric Genêt, bien connu pour son travail sur la série "Samourai", est indéniablement de qualité. Je n'ai pas lâché la 5e étoile parce que je pense qu'il y avait moyen d'aller plus loin dans la précision pour les décors et le charadesign (avec une créature qui ressemble parfois à une caricature de son créateur ^^), mais force est de constater qu'il a bien bossé !
Lien : http://www.portesdumultivers..
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Crossroads
  16 mai 2021
Peut-on mixer récit de capes et d'épées avec de la fantasy et en ressortir avec le sourire extatique du petit ravi de la crèche ?
C'est un énorme oui affirmatif !
Je connaissais le bouquin éponyme de Jean-Philippe Jaworski et ne cessais de repousser sa découverte à plus tard.
Dans un louable souci de gain de temps optimisé, je me lançais donc dans la lecture de son pendant à bulles.
Le constat est sans appel.
Grosse claque, aussi bien visuelle que narrative.
Pour faire simple, j'ai tout aimé.
Le récit, foisonnant, intrigant.
Le graphisme hyper réaliste porté par un encrage lumineux et une mise en page dynamique.
Sus au tome deux, dans un louable souci...
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Derfuchs
  13 septembre 2021
Je me dis, quelquefois : la BD vaut elle le coup? Ne vais-je être point trop déçu?
Légitime en soi quand, en plus, j'ai eu du mal avec la lecture du livre de Jaworski, quelques temps longs, des passages roboratifs et mal au poignet avec le poids du livre car c'est qu'il est lourd ce bougre de bouquin. Mais finalement le jeu un valait la chandelle dans les deux cas, roman et BD.
La classe de Genêt, ici, c'est de dire la même chose (presque) que le romancier avec moins de mots mais avec des dessins.
C'est fort! Pas dû à tout le monde, il y en a qui s'enlisent, vraiment.
Aussi lecteurs de Jaworski dites-vous bien, qu'ici, on retrouve Don Benvenuto Gesufal, Sanguinella et Ducatore, une magnifique carte de Ciudalia, une mise en bouche du maître Jaworski soi-même et un cahier graphique, en fin d'album, de grande classe.
Cet album, une fantaisie en fantasy, au dessin haut en couleur, resplendissant, au texte de bon aloi - ni trop peu, ni plus qu'il n'en faut, aux bulles bien placées, les vignettes harmonieuses, une histoire charpentée comme on aime, emballante, le tout en couleurs chatoyantes, en font un passage obligatoire pour les amateurs du genre ayant ou non lu le roman.
Attention ce n'est que le tome 1 alors salivons pour le 2.
A lire et regarder, assurément!
Lien : https://www.babelio.com/livr..
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RosenDero
  31 décembre 2018
N'ayant pas encore passé le pas de plonger dans l'oeuvre de J.-P. Jaworski (alors que c'est un des premiers noms que j'ai relevé à mon inscription sur Babelio...), je ne serai pas aussi dithyrambique que mes camarades quant à cette adaptation BD de Gagner la guerre. Pour moi, il ne s'agit d'ailleurs pas d'une adaptation mais d'une découverte. Et franchement, si je ne savais pas que Gagner la guerre, le roman, était réputé être d'une qualité exceptionnelle, la BD que voila ne m'aurait pas donné envie de le lire outre mesure. Bien que de qualité, c'est plutôt une sorte de sentiment général quant à l'univers qui m'a déplu.
Tout d'abord, je n'ai pas aimé la carte du "monde" par laquelle on commence cette lecture. Pleine de dénominations donnant un aspect facile voire ringard ou caricatural à l'univers que l'on nous promet (les bellicistes ont pour patronyme Sanguinella, les souverainistes se nomment Ducatore... c'est peu d'effort d'imagination. Je n'ose pas imaginer que Montefellone sera le bastion de traitres...). Je pensais avoir affaire à une fantasy mature et complexe, cette carte me promet le contraire (même si ça n'est pas vérifié par la suite).
Vient ensuite l'introduction de l'auteur, où celui-ci parvient vite à me ramener dans ses filets, et même si le ton ne me convainc pas forcément, le personnage de Benvenuto Gesufale (là aussi, le nom fait peur. Si pour l'auteur Nomen Est Omen, où veut-il en venir son avatar de Jésus ?) semble charismatique à souhait et mérite bien une lecture.
Plongée dans la BD à proprement parler : pari réussi, la rencontre avec le héros est bien menée, et les aller-retour temporels entre le moment du "massacre" et celui de la narration sont suffisamment bien encadrés pour ne pas perdre le lecteur. La qualité des dessins est agréable, et certainement que les lecteurs du roman doivent bien retrouver l'ambiance en images.
Une fois attaché à Benvenuto, et malgré ses défauts, on plonge dans l'histoire et l'univers. Intrigue complexe mais géopolitique simple en apparence, le récit tourne politique et guerre des clans, élections et commerce (des choses qui vont ensemble naturellement...). Notre héros se fait berner mais ses compétences lui permettent de se tirer d'une très mauvaise situation (dans un imbroglio difficilement pénétrable du premier coup). Son aventure est intéressante et son background semble bien rempli. Connaître la suite devient vite indispensable.
En conclusion : une histoire intéressante et un personnage prometteur (voilà pour l'histoire) une adaptation BD qui réussit à mettre des images sur un récit prometteur, sans toutefois parvenir à aller plus loin que l'anecdotique. Un tome d'intro ? Une nouvelle ? La suite devra s'étoffer, ou j'irai lire Gagner la guerre en roman :)
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Aelinel
  26 mai 2018
Comme vous devez le savoir tous (oui, enfin, j'ai dû le rabâcher un certain nombre de fois!), Gagner la guerre de Jean-Philippe Jaworski est mon roman de fantasy français préféré. Bien que l'original fasse plus de mille pages, je n'hésite pas à le conseiller aux amateurs du genre! Quelle ne fut pas mon immense joie lorsque j'ai appris son adaptation en bande dessinée! Si je me suis faite violence pour ne pas me jeter sur la version Noir & Blanc sortie, le mois dernier, je trépignais d'impatience pour la parution en couleur! Et hop! Aussitôt paru, assitôt lu!
Dans les bas-fonds de la cité de Ciudalia, une petite crapule du nom de Benvenuto Gesufal fait sa loi. Cabotin, dénué de scrupules mais aussi avisé et d'une intelligence fine, il sait se faire respecter. Ancien soldat dans les Phalanges de la République, il s'est mis au service de la guilde des assassins de la cité, les Chuchoteurs. Alors, quand son patron Don Mascarina lui propose un contrat visant un parfait inconnu, il n'hésite pas. Seule consigne? Il doit délaisser son arbalète au profit d'une dague. Mais, lorsque le soir arrive et que Benvenuto planifie son attaque, les choses ne se déroulent pas exactement comme il l'avait prévu…
Je vais débuter ma chronique en râlant et je préfère en parler tout de suite car certains d'entre vous (futurs lecteurs, je l'espère!) risquent d'être aussi surpris que je l'ai été. En effet, lorsque j'ai commencé la bande dessinée, la première réflexion qui m'est venue à l'esprit, c'est : « Tiens, il me semblait que Gagner la guerre débutait par une bataille navale! Mais, en même temps, l'intrigue me dit quelque chose ». En réalité, ce tome est l'adaptation du préquel de Gagner la Guerre, la nouvelle Mauvaise donne parue dans Janua Vera. Rien de grave cependant car elle avait été l'une de mes préférées de ce recueil.
En revanche, ce qui me dérange, c'est la communication floue de l'éditeur autour de cette parution. En effet, le bandeau rouge sur la bande dessinée destinée à attirer l'oeil du lecteur affirme qu'il s'agit de l'adaptation de Gagner la guerre mais précise également au dos et en plus petit, le contraire. J'ai trouvé ce manque de transparence un peu gênant. Donc, pour avoir véritablement l'adaptation du roman éponyme, il vous faudra attendre le second tome intitulé le Royaume de Ressine.
Bref, faisant abstraction de ce petit bémol de départ, je peux vous affirmer que j'ai adoré cette bande dessinée! Dès que j'ai ouvert la première page, je suis tombée sur une magnifique carte du Vieux Royaume ainsi que sur le plan de la ville de Ciudalia. Selon moi, ils sont une nécessité car au fur et à mesure de mes lectures, l'univers imaginé par Jean-Philippe Jaworski se complexifie et se retrouver géographiquement facilite l'immersion.
En ce qui concerne les dessins, j'avais deux attentes particulières : la première concerne la représentation de la ville de Ciudalia. Et je dois dire que je n'ai pas été déçue. Je l'imaginais bien dans le style de l'architecture de la Renaissance italienne façon Venise, Florence ou Sienne avec des rues étroites, tortueuses et sombres pour le quartier malfamé de la Via Mala, des palazzi de marbre et de colonnades pour les quartiers plus huppés de la ville haute ou des tours, des bâtiments à coupole et des places dégagées pour les places publiques! Un vrai régal.
Ma seconde attente était pour les deux personnages principaux : Benvenuto et surtout le podestat Ducatore, mon personnage préféré. Frédéric Genêt a mis l'accent sur les mimiques de Benvenuto et cela correspond bien à sa personnalité. Il m'a même fait penser au personnage de Kaamelott, le marchand peu scrupuleux du nom de Venec! En ce qui concerne Leonide Ducatore, c'est une excellente idée de ne pas montrer son visage immédiatement, cela crée de l'attente chez le lecteur tout en insufflant au personnage une aura de mystère. Pour ma part, je me le représentais sous les traits de l'acteur danois Mads Mikkelsen et je ne suis pas tombée si loin que cela! Machiavélique, intelligent, froid et maître de lui, le personnage est parfaitement bien représenté!
Au niveau de l'histoire, deux intrigues différentes s'alternent :
– celle du passé montre Benvenuto dans l'armée des Phalanges de la République de Ciudalia. Il est chargé d'escorter Leonide Ducatore dans le Duché de Bromael afin de recouvrer la dette de la ville de Kaellsbruck.
– celle au présent, montre la nouvelle vie de Benvenuto Gesufal en tant qu'assassin de la Guilde des Chuchoteurs et sa rencontre avec Ducatore, devenu depuis lors podestat.
Ces deux intrigues qui s'entrecroisent, outre le fait qu'elles apportent un certain dynamisme à la lecture, permet aussi d'introduire la relation complexe qui s'instaure entre les deux hommes et qui sera au coeur de Gagner la guerre.
En conclusion, l'adaptation de la nouvelle « Mauvaise donne », préquel au roman Gagner la Guerre, est un gros coup de coeur! Cette introduction présente non seulement un univers graphique très réussi (la cité de Ciudalia) mais rend véritablement hommage à l'oeuvre d'origine par la qualité de son scénario et la complexité des personnages. Vivement le prochain tome!
Lien : https://labibliothequedaelin..
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critiques presse (4)
Elbakin.net   18 septembre 2018
Cette adaptation de Gagner la guerre en bande dessinée constitue donc une manière plaisante de redécouvrir le monde de Jean-Philippe Jaworski sous un angle différent de ce dernier, mais qui s’avère au bout du compte complémentaire.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Actualitte   27 juillet 2018
Gagner la guerre est une très belle entrée en matière pour celles et ceux qui n'ont pas lu le roman original de Jean-Philippe Jaworsky, et une adaptation des plus réussies.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Sceneario   17 juillet 2018
L’ennui n’est pas de mise dans ce premier épisode. Au niveau des dessins, l’on s’accordera à dire que l’artiste fait preuve d’une réelle maîtrise de son sujet. Un premier opus particulièrement réussi et assurément bien inspiré. On attend la deuxième fournée !
Lire la critique sur le site : Sceneario
BDGest   05 juin 2018
Du fait du succès de l'oeuvre originale, les auteurs avaient fort à faire. Ils relèvent le défi avec brio dans cette introduction réjouissante qui pose des bases solides et prometteuses d'un rôle de salaud gentilhomme à l'italienne.

Lire la critique sur le site : BDGest
Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
TatooaTatooa   21 août 2018
Pas d’ennemis, pas d’amis, pas de morale.
Les priorités seules importent.
Soit.
Priorité numéro un, ne pas crever bêtement d'une blessure infectée.
(Benvenuto)
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AlfaricAlfaric   30 mai 2018
- Vous êtes dangereux, Don Benevuto.
- Il est imprévisible ! Il est incontrôlable !
- Certes, mais il intéressant.
Commenter  J’apprécie          152
TatooaTatooa   06 août 2018
"Mauvaise donne" avait tapé dans l'oeil. J'ai compris que Benvenuto ne me lâcherait pas si je ne remboursais pas ma dette.
Cette fois, je n'en ai pas pris pour un mois, mais pour quatre ans et près d'un millier de pages, à écrire le couteau sous la gorge. Le résultat de cette collaboration forcée fut "Gagner la guerre", un roman détestable dont je sortis avec un syndrome de Gilles de la Tourette et une rééducation orthoptique. Du moins pensais-je être quitte avec le méchant garçon. Quelle naïveté ! Une fois que vous avez contracté une ardoise avec les gens de l'honorable société, vous n'avez jamais fini de rembourser...
Ce méchant drôle de Benvenuto me fit avec son roman le même coup qu'il avait manigancé avec sa nouvelle. Il mit, non pas tous les lecteurs dans sa poche, mais suffisamment pour me pourrir l'existence.
(Sorte de préface de Jaworski)
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Dionysos89Dionysos89   20 juin 2018
Pas d’ennemis, pas d’amis, pas de morale.
L’objectif seul importe.
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KmyeKmye   30 mai 2018
Il arrive que certains personnages de fiction acquièrent une densité singulière, sinon une forme d'autonomie. Ils ne se satisfont pas d'être la créature de leur auteur, ils intriguent pour devenir son complice, son collaborateur, voire - plus troublant encore - son commanditaire.
Commenter  J’apprécie          10

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