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ISBN : 2204050032
Éditeur : Le Cerf (21/01/1977)

Note moyenne : 4.31/5 (sur 34 notes)
Résumé :
L'épopée de Gilgamesh est la plus ancienne épopée de l'humanité. C'est une immense œuvre poétique qui s'inspire de plusieurs récits sumériens composés vers la fin du IIIe millénaire avant J.-C. et qui nous est connue par un certain nombre de tablettes d'argile, écrites en cunéiformes et rédigées à partir du IIe millénaire. Dès ses origines, elle offre déjà une certaine unité et semble provenir d'un auteur originaire de Babylonie. L'épopée de Gilgamesh a connu une tr... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (5) Ajouter une critique
Moglug
19 décembre 2015
L'épopée se présente comme un long poème divisé en chapitres et qui se lit d'avantage comme un conte. Toutes les grandes questions de l'humanité y sont abordées et c'est en ce point que le mythe reste extrêmement actuel. Je ne suis pas née en Syrie, ni en Irak – pays correspondant à l'ancienne Mésopotamie - mais je suis pourtant héritière de cette mythologie au même titre que chaque être humain. L'amitié, l'amour, la femme en tant qu'initiatrice, les rêves, la guerre, le courage, la mort, l'immortalité sont au coeur du récit. Les motifs mythologiques font notamment échos aux mythes égyptiens, grecs, monothéistes, qui suivront : le dieu-soleil, le batelier du royaume des morts, l'homme-scorpion gardien de la montagne, le déluge, la traversée des ténèbres, etc. J'ai bien conscience du caractère extrêmement superficiel de ce billet au regard des vies passées à décrypter, traduire, interpréter ce texte. Je ne prétends pas le comprendre – quoique le conte en soi est largement accessible à tous -, mais j'espère a minima vous convaincre d'y jeter un oeil. Il fait partie des rares oeuvres communes à un très grand pan de l'humanité - si ce n'est à toute l'humanité – et il me semble nécessaire de l'avoir présent en arrière-plan de l'esprit, ne serait-ce que pour se remémorer nos origines et intégrer un tant soit peu la richesse des cultures qui se sont croisées jusqu'à produire nos société actuelles dans toute leur complexité.
Lien : https://synchroniciteetseren..
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Mirugiru
17 février 2013
Un roi appelé « Jeune Ancêtre » régnait sans partage et avec brutalité sur la plus grande cité de la région. Il était le successeur d'un roi qui avait inventé l'écriture et fusionné deux antiques villages et le fils de divinités ayant régné des siècles sur la cité état. le jeune était tellement fort et brutal que les dieux s'en indignèrent et lui envoyèrent un être de leur création, sauvage et aussi fort que lui. Après s'être battus pendant une éternité, n'ayant pas pu se départager, ils devinrent les meilleurs amis du monde. Ils ne se quittaient plus et pouvaient accomplir tous les exploits qui seraient repris après par d'autres mythes. Les merveilles accomplies par les deux êtres aux relations affectives ambigües énervaient les dieux qui provoquèrent la mort du compagnon du « Jeune ancêtre ».
le chagrin le prit le roi et il repartit pour trouver une possibilité de devenir immortel auprès du fils d'un homme qui avait survécu à un déluge divin. Cet homme avait suivi les recommandations des dieux lassés des hommes qui faisaient trop de bruits et qu'ils voulaient supprimer de la surface de la planète. Ils lui avaient demandé de construire une embarcation et d'y mettre un couple de chaque être vivant et sa famille pour échapper aux eaux. Pour le remercier, ils donnèrent à son fils l'immortalité à condition qu'il ne vive pas avec eux. le roi après d'autres exploits rencontra l'immortel qui lui désigna une épine réservée aux dieux supprimant la peur et pouvant donner l'immortalité. Il repartit, goûta à peine la plante et la déposa pour se reposer. Un serpent lui déroba avant que le roi n'ait pu la consommer en entier. le « Jeune ancêtre » compris alors que ce n'était pas le sort des hommes que de devenir immortels et qu'il fallait profiter du présent. En fonction des versions, il repartit pour administrer son royaume sagement ou s'enfonça dans le désert pour devenir un ermite.
Ce premier récit écrit sur des centaines de pages contenait l'essence des mythes à venir. Repris, mis au goût des populations, réinterpréter à loisir, il devint la base de récits mythologiques polythéistes et des écritures sanctifiées dans les religions monothéistes. D'autres s'en inspireraient aussi en fonction de leurs affinités et de récits indigènes. Tout y était ou presque, le déluge, le combat du bien et du mal, le serpent, des dieux indicibles, des dieux anthropomorphiques, des demi-dieux, des héros, la mort, la peur, la force, l'amour. La religion pouvait régner sur la vie des hommes et leur faire faire ce que les religieux désiraient.
Extrait de : le cosmos musicien sur le lien
Lien : http://www.atramenta.net/lir..
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Myrabelle
10 juin 2012
Magnifique texte, fabuleuse histoire que celle de Gilgamesh en quête d'immortalité, écrit en sumérien, traduit en babylonien, en assyrien, en hittite, en hourite et qui chemina jusqu'à nous gravé sur des tablettes d'argile.
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Taraxacum
23 décembre 2016
Récit épique et poétique, aussi ancien que l'écriture même, cette version de l'épopée de Gilgamesh bénéficie du choix du traducteur: rien ne vaut finalement un poème pour redire la toute première épopée humaine.
Deux tiers dieux, un tiers homme, Gilgamesh règne et aime, se lie d'amitié, craint la mort, explore les grandes forêts de cèdres et terrasse des géants, et le lecteur est conquis. Ceci est l'un des textes fondateurs des mythes humains et il est toujours aussi sublime, des milliers d'années après avoir été raconté pour la première fois.
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fdelorme
28 mars 2014
Le plus vieux texte littéraire de l'humanité. Une histoire fascinante, parce qu'elle paraît tellement archaïque, de par ses moeurs, mais à la fois tellement proche de nous, de par ses préoccupations : le pouvoir, l'amitié, la mort.
On sent aussi chez les hommes de cette époque une inquiétude, un manque de contrôle évident vis-à-vis de la nature et des éléments, une crainte colossale des dieux auxquels ces phénomènes étaient attribués.
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Citations & extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
MoglugMoglug19 décembre 2015
Les bergers
L'apprentissage

La courtisane déchire son vêtement
en deux parties,
de la première, elle couvre Enkidou
de la seconde, elle se couvre
elle le prend par la main
comme une mère guidant son jeune enfant
elle l'emmène vers les huttes des bergers
vers les étables.
Autour de lui les bergers s'assemblent.

Lorsque les bergers mettent devant Enkidou,
du pain et de la boisson forte
plein d'embarras, longtemps il regarde.
Enkidou ne connaît pas le pain comme nourriture,
ne connaît pas la boisson forte
il a grandi en têtant le lait des bêtes de sauvages.
La courtisane lui dit :

« Mange du pain, Enkidou,
le pain est l'élément de la vie
bois de la boisson forte
c'est la coutume des gens du pays. »

Enkidou mange du pain
jusqu'à satiété
de la boisson forte
il en boit sept fois.
Son esprit se libère, sa poitrine s'élargit
son cœur est enchanté et son visage illuminé.
Il frotte d'huile son corps velu
il ressemble à un homme.
Il met un vêtement
et ressemble à un époux.
Il prend une arme et pourchasse les lions
les bergers peuvent dormir la nuit.
Enkidou devient leur gardien et protecteur.
Enkidou est un homme vigoureux
un héros unique.
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jauchatpitrejauchatpitre12 octobre 2015
Où vas-tu Gilgamesh?
La vie que tu cherches
tu ne la trouveras pas.
Lorsque les grands dieux créèrent les hommes,
c'est la mort qu'ils leurs destinèrent
et ils ont gardé la vie éternelle,
mais toi Gilgamesh
que sans cesse ton ventre soit repu
sois joyeux nuit et jour
danse et joue
fais chaque jour de ta vie
une fête de joie et de plaisirs
que tes vêtements soient propres et somptueux
lave ta tête et baigne-toi
flatte l'enfant qui te tient par la main
réjouis l'épouse qui est dans tes bras.
Voilà les seuls droits que possèdent
les hommes
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MyrabelleMyrabelle10 juin 2012
Après que Gilgamesh eut été crée par les grands dieux
Shamash lui accorda la beauté
et Adad la vaillance.
Pour deux tiers il est dieu
pour un tiers il est homme.
Il est semblable à un taureau sauvage
sa force est incomparable
ses armes sont invincibles.

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jauchatpitrejauchatpitre12 octobre 2015
Lorsque je serai mort
la défaite n'envahira-t-elle pas mes entrailles?
Me voici, par peur de la mort
errant dans le désert
moi-même ne vais-je pas me coucher
pour ne plus jamais me lever?
O laisse mes yeux contempler le soleil
ainsi je serai inondé de lumière.
L'obscurité se retire lorsque la lumière éclate
ô que celui qui est mort puisse voir l'éclat
du soleil !

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MyrabelleMyrabelle10 juin 2012
Comment pourrais-je trouver le repos
comment pourrais-je me taire
mon ami que j'aimais d'amour si fort
est devenu de l'argile
et moi aussi devrais-je me coucher
et ne plus jamais me lever ?
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Videos de Gilgamesh (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de  Gilgamesh
L'économie du bien et du mal de Tomas Sedlacek - interview .En savoir plus sur "L'économie du bien et du mal" de Tomas Sedlacek http://www.eyrolles.com/Entreprise/Livre/l-economie-du-bien-et-du-mal-9782212555431 Qu'est-ce que l'économie ? Pourquoi est-elle trop souvent considérée comme une science exacte ? Pourquoi sommes-nous si dépendants de la croissance permanente ? D'où vient l'idée du progrès économique et où nous conduit-elle ? Tomás Sedlácek se pose ces questions fondamentales et y répond en envisageant l'économie non pas comme une science, mais comme un phénomène culturel et un produit de notre civilisation étroitement liés à la philosophie, aux mythes, à la religion, à l'anthropologie et aux arts. En soutenant une thèse simple, presque hérétique, selon laquelle l'économie relève en définitive d'un choix constant entre le bien et le mal, il bouleverse radicalement l'approche actuelle, comme personne avant lui. Afin d'étayer son propos, l'auteur invite le lecteur à un voyage passionnant dans l'histoire de l'économie à travers les civilisations et les penseurs majeurs : épopée de Gilgamesh, Ancien Testament, christianisme, Descartes, Adam Smith, en passant par des films comme Fight Club et The Matrix. Face aux inquiétudes présentes, il se fait l'ardent promoteur d'une économie à visage humain. Retranscription : Croissance La croissance est quelque chose que nous aimons, nous les humains. C?était même notre devoir : « croissez et multipliez, remplissez toute la terre ». Mais une question se pose : dans quelles dimensions voulons-nous croître ? Aujourd?hui, quand on dit « croissance », il n?est question que de la croissance du PIB. Désormais, l?impératif est de croître, sans quoi la société entière s?effondre. Et ça me va, je ne suis pas contre la croissance quand elle est naturelle et qu?on la reçoit avec gratitude. Or nous ne voyons plus la croissance comme cela. Nous la voyons comme notre droit divin d?humains. On constate là une inversion philosophique du sujet et de l?objet. Je crois que la démocratie capitaliste, ou quel que soit le nom que vous donnez à notre système actuel, doit continuer et évoluer mais reste un terrain fertile pour la croissance. Ce qui s?est passé il y a peut-être une demi-génération est que nous avons inversé le sujet et l?objet : nous pensons aujourd?hui que la croissance est une condition sine qua non du capitalisme de marché. Autrement dit, sans croissance, il s?effondre. J?attends bien davantage de la liberté du marché et de la démocratie, car je suis convaincu que nous pouvons bénéficier de la démocratie et du libre-échange même sans croissance. Alors que, selon mes amis ou mes adversaires, le système dans lequel nous vivons est faible, en un sens. Il doit être soutenu par 3, 4 ou 5% de progression du PIB tous les ans, donc ce n?est pas un système très solide. Si le communisme avait donné à tout le monde 5% de richesse en plus chaque année se serait-il effondré un jour ? Mais la bonne question à nous poser sur un système n?est pas de savoir s?il nous rend riches. La première question, la plus importante, est de savoir si nous sommes libres, et être riches ou non devrait être une question secondaire ou tertiaire, ou même d?importance mineure.
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