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ISBN : 2350872327
Éditeur : Editions Héloïse d'Ormesson (22/08/2013)

Note moyenne : 3.2/5 (sur 32 notes)
Résumé :
À la fin de sa vie, Ocean Miller revient sur son itinéraire improbable de shérif : il raconte d’abord comment, lui, Juif d’Europe centrale, né sur un paquebot qui ralliait l’Amérique, a atterri dans une bourgade perdue d’Arizona.
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
BooksnPics
  19 septembre 2013
Ocean Miller, 55 ans, est shérif dans la petite ville de Brewsterville, aux portes du Désert de Mojave. Arrivé là suite à quelques mésaventures, Miller est, “placide et discret” comme il le dit lui-même mais aussi un rien désabusé et moqué par ses supérieurs. Il faut dire qu'à Brewsterville, les distractions sont rares mais lorsqu'il y en a, elles valent le déplacement.
“En dix ans d'office à Brewsterville, j'en avais vu, des choses incroyables dans le désert. Des cadavres de trafiquants mexicains que leurs concurrents avaient ornés d'une cravate pourpre en leur sortant la langue par une incision à la base du coup. Deux prospecteurs enterrés vivants jusqu'aux oreilles. Ou encore une femme vêtue d'une robe longue, en amazone sur une pouliche blonde qui galopait dans la brume hivernale. Et même une famille entière avançant à la queue leu leu un jour d'orage, après s'être fait dérober son chariot par des Apaches. Mais un gamin (Tom) qui marche seul sous un cagnard d'enfer en tirant son paquetage au bout d'une corde, çà, jamais.” (p.26) D'autant plus que ce paquetage n'est pas habituel… puisqu'il s'agit d'un cadavre sans tête, ou plutôt un tronc sans tête.

Soucieux de découvrir la vérité sur cette affaire, convaincu de l'innocence de Tom, Miller va mener son enquête...Et c'est cette histoire qui va nous être contée…

En découvrant ce roman, une image me revenait sans cesse. Je m'imaginais notre narrateur affalé dans “son siège défoncé”, les pieds croisés sur son “bureau vermoulu” avec pour seule compagne une bonne vieille bouteille de whiskey, nous prenant pour témoin de son étrange aventure.

Norman Ginzberg, à travers ce livre, nous emmène en plein western. Tout y est: le shérif, le maire, le marshal, les Indiens, les truands, les tirs, le trésor et même la belle! S'y ajoute l'humour, l'innocence mais aussi la faiblesse de notre narrateur.
Une très belle découverte donc pour moi. Difficile d'abandonner notre narrateur sans avoir découvert l'ensemble de ses péripéties. Une lecture “détente” comme je les aime qui nous permet de nous évader et de découvrir d'autres contrées avec une pointe d'humour décalé.
Je remercie les Editions Héloïse d'Ormesson ainsi que Libfly pour m'avoir permis de découvrir ce roman dans le cadre de la Voie des Indés 2013.
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belette2911
  14 septembre 2015
Ocean Miller, 55 ans, est le shérif d'une petite bourgade paumée non loin du désert de Mojave, au fin fond du trou du cul de l'Arizona.
Brewsterville, que ça s'appelle, ce cloaque qui devait être desservi par le chemin de fer mais qui ne le fut pas.
Niveau représentant de la loi et de l'ordre, ce shérif ne fait pas peur. Il boit, monte une vieille carne de cheval et peut-être émotif au possible.
Ah, il a aussi besoin de se décharger son colt personnel plusieurs fois par semaine, chez une dame de sa connaissance.
Bref, on peut dire qu'Ocean ne fait pas de vagues. Il est shérif comme d'autres sont croquemorts. Parce qu'il faut bien exercer un métier et manger.
Son enquête ? Trouver qui a tué et démembré le cadavre que tirait un jeune garçon, sourd et muet, prénommé Tom.
Ce ne sera pas de tout repos parce que la bourgade voit dans le jeune gamin malicieux le coupable idéal.
Tout en menant son enquête et en ayant troqué sa vieille carne de jument contre un hongre fringant, Ocean Miller nous raconte sa vie, nous fait rencontrer des personnages haut en couleur, nous explique les injustices commises envers les indiens et nous montre les braves habitants de son trou du cul d'Arizona faire un caca nerveux lorsque ces mêmes indiens spoliés demandent à manger.
Ceci est un western, mais un western qui fout en l'air les codes habituels, avec un shérif qui a plus l'air d'une épave échouée dans l'Océan et qui, à chaque sourire du gosse, est prêt à fondre en larmes.
Maniant l'humour et les bons mots, ce roman se lit rapidement, le sourire aux lèvres.
Au menu de cette enquête sous un cagnard d'enfer : des bagarres, des balles qui sifflent, des coups de couteaux dans le dos, des lâchetés et autres traitrises et coups bas, des putes, un saloon qui sert des boissons alcoolisées, des bons petits citoyens avec le cul serré, des illuminés qui vivent reclus, des tueurs, des salauds, quelques indiens hualapais qui crèvent la dalle, sans oublier un hypothétique trésor.
Ça bouge, l'histoire connaîtra des rebondissements, la plume est drôle, sans pour autant vous faire hurler de rire, mais on sent aussi la critique envers un gouvernement qui ne tint jamais ses promesses envers les indiens.
Y'a du cynisme et des vérités, dans ce roman western qui ne fait rien comme les autres.
Lien : https://thecanniballecteur.w..
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mesrives
  24 août 2015
Le sanglier, le crotale et les scorpions...
Années 1880, quand Ocean Miller, shérif de Brewsterville ( comté de Cannon, territoire de l'Arizona) déteste des hommes, il les affuble de noms d'animaux.
Dans ses lunettes, il voit un enfant traînant un cadavre démembré et sans tête à la lisière du désert de Mojave.
Dans ses rêves, il entrevoit alors la douceur et la chaleur d'un foyer possible.
Mais, dans l'immédiat, le shérif doit démêler l'affaire de l'homme-tronc pour identifier les coupables.
La compagnie d'Océan Miller est une vraie joie, et son langage truculent un plaisir dans ce polar façon western.
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keisha
  15 décembre 2013
L'auteur, d'après la quatrième de couverture, est franco-américain et habite dans le Gers. Détails complètement en sa faveur...
Brewsterville, Arizona. Fin du 19ème siècle (en gros, comme pour True Grit)
"Je suis le shérif de ce bled. Un shérif placide et discret, ni bégueule noi fiérot. Pas un de ces paltoquets qui bombent le torse devant les voleurs de poule, une main sur l'étoile, l'autre sur la crosse de leur colt. Je suis shérif comme d'autres sont putains ou croquemorts, parce qu'il en faut."
Le ton est donné, nous sommes dans l'ambiance western, dans un coin paumé environné de collines pierreuses et désertiques. C'est le train train pour Ocean Miller, le shérif, en dépit de l'aversion du maire qui voudrait lui voir rendre son étoile, conservée grâce à l'appui du marshal.
Jusqu'au jour où il rencontre un gamin d'une douzaine d'années trainant en plein cagnard un cadavre démembré. Pour lui l'innocence de Tom, sourd et muet pour ne rien arranger, ne fait aucun doute (quoique, parfois, il s'interroge, en voyant l'habileté du gamin à découper les moutons), mais reste alors à mettre la main sur les coupables.
Bagarres, coups de feu, traîtrises, prostituées, saloon, bons citoyens et rascals, indiens hualapais, trésor et grotte sont présents dans une histoire taillée à la serpe, rugueuse et ironique, qui se terminera de façon inattendue. Un chouette roman à découvrir.
Lien : http://enlisantenvoyageant.b..
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carnet-de-voyage
  01 octobre 2016
Ocean Miller est né sur le bateau de réfugies fuyant l'Europe en crise, vers cet Eldorado que semblait être les États-Unis, ce nouveau monde où "tout est possible", où "toute vie peut renaître".
Nous ne sommes pas en 2016, sur les côtes de la Sicile, non....
Mais on peut prendre cinq minutes pour réfléchir à ce parallèle.
Ocean Miller est originaire d'une vielle famille juive...
Ses parents ont "américanisé" leur nom, pour faire couleur locale et le prénom fut donné à l'enfant en hommage à l' Atlantique.
Océan Miller est à la fin de sa vie quant il nous relate cette aventure de ce cadavre sans tête que traînait un très jeune enfant.
Il est shérif en Arizona..
Il est aussi éloigné du cliché hollywoodien du shérif qu'est Lady Gaga de Soeur Thérésa...
Miller est porté sur la bouteille. le bourbon de préférence.
Il a une copine, qui s'occupe de son linge, et quand elle le veut, il lui donne de la tendresse ; un peu quoi !
Miller est un homme bon. Un peu rustre, mais c'est pour cacher un coeur tendre....
Miller a le coeur brisé de voir à travers sa longue vue ce gamin s'acharner à traîner cette moitié de corps amputé....
Miller regrette déjà d'être sorti ce matin là dans ce fichu désert.... Peut-il ignorer ce gamin et ce cadavre ?
Ce petit homme qui est-il ? Petit Tom le nomme-t-il...
Mais l'enfant qui semble avoir 12 ans est sourd et muet, il dessine comme un Michel-Ange.. et sait désosser et couper comme un boucher une vache, en toute simplicité...
Ce Petit Tom est-il un ange ? Miller ne sait plus quoi penser. La pression des notables qui l'ont en grippe lui font prendre une décision, avec l'appui de son supérieur, qui va à jamais bouleversé sa vie....
C'est un bon livre de Western, qui fleure bon le Bourbon, le cuir vieilli, l'odeur du tabac hollandais...
Un bon livre qui traite aussi, en souterrain de la quête d'identité, de la reconnaissance de l'autre, d'où qu'il vient et ses différences...
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critiques presse (1)
LeFigaro   13 septembre 2013
Norman Ginzberg, qui écrit en français, n'est certes pas William Faulkner et Arizona Tom n'est pas Sanctuaire. Mais pour ce genre de drôlerie pleine de clichés assumés, comme le film Le Bon, la Brute et le Cinglédu coréen Kim Jee-woon, il se trouvera toujours des amateurs.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
belette2911belette2911   13 septembre 2015
À l'instar de beaucoup de Juifs immigrants, mes parents ont changé de patronyme comme on change de peau. En Amérique, les Blum sont devenus des Bloom, les Goldstein des Goldstone, les Neuman des Newman... et nous les Meier, on s'est fait appeler Miller. Pour mes parents, cela marquait un nouveau départ.

Je les comprends. Le quotidien des familles juives n'était pas une partie de plaisir dans l'Allemagne des années trente. «Malédiction, misère et mépris», disait mon père quand il évoquait sa vie d'avant l'Amérique.

À bien y réfléchir, il s'est sans doute délesté du fardeau séculaire de la malédiction. En revanche, pour ce qui est du mépris et de la misère, les abysses de l'Atlantique ne les ont pas engloutis.
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mesrivesmesrives   21 août 2015
Il faut un shérif, et c'est moi qui m'y colle. Le monde tient debout parce qu'il y a des putes qui évitent aux vachers priapiques de devenir mabouls, des croquemorts pour empêcher que les humeurs des cadavres ne nous empoisonnent l'air et des shérifs pour retenir ce petit monde tout de guingois de passer cul par-dessus tête.
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keishakeisha   15 décembre 2013
Je suis le shérif de ce bled. Un shérif placide et discret, ni bégueule ni fiérot. Pas un de ces paltoquets qui bombent le torse devant les voleurs de poule, une main sur l'étoile, l'autre sur la crosse de leur colt. Je suis shérif comme d'autres sont putains ou croquemorts, parce qu'il en faut.
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mesrivesmesrives   21 août 2015
Mon nouveau cheval ne supportait pas de se tenir derrière ma vieille jument. Pour lui, comme pour beaucoup de types par ici, la place du mâle est devant la femelle. Toujours.
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mesrivesmesrives   21 août 2015
En ce bas- monde, un homme n'existe souvent que par ses possessions: sa propriété, sa fortune, sa femme et ses enfants. Autant dire que je n'existe pas!
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