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ISBN : 2253176095
Éditeur : Le Livre de Poche (26/02/2014)

Note moyenne : 3.87/5 (sur 205 notes)
Résumé :
1977 : Martin Radford, jeune historien londonien dont la carrière universitaire a été brisée par un scandale, arrive sur l'île de Madère. Il y rencontre Leo Sellick, un millionnaire sud-américain, qui habite une superbe villa, naguère propriété du mystérieux Edwin Strafford, mort en 1951. Homme politique de premier ordre, promis à un brillant avenir, Edwin Strafford a été en 1908, à l'âge de 32 ans, ministre de l'intérieur du cabinet Asquith, aux côtés de Lloyd Geor... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (43) Voir plus Ajouter une critique
sandrine57
  16 janvier 2015
Londres, fin des années 70. Impliqué dans une affaire de moeurs, obligé à quitter son poste d'enseignant, quitté par sa femme, Martin Radford attend des jours meilleurs en profitant de l'hospitalité d'un ami. Aussi n'hésite-t-il pas un instant quand Alec, un ancien camarade de fac, lui propose de le rejoindre à Madère où il s'est lancé dans la création d'une revue pour expatriés anglais. Sur place, Alec lui présente Léo Sellick, un homme d'affaires sud-africain, installé à la Quinta do Porto Novo, l'ancienne propriété d'Edwin Strafford, un anglais ayant fait une carrière aussi fulgurante que brève dans la politique de son pays. Sellick se dit intéressé par le mystère entourant sa démission du gouvernement Asquith en 1910, la rupture de ses fiançailles avec Elizabeth Latimer, une jeune suffragette, et sa mise au ban de la société. Il demande donc à Martin d'enquêter en sa qualité d'historien. C'est le début d'une aventure qui va le mener dans les arcanes du pouvoir au coeur d'un sombre complot, dans l'Angleterre d'Edouard VII.

Historique, politique, sentimental, ce roman foisonnant de Robert GODDARD est aussi une enquête, quasiment policière, dans le passé. Uniquement guidé par le journal intime d'Edwin Strafford, le jeune historien va sonder ces écrits à la recherche d'un indice expliquant sa disparition de la scène politique. Soixante ans après les faits, les témoins vivants sont rares et ceux qui restent ne semblent pas disposer à déterrer les histoires anciennes. Martin prend immédiatement fait et cause pour le politicien tombé en disgrâce. Et le lecteur avec lui ! On aime le politique intègre, refusant les compromissions, les alliances douteuses, fidèle à son Premier ministre. On s'attache à l'amoureux fou, prêt à tout quitter pour celle qu'il aime. On s'insurge quand tous le lâche. On compatit à son chagrin. Puis le doute, naturel, insidieux, s'installe. Edwin Strafford n'a-t-il vraiment rien à se reprocher ? N'a-t-il pas volontairement occulté de ses mémoires les éléments compromettants ? Martin pourra-t-il le réhabiliter ou se laissera-t-il tenter par une chercheuse charmeuse qui lui offre une collaboration mais voudrait arranger les faits selon ses théories ? Les manipulations d'hier trouvent un écho dans les agissements du présent, ceux à qui le crime a profité sont prêts à tout pour sauver leur position et leur réputation, même à tuer...
Amours trahies, amitiés bafouées, complots politiques, désirs de vengeance dans l'Angleterre du début du XXè siècle sur fond de crise ministérielle et de revendications féministes, voilà les ingrédients de ce somptueux roman porté par les aléas amoureux de deux fortes personnalités, Edwin Strafford, politicien idéaliste et Elizabeth Latimer, jeune suffragette fougueuse puis vieille dame digne et lumineuse. Encore une belle réussite pour Robert GODDARD dont les talents de conteur sont sans limites.
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Moan
  16 janvier 2015
Martin Radford est un jeune historien , qui après une erreur de jeunesse se retrouve divorcé et sans travail. "Dans la vie, je m'étais toujours attendu au pire et j'avais rarement été déçu". Il est appelé par un ami sur l'île de Madère pour faire des recherches sur un certain Edwin Strafford. Alec Sellick a acheté une propriété sur l'île de Madère, il y trouve une photo. Il s'agit d'une photo de 1908 sur laquelle l'ancien propriétaire des lieux est avec les membres du cabinet ministériel anglais. Alec demande donc à Martin d'enquêter sur cet homme Edwin qui a fait partie du gouvernement anglais durant deux ans et qui a disparu de la scène politique du jour au lendemain.
Pour l'aider, il lui fait lire les écrits d'Edwin Strafford qui raconte ces années et particulièrement le jour où il décide d'annoncer son mariage avec une suffragette et que toutes les portes se ferment devant lui.
Pour son enquête, Martin devra reprendre contact avec son ex-belle-famille.
Un livre de 734 pages où on ne s'ennuie pas de la première à la dernière ligne.
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GeorgesSmiley
  05 avril 2018
Un ministre de l'Intérieur, collègue de Lloyd George et de Winston Churchill au début du XXème siècle, aurait-il pu être : sincèrement amoureux d'une suffragette, foncièrement honnête et totalement candide ?
C'est le pari que tient Robert Goddard dans ce passionnant récit où, comme à son habitude, il a dissimulé, pour le plus grand plaisir de ses lecteurs, énigmes, fausses pistes et rebondissements.
Les Anglais sachant voyager, l'intrigue commence à Madère pour se développer autour de Cambridge, ses bibliothèques et ses pubs. La description de la campagne anglaise autour d'Exeter est en soi une très belle invitation au voyage tout comme les pins, mimosas et agapanthes posés sur la terre d'ocre rouge dominant le bleu intense de l'océan le sont pour Madère.
Deux amoureux séparés pour toujours, un tricheur, des politiciens retors, deux businessmen qui vont s'affronter, une historienne trop belle, des érudits, des mémoires, des luttes politiques, une vieille dame très digne, une vengeance à assouvir et le temps qui est passé en enterrant les hommes et les secrets, voilà les ingrédients de cet excellent roman. C'est un prof au chômage, sans argent et rejeté par sa famille que le destin, ou plutôt l'auteur, a choisi pour déterrer les secrets. Il ne se doute pas, au début de l'aventure, dans quoi il s'embarque, alors faites comme lui, prenez un billet pour Madère. Vous, vous ne le regretterez pas !
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Fx1
  01 mai 2016
J'ai decouvert Goddard avec le retour , qui m'avait beaucoup plu.
Il est étrange que je soit passer à côté de cet auteur aussi longtemps ...
Toujours est 'il que je rattrape mon retard avec cet opus .
Ce que j'aime en premier lieu chez Goddard , c'est son attachement aux descriptions .
J'aime quand un auteur prends le temps de décrire les lieux à son lecteur , qui peut ainsi mieux se représenter le contexte de l'oeuvre , s'inclure dans l'histoire .
Autre point que j'apprécie chez Goddard , son art de faire revivre l'Angleterre du 20 eme siècle .
J'ai toujours etait attire par cette contree , que je trouve passionante , intriguante , pleine d'un charme désuet qui me parle beaucoup .
Ainsi , l'approche de Goddard , me parle , parce qu'il évite le côté livre d'Epinal à la Pernaut , chez lui le pays n'est pas tout rose , Goddard aime l'histoire de son pays et s'attache à la faire revivre dans toute sa complexité , et j'aime ca .
J'ai pu lire içi que le côté politique de ce livre etait " lourd" , pour ma part , bîen au contraire , j'ai vrâiment apprécier ce côté de ce roman .
La politique me parle à à base , ainsi j'ai goûter avec un plaisir certain à la plongée dans les arcanes du pouvoir que Goddard propose içi .
Cette intrigue est passionante .
Il n'y a pas de morts violentes , pas de psychopathes , pas d'effets sanglants , et c'est bien mieux ainsi .
Goddard fâit confiance à l'intelligence de son lecteur pour comprendre cette intrigue bien menée , avec intelligence , sans twists débiles à chaque page , ni rebondissements téléphones .
Peut être est ce mon âge qui maintenant me conduit à lire ce genre d'opus quand j'ai besoin d'un livre de distraction , mais c'est un réel plaisir que d'y retourner quand je dois le poser .
Certes , sur le plan stylistique ce n'est pas un chef d'oeuvre .
Mais pour autant , on évite les banalités d'usage propres aux pages turner , c'est bien construit , bîen traduit , et même si j'aurais aimé voir un peu plus de recherche dans les choix de mots , c'est un texte avec lequel l'on prend beaucoup de plaisir .
C'est intelligent , profond sur le plan historique , captivant sur le plan politique , que demander de plus ?
Un troisième Goddard va être lu sous peu , tellement le plaisir est grand .
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Fantine
  05 août 2013
Attirée par la couverture et la 4eme de couverture, j'avoue avoir emprunté cet énorme pavé vraiment par hasard, et, j'ai surtout entamé ma lecture avec une certaine appréhension car je n'étais pas certaine que cela me plaise.
Grande erreur de ma part. J'ai vite été happée, prise par l'intrigue aux multiples rebondissements. Les indices sont distillés avec parcimonie, et, arrivent au bon moment afin de mieux relancer l'enquête menée par le héros.
Les différents personnages, en particulier Martin Rafford et Edwin Strafford, sont extremement bien cernés. L'auteur brosse leurs portraits, leurs caractères psychologiques avec lucidités ainsi que d'une manière précise et juste.
Les extraits des mémoires d'Edwin Strafford, quant à eux, apportent des éclaississements, des éléments nouveaux sur des points de l'enquête que le héros soupçonne.
Il en ressort - du moins, en ce qui me concerne - que Martin Rafford et Edwin Strafford ont bien des points communs. Tout deux ont été profondement malheureux toute leur vie, le premier est un historien raté tandis que le second un politicien "raté", et surtout, tout deux possèdent un secret qui ont pourri leur existence ... ...
A déguster, volire même à dévorer sans modération.
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Citations et extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
fannyvincentfannyvincent   01 octobre 2015
- Prenant cet élément en considération ainsi que vos qualités d'historien que je ne mets pas en doute, je vous propose un engagement lucratif sur le plan financier et stimulant sur le plan intellectuell.
- Vous m'offrez un travail ? demandai-je, incrédule.
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GeorgesSmileyGeorgesSmiley   28 avril 2019
Parce qu'en 1914, un monde est mort. Et dans celui-ci, tu n'as plus ta place. Tu es totalement déphasé. Ton époque, celle des politiciens amateurs généreux a disparu depuis longtemps. Je me rappelle ta foi dans le demos. Ta foi dans le débat intellectuel. Déjà dans ce temps-là, c'était de la blague. Maintenant, c'est un anachronisme.
Plus personne n'est libre. Nous avons perdu notre liberté quelque part en route, au profit de ce qu'on appelle sans rire l'Etat providence. Je ne me plains pas. J'ai su profiter de toutes les occasions. Quand ils ont voulu s'entre-tuer, je leur ai vendu des armes. Quand ils ont voulu des maisons, j'en ai fait construire. Quand ils ont voulu s'amuser, je leur ai vendu des cinémas. Tu vois, j'ai toujours su quelle carte jouer. Le profit donne du plaisir. Et le plaisir, c'est la vie. L'hédonisme est un métier qui a ses lettres de noblesse. Je suis capable de te vendre une cravate en soie pour aller avec ton cilice.
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fannyvincentfannyvincent   05 octobre 2015
En historien attiré par le mystère, je désirais découvrir une vérité plus dramatique et, en homme que la vie n'avait pas épargné, j'avais envie de prouver que les châtiments n'étaient pas tous mérités.
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NuageuseNuageuse   04 juin 2018
Au milieu de cette folie meurtrière, j'ai appris quelque chose qui m'avait échappé lorsque j'étais politicien : on ne peut diriger convenablement ceux dont on n'a pas partagé les souffrances.
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GeorgesSmileyGeorgesSmiley   05 avril 2018
"Laissez-moi décider toute seule, Martin. J'aimerais bien faire une promenade en barque. Cambridge est une communauté très fermée, comme vous devez le savoir, toujours à l'affût des derniers ragots. Cela fait du bien de rencontrer quelqu'un de l'extérieur."
Je regagnai ma chambre à Princes' Hall avec les mémoires et la liste des ouvrages à consulter, éprouvant, cela me frappa, ce que Strafford avait dû éprouver à la perspective d'un rendez-vous dans Hyde Park avec Elizabeth, un dimanche, soixante-huit ans plus tôt : la joie frémissante de jouer avec le feu.
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