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Quirke, médecin légiste tome 1 sur 5

Michèle Albaret-Maatsch (Traducteur)
EAN : 9782841114399
448 pages
Editions Nil (07/01/2010)
3.33/5   62 notes
Résumé :
Dans le Dublin des années 1950, Quirke, médecin légiste consciencieux, noie son passé et ses démons dans le whisky. Un soir d'ivresse, repassant à la morgue, il trouve à son bureau son beau-frère Mal et le cadavre d'une jeune femme tout récemment déposé. Quirke a de quoi s'interroger : Mal qui ne s'aventure jamais dans les profondeurs du lieux semble surpris et tente à la hâte de dissimuler un dossier... Des circonstances suffisamment troublantes pour décider Quirke... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
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Au hasard de mes pérégrinations sur Babelio, il m'arrive via différentes critiques et aussi grâce à certaines listes, de tomber sur des petites pépites littéraires.
Cela a été le cas pour cette superbe découverte d'un auteur irlandais que je ne connaissais absolument pas : Benjamin Black qui est en réalité le pseudonyme de John Banville.
Les disparus de Dublin est un livre qui m'a permis de plonger dans le Dublin des années cinquante et de faire connaissance avec son personnage récurrent : le Dr Quirke, médecin légiste.
Il va être amené à s'interroger (puis enquêter ) sur le décès d'une jeune femme. Cette dernière semble être décédée suite à un accouchement, mais ce qui intrigue immédiatement Quirke c'est le fait que ce soit son propre beau-frère qui a signé le certificat de décès… Pourquoi ?
Ses questionnements vont le mener beaucoup plus loin qu'il ne l'avait prévu, sous fond d'affaires de famille, de meurtres et de trafics impliquant certains membres de la « bonne société « irlandaise.

Quirke, personnage écorché, avec sa propension à boire de trop, ( comme beaucoup d'irlandais semble-t-il ), est un personnage plus qu'attachant. Il va au bout des choses et essaye sincèrement de faire de son mieux pour tout le monde (ou presque)
Même si nous sommes au vingtième siècle, on mesure encore pleinement l'impact et la puissance de l'Eglise Irlandaise (et catholique) sur ses ouailles et leur comportement.

Un vrai roman noir, qui nous plonge dans le Dublin des années cinquante mais nous fait aussi traverser l'Atlantique pour nous retrouver à Boston.

Une écriture que je qualifierais de ciselée et aussi d'addictive, car j'ai vraiment apprécié cette lecture et le style de l'auteur.

Je ne peux que déplorer le fait qu'actuellement seuls cinq titres de cette série ( qui en compte six ) ont été traduit en français….Ce qui me rappelle douloureusement mes lacunes dans la langue de Shakespeare.
J'ai appris entre temps qu'une mini- série intitulée Quirke avec dans le rôle phare l'excellent Gabriel Byrne a été produite. Vais un peu fouiner sur le net car j'avoue avoir très envie de la voir…

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Challenge A travers l'histoire 2020
Challenge Mauvais Genre 2020
Challenge ABC 2019/2020

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Les disparus de Dublin est le premier tome de la saga Quirke, écrit pas Benjamin Black (pseudonyme de John Banville). Il nous emmène dans le Dublin des années 1950.

Quirke est médecin légiste, mélancolique et il boit et fume plus que de raison. Il m'a fait penser au célèbre Maigret, imaginé par Simenon.

Sa première "enquête" tourne autour de la mort de Christine Falls, une jeune femme morte en couche. Mal, le beau-frère de Quirke, a signé le certificat de décès avec une fausse raison, officiellement pour protéger la famille de la jeune femme qui n'était pas marié mais en réalité, il cache un grand secret.

Pour un premier livre, c'est vraiment prometteur et j'ai hâte de découvrir le reste de la saga Quirke. J'ai aussi découvert la mini-série de 3 épisodes et je suis aussi conquise.

Lien : https://missmolko1.blogspot...
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Whaou ! Une fois le livre refermé, on reste sonné par ce roman noir ! Un vrai brûlot pas très catholique, en effet au regard du sujet auquel il s'attaque. Bien davantage qu'un simple roman policier, Benjamin Black, pseudonyme volontaire de John Banville (dont il ne s'est jamais caché) écrit un livre bien ficelé qui démonte l'Eglise toute puissante des années 50 en Irlande et la haute société irlando-américaine. Un roman d'amours tragiques, sur fond de trafic de bébés, de meurtres, d'histoires de "famille" bien alambiquées à l'irlandaise .

Quirke est un héros attachant. Il n'est pas policier mais médecin légiste. C'est l'anti-héros par excellent. Un picoleur au grand coeur, mais un coeur blessé et pas trop fier de son passé. Un Irlandais orphelin de surcroît, comme beaucoup de gosses de sa génération. Il a épousé Délia au lieu d'épouser Sarah, la femme qui s'est finalement donné à Malachy, son faux frère, médecin des vivants, alors que lui est le médecin des morts... Pourtant il va faire ressurigir le passé pas très glorieux d'une certaine Irlande des années 50...

Au fil des pages, le lecteur croise des personnages abîmés par la vie, les femmes du peuple en particulier : cette pauvre Claire Stafford, infertile et malheureuse mère adoptive de la petite Christine au triste sort, la pauvre Moran qui finira mal également, cet abruti d'Andy Stafford qui ne sait pas consoler bébé Christine qui pleure... Et c'est justement par ce mystérieux bébé qu'est hanté tout le livre. Quirke et le lecteur sont entrainés par une spirale infernale et irrémédiable. La condition féminine en Irlande, le rôle de l'Eglise et de la haute société catholique sont étalés au grand jour et ce n'est pas joli à voir. de plus, même la justice est pourrie... alors où va-t-on ? C'est la question que l'on se pose en refermant le roman alors que Quirke remet à l'inspecteur Hackett le journal secret tenu par la Moran, témoin gênant pour la haute société : "Ca va produire beaucoup de poussière si on abat les piliers de cette société. Beaucoup de poussière, de briques et de gravats. Il serait sage de se tenir à distance." déclare le policier. Ca promet...

Heureusement qu'il y a Phoebe, la pseudo-nièce de Quirke (oui, parce que rien n'est simple) : elle représente la jeunesse, l'avenir et la modernité. Une jeune femme de 20 ans qui pose un regard dur sur la génération de ses parents (qui l'ont empêché d'épouser son protestant d'amoureux alors qu'eux ont fait des choses pas franchement "clean").

Ce roman, paru en France fin 2009 mais écrit en 2006 attend une suite en cours de traduction, que personnellement j'attends avec impatience (encore un série à lire !). Merci à John Banville d'avoir eu l'idée de cette excellente série qui ne mâche pas ses mots (un style brut et sans détour pourtant élégant) et ne lâche pas le lecteur.

Mon seul reproche concerne la traduction du titre (une fois de plus !). le titre VO est Christine Falls et il a tout son sens.
Mais John Banville n'y est pour rien, c'est l'éditeur qui choisi les titres traduits.
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Les disparus de Dublin est le premier tome de la série policière de John Banville, alias Benjamin Black. Enfin policière, policière, j'y connais peu en la matière, mais c'est plutôt un roman noir. Et encore plus, d'ailleurs, un roman d'atmosphère, sur le Dublin des années 50. (aparté 1 : c'est Thierry Robin je crois qui parle de Docteur Banville et Mister Black : mais tellement ! On n'a pas l'impression du même auteur, c'est troublant).

Celui qui mène l'enquête est médecin légiste. Quirke n'a pas de prénom dans l'histoire (en tous cas je n'ai pas souvenir de l'avoir lu à aucun moment !), c'est un géant blond très attachant, brillant et taciturne, il boit trop et a été bien amoché par l'existence (aparté 2 : au niveau physique, c'est donc étonnant que Gabriel Byrne ait été choisi pour le rôle dans la mini-série de la BBC, mais en fait non : il incarne Quirke avec une justesse confondante. Il est Quirke ! C'est donc plutôt John Banville qui s'est trompé en le décrivant géant et blond, hahaha).

C'est un soir de pot de départ bien arrosé, qu'en repassant à son bureau – en titubant jusqu'à son bureau, pourrait-on dire -, Quirke découvre son beau-frère Malachy en train d'annoter le dossier d'une patiente (d'un cadavre) : Christine Falls (qui est le nom du roman en version originale : aparté 3). Il n'a rien à faire là, Malachy. Eminent gynécologique, c'est le mari de la soeur de la femme de Quirke, mais aussi presque son frère, car Quirke est un orphelin que le père de Malachy, un juge avec le vent en poupe, a sorti de son orphelinat et quasiment adopté.

Roman noir, roman d'ambiance, Les disparus de Dublin est aussi un roman d‘enchevêtrements : de familles, de couples, d'intrigues, de passés et de présents, de ponts sur l'Atlantique, de coïncidences. Un monde souvent trop clos, trop petit, pour être crédible – les coïncidences sont bien trop nombreuses.

Mais qu'importe : j'ai bien aimé Les disparus de Dublin. Pas tant pour l'intrigue, pas vraiment originale et souvent un peu prévisible. J'ai bien aimé ce roman pour l'atmosphère, pour Quirke, et pour le canevas que l'auteur tisse habilement en nous entortillant dedans jusqu'au dénouement. J'ai trouvé aussi très intéressant ce qu'il raconte des rapports étroits entre l'Irlande des années 50 et les États-Unis, avec la main-mise effroyable de l'église tentaculaire entre les deux pays. L'originalité du roman se situe là, je pense.

Je lirai très certainement les tomes suivants – Quirke est attachant, l'ai-je déjà signalé ?
Lien : https://lettresdirlandeetdai..
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Sous le pseudo de Benjamin Black se cache John Banville. Et sous cet alias, il nous offre le premier opus des aventures du légiste alcoolique Quirke qui dissèque plus les âmes que les corps.
Mais alors que nous raconte "Les disparus de Dublin"
Nous sommes donc à Dublin dans les années 1950. Quirke, médecin légiste, découvre un soir son beau-frère assis à son bureau à la morgue. Ce dernier consultait un dossier qu'il tente de dissimuler. le lendemain, lorsque Quirke retourne à son travail, le dossier a disparu ainsi que le cadavre de la jeune femme concernée. Quirke se retrouve dans une affaire impliquant la haute société catholique de Dublin ainsi que sa famille.
Forcément ici, la bonne société ne va pas être épargnée, on va toucher du doigt ses travers. Avec Quirke un médecin légiste, veuf, misanthrope, souvent soût - bref, pas très catholique., John Banville a créé un héros que vous allez adorer.
Voilà donc un héros et un auteur à découvrir ou redécouvrir
Lien : https://collectifpolar.com/
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Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
She heard what he was really saying - honestly, he was jealous of everyone! - and she sighed and gave him a look.
"He's a priest, Andy. He was just paying a visit."
"Well, I hope he don't visit too often. I don't like priests in the house. My old Ma always said it was a bad luck."
There were quite a few things Claire could say about Andy's old Ma, if only she dared.
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The corpse was that of a young woman, slim and yellow-haired; she had been pretty, but death had robbed her of her features and now she might be a carving in soapstone, primitive and bland. Something, his pathologist's instinct perhaps, told him what the name would be before he looked at the label tied to her toe. 'Christine Falls,' he murmured. 'You were well named.' Looking more closely he noticed the dark roots of her hair at forehead and temples: dead, and not even a real blonde.
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Quirke did not consider himself to be a brave man, maybe not even a courageous one. The fact was, his physical courage or otherwise had never been tested, and he had always assumed it never would be. Wars, murders, violent robberies, assaults with blunt instruments, the newpapers were full of such things, but they seemed to take place elsewhere, in a sort of parallel world ruled and run by a different, more violent, altogether more formidable and vicious species of human being than the ones he normally encountered.
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He took a violent draught of his drink, throwing back his head and opening his mouth wide, the cords of his throat pulsing as he swallowed. "I'm writing poetry again," he said, wiping his bulbous red lip with the back of his hand. "In Irish, that lovely language that I learned in jail, the university of the working classes."
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They were both silent for a time, then Quirke lifted a hand and made a gesture indicating the statue, the sanctuary lamp, the altar with its gold-embroidered white cloth, and said:
"Tell me, Mal, do you really believe in all this?"
Mal considered. "I try to," he said. He looked sidelong at his brother-in-law. "And you - what do you believe in?"
"I was cured of believing in things a long time ago."
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