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Michèle Albaret-Maatsch (Traducteur)
EAN : 9782841114399
448 pages
Editions Nil (07/01/2010)
3.25/5   57 notes
Résumé :
Dans le Dublin des années 1950, Quirke, médecin légiste consciencieux, noie son passé et ses démons dans le whisky. Un soir d'ivresse, repassant à la morgue, il trouve à son bureau son beau-frère Mal et le cadavre d'une jeune femme tout récemment déposé. Quirke a de quoi s'interroger : Mal qui ne s'aventure jamais dans les profondeurs du lieux semble surpris et tente à la hâte de dissimuler un dossier... Des circonstances suffisamment troublantes pour décider Quirke... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
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Crazynath
  03 janvier 2020
Au hasard de mes pérégrinations sur Babelio, il m'arrive via différentes critiques et aussi grâce à certaines listes, de tomber sur des petites pépites littéraires.
Cela a été le cas pour cette superbe découverte d'un auteur irlandais que je ne connaissais absolument pas : Benjamin Black qui est en réalité le pseudonyme de John Banville.
Les disparus de Dublin est un livre qui m'a permis de plonger dans le Dublin des années cinquante et de faire connaissance avec son personnage récurrent : le Dr Quirke, médecin légiste.
Il va être amené à s'interroger (puis enquêter ) sur le décès d'une jeune femme. Cette dernière semble être décédée suite à un accouchement, mais ce qui intrigue immédiatement Quirke c'est le fait que ce soit son propre beau-frère qui a signé le certificat de décès… Pourquoi ?
Ses questionnements vont le mener beaucoup plus loin qu'il ne l'avait prévu, sous fond d'affaires de famille, de meurtres et de trafics impliquant certains membres de la « bonne société « irlandaise.
Quirke, personnage écorché, avec sa propension à boire de trop, ( comme beaucoup d'irlandais semble-t-il ), est un personnage plus qu'attachant. Il va au bout des choses et essaye sincèrement de faire de son mieux pour tout le monde (ou presque)
Même si nous sommes au vingtième siècle, on mesure encore pleinement l'impact et la puissance de l'Eglise Irlandaise (et catholique) sur ses ouailles et leur comportement.
Un vrai roman noir, qui nous plonge dans le Dublin des années cinquante mais nous fait aussi traverser l'Atlantique pour nous retrouver à Boston.
Une écriture que je qualifierais de ciselée et aussi d'addictive, car j'ai vraiment apprécié cette lecture et le style de l'auteur.
Je ne peux que déplorer le fait qu'actuellement seuls cinq titres de cette série ( qui en compte six ) ont été traduit en français….Ce qui me rappelle douloureusement mes lacunes dans la langue de Shakespeare.
J'ai appris entre temps qu'une mini- série intitulée Quirke avec dans le rôle phare l'excellent Gabriel Byrne a été produite. Vais un peu fouiner sur le net car j'avoue avoir très envie de la voir…
Challenge Séries 2020
Challenge A travers l'histoire 2020
Challenge Mauvais Genre 2020
Challenge ABC 2019/2020
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missmolko1
  09 février 2018
Les disparus de Dublin est le premier tome de la saga Quirke, écrit pas Benjamin Black (pseudonyme de John Banville). Il nous emmène dans le Dublin des années 1950.
Quirke est médecin légiste, mélancolique et il boit et fume plus que de raison. Il m'a fait penser au célèbre Maigret, imaginé par Simenon.
Sa première "enquête" tourne autour de la mort de Christine Falls, une jeune femme morte en couche. Mal, le beau-frère de Quirke, a signé le certificat de décès avec une fausse raison, officiellement pour protéger la famille de la jeune femme qui n'était pas marié mais en réalité, il cache un grand secret.
Pour un premier livre, c'est vraiment prometteur et j'ai hâte de découvrir le reste de la saga Quirke. J'ai aussi découvert la mini-série de 3 épisodes et je suis aussi conquise.

Lien : https://missmolko1.blogspot...
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maevedefrance
  11 juillet 2010
Whaou ! Une fois le livre refermé, on reste sonné par ce roman noir ! Un vrai brûlot pas très catholique, en effet au regard du sujet auquel il s'attaque. Bien davantage qu'un simple roman policier, Benjamin Black, pseudonyme volontaire de John Banville (dont il ne s'est jamais caché) écrit un livre bien ficelé qui démonte l'Eglise toute puissante des années 50 en Irlande et la haute société irlando-américaine. Un roman d'amours tragiques, sur fond de trafic de bébés, de meurtres, d'histoires de "famille" bien alambiquées à l'irlandaise .
Quirke est un héros attachant. Il n'est pas policier mais médecin légiste. C'est l'anti-héros par excellent. Un picoleur au grand coeur, mais un coeur blessé et pas trop fier de son passé. Un Irlandais orphelin de surcroît, comme beaucoup de gosses de sa génération. Il a épousé Délia au lieu d'épouser Sarah, la femme qui s'est finalement donné à Malachy, son faux frère, médecin des vivants, alors que lui est le médecin des morts... Pourtant il va faire ressurigir le passé pas très glorieux d'une certaine Irlande des années 50...
Au fil des pages, le lecteur croise des personnages abîmés par la vie, les femmes du peuple en particulier : cette pauvre Claire Stafford, infertile et malheureuse mère adoptive de la petite Christine au triste sort, la pauvre Moran qui finira mal également, cet abruti d'Andy Stafford qui ne sait pas consoler bébé Christine qui pleure... Et c'est justement par ce mystérieux bébé qu'est hanté tout le livre. Quirke et le lecteur sont entrainés par une spirale infernale et irrémédiable. La condition féminine en Irlande, le rôle de l'Eglise et de la haute société catholique sont étalés au grand jour et ce n'est pas joli à voir. de plus, même la justice est pourrie... alors où va-t-on ? C'est la question que l'on se pose en refermant le roman alors que Quirke remet à l'inspecteur Hackett le journal secret tenu par la Moran, témoin gênant pour la haute société : "Ca va produire beaucoup de poussière si on abat les piliers de cette société. Beaucoup de poussière, de briques et de gravats. Il serait sage de se tenir à distance." déclare le policier. Ca promet...
Heureusement qu'il y a Phoebe, la pseudo-nièce de Quirke (oui, parce que rien n'est simple) : elle représente la jeunesse, l'avenir et la modernité. Une jeune femme de 20 ans qui pose un regard dur sur la génération de ses parents (qui l'ont empêché d'épouser son protestant d'amoureux alors qu'eux ont fait des choses pas franchement "clean").
Ce roman, paru en France fin 2009 mais écrit en 2006 attend une suite en cours de traduction, que personnellement j'attends avec impatience (encore un série à lire !). Merci à John Banville d'avoir eu l'idée de cette excellente série qui ne mâche pas ses mots (un style brut et sans détour pourtant élégant) et ne lâche pas le lecteur.
Mon seul reproche concerne la traduction du titre (une fois de plus !). le titre VO est Christine Falls et il a tout son sens.
Mais John Banville n'y est pour rien, c'est l'éditeur qui choisi les titres traduits.
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Okenwillow
  01 octobre 2020
Les disparus de Dublin, traduction étrange de Christine Falls, (????) est le premier roman d'une série en cours de traduction, écrite par l'auteur irlandais John Banville. Je ne connaissais pas l'auteur, encore moins la série. J'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce thriller situé entre Dublin et Boston dans les années 50. Un thriller sans policier, sans détective, mais avec un légiste veuf et un peu poivrot, amené malgré lui à dénouer une intrigue impliquant ses proches.Les différents liens entre les protagonistes sont complexes, riches, et ambigus. Tous ces personnages m'ont parus très humains et particulièrement attachants. Quirke, anti-héros, est un peu lâche, un peu paumé, vaguement désabusé. Son entourage est tout aussi perdu et personne ne semble à sa place dans sa vie. L'histoire de Christine Falls va rattraper celle de Quirke, car celui-ci va y trouver des échos de sa propre vie.L'intrigue elle-même est sans surprise, on attend le final sans trop d'espoir de nouveauté. Les rebondissements se situent plus dans les relations humaines que dans la résolution de l'énigme, assez basique.Un roman que je retiendrai pour le style recherché, les personnages romanesques, mais pas pour l'aspect thriller que j'ai trouvé plutôt faible, trop classique et déjà-vu.Les disparus de Dublin, traduction étrange de Christine Falls, (????) est le premier roman d'une série en cours de traduction, écrite par l'auteur irlandais John Banville. Je ne connaissais pas l'auteur, encore moins la série. J'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce thriller situé entre Dublin et Boston dans les années 50. Un thriller sans policier, sans détective, mais avec un légiste veuf et un peu poivrot, amené malgré lui à dénouer une intrigue impliquant ses proches.Les différents liens entre les protagonistes sont complexes, riches, et ambigus. Tous ces personnages m'ont parus très humains et particulièrement attachants. Quirke, anti-héros, est un peu lâche, un peu paumé, vaguement désabusé. Son entourage est tout aussi perdu et personne ne semble à sa place dans sa vie. L'histoire de Christine Falls va rattraper celle de Quirke, car celui-ci va y trouver des échos de sa propre vie.L'intrigue elle-même est sans surprise, on attend le final sans trop d'espoir de nouveauté. Les rebondissements se situent plus dans les relations humaines que dans la résolution de l'énigme, assez basique.Un roman que je retiendrai pour le style recherché, les personnages romanesques, mais pas pour l'aspect thriller que j'ai trouvé plutôt faible, trop classique et déjà-vu.
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jmfhcb
  21 janvier 2010
L'auteur, Benjamin Black, est le pseudonyme de John Banville, celui de la mer. Personnellement, j'avais adoré ce livre, si ce n'est adulé (en simplifié pour moi c'est un chef d'oeuvre). J'ai aussi adoré ce livre mais par contre dans ma tête, il est bien clair que Les disparus de Dublin ne joue pas au même niveau. Ici, on a plutôt affaire à un très bon diverstissement.
Le personnage principal, c'est Quirke (apparemment il sera récurrent dans les livres de Benjamin Black). Il est médecin légiste à Dublin dans les années cinquante. Il est grand, bourru, alcoolique, fumeur ... Irlandais quoi (je suis une fille pleine de préjugés :) ). Niveau famille : il est orphelin, recueillie par Grant Griffin, juge de son état, qui lui-même a un fils Malachy, qui lui même a une femme Sarah. Les deux derniers ont ensemble une fille Phoebe. Quirke est veud de Delia, morte en couche, vingt ans plus tôt. Détail non négligeable c'est la soeur de Sarah.
Ces histoires amoureuses ont commencé comme ça : Quirke et Malachy sont partis aux Etats-Unis il y a vingt ans pour une année chez un grand amis de Grant : Crawford (le prénom m'échappe, désolée). Celui-ci a deux filles : Sarah et Delia. Quirke veut Sarah mais couche avec Delia (comme quoi les hommes ...)
Je pense vous avoir situé tous les personnages à part Rose, Andy et Claire et aussi les membres de l'Église irlandaise et bostonienne. Je vous en dévoilerai un peu beaucoup alors.
Pour ce qui est de l'intrigue : Quirke arrive un jour dans son bureau et trouve Malachy, gynécologue de son état, en train de falsifier un rapport de décès. Celui de Christine Falls, morte d'un embolie pulmonaire. Quirke ne dit trop rien mais s'aperçoit rapidement que cette fille est en réalité morte en accouchant d'une petite fille. La question qu'il se pose est où est la petite fille ? Est-elle morte ou vivante ? Il met alors le doigt dans une histoire glauque d'enlèvements d'enfants (de trafic en réalité avec les États-Unis) par des membres de l'Église irlandais, dont plusieurs membres de sa famille.
Comme je vous le disais, j'ai passé un excellent moment de lecture. C'est un page-turner si on reprend l'expression de la quatrième de couverture . Il y a plein d'intrigues, de rebondissements. Par contre c'est un roman noir (d'où le pseudo de l'auteur) mais pas un roman policier. Il n'y a pas d'enquête à proprement dit. Par contre, on peut reprocher au livre les défauts des premiers volumes de série ; l'auteur essaye de garder du suspense sur la vie du personnage principal et prend du temps à décrire les personnages qui seront récurrents. Par contre il faut noter le soucis du détail dans les descriptions des personnages (récurrents ou pas) que vous pouvez pratiquement visualiser. Mais là c'est l'auteur de romans et non de romans noirs qui écrit à mon avis.
Lien : http://cecile.ch-baudry.com/..
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Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
missmolko1missmolko1   19 janvier 2018
She heard what he was really saying - honestly, he was jealous of everyone! - and she sighed and gave him a look.
"He's a priest, Andy. He was just paying a visit."
"Well, I hope he don't visit too often. I don't like priests in the house. My old Ma always said it was a bad luck."
There were quite a few things Claire could say about Andy's old Ma, if only she dared.
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missmolko1missmolko1   14 janvier 2018
The corpse was that of a young woman, slim and yellow-haired; she had been pretty, but death had robbed her of her features and now she might be a carving in soapstone, primitive and bland. Something, his pathologist's instinct perhaps, told him what the name would be before he looked at the label tied to her toe. 'Christine Falls,' he murmured. 'You were well named.' Looking more closely he noticed the dark roots of her hair at forehead and temples: dead, and not even a real blonde.
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missmolko1missmolko1   23 janvier 2018
Quirke did not consider himself to be a brave man, maybe not even a courageous one. The fact was, his physical courage or otherwise had never been tested, and he had always assumed it never would be. Wars, murders, violent robberies, assaults with blunt instruments, the newpapers were full of such things, but they seemed to take place elsewhere, in a sort of parallel world ruled and run by a different, more violent, altogether more formidable and vicious species of human being than the ones he normally encountered.
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missmolko1missmolko1   15 janvier 2018
He took a violent draught of his drink, throwing back his head and opening his mouth wide, the cords of his throat pulsing as he swallowed. "I'm writing poetry again," he said, wiping his bulbous red lip with the back of his hand. "In Irish, that lovely language that I learned in jail, the university of the working classes."
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missmolko1missmolko1   18 janvier 2018
They were both silent for a time, then Quirke lifted a hand and made a gesture indicating the statue, the sanctuary lamp, the altar with its gold-embroidered white cloth, and said:
"Tell me, Mal, do you really believe in all this?"
Mal considered. "I try to," he said. He looked sidelong at his brother-in-law. "And you - what do you believe in?"
"I was cured of believing in things a long time ago."
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Videos de John Banville (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de John Banville
Bande annonce de la série Quirke, adaptation des romans de John Banville (écrit sous le pseudonyme de Benjamin Black).
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