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Élodie Leplat (Traducteur)
EAN : 9782355847288
704 pages
Sonatine (01/09/2019)
3.86/5   234 notes
Résumé :
1882, St John's Wood. Un homme se présente aux portes de la maison de Constance Trenchard, prétendant être sir James Davenall, son ancien fiancé, disparu une semaine avant leur mariage et que tout le monde croyait mort. Elle le reconnaît mais toute la famille Davenall, surtout sa mère et son frère, Hugo, héritier du domaine de Cleave Court, prétend qu'il s'agit d'un imposteur.
Critiques, Analyses et Avis (62) Voir plus Ajouter une critique
3,86

sur 234 notes

Je ne connaissais pas Robert Goddard et je ne regrette pas de m'être lancé dans ce roman à background historique.

C'est essentiellement un roman à suspense, mâtiné de psychologie aristocratique.

Nous sommes dans l'Angleterre des années 1880, et suivons les turpitudes diverses de quelques aristocrates n'ayant aucun souci d'argent. C'est de l'anti-Ken Loach.

Mes amis Babéliotes froncent le sourcil gauche : et tu as aimé ?

Ben oui, car ce roman est avant tout une langue : le style est fluide et l'auteur nous entraîne dans une narration à plusieurs voix toutes plus châtiées les unes que les autres. C'est une expérience immersive réussie.

Conventions, distinction, phrasé : tout est à l'avenant : aristocratique à souhait. Même les viols et les partouzes prennent une connotation délicate et pudique. Inceste oui, mais un ceste sans vulgarité.

De plus, le suspense est savamment dosé, entretenu, avec une vérité qui s'entrevoit sans jamais se dévoiler, jusqu'au dénouement final, encore de la pudeur !

Les personnages sont crédibles, aucune peine à les imaginer ni à saisir leurs motivations. On s'attacherait presque à Plon-plon, le lâche héritier napoléonien, à Madeleine Devereux, à Richard à Norton/James...

Même les seconds couteaux sont réussis : Quinn, Trenchard...

Un gros pavé de délicieuse grammaire (passé simple bien sûr), de cigares, de gestes calculés et d'esprits tordus mais avec une once (une livre ?) de noblesse.

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Intrigue du 19e siècle, histoires de famille, d'infidélités et de rancunes fraternelles.

Un homme qui semble revenu d'entre les morts, James Davenall, disparu il y a onze ans en laissant une lettre de suicide, vient réclamer son héritage et son titre de baronnet. Mais est-il vraiment James Davenall? Ou n'est-il qu'un imposteur? Sa mère ne le reconnaît pas, mais son ancienne fiancée est bien émue… le frère qui a hérité en son absence ne se laisse pas convaincre et on entre dans une enquête et une saga judiciaire dans la famille.

L'auteur distille les indices, on pense qu'on a deviné la machination, mais d'autres événements viennent bousculer le raisonnement, d'autres pistes… Il faudra plus de 800 pages (en poche) pour faire toute la lumière sur le passé tortueux des Davenall.

Un décor d'autrefois, quand les tests d'ADN n'existaient pas pour authentifier la filiation, mais un polar d'une belle complexité qui suscite l'envie irrésistible de tourner les pages pour savoir la suite…

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Voici le 8ème roman de Robert Goddard. Vous trouverez ma chronique du tome précédent ci-dessous. C'est un livre assez dense il faut l'avouer, certains passages auraient pu être allégés pour rendre plus fluide la lecture mais on cherche vraiment à savoir l'identité réelle de James. Où est la vérité? Qui la possède? On se pose vraiment beaucoup de questions. Est-ce vraiment James? Si oui, pourquoi a-t-il disparu? Si ce n'est pas lui, qui est-il? Et on ne trouve la réponse que dans les toutes dernières pages. L'argent, les secrets de famille, l'amour sont le nerf de cette intrigue. J'ai aimé l'ambiance so british de ce livre, le charme anglais du milieu du XIXème siècle (Les fiacres, l'aristocratie, les demeures,...) ainsi que le contexte historique. (...)

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Un roman de Robert Goddard c'est toujours la promesse d'une lecture passionnante avec une intrigue bien alambiquée, des retournements de situation de dernière minute et un suspense qui ne faiblit jamais.

Certes tout cela se mérite car il faut quand même 700 pages pour arriver à la conclusion, mais quel bonheur pour les amateurs.

Il me faut une fois de plus saluer le remarquable travail éditorial des Editions Sonatine qui ont permis aux francophones de découvrir ce magnifique auteur britannique et qui, avec ce roman écrit il y a plus de 30 ans (1989 pour être parfaitement exact) nous permettent de plonger dans une époque victorienne corsetée dans les bonnes manières mais gangrenée par des vices d'autant plus détestables qu'ils doivent échapper à toute révélation publique.

Plus de dix ans après sa mystérieuse disparition James Davenhall réapparait soudainement et réclame à la fois un titre et un héritage que son jeune frère n'a aucune envie de lui céder mais aussi la femme qu'il devait épouser et qui est maintenant mariée à un autre et mère d'une petite fille.

La famille du revenant se déchire : qui est cet homme ? le véritable James qui n'avait fait que s'éclipser pour éviter qu'un terrible secret familial ne soit révélé ? Un imposteur appâté par l'argent qui se moque bien des dégâts qu'il sème sur son passage ? Sa mère le renie mais la nourrice qui l'a élevé le serre dans ses bras en pleurant de joie.

Tout au long du roman, l'intrigue se noue et les mystères deviennent plus profonds car chacun des personnages a bien des choses à cacher et de vilains secrets sortent des placards.

Le lecteur ne peut s'empêcher de prendre parti et il chemine tour à tour aux côtés de Constance la jeune femme romantique qui ne peut se résoudre à écarter son amour de jeunesse, de William qui s'accroche désespérement à tout indice susceptible de prouver la supercherie qui finira par lui coûter son bonheur, de James qui ne peut que susciter la sympathie tant son comportement se montre digne, malgré les failles qui font douter et qui sont habilement distillées par l'auteur au fil du récit.

Mais celui qui emporte la palme du meilleur personnage est incontestablement Richard qui de témoin impartial, deviendra soutien de James avant de donner finalement la première place à l'honnêteté intellectuelle et à la vérité. Pétri de contradictions, portant le poids de ses fautes de jeunesse, Richard se montre tellement émouvant dans ses doutes et ses revirements qu'il soutient le déroulement romanesque à lui seul et constitue le pivot autour duquel tous tournent dans une ronde infernale.

Ce roman excellent est un page turner d'une grande qualité, fort bien écrit ( et fort bien traduit ) qui maintient la tension tout au long et conduit le lecteur à renoncer à toutes ses activités annexes tant il a envie de connaître la fin .

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Fin du XIXème siècle, l'Angleterre bourgeoise. Une histoire d'héritage, avec la réapparition d'un fils porté disparu, un mariage en danger, des secrets de famille qui éclatent peu à peu, etc...

Ce roman est très lent, long (par rapport à la profondeur de l'intrigue, somme toute assez simple), mais extrêmement réussi en terme d'ambiance et de construction. On se prend au jeu, l'époque et les personnages sont rafraîchissants, tout se construit très lentement mais habilement.

A savourer comme un véritable délice suranné !

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critiques presse (1)
Bibliobs
20 décembre 2019
Oppressant à souhait, cet incroyable page-turner reconstitue avec maestria l’atmosphère corsetée d’une aristocratie victorienne déclinante, en proie à d’indicibles vicissitudes. L’intrigue est à l’image du labyrinthe d’ifs concentriques du château des Davenall.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation

It had rained all morning in Holborn. The traffic had reduced the street to squelching lines of mud, whilst standing pools in sluggish gutters encroached on the crowded pavements. Awnings dripped and horses steamed; costermongers cursed and carts lurched; the louring clouds chocked and smeared the business of the day. Every surface was clammy, every small silence invaded by the irregular percussion of the rain. Where did the river end and the city begin? No man, squinting and storm-collared, could be certain on such a day as this.

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— Sa grossesse a été découverte et elle a été mise à la porte. Est-ce ainsi que cela s’est passé?

— Vous pouvez le formuler comme ça si ça vous chante. Maintenant, s’il vous plaît, partez.

— Très bien, madame. Je vais partir. Mais vous feriez bien de vous rappeler ceci : toutes les catins ont été vierges un jour.

(Le Livre de Poche, p.579)

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Le Times du samedi 4 novembre 1882 publiait dans ses pages justice un article bref mais chargé que l'on pourrait considérer comme le marqueur du moment où l'affaire Norton contre Davenall devint propriété publique.

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Il était temps de rentrer à la maison et de mortifier sa femme avec quelques blasphèmes désinvoltes.

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C'est la boisson qui l'a tué. Enfin, mon Oram disait toujours que l'eau risquait plus de le tuer que l'alcool, ce en quoi il avait pas tort dans un sens, vu qu'il s'est noyé après être tombé dans la rivière soûl comme un cochon. ( p 196 )

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