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Isabelle Chapman (Traducteur)
ISBN : 225311216X
Éditeur : Le Livre de Poche (12/01/2005)

Note moyenne : 3.74/5 (sur 137 notes)
Résumé :
« Mon nom est Mineko. Ce n’est pas le nom que mon père m’ a donné à ma naissance. C’est celui qu’ont choisi les femmes chargées de faire de moi une geisha, dans le respect de la tradition millénaire. Je veux raconter ici le monde des fleurs et des saules, celui du quartier de Gion. Chaque geisha est telle une fleur par sa beauté particulière et tel un saule, arbre gracieux, souple et résistant. On a dit de moi que j’étais la plus grande geisha de ma génération ; en ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
sandrine57
25 septembre 2014
Issue de l'aristocratie kyotoïte par son père et descendante de pirates par sa mère, Masako Tanaka a 3 ans à peine quand son destin bascule. Madame Oïma, patronne de la maison Iwasaki la repère lors d'une visite. La famille est en dette avec l'okiya à laquelle elle a déjà confié deux filles, dont une, Yaeko, n'a pas donné satisfaction. Or, Madame Oïma cherche son atotori, c'est-à-dire, celle qui lui succédera à la tête de l'okiya et voit en Masako sa future héritière. Partagés entre leur sens de l'honneur et leur amour pour Masako, ses parents ne peuvent se résoudre à se séparer de leur dernière-née. C'est donc elle qui, deux ans plus tard, décide d'aller vivre à Gion-Kobu, dans la maison Iwasaki. Commence alors le long et difficile apprentissage qui fera d'elle la plus populaire des geishas, jusqu'à sa retraite anticipée, à l'âge de 29 ans.

Si Mineko Iwasaki a décidé d'écrire ses mémoires, c'est pour exercer son droit de réponse après la parution de Geisha, le livre de l'américain Arthur Golden. Trahie à double titre par l'écrivain qui, malgré sa promesse l'a cité nommément d'une part, et a pris quelques libertés avec la vérité d'autre part, Mineko voulait rétablir la vérité, ou du moins sa vérité, sur la vie des geiko de Kyoto.
Le principal point d'achoppement concerne la sexualité. Golden fait de la geisha une fille de joie qui vend son corps à de riches clients et dont la virginité est vendue au plus offrant. Cette vision faussée est le fruit du fantasme de l'occidental pour un monde qui lui est totalement étranger. La geisha est avant tout une dame de compagnie qui, par les chants, la danse, la musique, distrait les invités de banquets très coûteux organisés pour des clients triés sur le volet. Tout au long de sa vie, la maïko (l'apprentie) puis la geiko (geisha) ne cesse de se perfectionner dans des arts aussi divers que la calligraphie, l'art floral, la cérémonie du thé et, bien sûr, la danse, la musique et le chant. Cette artiste complète passe son temps entre les cours dans la journée et les banquets jusque très tard dans la nuit, parfois ils sont si nombreux qu'elle n'y fait qu'une apparition de quelques minutes. Ce sont ses revenus qui font tourner l'okiya à laquelle elle appartient, payant les factures, le personnel et aussi les innombrables kimonos et accessoires dont elle a besoin.
Si Mineko décrypte cet univers très codifié et qui n'a que très peu évolué depuis des siècles, elle en profite aussi pour dénoncer la jalousie dont elle a été victime. Très populaire, mais aussi très exigeante envers elle-même et envers les autres, elle s'est fait très peu d'amies parmi ses condisciples qui l'ont traitée durement et l'ont souvent humiliée publiquement. Pour les contrer, Mineko a choisi d'être toujours la meilleure et de gagner leur respect. Pourtant, ce ne sont pas ces petites chamailleries qui ont le plus contrariée la geisha. Ce pour quoi elle s'est battue, c'est surtout pour entrouvrir le carcan de traditions dans lequel les geisha sont enfermées. Elles ont de nombreux devoirs et peu de droits, ne peuvent choisir les lieux où elles se produisent, sont peu instruites et une fois leur carrière terminée, leurs qualifications ne sont pas reconnues en dehors de Gion. En démissionnant, elle a entraînée dans son sillage 70 autres filles mais sans réel impact sur le sort réservé à celles qui sont restées. Un changement serait pourtant salutaires. Les okiya qui les éduquent et les maisons de thé qui les accueillent se font de plus en plus rares à Gion et il en est de même pour les clients assez riches pour se permettre de financer un banquet et assez cultivés pour savoir l'apprécier.
Le témoignage de Mineko est riche d'enseignements et met au rancart l'image d'une geisha qui serait une prostituée de luxe. Cependant, il est évidemment partial et, dans son souci de bien faire, Mineko y apparaît parfois arrogante et méprisante. Petits défauts que l'on oublie bien vite quand on pense qu'elle a dû quitter ses parents à l'âge de 5 ans à peine, ne les a plus vus par la suite qu'à de très rares occasions, notamment le jour où elle a renoncé à son nom et a dû formuler les paroles rituelles : ''Vous êtes morts pour moi''. Des choix assumés mais difficiles et qui forgent le caractère...
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Lorraine47
30 avril 2016
Mineko Iwasaki nous plonge dans le monde des saules et des fleurs, celui des geishas de Kyoto qu'elle a intégré dès sa plus tendre enfance en se faisant adopter à l'âge de cinq ans par Mme Oïcha afin de devenir l'héritière: "l'atatori" de son Okiya (maison de geishas).
La petite passe tous ses grades grâce à ses talents de danseuse et de maiko, devient geiko, à l'âge de vingt ans.
Mineko nous conte sa vie de sacerdoce vouée à l'art de la danse, à la cérémonie du thé, une vie entièrement tournée vers l'okiya.
L'oubli de soi, heureusement, ne durera qu'un temps et la jeune femme mettra un terme à ce parcours.
Son indépendance lui ouvrira les portes de l'amour auprès d'un jeune peintre qui lui permettra de découvrir le bonheur conjugal et maternel.
Une biographie insolite, achevée en 2002 qui nous permet d'entrevoir un monde fascinant et en voie de disparition, sans faux- semblants.
À lire!
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KATE92
12 mai 2016
AUTHENTIQUE
Cette autobiographie est écrite par une vraie geisha qui est également l'auteure et raconte sa vie de sa petite enfance jusqu'à devenir « la » geisha connue et reconnue.
C'est une véritable « plongée » sur les us et coutumes dans « le monde des fleurs et des saules » et surtout un regard sur cette communauté traditionnelle parfois et/ou encore mal comprise par les occidentaux.
Lecture simple, fluide et très agréable.
Je vous invite à faire ce voyage.
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viou1108
11 avril 2013
Titre on ne peut plus explicite, voici l'autobiographie de Mineko Iwasaki, l'une des plus célèbres (et l'une des dernières) grandes geishas. Elle nous parle de son métier, qui a occupé presque 25 ans de sa vie, de sa tendre enfance à sa démission à l'âge de 29 ans.
La jeune Mineko entre à l'école des geishas à 5 ans, suivra les formations traditionnelles en chant, danse, calligraphie et autres arts que doit maîtriser une parfaite geiko. Elle progressera rapidement, décidée à devenir la meilleure pour clouer le bec à ses rivales peu avares en coups tordus et humiliations. Elle réussira au-delà de toute espérance, puisqu'on parlera d'elle comme d'une légende, véritable « star » dont les talents seront admirés par les plus puissants et les plus riches de ce monde. Au faîte de sa gloire, elle démissionnera pourtant, épuisée par les exigences de ce métier.
Ce livre est un document très intéressant, qui permet de pénétrer au coeur du monde mystérieux (en tout cas pour moi) des geishas. Tordons d'emblée le cou à une croyance occidentale : une geisha n'est pas une prostituée. Elle est en réalité une artiste cultivée, aux multiples talents, à laquelle on fait appel (certes contre rétribution) pour divertir les convives d'un banquet ou d'une soirée.
Ces plaisirs sont réservés à une élite (aristocratique, politique, financière, artistique), étant donné le prix exorbitant à débourser pour s'assurer la compagnie d'une geisha même pour quelques minutes. Mais ce « salaire » semble justifié au regard des coûteux kimonos et autres accessoires, et surtout à celui des sacrifices consentis par ces jeunes femmes qui mènent une vie effrénée entre leurs cours et leurs prestations.
Mineko nous explique donc comment et pourquoi, à 5 ans, elle a décidé d'entrer à l'école des geishas, renonçant à sa propre famille. C'est un point peu crédible du livre, car comment une petite fille peut-elle décider de son destin en pleine connaissance de cause à cet âge ? Mais soit. Elle décrit ensuite avec un luxe de détails (parfois rébarbatifs) son éducation, son emploi du temps, ses coiffures et ses tenues, la hiérarchie et les usages au sein de l'école (je m'y suis parfois perdue). Cet aspect est certes fort instructif, mais je suis restée sur ma faim, sans doute que tout cela manque d'âme. Il est bien question de sentiments (jalousie, amour, angoisse, souffrance), mais ils sont décrits froidement, ce qui donne de l'héroïne une impression d'insensibilité, de rigidité et d'égocentrisme.
On comprend également que les apprenties geishas vivent dans un cocon fermé aux réalités de monde extérieur, ce qui donne lieu à un chapitre hilarant tant la situation est incroyable, lorsque la jeune femme décide de prendre un peu d'autonomie en louant un appartement et en s'occupant de son ménage pour la première fois de sa vie.
Enfin, j'ai été frappée par la banalisation de la richesse et du luxe, par les quantités d'argent brassées dans ce milieu. Mineko avoue elle-même avoir ignoré pendant longtemps la valeur de l'argent. de fait elle a toujours été habituée à vivre sur un grand pied, et donne l'impression qu'après sa carrière, l'appât du gain a continué à être un de ses moteurs. Cela contraste fort avec la poésie du « monde des fleurs et des saules »…

Lien : http://www.voyagesaufildespa..
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anlixelle
11 janvier 2017
Autobiographie écrite par une authentique ancienne geisha, Ma vie de geisha est une lecture fluide qui m'a fait voyager au pays du soleil levant que j'aime tant découvrir peu à peu au fil de mes lectures.
J'ai passé un bon moment, mais le tout étant quand même assez superficiel, et manquant de réflexions dignes de ce nom, il ne m'en est pas resté grand-chose, preuve qu'une lecture aisée peut au final être assez creuse !
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Citations & extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
Lorraine47Lorraine4730 avril 2016
Je suis pleine de reconnaissance pour les grands et les petits bonheurs qui m'ont été prodigués sur les chemins imprévisibles de la vie.
Si j'ai réussi à atteindre ces rivages paisibles, c'est grâce à la fierté et à l'intégrité que m'a inculquées mon père, à l'esprit d'indépendance et de liberté que j'ai acquis au contact de mère Sakaguchi, de tata Oïma et de maman Masako. (P279)
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Lorraine47Lorraine4723 avril 2016
Dans mon pays, le Japon, il existe des quartiers consacrés aux arts du divertissement et au plaisir esthétique, où vivent et travaillent des artistes à la formation d'une impeccable rigueur. On les appelle des karyukai.
Karyukai signifie "monde des fleurs et des saules", car si la geisha est une fleur parmi les fleurs, elle possède aussi la grâce, la souplesse et la force d'un saule. (P7)
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StemilouStemilou21 mai 2013
«Dans mon pays, le Japon, il existe des quartiers consacrés aux arts du divertissement et au plaisir esthétique, où vivent et travaillent des artistes à la formation d’une impeccable rigueur. On les appelle des karyukai.
Karyukai signifie « monde des fleurs et des saules », car si la geisha est une fleur parmi les fleurs, elle possède aussi la grâce, la souplesse et la force d’un saule. »
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HurricaneAndBooksHurricaneAndBooks30 avril 2011
On a dit de moi que j'étais la plus grande geisha de ma génération. Certes, j'ai recueilli les plus beaux succès. Mon destin a été jalonné d'extraordinaires défis et de merveilleuses gratifications. Et pourtant les astreintes de ce qui est plus qu'une profession - un véritable sacerdoce - m'ont finalement poussée à l'abandonner... Il est temps de lever les voiles du mystère qui plane autour de la vie des geishas. Je veux briser un silence vieux de trois cents ans. Je vous invite à me suivre dans le monde des fleurs et des saules, le monde de Gion-Kobu.
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HurricaneAndBooksHurricaneAndBooks30 avril 2011
Dans mon pays, le Japon, il existe des quartiers consacrés aux arts du divertissement et au plaisir esthétique, où vivent et travaillent des artistes à la formation d'une impeccable rigueur. On les appelle des karyukai.
Karyukai signifie « monde des fleurs et des saules », car si la geisha est une fleur parmi les fleurs, elle possède aussi la grâce, la souplesse et la force d'un saule.
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