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ISBN : 2354901720
Éditeur : Les Editions du Relié (07/06/2017)

Note moyenne : 4.33/5 (sur 3 notes)
Résumé :
Churla est un petit bout d'Indienne descendue des hauts-plateaux boliviens où vit encore ce qui reste du peuple Aymara. Elle a aujourd hui la soixantaine. Dès l'âge de sept ans elle fut initiée à l'art traditionnel des kalawayas par Vilma, accoucheuse, experte en plantes guérisseuses et familière de tout ce qui ressort de l'intelligence sensible : l'eau et la pierre, les arbres et les herbes.
Il y a, dit-elle, dans ces « vivants » un savoir qui ne demande qu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
pchion
  22 octobre 2017
J'ai beaucoup apprécié ce livre et je pense que je vais l'ajouter à ma "malle pour une île déserte". La biographie de Churla est vraiment étonnante et Henri Gougaud la raconte avec talent. Avoir un père anarchiste, recevoir une éducation de Kalawaya (chamane) en Bolivie, faire des études brillantes dans un lycée catholique, devenir membre de la guérilla pendant la dictature militaire... Ce n'est pas une destinée commune. Ce ne sont là que quelques unes des péripéties de la vie de Churla. le récit de Gougaud est émaillé de réflexions philosophiques d'un grand intérêt ; tout cela étant écrit avec beaucoup de clarté et dans un style accessible à tous. Je connaissais un Gougaud conteur, chantre de l'Occitanie ; je découvre là un nouveau visage de ce personnage fort sympathique. Je vous invite à lire cet ouvrage qui est un petit bijou.
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
pchionpchion   24 décembre 2017
Nos dieux ne savent pas punir. Ils ignorent ce que ce mot veut dire. Ils ne sont même pas plus grands que nous. Sans notre présence ils n’auraient pas pu venir à l’existence, et sans eux, nous nous serions asséchés comme des ruisseaux privés de source. Si la terre est notre mère, et pour nous cela ne fait aucun doute, elle ne peut que nous aimer, et nous ne pouvons que lui offrir notre constante affection. Elle ne nous donne pas seulement ce qui nous est nécessaire, elle nous donne tout ce qu’elle a, comme font toutes les mères du monde pour leurs enfants (…). En Occident, vous la traitez comme une servante. Pire, comme une esclave. Elle doit travailler et travailler encore sous le fer de vos machines et la puanteur de vos pesticides. Vous la traitez comme les Espagnols nous ont traités.
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PythounettePythounette   17 mars 2019
On dit souvent des mots à tort et à travers, pour se faire remarquer, pour imposer une image de soi, celle de quelqu'un qu'on sait bien ne pas être, ou pour défendre une opinion plus ou moins boiteuse, fragile. Le mental sait tricher. Le sentir ne sait pas. Ce que l'on ressent est indiscutable. Quand on aime, on le sait de source sûre.
Aimer c'est vivre vraiment, disait Vilma. Il faut apprendre à aimer aussi librement, aussi profondément que possible car c'est là, tout au fond, que l'on se découvre semblable à l'autres. Chacune de nous est une goutte d'océan. Chacun de nous est l'océan. Entre nous, pas la moindre distance.
"Tu m'as manqué" J'ai dit cela un jour à Vilma, après une longue absence. Elle a fait la moue. Pour elle, ce n'était pas une parole aimante. Elle m'a regardée. Elle m'a dit : - J'étais là pourtant. Tu n'as rien senti ?
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Maya26Maya26   09 novembre 2018
Je sais aujourd'hui à quel point elle avait raison. A l'époque, je rêvais de bonheur social, d'égalité, de pain pour tous, de bonheur simple. Même ces idéaux je devais les lâcher si je voulais entrer dans la vie véritable. Quelqu'un, en moi, en était confusément convaincu, mais je refusais de l'entendre. Renoncer à mes combats, voir clairement enfin qu'il était dérisoire de croire que je pouvais embellir, aussi peu que ce soit, l'avenir du monde, qu'il se construirait sans moi, voilà qui me semblait parfois aussi gravre qu'un reniement. Vilma, évidemment, était consciente de mes difficultés, mais elle se gardait bien de me reprocher mes engagements. Je ne me souviens pas, d'ailleurs, avoir un jour entendu le moindre reproche de sa part. Elle se contentait de me ramener sans cesse à notre essentiel, l'air, l'arbre, la pierre, l'eau.
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PythounettePythounette   18 mars 2019
En Europe, les gens que je rencontre disent parfois que je suis chamane, mais dans nos campagnes boliviennes personne ne connaît le sens de ce mot. Chez nous, je suis kalawaya. En français, si tant est que ce mot soit traduisible : "porteuse d'arc-en-ciel". Certes, je ne suis pas née de la pluie, et je n'ai jamais porté que mon poids de vie, mais j'entretiens depuis l'enfance des relations amoureuses avec l'eau, les arbres, les plantes, les cailloux. Une kalawaya doit avoir les sens assez aiguisés pour entendre le langage de ces êtres. J'ai appris cela. J'ai appris l'art de l'Attention. Mais avant de parler de moi, il convient que je vous présente ceux qui m'ont accueillie dans ce monde : mon peuple, mon ciel, ma terre.
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PythounettePythounette   17 mars 2019
- Etre un arbre, me disait-elle, c'est à la fois être enraciné, immobile et pourtant changeant avec les saisons. Sois un feuillage. Ressens cela.
Ressentir, et non pas seulement comprendre. Voilà ce qui lui importait.
-Comprendre, disait-elle, c'est stocker de l'information, c'est déposer dans ton grenier un dossier de plus sur un tas d'autres dossier plus ou moins consistants. Ce n'est pas suffisant. Ressentir, c'est aimer, c'est reconnaître intimement, c'est élargir ton être, c'est accorder ta propre vie à celle des autres vivants.
Ressentir, en plus, n'exige aucun effort, aucune bataille. Il suffit de se laisser envahir. C'est infiniment simple. Je ne dis pas : facile. Lâcher le mental ne l'est pas.
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