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ISBN : 2020864827
Éditeur : Points (20/04/2006)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.83/5 (sur 69 notes)
Résumé :
Novembre 1620 : Prague la protestante est mise à sac par les troupes catholiques.

Anna, une servante, recueille l'enfant de son maître, massacré sous ses yeux. Elle ne sait pas encore que sa vie vient de prendre un cours radicalement nouveau.

Fuyant Prague avec le petit miraculé, elle rencontrera, dans la tourmente de la guerre, la rage et la beauté de vivre, le secret des forêts, la folie et l'amour des gens inoubliables.

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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
TheWind
  11 décembre 2015
J'ai découvert l'écriture d'Henri Gougaud cette année avec " L'enfant de la neige" qui m'avait particulièrement enthousiasmée. Je récidive avec "Le voyage d'Anna" et je peux vous dire, puisqu'on en est aux bilans de fin d'année, que cet auteur compte parmi mes plus belles découvertes littéraires de l'année 2015.
Nous sommes à Prague. Au début de la Guerre de Trente ans. Les catholiques veulent expurger Prague de ses protestants. Anna, jeune servante, assiste à la tuerie et sauve l'enfant de son maître protestant du massacre.
Face à la menace, il n'y a qu'une solution : fuir Prague et la guerre pour préserver le petit à tout prix.Elle doit rejoindre son frère habitant à Osek, à deux jours de marche au sud de Prague.
Commence alors pour Anna une toute nouvelle vie, avec ce petit bout, Jan, le fils de son maître qu'elle fait sien, et qu'elle tente de protéger de toutes les manières possibles.
Voilà une belle histoire narrée toute en délicatesse et générosité.
A travers des personnages pittoresques et étonnants, Henri Gougaud nous adresse des messages de paix, manifeste son incompréhension face aux guerres de religion mais il se veut aussi chantre de la nature.
C'est un récit sentimental où les émotions pures ont la part belle, où la vie nous apparait tel un joyau dans son écrin de simplicité. Et même quand la folie meurtrière nous rappelle à la cruauté humaine, l'espoir d'un monde meilleur, épuré de toutes ses humeurs vengeresses et dogmatiques, jaillit merveilleusement sous la plume de Gougaud.
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ladyoga
  31 mars 2016
Henri Gougaud est un conteur. Il raconte bien, des histoires qui finissent généralement bien, aux allures de contes.
le voyage d'Anna ne déroge pas à la règle. Anna est une jeune servante au service d'un maître apprécié, à Prague début 17ème siècle. Prague est en partie peuplé de protestants et la ville voit déferler des troupes catholiques venues « trier le bon grain de l'ivraie ». La maison de son maître est mise à sac, le maître tué, la maîtresse enfuie. Anna s'est cachée dans le grenier et a échappé au pire. A survécu aussi, miraculeusement le nouveau-né de la maison. Anna ne se résoudra pas à l'abandonner et s'ensuit alors une belle histoire de fuite, d'errance, d'amour avec donc, une pointe d'ésotérisme.
le genre de roman dont le style, la belle écriture, ne constituent pas le challenge principal. C'est un roman à histoire, une belle histoire. Certainement bien documentée par rapport à la Guerre de Trente ans dont il est question. Il y est beaucoup question de sentiments, nobles et moins nobles. La Nature y tient une large place.
Une lecture agréable, l'occasion d'une plongée dans le passé.
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Malaura
  02 août 2011
1620. Prague est à feu et à sang.
Les troupes catholiques massacrent impitoyablement les protestants.
Anna, jeune servante d'un riche teinturier, découvre son maître assassiné, sa jeune femme enfuie, et leur petit enfant Jan miraculeusement épargné, abandonné au milieu du saccage.
Anna le recueille et s'empresse de fuir la ville.
Son errance la conduit alors sur les chemins de l'amitié et de l'amour, vers des êtres au grand coeur humbles et généreux qui lui apprendront les bonheurs simples de la vie.
Superbe récit que celui-ci, inspiré librement d'une nouvelle de Bertol Brecht et transcendé par la plume magique du conteur Henri Gougaud.
Un pur moment de bonheur, de poésie, de tendresse et de générosité porté par des personnages hauts en couleurs, simples et magnifiques :
Simon qui sait parler aux arbres, la folie de Missa, les conseils de Providence...
Après cette chaleureuse leçon d'humanité, on se surprend surtout à mieux aimer la vie...ou à l'aimer tout court.
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oran
  23 janvier 2017
On connait les guerres de religion en France qui ont ensanglantées la France au cours de la deuxième moitié du XVI e siècle, on en sait moins sur la Guerre de trente ans (1618- 1648) qui fut déclenchée, entre autres, par la révoltes des tchèques protestants de la Maison des Habsbourg.
Et justement, ce roman commence en 1620 quand Prague est envahie par les troupes catholiques et que les Pragois protestants sont massacrés.
Anna Marten est une jeune fille. Bébé, elle fut trouvée sous le porche d'une église en compagnie d'une soeur et d'un frère. Maintenant, elle est servante chez Joseph Hanusak, teinturier. Discret sur sa foi, il est de confession protestante. Il va être massacré par la soldatesque catholique au lendemain de la bataille de la Montagne blanche. Anna qui s'est cachée, échappe à la tuerie, elle n'est pas la seule survivante, elle recueille l'enfant de son maître, le bébé Jan, désormais orphelin puisque sa mère , elle aussi épargnée qui s'est réfugiée chez son père fervent catholique , s'en désintéresse.
Une histoire intéressante qui relate les conditions de vie des pauvres , les moeurs de cette époque, qui dévoilent les sentiments des personnages… mais je suis restée sur ma faim car j'aurais aimé trouver sur cette trame romanesque plus d'Histoire. Alors, pour sustenter ce récit j'ai fait une pause et j'ai ouvert mon vieux livre d'histoire de 3ème « Isaac – Alba (beaucoup plus austère que les manuels actuels) au chapitre « la Guerre de trente ans ». La scène de terreur des premières pages s'explique d'autant plus quand on redécouvre qu'il n'y avait pas de service d'intendance qui suivait les troupes et que celles-ci devaient piller pour vivre ! le passage d'une armée, quelle qu'elle fût, était toujours marqué par d'affreux excès : pillages, incendies, tortures de toutes sortes, comme c'est le cas ici.
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zabeth55
  30 mars 2013
Quel bon conteur qu'Henri Gougaud.
Je me suis laissé emporter dans le sillage d'Anna.
Prague 1620. La guerre de religions est sans merci. Anna sauve l'enfant de ses maitres et s'enfuit pour le protéger. Où se refugier ?
L'époque est très bien rendue, les personnages très attachants et l'histoire très intéressante. Les pages se tournent avec plaisir.
Un excellent moment de dépaysement complet.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
TheWindTheWind   07 décembre 2015
Savez-vous bien que l'on tue un peu partout dans le pays, que l'on s'étripe et se torture, que l'on embroche des enfants, que l'on pille et brûle des villes en croyant que l'on fait la volonté du Ciel ? N'est-ce pas, dites-moi, la plus diabolique des absurdités ? Allons, pas de quartier ! Il faudrait raser les lieux saints, tous les les lieux saints de ce bas monde, que les gommes n'aient plus la moindre citadelle; ni la moindre Jérusalem, ni le moindre temple où tenir Dieu emprisonné. Qu'Il aille nu sur les chemins !
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TerelireTerelire   18 avril 2016
- Un jour de sa douzième année, douze cousins parmi les plus vieux du pays viendront chez nous de grand matin, et comme ils l'ont fait avec moi ils amèneront Jan au fond de la forêt, dans un lieu sans chemins, insoupçonné des hommes, si tranquille, si loin du ciel que les oiseaux n'y chantent pas, et que le soleil n'y descend que le long des fils d'araignée. Jan devra vivre avec ses douze maîtres. Ils lui imposeront un travail quotidien de jour en jour plus rude, étrange, douloureux. Les tourments qu'il devra subir, sa peur aussi du lendemain iront alors de pire en pire. Son courage, son endurance et son désir de mériter le nom de cousin charbonnier seront durement éprouvés. Chaque matin il sera libre de demeurer et d'obéir, ou de renoncer et partir. S'il refuse d'aller plus loin, on l'accompagnera chez lui sans reproche ni moquerie. Alors il restera ignorant, sans pouvoirs, comme sont, d'ordinaire, les pauvres par chez nous. Mais s'il décide d'accomplir la nouvelle tâche imposée, il saura qu'il aura plus de mal que la veille et qu'au douzième jour ce qu'il devra souffrir sera plus redoutable encore que tout ce qu'il aura connu. Il devra affronter le diable.
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TheWindTheWind   06 décembre 2015
Servons la vie, Dieu l'a créée, et oublions les religions, elles sont des inventions du diable.
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ladyogaladyoga   24 janvier 2016
" Me voilà au bout de mes peines ". Ce fut ce qu'elle se dit, car c'est en vérité toujours ce que l'on croit quand un beau temps inespéré éclaire un moment nos errances.
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oranoran   22 janvier 2017
Maître Hanusak disait qu'on ne savait plus rien de nous-mêmes ni de la terre quand on voyait la mer, que tout était nouveau, que plus rien n'était sûr, qu'il fallait confier sa vie à des choses qui faisaient peur. Il trouvait cela magnifique, et moi aussi à l'écouter.
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