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EAN : 9782266129503
160 pages
Éditeur : Pocket (08/01/2004)

Note moyenne : 3.8/5 (sur 63 notes)
Résumé :

" Ça y est. Je pars demain pour l'Amazonie. La Sachamama, le bout de jungle de Francisco, est aussi un centre d'études des méthodes de guérison héritées des cultures indiennes et précolombiennes. Moi je veux trouver mon " son ". Je veux te retrouver. C'est tout. Ce journal de bord d'une jeune femme, musicienne à Londres qui, sous le coup d'un deuil inconsolable, décide de suivre l'enseignement musclé d'un ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
Horizon_du_plomb
  31 octobre 2019
« Droit dans la verte dimension, je suis en apnée. Juste le temps de plonger. »
« Ici comme ailleurs, les enfants sont davantage connectés au monde virtuel qu'à celui des esprits. (…) J'adore, cela fait pharmacie de sorcières. »
Vous voulez lire un livre court sur « l'initiation chamanique » qui ne se prend pas au sérieux ? Lisez ce livre, au moins vous fumerez « le people » en vous, ou alors vous retrouverez le nô du bobo devenu bonobo. So exciiiting le monomythe.
« Alors diète. Isolement. Discipline. Juste pour savoir où est l'illusion quand on voit un reflet de vie sur un lac transparent. »
Le récit dépasse le simple documentaire ethnographique pour retracer l'histoire d'une initiation, une quête de guérison et de découvertes qui fait changer. L'auteure va nous parler de sa découverte de l'ayahuasca, le vin de l'âme.
« Vue de la jungle, je dois ressembler à une grosse luciole qui performe. » (avec une lampe frontale)
« Mais qu'en fait le seul rêve dont je me souvienne se passait dans un avion… J'allais à Paris pour manger une pizza…. Rire collectif. Francisco me dit qu'il voit là un message de la tomate. Me semble que je rougis. »
Ce qui m'a fait accrocher, plus que les noms des esprits, des plantes ou des arbres, c'est l'humour et l'auto-dérision qui sont toujours présents dans le livre. Un autre aspect que j'ai bien aimé, c'est qu'elle nous parle de sa « mauvaise voix », celle qui délimite tout. Elle montre bien aussi notre pensée virevoltante, distraite, qu'on prend rarement le temps de ralentir ou d'oublier.
« Ici, l'unité de temps devient le trait de couteau. C'est le son de ce rythme qui porte en lui la forme de la pipe, qui la révèle. Comme les chants de Ruperto ou ceux de la brousse africaine. Si ces rythmes semblent monotones, c'est qu'on n'entend pas, qu'on ne réalise pas la « forme » qui se dégage imperceptiblement de cette répétition. Cette musique ne se déroule pas uniquement sur un axe temporel linéaire, mais également dans une « épaisseur » qui à chaque répétition laisse percevoir cette forme, ce quelque chose de naissant qui apparait derrière le rythme… » (confectionnant sa propre pipe à tabac à partir d'un arbre)
Le livre est souvent constitué de phrases courtes qui flashent comme des éléments scandés, comme on s'arrête à une sensation, un concept sans vouloir relier, comme on suit l'invisible qui lie, la syntaxe du souffle. La magie, c'est qu'il y a bien une mélodie propre à l'auteure dans ce livre, un vrai partage.
« Je réalise soudain que si les énergies sont l'expression de la connaissance, alors les Icaros (chants, sons rythmés) pourraient être la traduction sonore de cette connaissance. (…) Parce que j'imagine qu'un jour on pourra apprendre les maths juste en écoutant leur musique ! Sans effort. (…) Cette musique devra avoir le pouvoir d' « éveiller », de faire réagir la zone du cerveau que l'on voudra éduquer. »
On comprend vite que Corine n'a pu qu'être sensible au médium sonore des Icaros mais on ne peut s'empêcher de penser qu'il doit en avoir plein d'autres, l'important étant « la danse qui célèbre le non-temps ».
C'est surtout un livre qui parle d'ouverture et de découvertes du monde. Quand on lit le texte, on se rend compte que Corine a toujours porté la graine en elle et ce bien avant sa rencontre avec les chamans d'Amazonie. J'ai d'ailleurs bien aimé comme elle nous parlait aussi de son enfance en Afrique en parallèle. Sans doute que nous aussi nous l'avons tous, elle est juste à des stades différents de germination.
« Un labo américain a même essayé de « patenter » la recette de l'ayahuasca. Procès. Les indiens ont gagné. Le brevet a été annulé. Pour la raison que des ethnobotanistes avaient mentionné cette formule dans des livres; bien avant que ce labo en ait déposé la formule. Bien fait. »
C'est aussi un livre que je conseillerais aux personnes intéressées par l'aromathérapie (toucher, odorat, goût, ces trois sens négligés sauf cas inhabituel).
« Je regarde mes cercles. Y en a un qui m'émeut. Un gros bancal. Je le touche. C'est un geste qui l'a fait. Une impulsion. Un cri. Moi je le trouve parfait. J'aime cette tension qui l'éloigne de l'équilibre, cette tension que je retrouve, que je ressens exactement de la même façon dans les chants de Rupperto. »
On finit le livre dont on a aimé le ton-son loin du palm-tanne, dont on a apprécié les trouvailles dans tous les sens du terme, comme un mycélium de lumières, et on a envie de suivre Corine sur son itinéraire vers cette steppe mongolienne.
« Bougeaient pas, je croyais qu'il étaient faux. »
« Une vision est une réalité. » (comme une bonne ou mauvaise pensée d'ailleurs)
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Apoapo
  08 avril 2020
Bien qu'il constitue le premier volume des journaux d'apprentissage du chamanisme de Corine Sombrun, j'ai lu ce livre après Mon initiation chez les les chamanes, qui étrangement n'en fait pratiquement par référence. Dans ce premier volume, il est question d'une « initiation » au chamanisme d'une durée d'un mois dans l'Amazonie péruvienne ; dans le suivant, d'une année sur une période de trois ans auprès d'une chamane en Mongolie. La comparaison s'impose qui, me semble-t-il, joue un peu en défaveur de ce livre.
L'auteure, submergée par les tourments d'un deuil encore plus récent, part en Amazonie suite à la rencontre du peintre-chaman Francisco, dans une exposition de tableaux londonienne, qui lui lance le défi énigmatique de découvrir son propre son qui la guérira. Bien que chargée d'une mission musico-documentariste par la BBC, il est évident que ni elle ni le lecteur ne sommes dupes de la démarche de Francisco, qui consiste à attirer un certain public occidental, principalement féminin, en quête d'expériences « particulières », dans un stage de chamanisme à base de consommation intensive de la plante hallucinogène nommée « ayahuasca » assortie d'une diète de jeûne et de décoctions végétales diverses, dans les conditions de vie les plus spartiates imaginables au sein d'un village de huttes en construction, sans murs ni sanitaires, en pleine forêt tropicale, afin de sensibiliser ledit public aux richesses précieuses et fragiles de la flore amazonienne ainsi que de lui transmettre le savoir ancestral afférent. Ce savoir peut se définir chamanique, certes, parce qu'il possède d'abord des fins thérapeutiques, parce qu'il est organisé par une culture et une mythologie où les végétaux ont ou sont des esprits avec lesquels l'impétrant entre en communication, dont il retire des pouvoirs d'herméneutique des maladies et de leur guérison, à commencer par celle de soi, enfin parce que les substances absorbées provoquent la transe et des hallucinations. Mais il est évident, ne serait-ce qu'à cause de la durée brève et de la perspective transitoire de l'expérience, que cette « initiation » est, j'ose dire, « touristique » : l'intéressée en apprend relativement peu sur ce savoir ancestral, elle ne « diète » que trois plantes, n'apprend qu'un nombre infime de leurs chants, et ses soirées ayahuasca, presque dépourvues du cadre et des attributs des rites, se résument aux pénibles effets physiques du toxique (vomissements, coliques, tachycardies, tremblements), autant qu'à la féerie des visions induites, dont l'interprétation se réduit à un minimum folklorique.
Corine Sombrun, naturellement, est plus inexpérimentée face à cette première expérience, son don chamanique ne lui ayant pas encore été révélé (ou à peine, par Francisco, et de façon peu crédible) ; plus vulnérable sans doute, dans sa quête de communication avec le défunt aimé ; plus encline à se remémorer son enfance dans la brousse africaine pour en puiser quelques analogies. de plus, dans ce premier livre, et notamment dans la fantasmagorie de ses magnifiques descriptions de son expérience de la transe, qui font le principal charme de ce volume ainsi que du suivant, on ressent davantage l'attention prêtée à la musique, comme si la fibre de compositrice de l'auteure prévalait sur celle de chamane encore inconnue. À moins que ce ne soit la foison des bruits de la forêt amazonienne et des chants arboricoles des chamans américains qui surpassent le paysage sonore mongole, se résumant au tambour et à la guimbarde, seuls appâts sonores des esprits des steppes... Enfin, ce récit est beaucoup plus centré sur les ressentis de l'auteure, avec quelques descriptions principalement effrayantes d'une jungle inconfortable – pour se laver, pour faire ses besoins... – et à la faune terrifiante et dangereuse : tarentule, serpent nakanaka, moustiques porteurs du paludisme ; il manque complètement l'intimité de la cohabitation avec d'autres personnages, que l'on trouve dans l'opus suivant. de ce fait, Francisco, Ruperto et les trois autres impétrantes occidentales rencontrées sur place sont des personnages très secondaires et plutôt insaisissables.
En contrepartie, l'ironie et l'auto-dérisions sont beaucoup plus développées dans ce livre. Les particularités stylistiques tellement originales – entrées du journal avec « Extérieur » et « Intérieur (de moi) », phrases minimalistes, sauts de registres linguistiques, ponctuation surabondante à usage désinvolte et totalement rythmique – qui peuvent plaire ou déplaire mais sont indiscutablement un trait efficace pour la narration, sont peut-être encore plus marquées dans ce premier ouvrage.
Dans le style comme dans la trame (le rêve du chant diphonique), on sent ici une oeuvre et une biographie se déployer.
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Zirkawicca
  19 octobre 2015
Dès les premières pages, j'ai été surprise par le style d'écriture: des "phrases" ultra courtes, sans virgules, souvent sans verbe et/ou sujet, avec des anglicismes et de l'argot par ci par là. Et aussi par le ton employé: sans concession, souvent blasé ou moqueur, et assez auto-suffisant. Sous couvert d'humour, elle s'écoute quand même beaucoup parler (et penser). L'auteur s'exprime comme elle pense, ça ressemble presque à un long télégramme.
J'ai trouvé que le discours sonnait très "hargne et arrogance adolescente", alors quelle ne fût pas ma surprise, après recherches, de constater que Corine Sombrun avait une quarantaine d'années lors de l'écriture de ce récit vécu... Page 126/127 par exemple, elle se met en scène dans une petite "fable" où elle n'hésite pas à parler d'elle comme d'une "jeune fille", qui + est "à la belle gueule" et "callipyge"! Enfin, c'est son cerveau qui est censé être callipyge mais j'ai du mal à imaginer...
Du coup, malgré le thème abordé qui m'intéressait beaucoup (le chamanisme), j'ai d'abord eu du mal à apprécier ma lecture. Je m'énervais toutes les 2 phrases, l'égotisme dont faisait preuve l'auteur me hérissant le poil. Il y a des exemples à la pelle: elle considère sa hutte comme une scène, "j'adore qu'on s'intéresse à mon cas", "la pro du son", "fierté d'un Robinson qui détourne les pièges de Mère Nature", "regard satisfait sur le produit de mon imagination", "y'a même pas quelqu'un pour admirer ma force mentale", "moi, que moi", etc...
L'auteur est en deuil au moment où elle vit ces événements, pourtant elle apparaît + arrogante que triste. Mais au fur et à mesure de ma lecture, j'ai perçu des fêlures dans cette carapace. Notamment lorsque elle nous dit avoir l'"ego en berne" d'être vue en position de faiblesse (à 4 pattes sur un pont/tronc, lorsqu'elle demande à se faire accompagner parce qu'elle a peur de rentrer seule à sa hutte dans le noir). Elle est loin d'avoir autant confiance en elle que ce qu'elle laisse paraître, mais elle est dans la résistance, dans le déni, pleine de blocages face à ce qu'elle affronte.
Et c'est là que l'intérêt culturel et documentaire du récit se mêle, grâce à l'ayahuasca, à la métamorphose de l'auteur, telle un papillon qui sort de sa chrysalide. le fait qu'elle soit à ce moment de sa vie totalement étrangère au milieu du chamanisme fait que ses réactions ne sont pas biaisées par des idées préconçues. A la fin du livre, on voit clairement qu'elle a changé, elle s'est révélée grâce aux enseignements tirés des visions. Elle a trouvé la paix intérieure et cela se ressent dans son comportement vis-à-vis d'elle-même et des autres. "La peur d'être jugée avait disparue", et avec elle toute la peine, la méfiance et même la haine qu'elle portait en elle. Corine Sombrun presque mégalo à son arrivée à Sachamama déclare en toute simplicité dans les dernières pages: "et j'évite mon nombril (...) Arrivée à la hutte-cantine. Non triomphale. Je réalise qu'il n'y a aucune fierté en moi. Ce n'est pas cet ego qui a été nourri." On ne dirait pas que c'est la même personne qu'au début du livre qui parle ainsi.
C'est énorme, c'est + qu'une évolution, c'est une révélation. Et cette aventure n'a été que le début des grands bouleversements et du renouveau pour elle, sachant qu'elle a ensuite (et malgré elle) suivi un apprentissage de chaman en Mongolie qui l'aura définitivement faite autre. Vraie. Belle. Vivante.
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EveGenia
  26 novembre 2019
Et voici un livre de plus qui confirme une vérité bien connue : à notre époque, tout le monde veut devenir écrivain. En tant que sujet, tout ira bien, mais le moyen le plus simple est de traiter des documents biographiques. Avez-vous été maltraité dans votre enfance ? Avez-vous pris de la drogue ? Vos parents étaient-ils des immigrants? Abordez donc l'écriture d'un best-seller de plus!
Voici le livre de Sombrun qui est exactement de ce genre. En fait, l'auteure est musicienne et pas du tout écrivaine. Mais chaque personne qui se respecte est maintenant obligée de publier un livre. Notre Corinne, sans la moindre hésitation, décrit son expérience de «purification» qui consistait à prendre des substances hallucinogènes quelque part dans un endroit perdu de l'Amazonie (l'endroit n'est pas précisé). Certains gangs de pseudo-chamans gagnent de l'argent sur des Européens et des Américains crédules, tout en les empoisonnant. Ainsi, Corinne a eu une dose excessive d'ayahuasca (c'est l'hallucinogène dont il est principalement question dans le récit), elle a donc presque donné son âme à Dieu! Cependant des démons bizarres ont commencé à lui apparaître, et dès que la drogue a cessé d'agir (après plusieurs réceptions), les chamans-organisateurs de ce "trip" lui ont annoncé que le travail était terminé et que Corinne pouvait plier bagage.
Oh, cette pensée magique est bien drôle! Je n'ai rien contre la formule que Corinne a déduite à la fin du livre : on dirait que certaines choses ne peuvent pas être comprises par la raison et ne peuvent être acquises qu'avec l'aide de sentiments et d'intuition. Ok, mais pourquoi alors, dans ce cas, cette compréhension intuitive est-elle réalisée par attaque chimique au cerveau et aux organes sensoriels? Après tout, c'est de la pure matérialité.
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Annaelle
  06 avril 2011

Un livre passionnant et intense.
Corine Sombrun nous conte son expérience à la fois simple et fabuleuse auprès d'un chamane péruvien.
J'ai été très touchée par cette petite nana qui se retrouve là un peu par hasard, portée par les douleurs de sa vie. Au départ, elle peut paraître complètement décalée (elle se sent elle-même décalée d'ailleurs, elle y part même un peu à reculons), mais finalement, elle y trouve complètement sa place.
Elle est très touchante, parce que sa souffrance est à la fois très pudique (elle parle très peu de ce qui l'a amené là et de la personne qu'elle a perdue), mais en même temps, elle est omniprésente. C'est en elle, autour d'elle, partout dans ses gestes et dans ses pensées.
Un peu comme si l'âme de cette personne l'accompagnait dans son initiation pour l'aider à se libérer d'elle, à se purger de sa souffrance pour pouvoir revivre.
Je trouve fascinante la façon dont elle s'ouvre, se détend peu à peu sous nos yeux, c'est une véritable renaissance, c'est très émouvant.
J'ai aussi beaucoup aimé la façon dont elle nous raconte son histoire, ça aurait pu vite devenir ennuyeux ou même larmoyant, mais elle le fait avec tellement d'humour et d'autodérision, que c'est un vrai plaisir.
Elle a un style d'écriture assez dépouillé, sans fioritures, mais c'est très agréable, et sa convient tout-à-fait à ce récit et à sa personnalité je trouve.
De plus, il y aussi un côté « documentaire », qui est très intéressant. Que l'on soit sensibilisé ou non à ces voyages incroyables que vivent les chamanes, on ne peut qu'être captivé par ce récit. On y apprend par exemple un tas de choses passionnantes sur la relation qu'on les chamanes avec les plantes et arbres.
Et bien sûr, il y a les séances d'initiation elles-mêmes qui sont aussi très intéressantes. Personnellement, je n'ai pas la moindre expérience en matière de plantes ou drogues hallucinatoire quelle qu'elles soient, je n'ai donc aucun point de comparaison, mais j'ai trouvé tout cela assez fascinant. J'ai par exemple été surprise de la clarté avec laquelle elle parvient à décrire ses visions après coup.
Bref, un livre passionnant !
J'ai maintenant très envie de lire ses autres récits, surtout « Les tribulations d'une chamane à Paris », parce que voir son retour à la vie « réelle » doit être vraiment intéressant je pense, il y a un tel décalage entre ces deux mondes, qu'il doit sûrement être très difficile d'en repartir réellement une fois qu'on y est allé.
Lien : http://l-imaginarium.forumac..
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
Horizon_du_plombHorizon_du_plomb   31 octobre 2019
Francisco reprend le cours :
- Dans cet univers chamanique se côtoient trois mondes. Le monde des humains et des animaux, le monde végétaux et le monde des esprits. Chaque être humain, animal ou végétal a son équivalent-esprit dans le monde des esprits. C’est toujours avec cet équivalent-esprit que le chaman doit entrer en contact pour acquérir ses connaissances, c’est toujours cet équivalent-esprit que le chaman doit « soigner » pour guérir son patient.
Comment le chaman communique-t-il avec ces trois mondes ? Par un langage. Commun à ces trois mondes, qui sont les chants, appelés Icaros.
Comment le chaman reçoit-il les messages du monde des esprits ? Par les visions, dues à la prise de substances hallucinogènes contenues dans l’ayahuasca ou le tabac, et par les rêves.
Comment améliore-t-il sa perception de ce monde des esprits ? En disciplinant son corps, son esprit et son mental. Pour ça, il doit suivre une diète stricte à base de plantes et vivre dans un lieu isolé.

(...)

Diéter veut dire boire la préparation à base de la plante au début d’une période de diète qui va de cinq jours à quatre ans. Cette durée dépend de la plante et de la masse de connaissances qu’elle peut te transmettre. Comme les plantes se diètent les unes après les autres selon des ordres précis indiqués par le maître, il faut compter environ quinze années de diète à un chaman pour terminer son apprentissage.
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ApoapoApoapo   08 avril 2020
Excipit :
« Le rouleau d'écorce est là, dans mes mains. Je déroule. J'ouvre. Je découvre...
Le serpent, le cercle, le chullashakicaspi, l'ayahuasca, la terre et Toi. Toi dans la terre. Sous le cercle. Toi la terre. En moi. Entre deux pensées. C'est ça. Rendez-vous dans cet espace qui s'amuse. Là où on n'a plus mal de ce qui brûle encore. Je le sais maintenant. Cette brûlure, c'était ta lumière. C'est toi qui vis. Ta marque. Ta musique. Elle est joyeuse. Et moi aussi. Maintenant.
Je pose le rouleau. Il se ferme. Première photo de toi dans cet ailleurs. »
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florinetteflorinette   12 juin 2012
«Ça y est. Je pars demain pour l'Amazonie. La Sachamama, le bout de jungle de Francisco, est aussi un centre d'études des méthodes de guérison héritées des cultures indiennes et précolombiennes. Moi je veux trouver mon "son". Je veux te retrouver. C'est tout. »
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nastialalanastialala   01 juillet 2012
Le jour où tu m'as quitté j'étais française.Et compositeur.Alors j'ai pris le train.Sous la mer.Pour engloutir mes rêves.
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Horizon_du_plombHorizon_du_plomb   31 octobre 2019
Il ne peut pas tout m’expliquer, mais en quelque sorte chaque individu aurait son propre son. Ce son serait comme « une clef » vibratoire, qui permettrait de rééquilibrer les énergies de chacun, de restituer une certaine harmonie intérieure. Là, il commence vraiment à m’intéresser. Je sens ma troisième oreille de compositeur se dresser et applaudir. (…) Ce son est en général la somme de plusieurs notes. Un peu comme une « mélodie» unique. Je ne comprends pas exactement tout, mais mon oreille fait des pirouettes.
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Videos de Corine Sombrun (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Corine Sombrun
Bande-annonce de l'adaptation cinématographique de : "Mon initiation chez les chamanes : Une Parisienne en Mongolie"
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