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ISBN : 1094773050
Éditeur : Auto édition (30/08/2019)

Note moyenne : 3.74/5 (sur 27 notes)
Résumé :
Imaginez un monde sans électricité, sans smartphones, sans ordinateurs, sans télévision, sans réseaux sociaux. Imaginez un monde où les gens sont condamnés à se regarder, se parler et s’entraider. Ce monde, c’est celui du grand shutdown. La pire catastrophe n’ayant jamais frappé l’Humanité !

Alors que la civilisation humaine est en train de s’effondrer, le gouvernement fait appel aux services de Michael Donovan, astrophysicien et héros de guerre deve... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
lyoko
  01 octobre 2019
Je ressors très mitigée de cette lecture.
Si le scénario de base est intéressant et l'écriture de l'auteur très agréable.
Si on sait pertinemment que ce que prévoit ce roman nous pend au nez, par une exploitation intensive et un non respect évident de la nature je m'attendais a plus.
Mais au vu de du peu de pages du roman il était aussi évident que le sujet ne pouvait pas être exploité a fond.
Je sais que l'auteur cherchait a faire passer un message fort sur écologie et sur notre consommation a outrance… également sur le fait que l'on devient égoïste et individualiste a cause des réseaux sociaux.
A mon humble avis son message aurait pu être plus percutant si il avait placé son histoire en France ( plus proche de ses lecteurs). Et il reste sur quelque chose de basiques quand il parle d'écologie.. l'auteur aurait gagné a être plus percutant, plus incisif, voir plus cynique.
Je pense qu'a l'heure d'aujourd'hui pour passer un message écologique (même si il semble qu'une partie de la planète commence a se réveiller) il faut marquer fortement les esprits.
Pour avoir essayé de "parler" a tout le monde je crois que l'auteur est passé a côté.
Néanmoins cela n'enlève rien a la grande qualité d'écriture d'Aurélien Grall, ni a un scénario qui a un fond très intéressant..
Je remercie l'auteur pour sa confiance.
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mcd30
  27 novembre 2019
Le shutdown, une menace extrême qui fait les beaux jours du roman d'anticipation et nourrit l'imagination des lecteurs.
Une bien belle écriture, fluide qui nous immerge dans l'histoire à toute vitesse. Un virus propagé de façon originale qui s'attaque à la population. Des explosions, des attentats. Une phrase qui revient souvent un peu comme un mantra : "Gaïa dormira tranquille". Et puis soudain le shutdown, la panique. Chacun va devoir sauver sa peau. Et là, chacun agira selon sa conscience mais vont-ils avoir le choix ?
À travers un road-movie savamment orchestré avec deux groupes qui vont s'affronter : l'armée, des hell's angels, quelques civils, fantômes de ce qui reste du vieux monde, qu'ils cherchent à maintenir. Et, le groupe des "protecteurs de Gaïa" avec des scientifiques et surtout une équipe assoiffée d'argent qui a volé l'or mais ignore tout de la manipulation et de la machination dont ils seront les victimes car seules quelques personnes connaissent la vérité.
Aurélien Grall ne lésine ni sur les moyens, ni sur les idées pour que Gaïa dorme tranquille. J'ai bien aimé le personnage de Fernand au milieu de toute cette folie. L'auteur nous livre une sorte de fable ou de conte de l'apocalypse avec une fin morale. Il nous invite à mesurer la portée de nos mots car certains esprits malades, fanatiques, extrémistes pourraient bien les prendre à la lettre; Jusqu'où serions-nous prêts à aller pour sauver Gaïa ? Existe-t-il une cause qui justifierait des milliers de morts. La stupidité, l'avidité, le désespoir, la lassitude et l'ignorance menant à l'apocalypse. En sommes-nous si loin ?
Un immense merci à Aurélien Grall pour sa confiance et l'invitation à lire son SP via SimPLement pro. Un livre qui m'a sortie de ma zone de confort et que je conseille à tous. Lisez-le, tirez vos propres conclusions. En attendant, avant le shutdown je vais me dépêcher de vider la PAL de ma liseuse.
Challenge Riquiqui
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Wolkaiw
  28 août 2019
"Gaïa dormira tranquille"
Shutdown... Plus de téléphone ni de télévision, plus de voiture ni d'avion, plus d'électricité... Il ne reste plus rien si ce n'est les ruines branlantes d'une civilisation qu'une catastrophe sans précédent à réduit à l'état de sauvage. L'homme est complètement déboussolé, perdu et paniqué sans son smartphone dernier cri, incapable de réfléchir par lui-même et d'aligner deux pensées cohérentes. Pourtant, il ne fait que payer le lourd tribut de son inaction, de sa passivité, de ses abus... L'Histoire de la Terre, de cette chère Gaïa semble s'écrire sans l'Homme, loin de l'agitation de ces stupides humains l'ayant conduit à sa perte. Aurélien Grall nous offre ici une virée inédite, aussi fascinante qu'édifiante à travers les déboires des hommes jusqu'à leur quasi-extinction. C'est une alarme qui retentit, une porte que l'auteur enfonce afin de nous ouvrir les yeux sur la situation actuelle mais pas que! Ce livre sonne comme un appel au secours, un déchirant S.O.S. qui résonnera longtemps dans vos esprits.
Avec ce texte, l'auteur signe son troisième roman. Vous vous souvenez peut-être d'Alienor, l'origine de toutes les haines ou encore du Trône de cendres, il propose ici un récit dans un registre différent mais qui s'inscrit tout de même dans une certaine lignée. Les aspects politiques et critiques sont chaque fois très présents et confèrent aux histoires une ambiance vraiment particulière, teintée d'un réalisme troublant. Avec Shutdown, c'est un plongeon que l'on effectue, une apnée d'une centaine de pages, un souffle que l'on retient... La préface du livre donne immédiatement le ton, interpelle autant qu'elle sensibilise. Après la bêta-lecture, puis la relecture de ce livre, je peux vous assurer que certaines situations actuelles (Amazonie...) trouvent un puissant écho - miroir déformé et amplifié d'une vérité qui nous éclate à la figure.
Et si tout était écrit dans le Nouveau Testament, dans ces versets de l'Apocalypse, et si nous avions été aveuglés toutes ces années, tous ces siècles durant ? C'est ainsi qu'est introduit le récit, il s'ouvre sur une note plutôt sinistre, sur ces quelques phrases qui vont hanteront pendant des heures... Quelle est la place de la religion dans ce livre ? Quel est son impact sur l'existence ? Les humais n'ont cessé de se battre, de se faire la guerre, d'inventer tous les prétextes possibles et inimaginables pour tuer son prochain. On se demande (je me demande) parfois dans quel monde on vit... C'est ainsi que les citations choisies par l'auteur, au début de chaque chapitre, nous amènent à réfléchir et à considérer les choses autrement. Nous sommes les acteurs de notre propre destruction, que nous le voulions ou non...
" Gaïa dormira tranquille"
Et si je vous parlais un peu de l'histoire ? Elle est sombre, intense et rythmé, c'est une véritable course, mais contre quoi coure-t-on ? Libre à vous de vous faire votre propre idée. Il s'agit d'un récit effrayant dans la justesse des comportements qu'il dénonce, dans l'analyse fine et précise de ce que nous sommes devenus : des êtres cupides, matérialistes, avides de pouvoir(s) et par-dessus tout égoïstes. le tableau n'est pas très glorieux mais c'est ainsi. Michael Donovan, l'un des principaux personnages si ce n'est le principal, nous est présenté dans des circonstances loin d'être à son avantage. Il nous est rapidement dépeint comme un alcoolique fini que ses enfants ramassent à la petite cuillère à chaque nouvelle cuite. Pour le héros badass, on repassera, c'est sûr. Toutefois, loin d'être l'archétype de l'homme idéal, Michael est un père de famille qui n'a pas été épargné par la vie, un protagoniste profondément humain, avec ses failles et ses bavures. Les liens fraternels qui unissent ses enfants, Jack et Stacy, nous sautent rapidement aux yeux et l'on devine aisément l'importance de l'entraide et du soutien, la place de chacun dans cette famille.
Shutdown c'est joli comme titre, mais qu'est-ce qui se cache derrière si l'on creuse un peu ? Shutdown possède plusieurs définitions parmi lesquelles une politique et une informatique. Les deux sont ici intéressantes, l'une traduisant une cessation d'activité du gouvernement des Etats-Unis (l'histoire se déroule principalement là-bas) et l'autre une commande destinée à fermer un programme... Les deux sont donc complémentaires, surtout lorsqu'on les met en parallèle. le shutdown du livre, et donc l'arrêt de tous les appareils électriques mais pas que, est suivi de la propagation d'une épidémie mortelle qui décime l'humanité à une vitesse totalement hallucinante. le chaos règne, plus personne ne dirige les Etats, le monde sombre peu à peu, vivants sans doute ses plus terribles heures. On se surprend à espérer, à croire que tout n'est pas perdu mais la situation est plutôt mal embarquée.
Michael et ses enfants vont être amenés à faire partie d'un groupe qui ne va cesser de s'agrandir. Un groupe que l'on suivra avec attention et dont l'hétérogénéité nous saute aux yeux! À travers les chemins qu'ils empruntent on voit se profiler de nombreux desseins. Des motos, des chercheurs, un trader... Une bien belle équipe! Vous vous doutez bien que les différences culturelles et l'animosité des uns envers les autres vont donner lieu à des dialogues piquants que j'ai savourés! le sarcasme est très présent, renforçant les tensions... J'ai trouvé le style beaucoup plus fluide que lors de la bêta lecture, sans doute plus incisif quand il le fallait, moins lourd et plus agréable également. le récit est très orienté autour de l'action mais ne néglige pas la réflexion pour autant, bien au contraire. On se pose constamment des questions, on doute et on s'interroge, au même titre que les personnages, sur les raisons de tout cela, l'origine du Shutdown et un hypothétique futur...
"Gaïa dormira tranquille"
Lors d'un chapitre, nous effectuons un saut dans le passé, juste le temps d'en apprendre plus sur la famille Donovan mais aussi sur les signes avant-coureurs de la catastrophe... le slogan Gaïa dormira tranquille est plus d'une fois clamé et déclamé, prenant son sens au fil des révélations. le lecteur réalise alors l'urgence de la situation, ce besoin pressant de faire changer les choses... Avec ce titre et ce récit audacieux, c'est une large réflexion sur notre impact, aussi bien économique, politique qu'environnementale que nous propose Aurélien Grall. Notre impact sur la planète, sur la Terre sur laquelle nous vivons, une prise de conscience des solutions à notre portée. Gaïa m'est rapidement apparue comme un personnage à part entière. En parlant de personnages, on s'y attache, on les déteste, on ne sait plus quoi penser d'eux au coeur de ce chaos. Nous sommes tous dans le même bateau à la dérive...
Vient un moment où l'on ne sait plus qui croire. Qui agit pour le bien des uns, qui agit dans son propre intérêt? C'est un match de ping-pong dans lequel chaque partie se renvoie la balle comme s'il s'agissait d'un boulet de canon. Des moyens extrêmes sont employés pour une situation plus que préoccupante : alarmante. Tout se joue dans un tombeau à ciel ouvert, témoin silencieux de la bêtise humain. C'est un récit choc qui remue, une intrigue réaliste qui nous trouble, un message fort que l'auteur nous envoie. On trouve au coeur de ce drame géant une référence à l'attentat du 11 septembre 2001 qui ébranla les américains, une tragique date, une marque indélébile. Et si tout n'était que le début ? Et si nous avions le pouvoir de faire changer les choses ? Pourquoi restons-nous les simples spectateurs de cette destruction ?
L'épilogue clôture parfaitement bien ce court récit, remettant l'homme à sa place... C'est une claque dans la figure et l'on referme ce livre à grand-peine, des images plein la tête. Nous sommes vite écrasés face au poids de tout ce qui a été dit, devant ces mots qui nous transpercent, ces syllabes qui nous glacent. L'homme est le responsable de sa propre extinction, aveuglé par des futilités qui l'écarte des considérations pourtant essentielles et vitales pour lui. On ne peut sortir indifférent de cette lecture, on ne peut nier que l'auteur a voulu frapper un grand coup et qu'il se porte ici comme un fervent défenseur de notre planète. Puissent ses idées et messages trouver un écho en vous avant que le schéma de son livre ne se produise. Puisse l'être humain comprendre et apprendre de ses erreurs, se réveiller avant qu'une nuit sans fin ne tombe sur le monde.
En définitive, Shutdown c'est un récit dont les enjeux sont aussi bien personnels que politiques et environnementaux. On pénètre dans un monde à l'agonie, coupé d'un de ses organes vitaux : l'électricité. L'homme laisse la place à la bête qui sommeille en lui et le monde se déchire. L'espoir demeure et c'est aux côtés de la famille Donovan que nous effectuons une incroyable épopée, tentant de comprendre l'origine du Shutdown qui plongea le monde dans le chaos. Au fil des chapitres, nous prenons conscience de nos erreurs, de celles de nos aïeux mais aussi celles que nos enfants reproduiront sans doute jusqu'à l'implosion, jusqu'au jour où tout s'arrêtera... Ce livre trouve un écho particulièrement fort eut égard de ce qui se passe actuellement à la surface du globe, je ne peux que vous inviter à découvrir ce court roman, à retenir votre souffle le temps d'une lecture et enfin "Gaïa dormira tranquille".
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cocomilady
  29 octobre 2019
Le message de fond est très bon, mais le roman aurait mérité d'être plus long et mieux développé.
Je trouve le thème de ce roman bien pensé puisqu'il traite de problèmes actuels et de ce qui pourrait se passer si l'Homme n'en prenait pas enfin conscience. C'est vraiment son atout majeur et le point positif pour moi.
L'auteur nous y présente l'être humain dans toute sa splendeur, uniquement attiré par l'argent, le pouvoir, sans aucun intérêt que le sien.
Puis c'est l'apocalypse, plus d'électricité, un virus fatal répandu simultanément aux quatre coins de la planète. L'espèce humaine disparaît presque complètement en quelques heures seulement et l'on suit les rescapés : un astrophysicien alcoolique et ses deux enfants, quelques membres du gouvernement ayant sauvé un peu de technologie, un trader qui cherche à retrouver sa fiancée...
On passe d'un personnage à l'autre, de façon assez rapide et pour moi, sans entrer de façon satisfaisante dans sa psychologie, sans le décrire suffisamment pour qu'on s'en imprègne (je me suis d'ailleurs mélangée entre deux au prénom très proche, tout ça est bien trop confus).
L'émotion lors de moments tragiques, lors du final qui tombe un peu à l'eau, est absente puisque l'auteur n'a pas assez développé son histoire, ni assez décrit les personnages, leur passé avec des flashbacks qui auraient été bienvenus, pour le final notamment. C'est très dommage... sans compter les fautes, beaucoup trop nombreuses à mon goût, qui auraient mérité une correction pro.
De plus, plusieurs dizaines de pages pour énoncer les victimes du 11 septembre sur un livre qui en fait 112, c'était vraiment inutile, comme si l'auteur avait voulu ajouter des pages à une nouvelle trop courte. J'aurais à la place apprécié une intrigue vraiment étoffée.
J'en ressors frustrée, sur ma faim, car l'idée de départ était croustillante et les thèmes dénoncés, vraiment d'actualité.
J'espère que l'auteur la reprendra comme il faut car cela pourrait donner un excellent roman.
Lien : http://cocomilady2.revolublo..
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Marie-Nel
  30 octobre 2019
C'est le troisième roman que publie Aurélien Grall et c'est le troisième roman que je lis de cet auteur. J'ai lu ses précédents, Aliénor, l'origine de toutes les haines et le trône de cendre. J'avais pu apprécier son style et ses thèmes engagés, très près de notre réalité. Il avait jusqu'alors touché des phénomènes de société et de politique, il revient ici avec un texte qui trouvera son écho dans ce que l'on vit en ce moment puisqu'il est question du climat et des conséquences du réchauffement et de ses répercussions sur notre monde.
Je ne vais pas trop revenir sur l'histoire, ce serait dommage de vous en dévoiler plus que ce que le résumé ne fait déjà. le monde qu'Aurélien Grall dépeint ici se retrouve plongé du jour au lendemain sans électricité, sans internet, sans téléphone. Plus aucun moyen de communication virtuelle. Ils ont tous été paralysés par une tempête électromagnétique. le gouvernement f ait alors appel à Michael, un astrophysicien, pour essayer de faire face à ce drame. Michael est ravagé par l'alcool depuis le décès prématuré de sa femme, et essaye de survivre avec ses deux enfants. Il va devoir faire équipe avec une autre scientifique, mais surtout, il va devoir faire face à tous ses démons et revoir tout ce qu'il avait pu penser jusque là. D'autres personnes vont venir se greffer à cette équipe, un trader, un groupe de bikers, même si au départ, ils n'avaient pas tout à fait la même idée que lui. Michael va au devant de grosses révélations et de chamboulements dans sa vie.
Ce qui ressort à chaque fois d'une lecture d'un roman d'Aurélien Grall est le fait qu'il se rapproche très près de la réalité. Tellement que lorsqu'on essaie d'imaginer les événements de l'histoire dans notre vie réelle, ça met des frissons dans le dos. On n'imagine pas toutes les répercussions qu'il pourrait y avoir avec un manque d'électricité, ce serait le chaos, il y aurait du vandalisme dans les magasins, les banques seraient pillées. On vivrait comme en temps de guerre. Aurélien Grall a pensé à tout, au moindre petit détail, c'est en le lisant que je me rendais compte de tout ce qui pourrait être dégradé dans la vie si on connaissait le même problème. Et d'ailleurs, les scientifiques craignent ce fait, que cela arrive dans nos vies. Quelle transformation alos ! L'auteur ne manque pas d'imagination et touche à chaque fois avec justesse un nouveau point. Ce livre ne peut que nous faire réfléchir sur notre monde actuel et nous faire poser la question dramatique du « et si ? », je n'ose imaginer. En plus, j'ai lu ce roman un soir où internet était justement en panne chez moi, ce qui était déjà dérangeant, car c'est toujours quand ça ne marche plus que vous en avez besoin. Je me suis alors dit, et si en plus, il y avait le téléphone, l'électricité, comment ferait-on ? L'humain s'adapte toujours, mais ce serait vraiment très difficile.
Pour en revenir à l'histoire, car je m'égare un peu, la façon dont l'auteur la raconte fait qu'on la pense réelle. L'action commence très vite, dès le départ, je me suis retrouvée plongée dedans, avec les différents personnages. Je n'ai pas eu le temps de trop m'attacher à eux, car ils sont nombreux, ils sont tous intéressants et on a envie que tout aille pour le mieux pour eux. le suspense ne redescend pas jusqu'à la fin, j'ai vécu en apnée le temps de ma lecture. Dans le même chapitre, on suit différents personnages à différents endroits. Tout se passe essentiellement aux États-Unis, mais on a des nouvelles du monde entier où rien ne va plus non plus. Chaque chapitre commence par une phrase d'un auteur connu, écrivain ou non, qui a un rapport avec le contenu et surtout qui marque. C'est effarant de se rendre compte que ces phrases ont été dites il y a longtemps, que ce soit par Chateaubriand ou Hugo, et que l'homme a continué son travail de destruction de la Terre. La fin arrive vite et m'a surprise, l'auteur n'hésite pas à faire souffrir ses héros, je ne m'attendais pas à ce final, marquant, dérangeant. Je ne peux en dire plus, mais j'apprécie toujours d'être surprise et que tout ne se finisse pas toujours bien...mais chut...
Le roman est court, il fait un peu plus d'une centaine de pages. L'auteur est allé à l'essentiel. J'aurais peut-être aimé que certaines scènes soient un peu plus étoffées, mais ça ne m'a pas empêché d'apprécier ma lecture. Il faut reconnaître qu'on peut tellement en dire sur ce sujet qu'on aurait vite fait d'avoir un roman interminable. le fait qu'il soit plus court nous fait rester dans l'action, on ne se perd pas en descriptions, les scènes se passent les unes après les autres et restent bien dans la tête. Cela donne un effet d'une course contre la montre, avec une ambiance anxiogène, et donc beaucoup de rythme à la lecture.
Aurélien Grall profite de ce roman pour faire un hommage émouvant aux victimes des attentats du World Trade Center en donnant le début de la liste des victimes. C'est toujours bon de rappeler pour ne pas oublier, pour garder en mémoire, c'est le meilleur moyen pour ne pas recommencer, enfin j'espère.
C'est un roman sombre, intense, rythmé, et tellement réel...quand on sort de la lecture, on se rend vite compte que ça ne tient pas à grand chose et qu'on serait vite dans de sacrés problèmes. le point commun entre tous les romans de l'auteur est qu'il pointe toujours l'actualité de notre monde et le dépeint dans ce qu'il peut avoir de plus sombre et noir. Même les héros de ses histoires sont des personnes que l'on pourrait rencontrer dans la vraie vie, ils sont écorchés, ont des défauts, nous ressemblent. On se sent donc proche d'eux et on peut vivre à travers eux.
J'ai une fois de plus apprécié ce nouveau roman de Aurélien Grall. J'ai passé un excellent moment, très intense. Ce roman me conforte dans l'idée de continuer à suivre cet auteur. Il sait dépeindre la société, en voir tous ses travers. Ses romans sont des sortes d'avertissements à ce que devient notre monde. Si seulement on pouvait en tirer des leçons et de la positivité. Mais bon, c'est une toute autre histoire...
Si vous ne connaissez pas encore Aurélien Grall ou ses romans, je vous le recommande et vous le conseille. Je suis sûre que vous passerez un bon moment, déstabilisant, certes, mais de bons moments de lecture.
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
LanabookLanabook   05 décembre 2019
Qui sont les vrais criminels ? vous ne pensez pas plutôt que ce sont les gouvernements à la solde des puissances de l'argent ? Depuis des milliers d'années, la cupidité égoïste de l'Homme nous mène tous à notre fin. Il n'y a plus d'air à respirer, plus de poisson à pêcher, plus d'espèces naturelles à sauver, plus d'eau pure. Les cancers et toutes ces maladies dégueulasses se multiplient et pendant ce temps là, les riches sont de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvre ! Ce n'est pas cela le vrai crime contre l'Humanité ?
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LanabookLanabook   05 décembre 2019
Il n'y a pas pire fléau qu'une foule mal intentionnée. décérébré par les réseaux sociaux, rendu à la sauvagerie animale en présence de ses congénères, chacun est prêt à se livrer à la barbarie criminelle pour satisfaire une pulsion sadique, pour ne pas aller à l'encontre de l'assemblé devenue dictature, pour l’orgueil, pour rien. Combien furent-ils à souffrir le martyre des masses ? Combien choisirent le soulagement d'une mort rapide à une éternité de calvaire social ? Honte au système qui n'est pas capable de protéger ses propres enfants de ses propres semblables.
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mcd30mcd30   25 novembre 2019
_ Ne vous laissez pas aller au défaitisme, , je suis sûre que l'on va trouver un moyen.
_ Avec une fille entre la vie et la mort, un fils porté disparu et une épidémie apocalyptique répandue partout ? On a même plus internet en plus... Quelle solution voyez-vous ?
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mcd30mcd30   26 novembre 2019
L'amour finit toujours par se faire ou souffrance ou indulgence.
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mcd30mcd30   23 novembre 2019
Sous le ciel étoilé de cette nuit tropicale, une plaine s'étendait à perte de vue. À sa surface tapissée d'un chaos de branchages et de terre, une souche. Puis, une deuxième, une troisième, une dixième, une centième, puis des milliers...
À plusieurs kilomètres en contrebas, une ligne noire découpant l'horizon déchiré. L'Amazonie, ou plutôt ce qu'il en restait, agonisait au fond du paysage.
Cimetière. La plaine nocturne, autrefois verdoyant refuge submergé par des torrents de vie animale et végétale, était désormais un cimetière.
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