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EAN : 978B079Q27JG8
337 pages
Editions De Borée (15/03/2018)
4.08/5   6 notes
Résumé :
Le Tigre et les pilleurs de Dieu.
La première enquête de l'antiquaire Hippolyte Salvignac.

Paris, automne 1906 : la France se remet à peine de l'ouragan de l'affaire Dreyfus. La séparation de l'Église et de l'État est dans tous les esprits...
Hippolyte Salvignac, modeste antiquaire parisien d'une quarantaine d'années, est recruté par Georges Clemenceau pour aider la police à pourchasser des trafiquants d'oeuvres d'art. Ces derniers pill... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Une des belles révélations que ce polar historique bien ficelé, bien documenté et passionnant.
A l'automne 1906, Hippolyte Salvignac, antiquaire parisien, est recruté par Georges Clemenceau pour démanteler un trafic d'oeuvres d'art volées dans des églises de campagne. Avec l'aide de l'inspecteur Jules Lerouet, il traverse l'Europe et enquête dans les milieux de pouvoir comme dans le monde des marchands d'art.
Une galerie de personnages attachants, romanesques ou réels, fait de ce polar historique un livre passionnant, alors que va naître la police moderne des Brigades du Tigre. Fréquentant aussi bien les allées du pouvoir que le monde interlope des marchands d'art ou les soupentes du Quai des Orfèvres, Salvignac entraîne le lecteur dans le tourbillon des années 1900. À travers mille rebondissements se dévoile tout un monde révolu où se côtoient premières automobiles et voitures à chevaux, lampes à pétrole et ampoules électriques, une société où s'invente chaque jour la modernité du XXe siècle.
On ne peut que vous conseillee de lire cette première enquête de l'antiquaire Hippolyte Salvignac
Lien : https://collectifpolar.blog/..
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C'est la couverture qui m'a incité à aller vers ce roman. Je la trouve superbe !

“Le Tigre et les pilleurs de Dieu” est un très bon roman policier historique. Lorsque que j'ai lu le titre, je n'ai pas tout de suite fait le lien avec le “tigre”. C'est pendant ma lecture, dès la première intervention de Georges Clemenceau, que j'ai compris !

Nous sommes en 1906 en pleine séparation de l'église et de l'État. le scandale est proche. En effet, depuis plusieurs années, déjà, des oeuvres d'art sont copiées et volées dans les Églises. Afin d'éviter une implosion au sein de l'État, Georges Clémenceau, Président du Conseil, confie à l'inspecteur Jules Lerouet la responsabilité de démêler ce problème avant que sa présidence ne soit impliquée. Lerouet sera aidé par un jeune antiquaire, Hippolyte Salvignac, qui a une véritable passion pour l'histoire, il devra aider la Police sur cette enquête concernant un trafic d'oeuvres d'art religieuses en France et en Europe.

Dès les premières lignes, je me suis retrouvé dans le passé à l'aube du XXe siècle. Philippe Grandcoing m'a fait voyager dans le temps de manière totalement crédible, dans un Paris rempli de nouvelles technologies naissantes. C'est la Belle Époque, et les investigations policières se modernisent aussi. le recensement des premiers portraits d'éventuels malfaiteurs, le début des recherches d'empreintes digitales et une nouvelle idée qui émerge tout doucement, la création d'une Police Nationale. Hippolyte Salvignac prend un certain plaisir et va petit à petit s'éveiller au métier de détective, il se prend au jeu.

C'est un livre très agréable à lire, un vrai moment de détente, un pur régal à déguster sans modération, au-delà d'une intrigue originale et bien documentée. Il y a du suspense, de multiples rebondissements, j'ai savouré chacune de ses phrases… grâce à une écriture fluide, précise, riche et imagée.

Les personnages sont attachants, ce premier roman est fort prometteur et m'a donné envie de poursuivre la série et de découvrir d'autres enquêtes.

Un grand merci à Virginie des éditions De Borée, pour ce voyage dans le temps…
Lien : http://leressentidejeanpaul...
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Intrigue policière sur fond historique belle écriture. Des personnages attachants qui nous entraînent dans une aventure très prenante avec plein de rebondissements. J'ai déjà lu le faubourg des diaboliques et j'ai très envie et hâte de lire une autre aventure de Hippolyte Salvignac
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
Salvignac ne put cacher son trouble. Bien évidemment, il connaissait de réputation Georges Clemenceau, journaliste et personnalité politique de premier plan. En mars de cette année 1906, il était devenu pour la première fois ministre à plus de soixante ans, avant d’être désigné il y a de ça quelques jours à peine chef du gouvernement, fonction qu’il cumulait avec le ministère de l’Intérieur. Mais il n’arrivait pas à faire le lien entre lui, un modeste antiquaire, et l’homme politique le plus en vue du moment.
– Et quand est-ce que M. le président du Conseil souhaite me voir ?
– Maintenant, bien évidemment !
– Je suppose que je n’ai pas le choix…
– Un fiacre nous attend rue Saint-Denis. Je vous laisse fermer votre musée des horreurs.
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Il commençait à regretter l'univers qu'il avait côtoyé un temps : le bureau du chef du gouvernement, la loge officielle à l'Opéra, les couloirs de la Sûreté. Il en voulait à Clemenceau et à Lerouet qui lui avaient entrebâillé une porte pour la refermer presque aussitôt. Il hésita à ouvrir une seconde bouteille. Il avait atteint cet état cotonneux où les sens s'émoussent, mais où l'esprit semble avoir repoussé ses propres limites. Finalement, il se laissa tomber dans un fauteuil face à la carte zébrée de rouge et piquetée d'épingles. Plus il la fixait, plus il lui semblait qu'elle cachait une vérité à laquelle jamais Lerouet, avec ses méthodes de policier, n'accéderait.
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Lorsque Hippolyte se présenta le lendemain matin à la préfecture de police, Ernest Favre, l'homme qui l'avait ramené de Meudon la veille, lui expliqua qu'ils devaient aller chercher Lerouet au ministère avant d'aller fouiller la villa. Tandis que la voiture s'insérait dans le trafic matinal des quais, le policier lui expliqua que son collègue avait été convoqué par Clemenceau suite au rapport qu'il avait fait au préfet de police.
Ça doit être un gros lièvre que vous avez levé tous les deux, pour que le père Clemenceau s'en mêle…
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Hippolyte Salvignac s’effaça devant son visiteur, le suivit dans son magasin et referma la porte derrière lui. L’inconnu promena son regard sur les objets qui le peuplaient. L’antiquaire aimait bien l’amoncellement, la profusion, voire un certain désordre. Il voulait que ses clients prennent le temps de chercher, de fouiller, qu’ils aient l’impression de faire par eux-mêmes une trouvaille dans cet antre aux trésors. Le visiteur s’était figé face au pan de mur où étaient accrochées des dizaines de masques africains. Il y en avait jusqu’au plafond. De toutes formes et de toutes origines : dogon, fang, mossi, bambara… Salvignac observa silencieusement son profil. Son visage reflétait la perplexité voire l’incompréhension, le sourcil gauche formant un accent circonflexe au-dessus de l’œil gris tandis que se dessinait une moue dubitative sur ses lèvres fines.
– Vous avez des acheteurs pour… ça ?
Le ton était méprisant. Ce n’était pas une véritable question, davantage un avis émis avec condescendance.
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– Vous êtes perspicace. Je ne me suis pas présenté : Jules Lerouet, inspecteur à la Sûreté.
Le policier lui tendit une carte confirmant ses dires.
Hippolyte Salvignac eut un mouvement de recul. Dans sa profession, il n’était jamais bon signe d’avoir affaire à la police. C’est pour cela qu’il s’était toujours montré prudent dans ses achats, refusant d’acquérir de belles pièces que lui proposaient à prix bradé des inconnus. Le recel était un délit, on le lui avait suffisamment répété. Il était rare qu’un antiquaire soit inculpé, sauf si l’affaire était très importante. Mais il savait que plus d’un de ses confrères était ainsi devenu un indic, sous la menace de poursuites. Bien sûr, officiellement, personne n’était au courant de rien, n’avait rien vu, rien entendu. Toutefois, les rumeurs circulaient vite et il pouvait citer plusieurs noms si on le lui demandait. Or, même s’il voulait faire honnêtement son travail, il n’avait aucune envie de devenir un auxiliaire des forces de l’ordre.
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