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ISBN : 2848112549
Éditeur : Editions des Falaises (11/09/2015)

Note moyenne : 3.37/5 (sur 26 notes)
Résumé :
April, experte en mobilier ancien, est envoyée à Paris afin d’expertiser un appartement fermé depuis soixante-dix ans contenant mobilier, bijoux précieux et peintures d’une valeur inestimable, dont un remarquable portrait signé par le fameux portraitiste italien Giovanni Boldini. Cette femme magnifique, vêtue d’une somptueuse robe rose, s’appelle Marthe de Florian, propriétaire de l’appartement à la Belle Époque.

Intriguée, April commence à étudier le... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Mimeko
  30 décembre 2017
April Vogt, experte américaine en mobilier classique est sollicitée par une maison de commissaires-priseurs parisiens pour établir l'inventaire d'une succession et plus particulièrement d'en faire l'expertise et la tâche s'avère immense puisque l'ensemble des nombreux meubles et objets sont restés protégés dans l'appartement depuis 1940. Jamais déplacés, ils sont recouverts d'une épaisse couche de poussière et ont été protégés de la lumière. Le problème principal est l'authentification des pièces de cette succession et plus particulièrement vérifier celle d'un tableau qui serait de Boldini, célèbre portraitiste de la Belle-Époque mais qui n'a jamais été répertorié ou exposé au public. Des documents datant de quelques années avant 1900 pour les plus anciens vont permettre de retracer l'histoire des objets au travers de la vie de leur propriétaire, Marthe de Florian,une demi-mondaine.
Ce roman commençait particulièrement bien, une héroïne contemporaine sympathique, experte en art, notamment en mobilier, qui enquête sur la vie d'une demi-mondaine et qui se bat pour imposer une vente particulière, elle a bien senti que cette succession devait raconter une histoire, celle des séductrices qui faisaient la mode et tournaient le tête des hommes. Et l'on apprend beaucoup sur la Belle Époque, la vie de ces femmes, la vie de bohème de certains artistes - j'ai découvert les peintres Boldini et surtout John Singer Sargent, un portraitiste américain hors pair - le travail des commissaires priseurs est également instructif. En revanche, et c'est le gros bémol de ce roman, la narratrice dévie rapidement sur la vie en détail de son héroïne April Vogt, en pleine déconfiture matrimoniale, sa romance parisienne vue par le prisme des clichés américains, champagne à tous les repas, recherches des sacs de marque (Ch..., Guc., Vuit..), l'appartement haussmannien of course, la fête du 14 juillet avec le bal des pompiers. A cela il faut ajouter ses problèmes de couple et d'histoire familiale assez lourde, avec des considérations hyper détaillées sur sa vie, c'est très délayé avec des dialogues souvent sans intérêt.
L'appartement oublié est un roman qui est tout de même intéressant mais cent pages de moins et un peu plus de concision n'aurait rien fait perdre (au contraire) à l'intrigue et il y a tout de même un petit parfum d'atelier d'écriture sur la forme...
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RedPanda
  04 septembre 2018
Ce livre se lit très bien : je n'ai pas vu passer les 200-250 premières pages. J'étais totalement happée dans l'histoire, la narration est très bien menée, servie par un style très agréable, on est tenu en haleine à suivre les découvertes d'April Vogt et à en apprendre plus sur Marthe de Florian (enfin, selon le point de vue de l'autrice, et ce qu'elle a imaginé). La frontière entre le réel et la fiction est très trouble, et ça amène à se poser beaucoup de questions. Et puis, vers le milieu, le souffle est un peu retombé. J'ai été un peu moins emballée, je trouvais qu'il y avait des longueurs, quelques petites réflexions trop "gnangnans" ou reloues (niveau clichés sur les français, on est servi) qui m'ont embêtées, bref, ça manquait du pep's du début. Puis les 50 dernières pages, c'est à nouveau haletant, plein de suspens et de découvertes. L'histoire est, en elle-même, fascinante, puisque c'est basé sur un événement véridique : la découverte d'un appartement parisien empli d'oeuvres d'art, de magnifiques meubles, en parfait état, qui n'avait pas été ouvert depuis près de 60 ans. C'est incroyable ! Ça a dû être une expérience inoubliable pour les personnes qui ont eu la chance et l'honneur d'en faire la découverte et qui ont pu gérer l'estimation de l'origine et de la valeur des biens de cette demi-mondaine. J'ai très envie de me renseigner sur l'artiste phare du livre, Giovanni Boldini, sur la période de la Belle Epoque également. J'ai un livre De Balzac dans ma PAL qui s'intitule Splendeurs et misères des courtisanes, que j'ai très envie de sortir depuis ma lecture de ce livre!
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trolette
  08 mai 2017
L'appartement de Marthe de Florian, cette demi-mondaine, qui y reçut le Tout-Paris de la fin du XIXe siècle, a été découvert intact lors d'une succession en… 2010. le roman de Michelle Gable en retrace l'incroyable histoire.
Quand April Vogt, experte en mobilier, apprend qu'un appartement fermé depuis soixante-dix ans vient d'être découvert à Paris, elle est loin de s'imaginer les richesses et les secrets qu'il renferme. Au milieu des nombreux trésors, April trouve le journal de Marthe de Florian, la très séduisante demi-mondaine qui y vécut en multipliant les amants.
Comprendre la tumulteuse histoire de cette femme libre conduit April à une véritable plongée au coeur du Paris des artistes et des hommes politiques de la Belle Époque.
Vraiment un roman que je conseille pour passer un agréable moment. On se retrouve dans cet appartement avec April et comme elle, on a hâte de lire son journal pour en savoir plus sur sa vie et sur tous les trésors accumulés dans son petit domaine.
On a du mal à s'imaginer la réaction et la stupeur des personnes qui ont eu la chance de découvrir ce lieu préservé pendant tant d'années.
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Les_plaisirs_des_mots
  17 décembre 2019
Ce que j'ai préféré dans L'appartement oublié, c'est la construction du roman. L'histoire est formée par l'alternance du présent d'April et du passé de Marthe, issu de son journal. Ce n'est pas tellement novateur d'alterner deux points de vue, mais j'ai trouvé que c'était particulièrement bien fait, la vie de Marthe impactant parfois celle d'April, et le présent étant toujours rappelé par le passé à travers les lettres et les écrits retrouvés dans le fameux appartement.
J'ai apprécié particulièrement certains personnages : April, Marthe et Luc, avec leurs charmes et leurs faiblesses. Ça a toutefois été étonnamment fluctuant, surtout concernant les deux personnages principaux. Au début, j'ai eu beaucoup de mal avec April, que je trouvais un peu trop lisse, je n'arrivais pas à la trouver intéressante, et je préférais largement les chapitres racontant la vie de Marthe, plus captivante à mes yeux. Au fil de ma lecture, cette préférence s'est inversée, et je voulais connaître le présent, beaucoup moins le passé. Je ne saurais pas dire si c'est un point positif ou négatif... au moins j'ai toujours eu envie de lire au moins l'une des deux parties.
Le roman est assez épais, et ça s'est un peu senti durant la lecture. Bien que l'intrigue soit captivante, les vies des deux femmes se remplissant d'intrigues et de mystères historiques, j'avais parfois des moments de baisse d'attention, face à des passages peut-être un peu plus creux. Je me souviens avoir lue cette histoire sur plusieurs semaines, voire même plusieurs mois, posant parfois le livre pour quelques jours, mais j'y suis toujours revenue, finalement curieuse.
Comme je l'ai dit, L'appartement oublié c'est un enchevêtrement de mystères, aussi bien passés que présents, menés tantôt par April, tantôt par Marthe, il y a de nombreuses péripéties qui nous tiennent en haleine, des retournements de situations menés d'une main de maître par l'auteure, et qui font que je n'ai jamais vraiment pu lâcher ce roman, jusqu'à en avoir découvert la dernière page. Lorsque je lisais frénétiquement cinq ou six chapitres d'un coup, rien ni personne n'aurait pu me tirer de ma lecture, plongée dans le Paris rêvé d'April ou celui plus historique de Marthe.
Finalement, je me souviens avoir été un brin déçue par le dénouement de l'histoire, je n'aime pas quand ça ne se termine pas comme je l'espérais depuis autant de pages, même si cela rend le roman plus réaliste et vraisemblable. Malgré ça, sur un roman épais, une fin reste une courte partie de toute l'histoire, et j'ai trouvé que la traversée était agréable, je me rappelle avec tendresse des deux héroïnes que j'ai suivi le temps de quelques pas.
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Biancabiblio
  11 février 2016
April Vogt est commissaire-priseur chez Sotheby, spécialisée dans le mobilier ancien. Elle vit et travaille à New York et traverse une crise conjugale depuis que son mari Troy, un magnat de la finance, lui a avoué l'avoir trompé avec l'une de ses collaboratrices.
Lorsque l'antenne parisienne de Sotheby lui propose de se charger de l'estimation de l'appartement de Marthe de Florian, elle s'empresse d'accepter, fuyant ainsi son mari et lui permettant surtout de retrouver Paris, une ville qu'elle connaît bien puisqu'elle y a habité pendant plusieurs années.
Lorsqu'elle arrive sur place, elle découvre l'étendue du travail gigantesque qui l'attend. L'appartement situé dans le 9è arrondissement de Paris est grand et entièrement rempli de bibelots et meubles en tous genres mais ce qui lui saute immédiatement aux yeux, c'est le portrait de la maitresse de maison peint par Boldini, estimé au bas mot à 1 million d'euros et totalement inconnu jusqu'alors.
Ce premier roman signé Michelle Gable s'appuie sur une histoire vraie résumée à l'intérieur de l'ouvrage, celle de Marthe de Florian, une demi-mondaine qui a connu son heure de gloire dans les années 1890 et de son formidable patrimoine, oublié dans un appartement fermé pendant 70 ans.
L'auteure alterne entre l'année 2010, date de la découverte de l'appartement, celle d'April qui nous permet d'accéder au métier de commissaire-priseur et nous montre les coulisses d'une vente aux enchères, ce que j'ai trouvé absolument passionnant.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
MimekoMimeko   29 décembre 2017
- Les demi-mondaines n'étaient pas de simples prostituées, protesta t-elle avant de boire une seconde gorgée de vin. Du temps de Marthe de Florian, il y avait bien sûr des filles qui faisaient le trottoir. on les appelait des "filles soumises". Au dessus, il y avait les grisettes, en général des femmes qui travaillaient dans la confection et qui arrondissaient leurs fins de mois. Au niveau supérieur, vous aviez les lorettes. Et pour finir, les demi-mondaines, une espèce à part.
- Mais néanmoins prostituées.
- Vous avez raison, techniquement parlant. Cependant, les demi-mondaines étaient très en vogue. Les femmes de la haute société copiaient leurs tenues et leurs coiffures, avec plus ou moins de mal à les suivre.
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JIEMDEJIEMDE   14 septembre 2015
Assise sur une méridienne mauve, elle regardait loin derrière le peintre. Elle avait des cheveux bruns, mousseux, relevés si lâchement sur le cou qu'on ne pouvait pas à proprement parler d'un chignon. Elle portait une somptueuse robe rose et vaporeuse qui s'évasait autour de ses chevilles comme la queue d'une sirène. Comparés à tant de splendeurs, les rares bijoux qu'elle portait semblaient spartiates, mais son visage était d'une pure beauté.
- Elle est magnifique... tout simplement magnifique.
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MimekoMimeko   30 décembre 2017
- C'est fascinant. Je suis ébloui par votre connaissance des prostituées.
- Les demi-mondaines, corrigea-t-elle en lui rendant son sourire. C'étaient des femmes fascinantes. Elles ne faisaient pas que vendre leur corps. Elles remplissaient un rôle social et avaient même des obligations professionnelles. Pour avoir droit au titre de "cocotte", il fallait avoir provoqué quatre duels, un suicide, et déniaisé au mois un puceau.
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