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EAN : 9782381531489
196 pages
Éditeur : Nombre7 Editions (07/07/2020)

Note moyenne : 5/5 (sur 3 notes)
Résumé :
Je suis comme je suis.
Tu n’y es pour rien.
Il/Elle/On n’est pas sorti de l’auberge.
Nous n’y sommes pour personne.
Vous êtes sourd ou quoi ?
Ils/Elles sont tout pour vous.


Le verbe « être » est le plus conjugué de la langue française.
Chacun est. Unique et pluriel. Comme le sont les personnages de ces seize textes courts où se mêlent ceux qui sont et ceux qui ne veulent plus en être.
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Tichnaine
  07 août 2020
Commandé et reçu rapidement, j'ai plongé dans ces histoires touchantes de vous, de moi, de ceux et de celles. Des petits morceaux de vie, où l'on se retrouve soi ou d'autres. Des moments précieux, des moments de tous les jours, avec un brin de nostalgie parfois, de curiosité, et un humour toujours bien pensé et bien placé. Ce livre est une véritable pépite, qui fait du bien, à la fin, on en veut encore ! Je le recommande vivement.
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Luigi78
  26 août 2020
Un ensemble varié de nouvelles qui n'évite pas les situations dramatiques de nos parcours de vie, avec un style d'écriture faussement léger qui adoucit la noirceur possible de nos sentiments et l'amertume due aux (mauvais) choix passés. Une réussite !
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AnSoFie
  12 juillet 2020
Seize textes courts, peut-être un peu trop courts pour certains ! Ils sont légers quand d'autres sont plus sombres, plus graves, mais tous s'amusent des travers du genre humain, distillant quand même entre les lignes des traces d'amour... Si la fin de certains textes surprend, c'est pour mieux leur accorder une deuxième lecture !
Lien : https://annesophieguenegues...
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
AnSoFieAnSoFie   13 juillet 2020
J’ai adoré la phase deux : monter sur une chaise, me barbouiller le visage de mousse blanche et sentir dans mon dos la chaleur du buste de mon père et les effluves de sa lotion après-rasage. Il en versait dans ses mains qu’il claquait fort l’une sur l’autre, puis il les appliquait de chaque côté de son cou d’abord, de ses joues ensuite en se donnant des petites tapes et du courage. Il était prêt. En phase deux, mon père rasait mes joues neuves, imberbes et encore rondes d’enfance. Tout doucement, pour ne pas me couper. Je respirais le plus lentement possible. Je devais trembler tellement je me contractais pour ne pas bouger d’un pouce. Pendant qu’il retirait la mousse, j’essayais de retrouver dans la glace l’image de mon père telle que je la connaissais ; mais le reflet me laissait toujours un peu perplexe. Il y avait quelque chose, dans les yeux surtout, qui me disait que face à moi, sur la paroi de verre, ce n’était pas tout à fait la même personne que derrière.
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AnSoFieAnSoFie   21 juillet 2020
Sans doute que si elle lâchait la poignée du frigo, elle tomberait.
Elle tient debout. L’air froid ne fait pas réagir sa peau.
Le monde vient de cesser d’exister.
Le temps passe.
Elle n’entend pas la voix de Solène qui décline son identité, son adresse, le motif de son appel.
Le temps passe.
Elle n’entend pas la sonnerie du four qui rappelle que c’est meilleur quand c’est chaud.
Le temps passe.
Elle n’entend pas avec quelle insistance on sonne à la porte.
Ni Solène qui ouvre.

— Madame ? Madame ?
Elle entend. On l’appelle. Le monde reprend vie. Et c’est purement inconcevable.
À l’idée qu’un jour prochain, elle puisse à nouveau avoir faim, soif, sommeil ou envie de faire pipi, elle prend conscience de toute l’absurdité de l’existence. La sienne en particulier. Elle n’a plus de raison d’être. Pourquoi serait-elle ? Pour quoi serait-elle ?
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AnSoFieAnSoFie   12 juillet 2020
C’est dingue à quel point l’autre est un autre. Je suppose que dans les premières heures de nos vies respectives, lui et moi ne devions pas être très différents. Et puis…
— Bonjour, je suis vot…
— T’es le gars qu’a acheté à côté ?
— Oui, c’est ça, je viens vous voir parce que je voudrais vous demand…
— Il a mis l’temps, à la vendre. Personne y voulait l’acheter, sa baraque.
— Oui, ça faisait un moment qu’elle était…
— Ils disaient qu’elle porte malheur !
— Ah ? En tout cas, moi, elle fait mon bonheur.
— C’est ce que j’dis toujours !
— …
Dans ma tête, je me repasse ma dernière phrase, pour savoir ce qu’il a pu comprendre qu’il dit toujours. Mon corps, lui, continue d’aller vers lui tandis que le sien m’invite à le suivre.
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AnSoFieAnSoFie   12 juillet 2020
Et, bien sûr, c’est à moi qu’on demande ça. Je l’entends encore, la boss, en salle de briefing ce matin : « Carla, tu t’occupes de l’article sur les pervers narcissiques, hein. Fais court, 700 mots, 4 000 signes, on a déjà fait une double page sur le sujet l’an dernier. » Pourquoi j’ai pas dit non ? Pourquoi j’ai pas dit « Refile le sujet à Katia, file-moi autre chose : la vie sexuelle des paresseux ou le basket-ball chez les girafes, je sais pas, mais autre chose… » Elle m’aurait rétorqué qu’on n’est pas un magazine animalier, voilà pourquoi.
Bon, par quoi je commence ? Le début. Oui, bien sûr. Le début. Au début, c’est toujours super.
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