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EAN : 9782012202726
40 pages
Éditeur : Gautier-Languereau (07/10/2015)
4.2/5   20 notes
Résumé :
Ils sont venus sur cette île pour tourner un film…
Une île où vivent des créatures d'un autre temps, parmi lesquelles un énorme gorille.
Antoine Guilloppé revisite le mythe de King Kong au travers de somptueuses découpes laser
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Chrisbookine
  11 novembre 2015
Antoine Guilloppé nous livre un nouveau trésor de découpes au laser en noir et blanc. Cette fois, il s’attaque au formidable King Kong et nous donne une version où l’action prime sur les paroles. Les tableaux se succèdent et donnent à voir un Kong impassible et énigmatique et des hommes minuscules, fragiles autant perdus dans la jungle véritable que dans la jungle urbaine.
Antoine Guilloppé continue d’exploiter le noir et blanc qui sied bien à Kong et rappelle le film des années 30. Cela met bien en valeur le choix des points de vue, des cadrages cinématographiques comme dans Loup noir.
Le découpage laser des décors de ville sont un écho à Little man et la jungle à Ma Jungle. Ce choix permet de deviner à travers la découpe la suite de l’histoire par fragments et permet de créer aussi une confusion ou une fusion de deux images qui s’appellent ou se contredisent. Le plaisir des yeux est là dans ces jeux d’ombre et de lumière, de positif/négatif. Lorsque l’on tourne les pages lentement à la lumière d’une lampe, une ombre supplémentaire s’imprime éphémèrement sur le blanc de la page amenant profondeur et intensité dramatique.
Parlons de la couverture ou plutôt de la sur-couverture en découpe : ici, Guilloppé propose le portrait de Kong en gros plan de sa gueule aux traits très humains. Ce choix de blanc sur fond noir me fait penser au drapeau pirate avec la tête de mort (présage néfaste pour Kong ? ). Tout en sobriété cette couverture raconte déjà le début de l’histoire avec le bateau en partance. Un bateau qui quitte la ville éclairée pour l’inconnu sombre, obscur sous le regard de Kong toujours présent (ici : le reflet de la lune). La statue de la liberté en contre-bas semble dans une posture assez inhabituelle sous cette ville qui la domine. Quatre éléments se confrontent sur cette double page : la Liberté, la Lune, la ville et le bateau sous fond de nuit et d’eau. La page de titre se trouve en regard et sous le regard toujours de Kong omniprésent.
Les personnages sont 4 silhouettes noires minuscules sur ce bateau, en face le déchiqueté de la découpe montre confusion, tête de mort, un monde peut rassurant, trouble. L’on voit ensuite ce que les indigènes voit à travers le feuillage. Ces deux doubles pages sont un champ/ contre-champ superbe opposant deux mondes, deux objectifs.
A droite en bas se poursuit l’action.
Voilà Kong et en vis-à-vis, la captive Ann, silhouette noire enchainée au milieu de la jungle inextricable. Se succèdent des plans d’action figés sur l’avancée périlleuse de l’équipe de tournage dans ce monde perdu.
Une dentelle d’émotions laisse face à face Carl et Kong dans cette jungle hostile, où les hommes s’effondrent tel un château de cartes. Seule, une passerelle fragile se trouve entre ces deux êtres que tout oppose. Leur mains sont ouvertes l’une vers l’autre mais Carl rebrousse chemin.
Seul reste Jack , silhouette noire au bord de la lumière, d’un précipice vertigineux, du vide à mettre en parallèle avec celui de la fin où l’on voit Ann en surplomb de la ville. Moment suspendu dans ce monde d’action où l’homme est toujours en mouvement, en fuite, en recherche, en agitation.
Course éperdue du couple en blanc sur fond noir qui fuit un Kong déjà prisonnier d’un cadre ou les morceaux de bois semblent les barreaux d’une prison. Suit une double page où Kong, blanc, emprisonnant entre ses jambes Jack succombe aux bombes soporifiques.
C’est le retour à New York avec une image cubiste de Kong transformé en gratte-ciel. Image très graphique en contraste complet avec les arabesques raffinées de la salle de spectacle où le public anonyme se devine à peine et le héros du jour se noie dans l’excès des dorures et des paillettes.
Sur la double page suivante nous est donné à voir par les yeux de Kong l’éblouissement comme un point de vue subjectif. Et Kong est là, dans un cadre découpé et enchaîné . L’action est toujours représentée en bas dans un coin, dominent l’état d’esprit de la « bête », ses émotions. Cette silhouette vide, blanche de Kong qui escalade l’Empire State Building semble un fantôme sur la ville.
New York se dévoile en panoramique sur la page suivante, ville de lumière au milieu de la nuit. Seule la flèche de l’Empire State Building sort du cadre et est dans la lumière comme un espoir de vie vers quoi se dirige Kong.
Les avions en formation serrée semble fondre vers la silhouette éclairée de Kong, sans défense dans cette jungle de métal. Sous les avions la ville semble une ruine.
L’assaut final est donné, Kong est prisonnier du cadrage, encerclé.
La page qui suit rend compte de sa vision sur le vide en plongée, déformée par l’altitude, donnant le vertige : le moment où le gorille vacille. Enfin une contre-plongée oblique rend compte de la chute fatale du King.
Finalement Ann reste prisonnière de ce monde où la nature est absente. Son ombre, son attitude semble montrer ses bras dans le dos comme enchaînés. Elle contemple le vide.
Cet album est magnifique à dévorer des yeux encore et encore et à méditer.
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Under_the_Moon
  19 mai 2019
Nul besoin de présenter King Kong, le gorille kidnappé et enragé t effrayé par un monde qu'il ne connaît pas et effraie New York sous l'oeil attentif des caméras, trop contents de condamner à travers l'animal la sauvagerie, le "primitif".
Certes la technique de papier découpé émerveille toujours autant. Mais pour l'instant, c'est l'album d'Antoine Guillopé qui m'a le moins séduite.
Il m'a manqué un propos plus personnel de l'auteur, un développement d'un aspect inattendu.
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Fwredo03
  03 décembre 2015

Carl Denham, réalisateur, et son équipe sont à bord d'un bateau afin de tourner le film "L'île du crâne" mais en route ils repèrent une île peuplée de créatures que l'on croyait à jamais disparues. Sur place, les indigènes kidnappent Ann, la jolie actrice pour l'offrir à leur Dieu, Kong. L'équipage, avec à leur tête Carl Denham, se lance à la recherche de ce monstre dans l'optique de délivrer la belle…
Mais tout se déroulera-t-il comme prévu ?
Tout le monde connaît le mythe de King-Kong surtout grâce aux différentes oeuvres cinématographiques qui ont été faites, parmi lesquelles nous pouvons retenir celui de 1933 par Cooper et Schoedsack, ou en 1976 par John Guillermin et plus récemment par Peter Jackson en 2005.
Il y a bien eu aussi un certain nombre d'adaptations papier de ce géant, romans, BD et mangas. Alors quand j'ai vu cette réécriture en librairie, je me suis dit "Encore ?" et j'ai lu le nom de l'auteur qui a aiguisé ma curiosité.
L'histoire est une relecture du scénario du film de 1933 et de son remake par le faiseur des Anneaux. Toutefois, pour rendre honneur au premier long-métrage, l'album est en bichromie, un parti pris risqué à l'heure où l'on nous inonde de couleur et en vantant les mérites du 4K (mais je m'égare, en même temps dans la jungle y a pas de panneau de direction)…
Ce mélange de noir et de blanc donne une impression de profondeur surréaliste que ce soit dans la jungle ou dans la ville et toujours dans l'action, au détriment des détails, mais avec cette volonté de magnifier l'imposante stature du Dieu Kong.
Les découpes laser sont fabuleuses et permettent aux dentelles de papier de se mêler, de camoufler ou de s'opposer avec le dessin qui se trouve derrière. Découvrez également le frisson en tournant lentement les pages morcelées avec une lampe qui ajoute des ombres angoissantes.
Je tiens à remercier les Éditions Gautier-Languereau ainsi que Babelio pour cette lecture et ce bon moment passé, car c'est un véritable chef-d'oeuvre.
Lien : http://encoeurdeslivres.blog..
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CasaLaurette
  01 décembre 2015
L'adaptation d'Antoine Guillopé est fidèle à l'histoire née en 1933 au cinéma.
Pour l'histoire,
On embarque avec un réalisateur et son équipe, partant en tournage pour "l'île du crâne" ("Skull Island") , au large de Sumatra (Indonérie).
Une île évidemment totalement imaginaire, où le temps et l'évolution des espèces se sont arrêtés, et où vivent dans une harmonie toute relative des espèces préhistoriques menaçantes et des peuplades indigènes.
A l'arrivée des américains, les autochtones enlèvent l'actrice principale du film, Ann, pour l'offrir à leur dieu Kong. le gorille l'emmène alors dans son repaire à l'autre bout de l'île, au sommet d'une montagne.
L'équipe par à sa recherche, mais la plupart sera tuée en traversant l'île. C'est Jack, poussé par l'amour qu'il a pour Ann, qui retrouve et capture Kong.
Il est ensuite ramené vers la "civilisation" pour être montré en animal de foire comme la 8ème merveille du monde. Kong réussi à s'échapper et surtout à retrouver Ann.
Perdu dans cette univers inconnu il grimpe avec elle au sommet de la plus haute tour de New-york, l'Empire State Building, comme seul repère à l'horizon.
C'est là qu'il trouvera la mort, se débattant avec les avions de chasse ... une des scènes les plus mythiques du cinéma.
Pour mon avis sur cet album,
On part dans l'aventure fantastique en noir et blanc, couleurs qui rappellent les premiers films.
C'est d'ailleurs assez incroyable ce que l'on peut faire passer comme émotions avec seulement deux couleurs ... Mais Antoine Guilloppé nous a déjà habitué à cet exercice de style, toujours aussi magique (Loup noir, Pleine lune, Prédateurs ...).
Des illustrations pleine page, à couper le souffle, qui privilégient les scènes plutôt que de détailler les personnages et mettent en valeur King Kong et sa taille monumentale.
Elles sont accompagnées d'un texte épuré au maximum relatant le scénario version minimaliste mais tout à fait suffisante et fidèle à l'originale.
Et, à chaque page des découpes au laser justes splendides, d'une précision incroyable pour mettre en scène cette épopée fantastique.
Toujours aussi fascinée par le travail graphique de ce grand Monsieur Guilloppé ... meilleur ouvrier de France en dentelle de papier !
Lien : http://casalaurette.over-blo..
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Pixie-Flore
  05 avril 2017
Cette adaptation de l'histoire de King Kong est rudement bien menée: le texte est rapide, clair et efficace. En ce qui concerne les illustrations en noir et blanc, elles sont époustouflantes. Les dentelles sont finement travaillées. Elles se superposent aux autres illustrations avec brio.
Antoine Guilloppé a fait ici un travail remarquable.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
LilizLiliz   23 octobre 2018
La panique envahit le théâtre. Kong saisit Ann et l'emporte dans le creux de son immense main jusqu'au sommet de l'Empire State Building.
Curieusement, il ne lui veut aucun mal.
Depuis le début, il semble au contraire vouloir la garder près de lui et la protéger.
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Pixie-FlorePixie-Flore   05 avril 2017
Tel un ange blessé, King Kong prend son envol.
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Videos de Antoine Guilloppé (18) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Antoine Guilloppé
Le temps d'une ombre - Antoine Guilloppé Une création visuelle et sonore, créée dans le cadre de l'exposition du Salon du livre et de la presse jeunesse en Seine-Saint-Denis : L'éloge de la lenteur, 2019 D'après l'album "Plein soleil" d'Antoine Guilloppé paru aux éditions Gautier-Languereau © Sur une musique de Black Sand ©
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