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Maya Angelou (Autre)
EAN : 9782882506443
260 pages
Éditeur : Noir sur blanc (20/08/2020)

Note moyenne : 4.08/5 (sur 39 notes)
Résumé :
Silhouette imposante, port de tête altier, elle fait résonner la voix d’une femme noire, fière et volontaire, qui va devoir survivre dans un monde d’une extrême dureté, dominé par les Blancs. Une voix riche et drôle, passionnée et douce qui, malgré les discriminations, porte l’espoir et la joie, l’accomplissement et la reconnaissance, et défend farouchement son droit à la liberté.
Après l’inoubliablement beau Je sais pourquoi chante l’oiseau en cage, Maya An... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
Stockard
  07 août 2020
Dans la riche bibliographie de Maya Angelou, Rassemblez-vous en mon Nom est communément considéré comme le deuxième tome de sa fabuleuse autobiographie puisqu'il prend place directement à la suite de Je sais pourquoi chante l'oiseau en cage.
Retraçant deux ans de son histoire mouvementée (de ses 19 à ses 21 ans) Maya nous raconte cette fois non pas la vie dans le Sud des États-Unis comme elle l'avait fait avec l'Oiseau mais celle qu'elle mène à San Francisco lors de son entrée dans l'âge adulte, mère d'un petit garçon à qui elle essaye par tous les moyens de façonner un destin différent du sien (si elle savait !). Pas que sa vie soit si abominable mais Maya Angelou, en quête éperdue d'amour se laisse souvent séduire et berner par des hommes qui ne mettent pas des lustres à entrevoir cette soif jamais étanchée de reconnaissance et d'affection et n'hésitent jamais à en tirer profit.
Sa sincérité et les sentiments démesurés qu'elle porte à ces hommes la jettent à corps perdu dans des relations où elle fait siens les besoins de ses amants respectifs et entre le recel de vêtements volés et l'offrande de son corps dans un bordel louche pour éponger les dettes d'un bonhomme marié qu'elle s'imagine fou d'elle, rien ne l'arrête.
Crédule, Maya ? Quelque fois oui mais sa fidélité et sa sensibilité à fleur de peau semblent incapables de concevoir la perfidie et la malveillance et finalement, tant mieux.
Oui, tant mieux pour nous car de toutes ces expériences souvent désastreuses, elle tire grâce à l'humour et l'intelligence qui la caractérisent si bien un nouvel opus de sa vie houleuse de femme africaine-américaine appréhendée avec authenticité et courage.
De son style reconnaissable entre tous, Rassemblez-vous en mon Nom ne déroge talentueusement pas à ce à quoi cette immense figure de la littérature américaine nous a habitué. Avoir un Maya Angelou entre les mains c'est la promesse jamais déçue d'un rendez-vous littéraire remarquable.
Quelle femme elle fut et quelle inspiration elle demeure !
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mcd30
  09 septembre 2020
Sacrée découverte que cette autobiographie de Maya Angelou. Quelle vitalité, quelle joie de vivre ! Un personnage de roman à elle toute seule !
Tout n'est pas rose dans la vie de notre héroïne, elle n'a même pas vingt ans, est mère célibataire d'un petit garçon, doit trouver du travail pour subvenir à leurs besoins mais nous sommes toujours confronté à la ségrégation qui ne lui permet pas d'espérer grand-chose, juste de rêver.
Si les femmes de sa famille sont coriaces et lui apporte leurs conseils pas toujours bien éclairés, cette dernière vit sa vie au gré de ses fantaisies à San Francisco et aussi dans le sud des États-Unis même si le racisme fait parti de ce livre par certains passages, ce n'est pas le thème principal.
Nous découvrons la vie d'une jeune femme spontanée, impulsive, confiante, soupe au lait, qui prend vite la mouche mais ce caractère a ses revers. Bien souvent elle dépassera les limites sans penser aux conséquences, son bon coeur et sa naïveté lui apporteront bien des déboires.
D'un autre côté, elle est incroyablement cultivée et j'ai apprécié ses réflexions. J'aime aussi beaucoup cette honnêteté à propos de sa vie, tout est dit : drogue, prostitution, arnaques… Mais j'ai adoré cette franchise et je me suis bien « amusée ».
Rassemblez-vous en mon nom est un énorme coup de coeur pour l'auteure qui n'est pas sans me rappeler Jesmyn Ward.
Je tiens à remercier les éditions Notabilia pour leur confiance.
#Rassemblez-vous en mon nom #NetGalleyFrance
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JIEMDE
  15 septembre 2020
Je n'avais pas lu Je sais pourquoi chante l'oiseau en cage avant d'entamer Rassemblez-vous en mon nom de Maya Angelou, traduit par Christiane Besse. Et commencer les mémoires autobiographiques de cette immense auteure américaine par le deuxième tome – sans le savoir - n'est probablement pas la meilleure façon d'en saisir toute la profondeur ni de recontextualiser ce texte.
Il n'en reste pas moins que cette tranche de vie qui voit Maya faire ses expériences de jeune mère noire et isolée, tentant de trouver sa juste place dans une société qui ne l'attend pas, est un délice. de l'insupportable conservatisme racial de son Arkansas natal où le temps reste figé, à l'attirante Californie où le champ de tous les possibles n'est parfois qu'apparent, Maya nous fait partager les années « entre-deux » qui ont changé le cours de sa vie.
Tour à tour serveuse, cuisinière, apprentie tenancière de bordel, éphémère élève officier dans l'armée, prostituée au grand coeur, Maya espère, tente, fait confiance, est déçue, apprend et forge son destin. Elle cède souvent et naïvement aux rêves que lui promettent les hommes qui croisent sa route, mais capitalise sur ses échecs pour mieux rebondir.
Les grands auteurs classiques américains (Hemingway, Wolfe) et surtout russes (Dostoïevski, Tolstoï ou Gorki) forgent sa culture ; la danse ou la musique aussi, surtout le jazz. Autant d'éléments additionnés qui vont l'emmener progressivement au-delà des limites fixées par la société de l'entre-deux guerres pour les jeunes noires comme elle. Jusqu'au déclic qui va conditionner la suite de sa vie.
Sans modèle parental fiable pour la guider, elle tâtonne pour élever le petit Guy, seulement guidée par le sage adage de sa grand-mère : fais ce que tu veux mais quoi que tu fasses, fais-le bien. Ce livre refermé et désormais appâté, il ne me reste qu'une envie : me précipiter pour découvrir la suite de la vie de cette femme remarquable, icône inspirante de tant de mouvements actuels.
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Flaubauski
  29 août 2020
Du haut de ses dix-sept ans, Maya affronte, juste après la Seconde Guerre Mondiale, entre Californie et Arkansas, entre famille et amours illusoires, l'adversité faite de petits boulots – cuisine, danse, « taxi » -, de débrouilles, de combines plus ou moins morales, pour subvenir tant bien que mal à ses besoins et à ceux de son fils, Guy, né il y a peu. Car non seulement Maya est une jeune femme noire qui a dû quitter le Sud au ségrégationnisme toujours virulent pour un Ouest plus progressiste, mais néanmoins pas totalement dénué de racisme, mais elle est aussi une fille-mère qui doit se battre au quotidien, et pour elle-même, et pour son enfant, qu'elle élève par procuration pour diverses raisons. Au fil de ses rencontres, synonymes souvent de déboires, parfois heureusement d'espoirs, jusqu'à la rencontre finale qui lui fera prendre conscience de ce qu'elle veut, l'on la suit de ses moments d'aplomb à ses moments de doute, jusqu'à l'intensité de ses questionnements quant à son rôle de mère ou à son statut de femme.
Dans ce deuxième volet du cycle autobiographique de Maya Angelou – qui est le premier que je lis -, se retrouvent les ressorts classiques de l'écriture de soi : récit qui se veut au plus proche de la réalité de l'époque racontée, – environ trente ans séparent ici l'époque d'écriture de celle-ci -, et donc de la plus grande sincérité possible ; regard attendri de la presque quinquagénaire sur la toute jeune adulte qui sort juste de l'adolescence, sur ses erreurs, sur ses apprentissages du fait de ces erreurs, peu importe leur gravité ; regard aussi réflexif, qui insiste sur la naïveté, souvent avec beaucoup d'humour malgré la violence de certaines situations, de la jeune maman qui cherche avant tout un homme pour devenir quelqu'un, et qui décrit avec une grande lucidité à quel point il est difficile d'être une mère noire célibataire, et même plus encore d'être noir, aux États-Unis. Écriture de soi qui rejoint ainsi, avec une fluidité remarquable, écriture sociale et mémorielle, concernant non plus seulement la jeune femme, mais tout un pan d'une population majoritairement infériorisée, à qui l'on donne vraiment la parole par son intermédiaire.
Rassemblez-vous en mon nom est en somme une autobiographie comme je les apprécie particulièrement : sans complaisance, non dénuée de dérision et d'humour, même dans les coups durs, montrant qui plus est la condition des noirs aux États-Unis à la fin des années 1940 dans toute sa terrible banalité, qui indigne et touche en plein coeur, et plus encore lorsque l'on sait qu'elle est encore bien trop d'actualité. M'est avis que je vais continuer de lire sous peu le cycle autobiographique de Maya Angelou, et je pense aussi, m'atteler à la lecture de sa poésie en anglais : j'ai en effet vraiment apprécié et la femme, et l'écrivaine, j'ai de fait envie d'en découvrir encore plus.
Je remercie les éditions Noir sur Blanc et NetGalley de m'avoir permis de lire cet ouvrage.
Lien : https://lartetletreblog.com/..
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Aupaysbleu
  30 août 2020
Rita est une femme libre. Dans cette autobiographie publiée en 1974, elle raconte son parcours chaotique, de petit boulot en petit boulot, avec un bébé dans ses bras de toute jeune mère célibataire, au tournant de la vingtaine. Sa couleur de peau n'est pas celle qu'il faut dans cette Amérique des années 1950, où il faut se battre, surtout lorsqu'on est une femme.
A travers ce roman, je découvre cette femme, dont j'ignorais l'existence, qui a pourtant côtoyé Malcom X et travaillé avec Martin Luther King dans les années 1960 pour la lutte des droits civiques. Très populaire aux Etats-Unis, ayant reçu de nombreuses distinctions, dont l'une des mains de Barack Obama en 2011, sa vie est un exemple pour la population afro-américaine et pour ceux qui luttent pour s'en sortir.
Ce qui m'a plu dans ce livre, c'est l'humour avec lequel l'auteure se raconte, malgré la rudesse de cette jeune vie qu'elle relate. Son acharnement à recommencer encore et encore, malgré les échecs, nombreux, qu'elle essuie. de ses petits boulots de cuisinière, serveuse jusqu'à celui de maquerelle ou prostituée, j'ai été impressionnée par cette combativité et cette envie de s'en sortir. J'ai apprécié l'absence totale de misérabilisme tout au long de ces pages. le combat de Rita n'est pas uniquement celui d'une femme noire, c'est aussi celui d'une femme dans un monde dominé par les hommes », elle écrit, désabusée en p.178 « L'écrasant manque de sécurité de la jeunesse et la suspicion innée entre les deux sexes militent contre la survie de l'espèce, et pourtant les hommes légalisent leur tringlage et les femmes se vengent durant toute une vie des jours désespérés de l'insécurité, tout en faisant des enfants, de façon que le processus se renouvelle et continue de fonctionner ». Loin d'être une oeuvre littéraire, c'est avant tout un témoignage, à l'heure où la mort de George Floyd dans le Minnesota en mai dernier et ses retentissements à l'échelle mondiale montrent que ces luttes pour l'égalité sont malheureusement loin d'être finies.
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critiques presse (1)
Liberation   24 septembre 2020
L’autrice américaine, icône de la lutte pour les droits civiques, évoque sa vie de jeune adulte.
Lire la critique sur le site : Liberation
Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
StockardStockard   01 août 2020
La plupart de ses amis, drôles et brillants autrefois à l'école, hantaient à présent les entrées d'immeuble, appuyés contre le mur, branlant du chef pendant que la dernière dose d'héroïne leur courait dans les veines. Des jeunes gens pétillants d'intelligence, espoirs de leur communauté, se heurtaient aux portes fermées d'une communauté plus large et, loin de réussir à les ouvrir, n'en ébranlaient même pas les verrous. Ceux qui partaient pour être l'avocat à l'éloquence irrésistible, le scientifique à l'oeil aigu et le chirurgien à la main sûre, renonçant à forcer les cadenas, se mettaient aux narcotiques pour pouvoir entrer par le trou de la serrure.
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mcd30mcd30   01 septembre 2020
Je savais que les mots, malgré le vieux dicton, produisent toujours de l'effet et mes lectures m'avaient pourvue de mots à en revendre. Je pouvais réciter - et je le faisais souvent pour moi ou mon bébé - des passages entiers de Shakespeare, des poèmes de Paul Laurence Dunbar, le If de du Countee Cullen, Langston Hughes, le Hiawatha de Longfellow, du Arna Bontemps. J'avais certainement assez de mots pour noyer un moment d'embarras. J'en avais suffisamment pour des heures, si nécessaire.
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StockardStockard   25 juillet 2020
Je battais le pavé ensoleillé de Californie enveloppée dans les brouillards russes. Je tombai amoureuse des frères Karamazov et mourais d'envie de boire au samovar de leur vieux père lubrique. Puis Gorki devint mon favori. Il était le plus sombre, le plus attachant, le plus désespéré. Les livres n'étaient jamais assez longs pour moi. J'aurais voulu que tous les auteurs soient vivants, et produisent manuscrit sur manuscrit pour satisfaire mon vice de lecture.
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mcd30mcd30   08 septembre 2020
C'est à cette époque, où ma vie se déroulait mélodramatiquement à la charnière de l'intrigue et du mensonge, que je découvris que je les écrivains russes. Un titre retint mon attention. Non pas parce que je me sentais coupable de gagner de l'argent sur le dos des prostituées, mais à cause de son parfait équilibre. La vie, d'après ce que j'avais pu en conclure jusqu'ici, était une série de contraires : Noir/Blanc, dessus/dessous, vie/mort, riche/pauvre, amour/haine, heureux/malheureux, sans zones de compromis intermédiaires; D'où la logique crime/ châtiment.
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StockardStockard   30 juillet 2020
Une artiste, j'en étais persuadée, protégeait et conservait son moyen d'expression. Pianistes, batteurs, joueurs de cor ou de saxophone, tous prenaient soin de leurs instruments. En tant que danseuse, mon corps me servait d'outil. Je ne pouvais permettre à un individu quelconque de s'envoyer en l'air avec mon matériel.
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Videos de Maya Angelou (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Maya Angelou
Maya ANGELOU – Radioscopie : sa seule interview en France (1980) L’émission « Radioscopie », par Jacques Chancel, diffusée le mardi 4 novembre 1980 sur France Inter. Invitée : Maya Angelou.
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