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Anouk Neuhoff (Traducteur)
ISBN : 2221103025
Éditeur : Robert Laffont (29/08/2006)

Note moyenne : 4.22/5 (sur 47 notes)
Résumé :

" Elle l'emmena dans sa chambre et alluma une petite lampe à côté du lit. Puis elle se planta devant lui, déboutonna sa chemise en lainage bleue et la lui retira. Il était maigre et nerveux, avec une forêt de poils blancs sur la poitrine. Et maintenant, vous voulez bien me déboutonner? dit-elle. Elle se retourna. J'y connais rien du tout. Mais si. Je suis sûre que vous savez défaire des boutons. Bon, fit-il. Ap... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
letitbe
  28 août 2015
IL m'a été difficile de quitter les personnages du "Chant des plaines". J'ai donc lu dans la foulée "Les gens de Holt County".
Aux protagonistes du premier opus s'en ajoutent de nouveaux. Des personnages émouvants, des brutes épaisses.
C'est l'Amérique des petites gens que l'on côtoie. C'est leur quotidien que l'on observe. Ce sont leurs difficultés, leurs chagrins qui nous émeuvent. Ce sont leurs travers qui nous révoltent.
Pour autant, ce livre est un léger ton en dessous du précédent. J'ai trouvé le style plus élaboré moins en adéquation avec la simplicité des personnages. Est-ce lié à la traduction ?
Malgré ce léger bémol, j'ai été touchée par ce roman et je lirai avec beaucoup d'intérêt les autres écrits de Kent Haruf.
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denisarnoud
  09 mai 2015
Raymond et Harold McPheron sont deux frères qui à la mort de leurs parents se sont trouvés dans l'obligation de reprendre le ranch familial. Jamais ils ne se sont quittés. Leur vie s'est trouvée bouleversée le jour où ils ont recueilli Victoria, lycéenne de 17ans chassée par sa mère car enceinte. La jeune fille doit vivre sa vie et les McPheron la poussent à reprendre ses études. Ils refusent qu'elle reste prisonnière du ranch comme eux. Ils l'installent sur un campus à deux-cents kilomètres du ranch familial. Quand Harlod est tué par un taureau, Victoria revient au ranch pour aider son bienfaiteur, mais Raymond ne peut accepter ce sacrifice. Il la renvoie à l'université, Victoria reviendra pour les vacances. Mais comment gérer tout le travail du ranch seul ?

Betty et Luther est un couple qui vit de l'assistance sociale. Ils vivent dans un mobil home qui a connu des jours meilleurs. Ils sont gentils, mais simples, très simples. Ils ont deux enfants qu'ils ne parviennent pas à protéger lorsque débarque chez eux l'oncle de Betty, alcoolique et violent, qui veut inculquer par la manière forte la discipline aux enfants du couple.
DJ est un garçon de onze ans qui a perdu sa mère et qui vit avec son grand-père usé par la vie de cheminot. Il s'occupe de tout, prépare les repas après l'école, effectue des travaux de jardinage pour gagner quelques sous. Il est là pour son grand-père. Il fait la connaissance de la fille de la voisine qui lui permettra quelques moments d'évasion. Ils vont se soutenir mutuellement car la mère de la petite fille, élève seule deux enfants avec l'argent que leur envoie leur père parti travailler en Alaska, jusqu'au jour où il décide de ne plus rien envoyer.

Holt County dans le Colorado, c'est l'Amérique profonde, l'Amérique des sans-grade. Une Amérique dans laquelle la vie est simple, sans artifice. Il faut lutter pour vivre, travailler durement pour pouvoir subsister. Les seuls moments de répit on les trouve de temps en temps au saloon du coin. Dans ce roman Kent Haruf nous montre une Amérique bien loin de l'image de superpuissance, bien loin de l'image d'épinal que l'on peut avoir de ce pays. Un monde dur dans lequel les enfants grandissent plus vite qu'ils ne devraient. Kent Haruf signe ici une ode à cette Amérique profonde, un hommage à cette Amérique d'en-bas dans laquelle le seul espoir est l'entraide. Un roman porté par une langue simple, une langue juste qui reflète la modestie des gens qu'elle décrit. Un roman plein de poésie, la poésie de l'espoir. Un roman, des personnages qui m'ont beaucoup touché par leur humanité. Ce roman est la suite de "Le chant des plaines "mais peu parfaitement se lire de manière indépendante. Premier tome que je lirai d'ailleurs très bientôt tant j'ai apprécié celui-ci.
Lien : http://leslecturesduhibou.bl..
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Josephe77
  25 septembre 2017
Si l'on en croit Max Liu, le journaliste qui est allé interviewer Kent Haruf, Holt est le reflet fidèle de Salida où l'auteur réside : à l'est du Colorado, au pied des Rocheuses une petite ville au milieu de plaines arides où le vent transforme les routes en chemins de poussière, où la pluie qui se fait attendre ne laisse pousser qu'une herbe courte et des buissons rabougris. de temps en temps, une ferme isolée, un troupeau s'abreuvant autour d'un maigre plan d'eau viennent rompre la monotonie du paysage et prouver au voyageur que la contrée n'est pas désertée.
Ainsi pourra-t-il découvrir le ranch des frères McPhéron, Raymond et Harold célibataires endurcis qui n'avaient pas hésité à recueillir, il y a quelques années, Victoria alors lycéenne de 17 ans enceinte de Katie sa petite fille. Quand l'histoire commence, ils se préparent à les emmener à Fort Collins où Victoria, qu'ils ont enfin réussi à convaincre, s'est inscrite à la fac pour reprendre ses études.
Poussant jusqu'à Holt, il pourra rencontrer Rose l'assistante sociale qui se bat pour protéger les enfants de Betty et Luther incapables de leur éviter les maltraitances que leur impose l'oncle de Betty alcoolique invétéré qui squatte en les terrorisant leur mobil home. DJ Kephart qui à 11ans vit chez son grand-père et s'occupe du vieil homme usé par le travail, DJ qui s'est lié d'amitié avec Dena la fille de Mary Wells qui élève seule ses deux filles depuis que son mari parti bosser en Alaska ne lui donne plus signe de vie. Au Chute Bar and Grill il remarquera sûrement Linda l'infirmière et Laverne Griffith en quête d'aventure amoureuse et bien d'autres personnages évoqués dans ce roman. Certes, ce ne sont pas des héros au destin extraordinaire mais « les gens de Holt » des gens ordinaires tout simplement comme il en existe partout dans le monde.
L'auteur les évoque avec une telle empathie que le lecteur s'attache aux personnages, se réjouit ou souffre avec eux, suit leur parcours avec inquiétude et sympathie, les aime et les déteste quand ils sont haïssables et croyez-moi, Holt aussi a son lot de gens détestables.
En un mot l'histoire des gens d'une petite ville ordinaire !
« Plus loin, en dehors de la ville, là-bas dans les hautes plaines, les lumières bleues des cours, sur leurs grands poteaux, s'allumeraient dans toutes les fermes et dans les ranchs isolés de toute cette région plate et sans arbres, et peu après le vent se lèverait, soufflant sur les grands espaces, voyageant sans rencontrer d'obstacles à travers les champs immenses plantés de blé d'hiver, à travers les prairies naturelles ancestrales et les chemins de gravier, transportant avec lui une poussière pâle alors que l'obscurité progressait et que la nuit s'installait. »
Titre original : Eventide 2004, Traduit de l'anglais (Etats-Unis) Par Anouk Neuhoff
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AnitaMillot
  09 août 2019
C'est avec un immense plaisir que j'ai retrouvé les protagonistes du premier volet, “le chant des plaines”, lu il y a quelques mois lors d'une lecture commune avec un groupe littéraire : les adorables frères McPheron (Harold et Raymond), leur protégée Victoria et sa petite Katie, Tom et ses deux fils (Ike et Bobby) et d'autres encore …
Et c'est avec le même plaisir que j'ai fait connaissance des nouveaux venus ! Betty et Luther, parents paumés, incapables d'élever convenablement leurs deux enfants (Joy Rae et Richie) et des les protéger de la brutalité de leur oncle Hoyt. Mary Wells qui perd également de vue l'éducation de ses deux petites filles (Dena et Emma) après le départ de son mari. le brave petit DJ qui - du haut de ses onze ans - a beaucoup de mal à gérer son vieux grand-père, seule famille qui lui reste … Et Rose, l'assistante sociale, qui trouvera l'amour avec ce vieux garçon qu'est Raymond McPheron …
Kent Haruf n'a vraiment pas son pareil pour nous narrer, dans un style littéraire simple et épuré, la misère humaine de certains êtres cabossés par la vie, la détresse et la solitude des “damnés” de cette petite ville du Colorado …
Je crois que si j'ai beaucoup aimé le premier opus, j'ai carrément adoré le second !… Malheureusement pour nous, pas de troisième partie traduite en France à ma connaissance …
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Asmostark
  04 juillet 2019
🖤 Les gens de Holt County - Kent Haruf 🖤
Traduction : Anouk Neuboff @robert_laffont
Retour à Holt County, Colorado avec la suite du merveilleux "Le chant des plaines". Nous y retrouvons certains des personnages du premier roman comme Tom Guthrie, Maggie Jones, Victoria et Katie et surtout les frères McPheron Harold et Raymond. Et nous faisons la connaissance de tout nouveaux personnages :
La famille Wallace : Luther et Betty et leurs deux enfants Joy Rae et Richie, vivant dans une caravane et dépendant de l'aide des services sociaux.
Rose Tyler, leur assistante sociale qui les aide à gérer leur budget et à faire ce qu'il faut.
Mary Wells et ses deux filles Emma et Dena qu'elle élève seule, son mari travaillant en Alaska.
Et DJ Kephart, jeune garçon d'une dizaine d'années, assez solitaire et qui vit avec son grand-père depuis le décès de sa mère.
Tout ce petit monde va se croiser, se rencontrer pour nous offrir un nouveau voyage dans le comté de Holt.
J'ai beaucoup aimé ma lecture et j'ai pris beaucoup de plaisir à retrouver les personnages que j'avais tant aimé dans le tome précédent. Mais si "Le chant des plaines" m'avait surtout évoqué la douceur, "Les gens de Holt County" dégage lui beaucoup de tristesse. Certains passages m'ont réellement affligées, me serrant le coeur. L'auteur décrit tellement bien les émotions et les sentiments, qu'il en est bouleversant.
C'est un livre qui me marquera longtemps par sa justesse et sa sensibilité 🖤.
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critiques presse (2)
LaLibreBelgique   11 mai 2015
La bonté, valeur par trop galvaudée, retrouve en ces pages sa noblesse originelle.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LaLibreBelgique   04 mai 2015
Avec grâce, délicatesse et humanité, la plume d’Haruf donne à ces cœurs humbles et sincères de quoi renaître et vibrer dans le cinéma intérieur que les lecteurs ne manqueront pas de se créer.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
ElectraElectra   12 août 2015
Et puis à l'extérieur de la maison, par-delà la pièce silencieuse dans laquelle ils se trouvaient, la nuit commença à descendre le long de la rue. (...) Plus loin, en dehors de la ville, là-bas dans la hautes plaines, les lumières bleues des cours, sur leurs grands poteaux, s'allumeraient dans toutes les fermes et dans tous les ranchs isolés de tout cette région plate et sans arbres, et pue après le vent se lèverait, soufflant sur les grands espaces, voyageant sans rencontre d'obstacles à travers les champs immenses plantés de blé d'hiver, à travers les prairies naturelles ancestrales et les chemins de gravier, transportant avec lui une lumière pâle alors que l'obscurité progressait et la nuit s'installait
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Armando98Armando98   08 juin 2019
…il se mit à raconter l’histoire d’un homme de sa connaissance qui n’arrivait plus à faire marcher son équipement, alors lui et sa femme étaient allés chez le docteur. Le docteur l’avait examiné puis il lui avait remis une seringue stérile et une fiole de sérum à s’injecter dans la peau le long de son affaire, juste avant que lui et sa femme retentent le coup, et il leur avait dit de revenir après pour lui raconter comment les choses s’étaient passées. Le couple était revenu une semaine plus tard. Comment ça s’est passé ? avait demandé le docteur. L’homme avait répondu : très bien, il est resté en l’air quarante-cinq minutes. Alors qu’est-ce que vous avez fait ? avait demandé le docteur, et l’homme avait répondu : Ben quoi, vous savez bien, on a fait ce qu’on est censé faire. (…) Le docteur s’était tourné vers la femme : Vous n’avez pas dû être mécontente non plus. Tu parles, qu’elle avait répondu. Il a eu juste assez de souffle pour tenir cinq minutes.
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ElectraElectra   12 août 2015
Ils quittèrent les corrals et traversèrent l'allée de gravier jusqu'à la maison; sur le perron, ils donnèrent de grandes claques sur leurs jeans pour en faire partir la poussière et tapèrent leurs bottes par terre, puis ils entrèrent, retirèrent leurs vestes chaudes et leurs chapeaux, et Raymond se lava les mains et la figure dans l'évier et commença à cuisiner sur le vieux fourneau en émail. Guthrie et les garçons se débarbouillèrent dans l'évier après lui et s'essuyèrent au torchon de cuisine (p.214)
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Armando98Armando98   08 juin 2019
J’aimerais vous embrasser, dit-elle. Est-ce que vous m’y autorisiez ?
C’est que, m’dame, je…
Vous allez devoir vous baisser. Je ne suis pas très grande.
Il pencha la tête, elle prit son visage dans ses mains et l’embrassa carrément sur la bouche. Il tenait ses bras tout raides le long de son corps. Après ce baiser, il porta ses doigts à ses lèvres pour les tâter.
Vous ne voudriez pas venir dans la chambre ?- demanda-t-elle.
Il la regarda, étonné. M’dame, dit-il. Je suis un vieil homme.
Je sais l’âge que vous avez.
Je doute de pouvoir vous être très utile.
On verra ça.
Elle l’emmena dans sa chambre et alluma une petite lampe à côté du lit. Puis…
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Armando98Armando98   08 juin 2019
Se levant du fauteuil roulant, le vieil homme contourna lentement le lit pour se rendre dans la salle de bains et ferma la porte. Il resta dix minutes à l’intérieur et derrière la porte ils l’entendaient tousser et cracher. Quand il ressortit il avait enfilé la chemise d’hôpital à rayures et portait ses vêtements sur un bras. Les pans de la chemise en coton battaient autour de ses flancs de vieillard. Il n’avait pas attaché les cordons dans son dos et son postérieur gris tout décharné se trouvait exposé aux regards.
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Coup de cœur pour Kent Haruf. Interview.
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