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Loup-Maëlle Besançon (Traducteur)
EAN : 9782258080324
360 pages
Éditeur : Les Presses De La Cite (12/08/2010)
3.66/5   16 notes
Résumé :
Après avoir purgé une peine de prison, Dan Kaspersen rentre dans sa petite ville norvégienne. Son frère s’est suicidé, la maison est vide. Il songe à refaire sa vie ailleurs, mais, Kristian, l’homme responsable de son arrestation, manigance pour lui faire endosser un crime.
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Crossroads
  02 septembre 2013
Ah que c'est moche de gruger un lecteur de polar tout tremblotant , commençant à donner des signes évidents de manque , sur un titre aussi fallacieux et une couverture aussi suggestive . Je parle même pas de la 4e de couv' contre laquelle j'ai décidé , en accord avec moi-même , d'intenter un procès . Me Vergès est désormais sur le coup , ça va cracher au bassinet , foi de morue !
Avis totalement biaisé , donc , par une attente légèrement déçue même si le bouquin est bien loin d'être à jeter .
Un nouvel hiver de gueux frappe aux portes de cette si charmante petite bourgade Norvégienne de Skogli , prononcé Skojchgueli , crois-je . Dan Kaspersen rentre au bercail après avoir purgé sa peine pour trafic de drogue . Seul , paumé , mis à l'index – toujours mieux que le majeur – , sans véritable projet si ce n'est celui de se reconstruire , il revient également y enterrer son petit frère Jacob – un bonheur n'arrivant jamais seul – découvert à bout de souffle dans son garage . Suicide qu'il a dit le légiste ! Conneries qu'il a dit le Dan !
Se réappropriant la maison familiale , Dan va ressasser sagement sans sourciller et devoir affronter les fantômes d'un passé qu'il espérait révolu .
Une quête bien plus qu'une enquête . Ma que quête ? Dixit un lecteur Italien , Rocco , aussi ébaubi que je le fus...
Celle d'un homme qui a tout perdu et qui va devoir ramer sévère pour ne pas sombrer un peu plus ce qui serait alors une réelle perf 'en soi .
Un univers follement triste . Une météo d'apocalypse . Des personnages à la dérive . Bienvenue dans le monde gaguesque d'Henriksen . Encore une fois , point de véritable enquête mais l'histoire presque banale d'un type lambda à la dérive qui devra trouver des ressources insoupçonnées au risque , dans le cas contraire , de suivre de très près son frangin dans la tombe .
Le récit est agréable et bien construit . Le rythme est lent , forcément , tout en faisant la part belle à une météo dantesque , entité à part entière d'un tel roman , histoire scandinave oblige .
Et l'on chemine de concert aux côtés de Dan , ployant avec lui sous un fardeau familial et privé bien trop lourd à porter tout en n'espérant plus qu'un peu de lumière , lumière , tu es ma lumière , dans l'obscurité persistante de sa toute nouvelle vie . Youpie tralala .
De son oncle à l'ironie mordante à son ex énigmatique et son fourbe frérot pour qui il prit ces petites vacances forcées en cabane , les personnages sont consistants et suffisamment étoffés pour que l'on y prête attention .
Bref , les amateurs de polar pur et dur devraient en revenir assez vite . Les curieux , eux , sans préjugé aucun , pourraient applaudir des deux mains .
Et puis , un auteur qui se réfère fréquemment aux Ramones ne peut être foncièrement mauvais .
Du Sang sur la Neige : et qui c'est qui va encore nettoyer...Cendrillon , y a une surprise pour toi dehors...
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Mimi6231
  03 mars 2021
Ce roman aurait pu être intéressant mais il souffre de l'arnaque organisée par l'éditeur et encore plus dans l'édition "France loisirs" en le présentant comme un polar suédois.
S'il a bien de suédois cette atmosphère lourde, froide des contrées nordiques en hiver, pour le côté polar il n'est que la présence d'un inspecteur de police qui reporte sur le héros principal le fait que son fils se drogue, pour évoquer le roman policier.
Nous sommes en fait face, à un roman psychologique où le personnage principal cherche à se retrouver voire même à se trouver. Il espérait retrouver son frère pour avoir des fondations mais la disparition de celui-ci par un suicide inexpliqué plonge Dan dans un grand désarroi.
Le roman narre cette recherche avec des redondances qui perdent plutôt le lecteur qu'elles ne l'aident. Dan aimerait avoir des explications mais sans les chercher réellement, il souhaiterait rester dans ce village tout en voulant en partir à tout prix, il voudrait avoir des contacts tout en se maintenant dans son isolement. Tout est contradiction. On patauge tout au long du récit, rien n'avance, C'est un constat, un long constat ennuyeux à l'issue duquel on n'a au final aucune explication.
Tout au plus peut-on peut-être deviner qu'il va entrer dans une nouvelle vie en menant un bout de chemin avec une fille qu'il a connu plus jeune... ou que son frère a connu... La situation est peu claire.
Le personnage est froid comme une nuit d'hiver nordique, aussi attachant qu'une mue de renne. le grand-père est incompréhensible, l'inspecteur est détestable. le "Lensman" apporte une touche d'humanité, ainsi que la fille à laquelle il s'attache. On peine d'ailleurs à savoir s'il y est attachée parce que c'est une copine d'enfance ou parce qu'elle fut peut-être la copine de son frère.
J'ai abordé ce roman avec intérêt dans la premier tiers, me suis enfonce dans l'ennui dans le deuxième tiers et finalement survolé le dernier tiers... sans rien apprendre de plus.
Pour moi un roman raté dont la responsabilité majeure, voire unique, relève des éditeurs qui ont voulu faire du racolage sur le genre polar nordique et qui, faisant cela, on totalement dénaturé l'ouvrage.
Peut-être qu'avec une quatrième de couverture plus honnête j'aurais eu une autre approche de ce roman et l'aurait donc apprécié autrement. En fait, je pense que je ne l'aurais pas choisi, ce genre de narration du type je veux mais je ne veux pas n'appartient à mes goûts de lecture.
Cela ne m'incite pas à tenter l'expérience d'autres productions de l'auteur, d'autant plus que l'écriture (ou la traduction) n'est pas enthousiasmante non plus en raison d'une maltraitance de la grammaire élémentaire.
Amateurs de polar, passez votre chemin.
Pour les autres, si la détresse psychologiques qui tourne en rond vous intéresse, vous pouvez tenter l'expérience.
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christinebeausson
  15 avril 2021
Avec un titre pareil on s'attend à des meurtres sanguinolents dans une atmosphère glaçante.
Nous sommes bien en hiver, le froid se mesure avec uniquement des moins quelque chose ... la neige est bien présente rendant tout silencieux, les sentiments, les actions, les paysages sont étouffants ... il n'y a pas de sang, il y a certes des bagarres violentes, mais les cris sont dissimulés dans la neige omniprésente.
Juste un homme revenant au village de son enfance pour aller visiter de simples pierres où reposent ceux qui représentaient tout son univers.
L'atmosphère est oppressante, on enfile pull sur pull, on se serre près du poêle espérant trouver un peu de chaleur dans ce monde réfrigéré et réfrigérant.
On hésite constamment entre le désespoir et l'acceptation d'un monde meilleur, on n'ose croire à la rédemption. On hésite entre la fuite éternelle vers toujours autre chose et la vision réelle de ce dont on a vraiment envie.
Nous sommes bien loin du polar ou du thriller, juste un roman d'atmosphère pour nous faire vivre un hiver norvégien de l'intérieur, un bel hiver dont on sort tout engourdi mais ravi de cette escapade dans un monde qui sait prendre son temps.
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bdelhausse
  04 octobre 2016
Un polar lent et atmosphérique dans une petite ville couverte de neige où les conditions atmosphériques s'invitent comme un personnage central, incontournable, maître de cette descente en enfer (glacé, mais enfer quand même).
Plus lent et intérieur que je ne l'aurais souhaité et, surtout, qu'annoncé par un titre peu en rapport avec le contenu du livre et par la 4è de couverture. Le temps était alors à essayer de fourguer aux lecteurs du thriller slashant, du polar sanglant... Marketing quand tu nous tiens.
C'est une grossière erreur de l'éditeur... car le roman a des armes intéressantes pour se défendre. L'ambiance est lourde, les fractures psychologiques palpables, le passé bien pesant et le drame progresse vers une fin que l'on devine inéluctable.
Intéressant, donc.
En abordant ce livre, il faut maîtriser ses attentes, et on ne sera pas déçu. N'attendez pas de l'action, des tripailles et des tronçonneuses en goguette. Les âmes sont à l'image de l'hiver nordique qui déploie sa chape immaculée qui recouvre tout, efface les relief et fait perdre le Nord, ces âmes sont coupantes, acérées, glacées et mortelles...
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BMR
  06 octobre 2010
Encore un polar norvégien ? du sang sur la neige de Levi Henriksen.
Et bien non, cette fois nous ne rangerons pas ce bouquin au rayon policiers(il n'y a d'ailleurs pas de sang dans le titre du bouquin en VO qui pourrait se traduire par “la neige qui tombe va recouvrir celle déjà tombée” [Snø vil falle over snø som har falt]).
Non pas que le polar soit une sous-classe dévaluée, tous ceux qui viennent picorer à notre table savent à quel point on goûte la littérature dite policière, mais ce bouquin n'a vraiment rien d'un thriller et l'éditeur français a certainement voulu profiter de la vague qui nous a tous emportés.
L'ambiance de cette petite bourgade de la forêt norvégienne se situe plutôt quelque part entre la sombre Islande d'Indridason et les Chaussures italiennes de Mankell.
On a connu des références moins flatteuses !
L'écriture de Levi Henriksen (rocker norvégien de son état) n'atteint pas encore les cimes de ses illustres aînés mais ce n'est là que son premier roman en français (le quatrième chez lui) et si l'on en croit cette fournée, le futur est prometteur !
Alors que se passe-t-il cet hiver-là à Skogli ?
Et bien Dan sort tout juste de prison (vieille histoire de trafic de drogue) et découvre que son frère bien aimé s'est suicidé. Ils étaient très proches, ayant perdu leurs parents trop jeunes.
La maison est vide et il n'y a pas de femme pour attendre notre Dan. Mais plutôt un flic teigneux et l'ancien complice qui lui, n'était pas allé en taule. Ça va plutôt mal. Dan tourne en rond et broie du noir.
L'autre personnage du bouquin c'est l'hiver et Henriksen est un peu au climat littéraire de la Norvège ce qu'Indridason est à celui de l'Islande : fuyez vers les tropiques, ne venez surtout pas nous voir, il fait chez nous un temps de chien !
Oui, l'hiver habite vraiment ce roman et l'on touche d'un doigt frileux la vie quotidienne de ces peuples nordiques : chauffe-moteur, pulls, pneus neige, sauna, poêles à bois ou à mazout (y'a même des poêles dans les camions !).
Pour le reste, l'ami Dan est en pleine dérive et tente péniblement de se reconstruire et d'échapper aux souvenirs trop présents : son frère disparu il y a peu, leurs parents perdus trop tôt ...
Papa était pasteur pentecôtiste : encore un autre aspect méconnu des pays nordiques, rappelons-nous de L'horreur boréale de la finlandaise Asa Larsson.
Dan croise deux autres personnages, un oncle cul de jatte et une jeune femme du pays (et oui, quand même !) et cela nous vaut quelques très belles scènes (ah, le Noël avec tonton au resto de la gare de Charlottenberg avec deux jeunes asiatiques de petite vertu) dignes des Chaussures italiennes que l'on citaient plus haut.
Un roman pas banal, attachant et un univers très personnel mais dans lequel on se laisse emporter sans difficulté (mais chaudement habillé).
Pour celles et ceux qui aiment le froid et l'hiver.
Lien : http://bmr-mam.over-blog.com..
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
emi13emi13   06 octobre 2015
On tue souvent les cochons en costume ? Poursuivit Rasmussen.
-A votre avis ?
-Hein ?
-Non ,évidement qu'on ne tue pas le cochons en costume d'habitude.
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BMRBMR   06 octobre 2010
[...] Le thermomètre affichait moins vingt quand il était parti, mais dans la forêt, au milieu des arbres, il devait faire un peu plus doux - moins quinze peut-être.

Ou encore, un peu plus loin :

[...] Il avait oublié à quel point un hiver dans les terres pouvait être pénible, qu'il était impossible d'ignorer cette saison comme dans les villes. Il n'y avait ici aucun tram, bus ou train dans lequel monter quand les voitures ne démarraient pas. L'hiver n'était pas éclairer par l'asphalte et les immeubles, mais il vous guettait chaque matin derrière la fenêtre de la cuisine, comme un grand vide.
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emi13emi13   11 octobre 2015
Aurait tant( voulu se hisser à un comptoir de bar dans une ville nouvelle , être un visage parmi d'autre. Etre un homme sans histoire , seul avec son verre.
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christinebeaussonchristinebeausson   14 avril 2021
Les vers d'un poème :
Une allumette pour voir tes lèvres. Une allumette pour voir tes yeux. Une allumette pour voir tes cheveux qui ondulent sur ton front. Puis la nuit, pour se souvenir de tout.
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emi13emi13   11 octobre 2015
Le visage de Kristian Thrane donnait l'impression d'avoir des hameçons accrochés aux coins des lèvres.
Commenter  J’apprécie          40

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