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ISBN : 2757852108
Éditeur : Points (07/05/2015)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.44/5 (sur 476 notes)
Résumé :
Pendant l’été 1972, Reykjavík est envahi par les touristes venus assister au championnat du monde d’échecs qui oppose l’Américain Fischer et le Russe Spassky. L’Américain se conduit comme un enfant capricieux et a de multiples exigences, le Russe est accueilli en triomphe par le parti communiste islandais, le tout sur fond de guerre froide.
Au même moment un jeune homme sans histoire est poignardé dans une salle de cinéma, le magnétophone dont il ne se sépara... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (105) Voir plus Ajouter une critique
Crossroads
  21 février 2019
Indridason est indissociable d'Erlendur.
Que je croyais-je, tendre naïveté.
Alors que ce futur commissaire emblématique n'était encore qu'un agent de la circulation en culotte courte, son mentor officiait déjà et de fort belle manière.
Marion Briem, qu'elle s'appelle, et le moins qu'on puisse dire, c'est que dans son taf, elle...briem de mille feux. Désolé...
Contexte, été 72, Islande, la guerre froide bat son plein.
Reykjavik allait être le terrain de jeu de deux superpuissances qui s'affronteraient par échiquier interposé.
A ma gauche, Fisher, l'américain arrogant sacré roi de la déstabilisation.
A ma droite, Spassky, le russe flegmatique sûr de sa force et donc de l'issue de ce match.
Quel rapport avec le meurtre de ce gamin légèrement attardé retrouvé sans vie lors d'une séance de cinoche mémorable, de par le triste fait.
Aucun, m'arguerez-vous, et pourtant...
Point d'Erlendur, soit, mais un duel au sommet.
Celui, neuronal, de tous ces flics à la ramasse vs une réflexion paroxystique de nos deux joueurs d'échec, emblèmes assumés de tout un peuple.
L'un des deux récits aurait facilement pu phagocyter l'autre.
Il n'en est rien.
Ils apparaissent tous deux comme le parfait complément d'une histoire habilement maîtrisée décrivant la réalité d'une époque aujourd'hui révolue, encore que.
Celle d'une Islande en pleine mutation sociétale et d'un monde, de façon plus globale, au bord d'un possible chaos.
Que tous ceux que les échecs gonflent au plus haut point se rassurent, ici point de cours magistral mais l'illustration symbolique d'un antagonisme incroyablement conflictuel.
Thriller racé sur fond d'échiquier politique, ce Duel fait mat en trois coups.
En même temps, avec une ouverture en défense Sicilienne et un gambit du roi en e4 e5, difficile de couler une partie, enfin crois-je...
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Commenter  J’apprécie          543
Roggy
  11 janvier 2019
Arnaldur Indridason nous sert toujours des histoires profondément ancrées dans la mentalité et les coutumes de sa chère île perdue dans la mer, loin au Nord.
Dans ce roman, sur fond de guerre froide, un duel aux échecs et un meurtre mettent le pays en émoi.
L'inspecteur Marion Briem est aux aguets face à des complots, coups bas et suspicions d'espionnage. Elle devra faire preuve de patience et de perspicacité afin de faire avancer les bons pions.
L'auteur donne de l'épaisseur au personnage de Marion en nous racontant un pan important de sa vie.
Arnaldur Indridason coche bien toutes les cases du roman noir, tout en le pervertissant avec une bonne dose de vice et de politique et nous fait voir la noirceur d'un monde sans concession.
Commenter  J’apprécie          540
Eve-Yeshe
  11 mai 2018
Fort heureusement, je n'ai pas lu la quatrième de couverture avant d'entamer ma lecture car elle donne trop de renseignements et c'est dommage. (Un conseil : ne la lisez surtout pas avant de lire le roman !)
Ce roman m'a plu, car nous faisons enfin la connaissance de Marion Briem, qui fait souvent partie des enquêtes d'Erlendur, de façon discrète et on en apprend enfin davantage sur son histoire.
Le récit raconte, en alternance, la progression de l'enquête et l'enfance difficile de Marion, née d'une union illégitime, donc un père qui ne l'a pas reconnue, une mère qui disparaît très vite. Heureusement, Athanasius, un vieil homme, force de la nature veille sur elle. Arnaldur Indridason nous parle aussi de la tuberculose dont Marion est atteinte, adolescente, maladie qui faisait beaucoup de ravages à l'époque, ainsi que les traitements agressifs : insufflations, ablation des côtes… les séjours en sanatoriums et les nombreux enfants qui en mourraient…
« Marion avait lu quelque part qu'en Islande, le pourcentage de décès dus à la tuberculose était l'un des plus élevés au monde : presque un cinquième. » P 73
Tout démarre avec le meurtre brutal et gratuit d'un adolescent dans une salle de cinéma : il était au mauvais endroit au mauvais moment, et personne n'a rien vu, ce qui conduit Marion et son adjoint Albert à retrouver des témoins et envisager plusieurs hypothèses…
L'enquête en elle-même, n'est pas d'un suspense haletant, mais elle est intéressante, car on est en 1972, avec en toile de fond une partie d'échecs entre le champion américain, Bobby Fischer et le joueur russe (pardon soviétique !) : Spassky, ce duel reflète bien le duel auquel se livre les deux nations, dans un pays qui est surveillé étroitement par les deux. On est davantage dans l'espionnage, les enjeux dépassent le simple meurtre.
L'auteur décrit très bien l'atmosphère paranoïaque régnant autour ce match, comme si l'honneur du pays était en jeu, ce qui n'est pas sans rappeler le climat régnant à Sotchi autour des prestations des hockeyeurs russes…
Bien-sûr, comme toujours chez Arnaldur Indridason, on retrouve la petite histoire dans la grande, l'auteur profitant de son roman pour faire un rappel sur le passé de son pays : les problèmes de pêche dans les eaux internationales, la surveillance et l'embrigadement de l'URSS, la manipulation des agents, l'utilisation d'un simple duel aux échecs pour montrer à l'autre qui est le plus fort.
« le pays était depuis peu sous les feux de l'actualité internationale. Des dissensions étaient nées avec la Grande-Bretagne à la suite de la décision prise par l'Islande d'étendre la limite de ses eaux territoriales. Les Britanniques avaient menacé d'envoyer des navires militaires pour escorter leurs chalutiers dans les zones de pêche. La tension grandissante avec les garde-côtes islandais avait trouvé écho dans la presse internationale et la Coupe du monde d'échecs qui approchait contribuait à alimenter l'intérêt pour l'Islande. » P 18
J'ai apprécié ce roman, car j'ai retrouvé la patte Indridason, qui durant les derniers romans que j'ai lus, nous a présenté toute son équipe mais il me tarde de retrouver Erlendur… la police progresse lentement, mais sûrement et les héros ont une vie personnelle intéressante qui tient autant de place que l'enquête elle-même, et j'apprends de plus en plus de choses sur l'Histoire de l'Islande. En plus, j'adore les noms des villes, des lieux imprononçables et qui font rêver.
Je vais donc continuer l'aventure avec cet auteur qui pour l'instant ne me déçoit pas
Lien : https://leslivresdeve.wordpr..
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tynn
  27 avril 2014
C'est la première fois que je m'ennuie (un peu) avec Arnaldur Indridason.
Que je l'ai trouvée paresseuse et longuette cette enquête!
L'auteur a remonté le temps en plantant le décor d'une scène de crime dans les années 70, époque de guerre froide entre Etats Unis et URSS.
La confrontation larvée se nichait alors partout, jusqu'en Islande dans le championnat du monde d'échecs de 1972, où l'américain Bobby Fisher l'emporta sur le russe Boris Spassky.
Un crime sanglant dans un cinéma, le travail de terrain pour en retrouver les témoins à défaut des coupables, des investigations avec les moyens rudimentaires de la police scientifique de l'époque. Ca fait très polar à la Maigret, un peu planplan (en fait, c'était peut- être le but recherché pour coller à l'époque), d'autant que s'intercale entre les chapitres policiers, la biographie de Marion Breim, l'énigmatique future patronne d'Erlendur.
On apprend bien des choses sur les traitements de la tuberculose, sur le mode de vie de la société islandaise, sur la géopolitique de l'après guerre et sur les intérêts économiques des grandes puissances autour de la "Terre de glace".
Le climat est à l'espionnite, dans une atmosphère paranoïaque de suspicion, sur fond d'écoutes téléphoniques et de barbouzes à mégots et imperméables.
Il n'empêche, je me suis ennuyée (un peu) ! Elle est pourtant pas mal cette enquête, bien ancrée dans son contexte politique mais la chute était prévisible.
En revanche, sympa, le clin d'oeil final pour un petit nouveau qui s'incruste à la Criminelle...
Et j'ai toujours autant envie d'une escapade islandaise!
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nadiouchka
  05 janvier 2018
Voici un livre dont le titre m'intéressait au plus haut point : « Le Duel », car relatif aux échecs et de plus, écrit par Arnaldur Indriðason, donc littérature islandaise que j'affectionne particulièrement.
Pourquoi étais-je intéressée par ce sujet ? Tout simplement parce que, ayant travaillé quelques années dans ce milieu, dans un club parmi des joueurs, assistant à des tournois, et en relation directe avec non seulement les divers fournisseurs de méthodes pour s'améliorer (livres et logiciels avec le célèbre « Fritz »), mais aussi avec des organisateurs de tournois internationaux. Donc un milieu plutôt spécial car composé de passionnés cherchant toujours à atteindre un plus haut niveau – une atmosphère unique faite de forte concentration, de réflexions, avec des Grands Maîtres.
Mais je ferme là cette parenthèse personnelle où j'ai un peu évoqué des bons souvenirs et il serait temps de passer au livre dans lequel trois thèmes principaux se croisent :
* L'enquête sur le meurtre d'un jeune garçon de dix-sept ans (Ragnar Einarsson) dans le cinéma Harfnarbio qu'il fréquente assidûment et où il se rend avec un magnétophone qui sera la cause de son décès.
* L'histoire de Marion Briem, commissaire à Reykjavik, avec son enquête sur le meurtre mais aussi avec des retours sur son enfance alors qu'elle souffrait de tuberculose.
* Enfin, le Duel du siècle, le Combat des Titans, le Championnat du monde d'échecs, qui doit opposer Bobby Fischer et Boris Spassky, en pleine guerre froide (en 1972).

Il m'est tout de suite venu à l'idée de comparer quelques personnages avec certaines pièces du jeu d'échecs (déformation professionnelle qui est restée) :
- le Roi blanc : le Russe Boris Spassky (blanc parce que c'est lui qui est désigné pour jouer en premier).
- le Roi noir : l'Américain Bobby Fischer.
- La Dame : Marion (car elle peut se déplacer dans toutes les directions).
- Le Cavalier : Albert son équipier.
- Quant au reste, Tours et aux Pions, je ne voudrais pas plus ennuyer le lecteur et je vais revenir à des termes plus simples.
De toute façon, il faut garder à l'esprit de ne jamais faire cadeau d'une pièce (ici d'un renseignement).
Reykjavik est donc devenue LE centre du monde, le temps de ce duel et l'on y découvre les personnalités des joueurs. Par exemple (entre autres) :
« - C'est l'engouement général en ce moment, observa le journaliste...(…)
- Fischer veille à nous donner chaque jour de quoi raconter. Il est en train d'épuiser les Russes, la Fédération islandaise d'échecs, l'ambassade américaine, les journalistes et j'en passe. La Fédération a fait fabriquer un échiquier en basalte des fjords de l'Est, mais Bobby l'a refusé. On en a fabriqué trois autres pour lui laisser le choix. Un est en bois de rose, l'autre en teck et le troisième en je ne sais plus quoi. Rien n'est assez bien pour lui. Pendant ce temps-là, Spassky garde un calme olympien. » (page 125).
Le tout se passe dans une ambiance pleine de rebondissements, d'imprévus, mais avec le rythme lent de l'écrivain. Et j'ai trouvé que justement c'était un peu trop lent (à moins que ce soit voulu pour tenir le lecteur en haleine ?) mais j'aurais préféré des actions plus fortes, plus nerveuses que ces tergiversations, cette enquête qui traîne en longueur pour trouver l'assassin du pauvre Ragnar mort assassiné stupidement.
On en arrive tout de même aussi à une histoire d'espionnage entre les différentes Fédérations (américaine et russe).
S'y entrecroise également l'histoire de Marion, la commissaire si intelligente dont le passé resurgit avec la terrible maladie dont elle a souffert.
Je ne voudrais pas en dire trop même si mon intérêt a un peu souffert car j'aurais aimé arriver plus rapidement au dénouement de tous les faits qui viennent s'ajouter. J'ai ressenti de la compassion pour Marion, certes, mais il ne faut pas oublier le jeune Ragnar dont les parents sont effondrés. Marion garde toute sa tête et ses facultés de déduction dans tout cet imbroglio islandais, un très grand intérêt pour les deux joueurs qui s'affrontent, calculent, font fi du temps qui s'écoule et de la pendule qui doit assurer le même temps à chaque joueur.
En conclusion, dans le chaos qui survient pour arriver à la solution finale, je peux dire que ce livre m'a bien intéressée (mais j'aurais volontiers supprimé quelques paragraphes).
Dans les dernières lignes du livres, Arnaldur Indriðason a écrit : » A la porte se tenait un jeune homme inconnu. de taille moyenne, râblé sans être enveloppé, il avait une épaisse tignasse qui tirait sur le roux. (…)
- Vous débutez ? Demanda Marion, qui connaissait la plupart de ses collègues de Reykjavik.
- Je viens de commencer à la circulation, répondit le jeune homme. Vous êtes peut-être … ?
Marion hocha la tête.
- J'ai un courrier pour vous, déclara l'agent en lui remettant l'enveloppe.
- Merci beaucoup. Comment vous appelez-vous ?
- Erlendur, répondit le jeune homme au visage triste. Je m'appelle Erlendur Sveinsson. »
Cela signifie donc que c'est là qu'ils font connaissance et que Marion va devenir le mentor d'Erlendur ? Et pourtant il me semble bien l'avoir rencontré auparavant ce cher Erlendur, Mais il aurait fallu que je retrouve où et ce n'est pas bien grave (à mon avis). Et puis ça reste à prouver.
Lecture assez agréable car elle m'a rappelé de bons souvenirs d'une certaine période, ma période échiquéenne…. Et peut-être certains se souviennent de la victoire d'un ordinateur champion du monde d'Échecs : le programme Deep-Blue contre le champion du monde Garry Kasparov en 1997 ? Mais c'est une autre histoire et me voilà repartie avec les joueurs d'échecs...
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critiques presse (7)
Actualitte   13 juillet 2018
Avec pour toile de fond tant d’une des grandes heures tant de la Guerre froide que de la lutte mondiale pour la domination du monde des Échecs, ce roman policier bénéficie d’un cadre véridique pour y impliquer les enquêteurs en marge d’évènements qui dépassent totalement le petit état islandais coincé entre les deux mastodontes américain et soviétique.

Lire la critique sur le site : Actualitte
LaPresse   23 mai 2014
C'est l'été 1972. Reykjavik est envahi par les touristes venus assister au Championnat du monde d'échecs, qui oppose l'Américain Fischer et le Russe Spassky.
Lire la critique sur le site : LaPresse
LeMonde   14 avril 2014
Pour son douzième roman, Arnaldur Indridason, d'une écriture sèche et directe, réussit à entremêler, par d'habiles allers-retours entre présent et passé, la recherche d'un assassin, les souvenirs d'une enfance tuberculeuse, le récit d'un amour impossible et une tentative de déstabilisation entre Est et Ouest. Cela se lit d'une traite.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Actualitte   27 mars 2014
Par une écriture presque désenchantée, toujours sobre, parfois rude (phrases plutôt courtes, incisives), mais expressive, Indridason continue d'apporter au lecteur habituel davantage de proximité, semble lui conférer une part d'attention de plus en plus significative.
Lire la critique sur le site : Actualitte
LaLibreBelgique   11 mars 2014
Le duel du siècle entre l’Américain Fischer et le Russe Spassky, décor du dernier Indridason. Enquête passionnante sur fond de guerre froide. Et comme toujours, l’essentiel est dans les marges.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Liberation   24 février 2014
Indridason reste fidèle à lui-même : la mort de Ragnar s’avère absurde, mauvais endroit, mauvais moment. Nouvelle démonstration de la condition humaine de fétu. Mais comme Bobby Fischer qui nage en pleine nuit, les échappées sont permises.
Lire la critique sur le site : Liberation
LeFigaro   07 février 2014
Le livre d'Arnaldur Indridason est une enquête sur fond de partie d'échecs et de guerre froide.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (39) Voir plus Ajouter une citation
lehibooklehibook   06 septembre 2019
-Comment tu te sens ?Tu as besoin de quelque chose,
-Je ne rêve plus avait dit Athanasius .j’ai toujours beaucoup rêvé…Et mes rêves me manquent.
-Tu sais pourquoi ils ont cessé ?
-Je l’ignore ..Peut-être …peut-être qu’ils s’en vont avant nous.
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nadiouchkanadiouchka   15 mai 2018
En quittant la salle, Albert s’arrêta devant l’affiche de L’Homme sauvage.
- Sous la lune d’Urdur, drôle de titre, en islandais. C’est quoi, cette lune d’Urdur ?
- Des boules de feu, répondit Marion, ou disons plutôt de la foudre en boule. En réalité, ça n’a rien à voir avec la lune.
- De la foudre en boule ? Comment ça ?
- Son apparition est liée aux éclairs ou à une atmosphère saturée en électricité. C’est un phénomène connu, décrit il y a des siècles. Dans la Saga des Eyrbyggar, par exemple, ces boules de feu sont de mauvais augure.
P.26
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Commenter  J’apprécie          180
nadiouchkanadiouchka   06 janvier 2018
Sur la table voisine, les journaux du matin affichaient des articles à propos du match du siècle. L’un d’eux rappelait des propos que Bobby Fischer avait tenus à la télévision américaine avant de venir en Islande. Le journaliste lui avait demandé ce qui lui plaisait le plus dans les échecs et quel était le moment le plus intense quand il se trouvait face à un adversaire à sa mesure. Fischer avait répondu : When you break his ego. Quand vous brisez son ego.
P.181
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nadiouchkanadiouchka   08 novembre 2018
- Qu’enseignait-on à l’École Lénine ?
- Les matières habituelles. Les textes fondateurs du marxisme-léninisme. Le matérialisme historique. Quelques matières scientifiques et ce genre de choses. Et aussi les activités souterraines.
- Espionnage et renseignements ?
- Dans une certaine mesure, évidemment.
P.255
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AproposdelivresAproposdelivres   02 octobre 2014
Le Hafnarbio différait de tous les autres. Il lui avait fallu longtemps pour trouver son fauteuil de prédilection, le plus petit cinéma de la ville étant des plus Spartiates. On y entrait par un petit hall qui tenait plutôt d'un vestibule, et abritait un stand de confiseries placé entre les deux portes menant à la longue salle étroite au plafond voûté : le Hafnarbio était installé dans l'un de ces baraquements militaires datant de la guerre. Deux allées longeaient les rangées de sièges et on quittait la salle par les deux portes situées à l'autre extrémité du bâtiment, tout près de l'écran. Il s'était parfois assis dans les rangées du haut, parfois à gauche, sur le siège bordant l'allée. Puis, il avait fini par trouver sa place : en haut à droite, au plus près du bord.
Il restait encore un bon moment avant le début du film. Il descendit donc la rue Skulagata jusqu'au rivage et s'installa sur un gros bloc de pierre, au soleil de l'été. Vêtu d'un blouson vert et d'un pull-over blanc, il tenait à la main son cartable dans lequel il transportait un magnétophone presque neuf qu'il sortit pour le poser sur ses genoux. Il plaça dans le compartiment l'une des deux cassettes qu'il avait emportées dans ses poches, appuya sur le bouton rouge qui déclenchait l'enregistrement et orienta l'appareil vers la mer. Puis il l'éteignit, rembobina, enfonça la touche lecture et écouta le ressac sur la bande. Il rembobina une seconde fois, l'essai était terminé. Tout était prêt.
Il avait déjà inscrit le titre du film sur les cassettes.
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Vidéo de Arnaldur Indriðason
Extrait de "Les Fils de la poussière - Les Enquêtes d'Erlendur Sveinsson 1" d'Arnaldur Indridason lu par Jean-Marc Delhausse | Livre audio. Editions Audiolib. Parution le 17 avril 2019.
Pour en savoir plus : https://www.audiolib.fr/livre-audio/les-fils-de-la-poussiere-les-enquetes-derlendur-sveinsson-1-9782367628639
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