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Maryline Beury (Traducteur)
EAN : 9782809828863
360 pages
L'Archipel (20/08/2020)
4.01/5   300 notes
Résumé :
Avocate appréciée pour son dévouement, Diana se bat pour améliorer le sort des réfugiés, mais elle se montre froide et distante, sinon blessante, envers les siens. Ce dont souffre Lucy, sa belle-fille, qui rêvait de trouver en elle une mère de substitution.

Dix années ont passé, et Diana vient de mourir. Elle se serait suicidée. (...) Qu’est-il donc arrivé à Diana (...) ?

Avec ce suspense psychologique, dans la lignée des succès de Lian... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (135) Voir plus Ajouter une critique
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Alors que Ollie, son mari, s'occupe du barbecue, Lucy, dans le salon, laisse, pour une fois, ses trois enfants devant les écrans pour pouvoir s'occuper du linge. Si elle est la première à remarquer la voiture de police qui se gare devant chez eux et en sortir deux agents, c'est Edie, âgée de 2 ans, qui se précipite pour leur ouvrir. Mais leur mine grave et leur ton sérieux ne semblent rien présager de bon. Et pour cause, Diana Goodwin, la maman de Ollie, a été retrouvée morte chez elle, une lettre explicite et des objets non loin d'elle semblant privilégier la thèse du suicide. Une nouvelle que le couple peine à croire tant cela ne colle pas au tempérament de Diana, une femme froide, parfois austère, distante et sûre d'elle. D'ailleurs, depuis le tout début de sa relation avec Ollie, Lucy en a fait les frais parfois. Elle qui espérait bien s'entendre avec sa belle-mère et nouer des liens particuliers, elle sera très vite déçue...


Lorsque Diana, la cheffe de la famille Goodwin décède, toute sa famille va s'en trouvé bouleversée d'autant que de nombreuses questions se profilent quant aux circonstances du décès, au changement de testament procédé peu de temps auparavant et à ce fameux cancer. Si La belle-mère se révèle être un thriller psychologique parfaitement maîtrisé, il est aussi le portrait d'une famille au coeur de laquelle se terrent moult secrets et non-dits que la mort de Diana va d'ailleurs peu à peu révéler. Alternant passé et présent, Sally Hepworth dessine peu à peu les contours des uns et des autres, aussi bien Diana, toute dévouée à son association d'aide aux immigrés mais beaucoup moins à ses enfants, Tom, son mari, plus conciliant et amène vers qui, justement, ces derniers se tournent plus facilement, Nettie, la soeur d'Ollie, obnubilée par son désir d'enfanter que Lucy. Ce changement de temporalité ainsi que la parole donnée tour à tour à Diana et Lucy permettent également de mieux comprendre comment chacune a évolué au cours de ces années, le lien qui les unit (ou désunit) ainsi que les sentiments qui les habitent. Efficace et captivant...
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Ce roman a attiré mon attention alors que je déambulais dans le rayon policier-thriller d'une librairie. En lisant quelques avis dithyrambiques sur Babelio, j'ai eu envie de m'y plonger.
La belle-mère a été une assez bonne lecture, mais pas celle que j'imaginais...

En effet, je m'attendais à un thriller psychologique à suspense (ce dernier mot est quand même mentionné trois fois sur la quatrième de couverture), mais malgré une intrigue prenante, je n'ai pas trouvé cette lecture particulièrement haletante.

L'histoire nous entraîne au coeur d'une famille aisée où les relations ne sont pas toujours saines.
Le récit commence dans le présent alors que Diana, la fameuse belle-mère vient de mourir. Tous les éléments de l'enquête font penser à un meurtre déguisé en suicide.
L'auteure nous entraine alors dix ans plus tôt où l'on découvre notamment les débuts de la relation épineuse entre Diana et sa belle-fille Lucy.
Ayant perdu sa maman jeune, Lucy souhaitait trouver en sa belle-mère l'amour maternel qui lui manquait. Mais cette vision utopique va peu à peu s'estomper car Diana est froide et intraitable.
Au fil de l'histoire, les chapitres sont alternés entre les points de vue des deux femmes avec parfois celui de Lucy dans le présent.
Mais on va très vite s'apercevoir que les autres membres de la famille avaient eux aussi des raisons de mépriser Diana…

Ce huis-clos familial est plaisant à lire. On ne s'ennuie pas grâce à la fluidité de la plume de Sally Hepworth.
Malgré l'apparente simplicité des personnages, on s'aperçoit que chaque membre de cette famille cache une part obscure.
Plusieurs thèmes sont judicieusement abordés comme le deuil, la maternité, la maladie, l'obsession…
Outre le suspense qui manquait un peu, avec un tel titre et la mention : « Jusqu'à quel point la détestez-vous ? », je m'attendais à ce que le personnage phare de la belle-mère soit davantage toxique et haïssable. Oui, j'aime découvrir des protagonistes à la psychologie bien tordue dans les thrillers !
Cependant, l'auteure prend une autre direction avec une intrigue tout de même bien ficelée et des personnages bien développés.
Bref, pour ma part c'était une lecture agréable mais pas inoubliable.

N.B : Je déconseille la lecture du résumé qui en dit beaucoup trop. En effet, certains rebondissements mentionnés ne sont révélés qu'à la moitié du roman ! Donc il vaut mieux l'éviter pour apprécier pleinement cette histoire.
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Sujet épineux! La belle-mère est une image d'Epinal, un archétype de l'ennemi potentiel, une source d'angoisse pour toute future compagne qui envisagerait de se mettre en concurrence avec l'autrice des jours de son bien-aimé. Car notons-le, cette relation à risque fonctionne essentiellement entre femmes.


Pour Lucy, Diana ne déroge pas à la règle : froide, distante, bien décidée à ne rien concéder à ses propres enfants, y compris sur le plan financier, alors que ses largesses sont destinées à une association d'immigrés, qu'elle aide de son mieux. C'est ce qui fait l'ambiguïté du personnage, aussi peu empathique que possible pour sa famille mais dévouée corps et âme (et portefeuille) pour les plus démunis.

Si toute la famille se conforme à ce fonctionnement particulier, le décès de Diana vient révéler des abîmes de non-dits et le testament créera des remous. D'autant que les causes de la mort ne sont pas claires.

La narration alterne entre les points de vue de Diana et de Lucy, pour faire progresser l'histoire entre révélations du passé et évolution de la crise familiale après le décès. Ce qui donne un rythme intéressant au récit, et attise la curiosité du lecteur, chapitre après chapitre, révélations après révélations.

Entre thriller et comédie sociale, La Belle-mère est un roman agréable à lire , avec une construction habile et des personnages que l'on suit avec intérêt
Lien : https://kittylamouette.blogs..
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A ma droite, Lucie, qui va se marier avec Ollie.
Orpheline de mère, elle place de grands espoirs sur les liens qui l'uniront à sa future belle-mère et est pleine de bonne volonté.
A ma gauche, Diana, la mère de Ollie et Nettie qu'on pourrait qualifier de forte femme. Parce qu'elle a eu une vie dure (au départ), parce qu'elle est avocate, parce qu'elle est aisée, elle s'est mise au service de son association , laquelle vient en aide aux nouveaux arrivants en Australie, qui ont besoin de travail, d'un logement, d'un traducteur.... Comparé à eux, ses enfants sont des privilégiés et elle ne manque jamais de le faire remarquer par des petits gestes, ou plutôt par une absence de geste..
S'en suivront dix ans de relations entre ces deux femmes, jusqu'à aujourd'hui ,qui marque la découverte du corps de Diana, décédée d'un cancer, d'un suicide, ou ...
C'est ce que l'enquête démontrera.
En alternant à égalité, les points de vue sur leurs rencontres , entre Diana et Lucy, Sally Hepworth frappe fort. Car c'est malin..
Quand je laissais Lucy me raconter son histoire, son entrée dans la famille, je me disais : " Mais quelle glaçon , cette Diana ! Quel manque de bol de tomber sur une belle-mère pareille. "
Puis, je lisais la version de Diana, et je comprenais. Je ne dis pas que je LA comprenais... Pas toujours...Mais elle me paraissait plus humaine, plus défendable (sauf sur un point...).
Evolution des rapports, glissement de terrain, compréhension, acceptation, détestation, froideur, incompréhension, chronique d'une catastrophe annoncée... Jusqu'à la mort.
On est plus dans le psychologique que dans le roman policier . Plus dans un suspens , dans un drame familial, que dans le genre thriller à proprement dit, mais il fait son effet ce petit suspens... par contre La Belle-mère n'a rien à voir avec " Big little lies" de Moriarty, auquel il est comparé sur la quatrième de couverture. Il n'y a aucun humour, aucun aspect girly, aucune bande de copines...
Une excellent moment de lecture que j'aurai aimé voir durer plus longtemps. Quelques pages de plus pour décrire un pays qui me fascine, approfondir tout ce qui touche à l'enquête, ce qui touche au travail de Diana... Mais l' auteure s'est concentrée sur les rapports belle-fille/ belle-mère, c'est son choix créatif, et ça fonctionne plutôt pas mal !
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Diana Goodwin vient de mourir. Étrange dame que cette Diana. Froide avec ses enfants, énigmatique, voulant qu'ils se débrouillent seuls financièrement alors qu'elle et son mari nagent dans une opulence reconnue de tous.
Tom, son mari, entrepreneur, est le plus généreux et le plus débonnaire des deux dans le couple et pourtant, il ne semble pas lui en vouloir.
Diana s'occupe depuis des années d'oeuvres pour la petite enfance et maintenant elle prend sous son aile des réfugiés fraîchement débarqués en Australie.
Pas étonnant quand on connaît les épreuves que Diana a endurées dans sa vie de jeune maman.
Elle a deux enfants :
- Oliver, Ollie, marié à Lucy bien déçue de la froideur de sa belle-mère. Ils ont trois petits enfants. Ollie a bien du mal à faire démarrer son affaire.
- Nettie, mariée à Patrick, qui essaie désespérément d'avoir des enfants.
À la mort de la maman, la police va mener son enquête et créera ainsi le suspense car chacun dans les enfants et beaux- enfants a un mobile pour la tuer.
le roman est très bien construit avec des allers - retours entre Diana au présent et au passé et Lucy, sa belle-fille avec les mêmes allers - retours pour nous raconter le présent et le passé.
Elles interviennent tour à tour comme narratrices dans le récit.
Pour cette raison, le titre du livre est judicieusement choisi car elles expriment toutes deux, Lucy, la belle-fille et Diana, la belle-mère, la difficulté d'établir une relation.
Ce qui est souvent le cas.
Au fur et à mesure que le roman avançait, j'éprouvais de la sympathie pour cette dame , Diana. L'auteure, Sally Hepworth construit le personnage avec une grande finesse d'analyse. Une femme jugée froide qui se sent incomprise.
J'ai beaucoup apprécié la fin bien qu'elle se termine sur un nouveau drame mais l'éclaircie qui suit est un vrai soulagement.
Un très beau thriller familial.
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Citations et extraits (78) Voir plus Ajouter une citation
Il est si facile d'être à côté de la plaque, pour une belle-mère. On dirait qu'il existe mille lois à respecter, sauf qu'elles ne sont écrites nulle part. S'impliquer mais ne pas s'imposer. Soutenir mais ne pas envahir. Rendre service vis-à-vis des petits-enfants, mais sans empiéter sur le rôle des parents. Offrir sa sagesse, mais pas de conseils. De toute évidence, je ne maîtrise pas cette liste. Le poids des contraintes m'intimide au point de me décourager. Le plus agaçant, c'est de songer que le beau-père, lui, ne risque presque jamais le faux pas. Il doit se montrer accueillant, rien de plus.
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Un jour, quelqu'un m'a dit qu'on avait deux familles dans la vie : celle où l'on naît, et celle que l'on choisit. Il me semble pourtant que ce n'est pas tout à fait vrai. Certes, on choisit généralement son partenaire, mais on ne choisit pas ses enfants par exemple. On ne choisit pas ses beaux-frères ou belles-sœurs, pas plus que la vieille tante aigrie et alcoolique de son conjoint.
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- Et la recherche du boulot, ça avance ?
- Ça va, ça va.
- Quel genre de travail cherchez-vous ?
Il écrase sa cigarette en secouant la tête.
- Oh. Un peu tout.
- Vous voulez un coup de pouce ? (...)
Il incline la tête sur le côté.
- Pour quel genre de boulot voulez-vous que je postule ? Chauffeur de taxi ? Manutentionnaire en grande surface ?
Il rit, dévoilant des dents jaunies.
- J'étais ingénieur, à Kaboul. Je construisais des grands immeubles pour les grosses boîtes occidentales. C'est une des raisons pour lesquelles on a dû partir, d'ailleurs. Mais ici [en Australie], personne ne me confierait la construction d'une niche pour chien. (...) Vous voyez l'immeuble, là ? dit-il en désignant le bâtiment de deux étages de l'autre côté de la rue. Le type qui habite ici était un chirurgien respiratoire dans son pays. Il avait une maison avec cinq chambres ! Maintenant, il vit dans un deux-pièces minable avec sa femme et leurs trois gosses.
(...)
Je me rends compte que j'avais tort en pensant que cet homme était en colère. Ce n'est pas seulement un homme en colère : c'est un homme amer. Cela m'inquiète. Car les gens amers peuvent provoquer de gros dégâts.
(p. 153-154)
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C'est drôle comme les jeunes se figurent que nous ne savons rien. Ils partent du principe que nous ne pouvons absolument pas comprendre la douleur d'un chagrin ou la pression liée à l'achat d'une maison. Que nous ne pouvons pas comprendre le drame de l'infertilité ou la dépression. Pour eux, si nous avons vécu de telles choses, ce devait être de façon moins forte, en teinte sépia, et non des expériences comparables aux leurs.
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Personnellement, j’estime que les parents se préoccupent un peu trop du bonheur de leurs enfants. Demandez à quiconque ce qu’il souhaite pour ses enfants, la réponse sera toujours la même ; qu’ils soient heureux ! Pas des citoyens avertis,soucieux du bien-être d’autrui. Pas humbles, sages et tolérants. Pas forts face à l’adversité, ou reconnaissants de leur chance. Moi, à contrario, j’ai toujours souhaité que mes enfants se frottent aux difficultés de la vie. À des défis assez sérieux pour les rendre raisonnables et empathiques.
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