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ISBN : 2264056215
Éditeur : 10-18 (20/06/2013)

Note moyenne : 3.71/5 (sur 82 notes)
Résumé :
Swan, enfant espiègle et malicieuse a onze ans. Depuis que son père, prédicateur a perdu sa congrégation, la famille s'est installée chez la grand-mère, Calla Moses. D'une honnêté inébranlable, les Moses n'éprouvent que du mépris pour leur voisin, Ras Ballanger, un éleveur équestre qui régente sa famille et ses chevaux avec une violence inouie.
Quand le petit Blade Ballanger, sauvagement battu, vient chercher refuge auprès de Swan, une amitié lie immédiateme... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (32) Voir plus Ajouter une critique
latina
  09 avril 2019
Swan est-elle un ange ? Il le faudrait, pour affronter les faits horribles qui se mettent en place lentement mais sûrement.

Swan est ce genre de petite fille que j'aime beaucoup : vive, espiègle, intelligente.
Autour d'elle s'articule une famille aimante, deux frères très différents l'un de l'autre, un père pasteur et une maman qui ne ment jamais.
Ils sont obligés de vivre quelques mois dans la ferme des parents de la maman car le pasteur a perdu son emploi. Et c'est là qu'ils font connaissance avec l'enfer d'un petit voisin.
Mais la famille est autour d'eux et se resserre, pour le meilleur et pour le pire.

Nous sommes en Arkansas, dans le Sud profond des années 50. La mentalité et la moralité le prouvent, ainsi que la description des lieux.
J'ai adoré.
Après un début où les choses se mettent en place et où je me suis demandé où l'auteur voulait en venir, j'ai tout doucement fait la connaissance de chaque personne et je m'y suis attachée. Enfin, attachée, pas à Ballanger, le voisin abominable, un être abject. Pas à Bernice non plus, une jeune tante superficielle et trop imbue de sa beauté.
J'ai adoré l'ambiance bon enfant de cette famille, le style vif et direct, l'énoncé tranquille du bonheur, des ennuis puis de l'horreur.
J'ai adoré les valeurs de cette famille : la solidarité, la franchise, la pudeur... l'amour, quoi.

« Les ailes de l'ange » sont une plongée dans la ruralité, la musique country, les assemblées autour du pasteur, les bars, les potins...la vie.
J'ai adoré. Mais je l'ai déjà dit, non ?
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Well-read-kid
  11 mai 2011
Ne vous fiez pas aux apparences !
Car derrière un titre pas forcément des mieux choisis, se cache en réalité un très bon roman, bien loin des niaiseries que le titre laissait supposé. Les ailes de l'ange, c'est avant tout une immersion dans l'Amérique profonde, celle des années 50, du gospel et de la musique country. A la fois rafraîchissant et bouleversant, ce premier roman laisse présager du meilleur.
Ce n'est pas ce que vous croyez !
En Arkansas vivent les Moses, une famille nombreuse et chaleureuse, qui tient un bar et une épicerie, un clan pas comme les autres, qui possède quelques personnalités bien marquées : Calla la matrone au coeur sur la main, Toy le colosse au passé trouble, Bernice la séductrice…
Lorsque Willadee, la fille des Moses, son époux Samuel, pasteur de vocation, et leurs trois enfants décident de venir à la ferme familiale pour une réunion de famille, ils sont loin de se douter qu'ils ne repartiront pas. C'est donc dans les champs et les trous d'eau alentour que Swan, véritable garçon manqué de onze ans grandit, et rencontre Blade, un petit garçon au père d'une violence extrême…
Comme je vous le disais plus haut, il ne faut pas se fier aux apparences qui semblent décrire un de ses romans creux et dégoulinant de bons sentiments. Car Jenny Wingfield n'hésite pas à frapper fort pour marquer les esprits. Je ne m'attendais pas à rencontrer des scènes véritablement violentes dans ce livre : aussi, j'ai été encore plus saisie d'horreur en lisant ce que la quatrième de couverture décrit comme « le coup de trop ». En somme, Jenny Wingfield réussit un coup de maître en jouant avec nos attentes, et avec les codes du genre. Car, ne nous leurrons pas, il est assez rare qu'un livre nous surprenne vraiment. On se dit toujours « cela n'ira pas dans cette direction, c'est trop violent, c'est impensable, ça finira forcément ainsi, on menacera tel personnage, mais le méchant ne passera pas à l'action ».
L'ennui, c'est que le méchant, dans les ailes de l'ange, passe vraiment à l'action. Plus que surpris, on est choqué par ce déchaînement de violence dans un seul homme, véritable incarnation de toutes nos peurs d'enfant. Et là, je dis, bravo Madame Wingfield, vous m'avez vraiment surprise ! Et dès les premières lignes, par ce ton mordant, ironique, vif que je ne m'attendais pas à trouver là.
A côté du grand méchant, un homme violent et cruel qui aurait probablement pu être inventé par Faulkner, l'on a la famille Moses, une famille véritablement adorable, un vrai modèle de cohésion familiale. Certains des membres sont à peine esquissés, mais d'autres ont vraiment la place d'honneur : Calla, la matriarche, Willadee et Samuel, les parents de la petite Swan, Toy, l'oncle bourru au grand coeur. L'intrigue tourne beaucoup autour de la relation entre Samuel et Toy, l'intellectuel et le manuel, l'un tourné vers la spiritualité, et l'autre plus pragmatique. Entre eux, les enfants, qui se tournent tantôt vers l'un, tantôt vers l'autre, les gamins, à la recherche d'un modèle, les deux hommes tâchant de définir ce qu'est la paternité.
Que dire, pour conclure ? Que c'est ce genre de livre dans lequel on est tellement absorbé que l'on loupe sa station de métro. Un livre qui révolte, qui fait sourire, et qui bouleverse.
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NathalC
  24 juin 2016
La 4ème de couverture m'a dans un 1er temps tenté.
Une histoire d'enfants, l'un malheureux qui trouve refuse auprès de l'autre, une histoire d'amitiés... Je pensais qu'une histoire légère me ferait du bien...
En fait, il s'agit surtout d'une histoire de famille, la famille Moses. Histoire qui se déroule sur quelques mois, avec ses tragédies et ses petits bonheurs, auquel vient se greffer le malheur d'un petit garçon.
Pour un livre léger, j'ai quand même mis du temps à le lire : plus d'une semaine.
Certaines scènes sont très dures, la violence est limite supportable.
Quant au reste, c'est une histoire familiale, avec des personnages aux caractères différents. L'auteur décrit parfois les protagonistes de cette histoire en détail, puis on les oublie dans l'histoire, on ne sait pas pourquoi !!! (la mère de Blade, les frères de Blade, les frères de Swan...)
Ai-je aimé ou pas ce livre ?
A chaud, j'avoue que je ne sais pas. Je trouve que certaines scènes sont très bien écrites, d'autres non abouties.
Je me suis attachée à certains personnages : Swan, Calla, Waladee, Toy.
D'autres, beaucoup moins : Bernice, Samuel et même Blade. Cet enfant est forcément attachant par son vécu, mais en même temps je trouve que l'auteur n'a pas développé suffisamment son personnage. du coup, il est presque en trop dans l'histoire.
Je pensais aussi que Swan et Blade seraient au centre de l'histoire, mais en fait, il n'y a pour moi pas de personnages principaux dans cette histoire, ils font partie d'un tout : le clan Moses.
Au final, on ne sait s'il s'agit d'une histoire sur la violence, sur l'amitié, ou s'il s'agit d'une saga familiale...
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Esmeria
  08 novembre 2012
Dans un premier temps j'ai trouvé que le début du roman était assez surprenant, si on oublie la quatrième de couverture, on s'attend à une nouvelle vie tranquille dans la ferme des Moses pour la famille de Swan. Cette impression reste pendant un certain moment, nous laissant le temps de nous imprégner de l'histoire et de ses personnages. J'ai bien aimé ce début de roman qui commence en douceur, on lis sans se poser de questions jusqu'au moment où Swan rencontre Blade. On éprouve tout de suite une grande compassion pour le jeune garçon et une haine tenace pour son père Ras Ballenger qui maltraite aussi bien sa famille que les animaux sur lesquels il est censé veiller.
A ce moment précis on sent que l'histoire peut réellement commencer et même si on s'attend à des péripéties, je peux dire que j'ai été réellement surprise par leur diversité. L'Histoire est en quelque sorte un liens entre plusieurs évènements qui forment à eux seuls de petites histoires qui contribuent à celle du roman. Un livre donc très varié qui ne se ferme pas seulement sur l'intrigue principale ce qui est très appréciable car c'est un livre assez sombre parlant de la maltraitance des enfants, un sujet qui n'est pas anodin.
Ainsi grâce à ce choix de l'auteure de ne pas être toujours axé sur le coté obscur de l'histoire, le livre est adouci et moins dure à lire, car finalement, bien que la trame principale repose sur quelque chose de très cruel, voir inhumain, le livre est agréable à lire car il nous montre aussi que dans la vie il y a aussi de la solidarité et que celle-ci doit nous aider à tenir dans les moments difficiles.
Ce que j'ai beaucoup apprécié dans le livre c'est que tous les personnages sont importants et qu'aucun d'eux n'est plus mis en avant que les autres. Chacun à un rôle bien précis dans l'histoire et un caractère bien à lui.
Swan est évidement mon personnage préféré mais ce n'est pas parce que c'est son histoire étant donné qu'il n'y a pas de différence d'importance entre les personnages. En fait, c'est parce que sa personnalité évolue tout au long du livre que je me suis énormément attachée à elle. Elle passe de l'innocence à la prise de conscience que la cruauté existe, le jour où elle découvre Blade mais son caractère se forgera bien plus que ça tout au long de l'histoire, c'est une jeune fille très touchante et pleine de joie de vivre qui se trouve confronté à l'horreur du comportement de Ras envers son fils Blade. Malgré sa peur de cet être abjecte, elle ne lâchera jamais les bras pour tenter d'aider son nouvel ami.
Les dernières dizaines de pages du roman m'ont beaucoup surprise et je dois bien admettre que je ne m'attendait pas à ce qui c'est passé, c'est vrai qu'a un moment on s'attendait presque à une fin tranquille mais il n'en ai rien, la fin est à la hauteur de l'histoire, à la fois forte en émotions et en valeurs et toujours avec une partie de malheur. La fin nous montre beaucoup de choses que je ne peux vous dévoiler sans casser le suspense de l'histoire mais je peux tout de même dire qu'elle nous montre que dans certaines situations, les grandes personnes peuvent changer quand la vie de quelqu'un qui leur est cher est en danger.
En bref, je recommande ce livre qui fait un peu penser à un témoignage, à ceux qui aime ce genre littéraire mais aussi à tous ceux qui ont envie de voir ce qu'il y a de bons dans la vie malgré les épreuves qu'elle nous fait subir. Qu'il faut profiter de celle-ci avant qu'elle ne vous prenne par surprise car à tout moment les choses peuvent changer et nous brûler les ailes. Un roman plein d'émotions qui malgré un début calme n'est pas du tout simpliste voir plat, bien au contraire …
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sassenach
  07 septembre 2011
Dans le comté de Columbia, dans l'Arkansas, en 1956, la famille Lake, composée de Samuel, pasteur de son état, Willadee son épouse, et leurs trois enfants, Noble, Bienville et Swan, vient passer quelques jours chez les Moses, la famille de Willadee. Mais ce week-end qui se veut être le moment de retrouvailles joyeuses est aussi le cadre d'un drame qui force les Lake à rester sur place pour plusieurs semaines. Swan, la seule fille Lake, a 11 ans et est ravie de ce changement car elle adore se balader dans la campagne environnante et jouer au garçon manqué. C'est à l'occasion d'une de ces promenades qu'elle rencontre le jeune Blade, 8 ans, qui s'est enfui de la ferme voisine, son père étant un homme violent et cruel …
Je n'avais pas d'idée précise sur ce que j'attendais de ce roman, ne connaissant pas du tout cette auteure, alors ce fut une agréable surprise de me retrouver plongée dans l'ambiance du Sud des Etats-Unis dans les années 50. Dès le départ, j'ai senti que j'allais me sentir bien dans cette grande famille. J'ai particulièrement aimé l'atmosphère qui se dégage des pages car les Moses et Lake sont loin d'être des familles banales. Chaque personnage a son propre caractère bien trempé et chacun est attachant à sa manière. Ils ont tous des qualités mais ne sont pas exempts de défauts non plus. Je dois dire que le début m'a vaguement fait penser au roman de Harper Lee « Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur » car Swan est un des personnages principaux et va passer du monde protégé de l'enfance à la réalité de la vie et qu'il me semblait y retrouver un peu la même ambiance languide du vieux Sud. Je craignais quand même un peu le côté « religieux » que laissaient présager le titre et la profession de Samuel Lake. En fait, si la notion de religion est présente, de même qu'un certain côté « magique » des évènements, il n'y a aucun aspect prêchi-prêcha ni de lourdeur dans la façon dont l'auteure aborde le sujet. Il me semble que certains pourraient râler devant les rebondissements, surtout vers la fin, mais cela ne m'a pas dérangée, ayant accepté dès le départ que l'auteure s'autorise une certaine latitude dans ses explications (je n'en dirai pas plus pour ne rien révéler). Il y a aussi un certain personnage bien détestable particulièrement bien décrit et qui m'a bien porté sur les nerfs, comme il se doit (si ce n'avait pas été le cas, le roman n'aurait pas été aussi prenant !). Ce n'est peut-être pas le roman de l'année car il y a un petit côté prévisible mais c'est une lecture que j'ai trouvée très agréable, qui mêle légèreté et drame et qui a tenu mon intérêt éveillé tout au long des pages.
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
ssstellassstella   23 juillet 2013
En laissant échapper un cri étouffé qu'elle regrettait déjà, Swan porta vivement sa main devant sa bouche. Elle avait attiré l'attention de Ballenger : autant provoquer un de ces serpents appelés mocassins d'eau en lui agitant votre pied nu sous sa tête vipérine. Non seulement sa morsure est mortelle, mais en plus cette espèce est agressive : elle vous attaque par-derrière.
Barranger braqua sur elle le feu de ses prunelles. Ses yeux noirs lui parurent énormes. Il se fendit d'un sourire carnassier. Swan aurait bien voulu s'enrouler sur elle-même et disparaître, mais c'était trop tard.
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latinalatina   08 avril 2019
Il nous arrive de ne pas penser. De ne pas rêvasser. De ne rien vouloir ni souhaiter, de n'avoir besoin de rien. On est simplement pris par le bonheur d'être ici.
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NathalCNathalC   18 juin 2016
En suivant les doux méandres de la route qui serpentait, Swan conclut qu'elle n'avait pas besoin de trouver un endroit pour réfléchir. Il suffisait d'aller de l'avant, de poser un pied devant l'autre, tout au plaisir d'aller nulle part.
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philo15philo15   27 septembre 2011
- Tu sais qu'il faut que tu rentres chez toi ?
Il se glissa sous les couvertures et remonta le drap jusqu'à son menton, comme s'il revêtait une armure.
- Je veux pas dire tout de suite, corrigea-t-elle. Seulement à un moment donné.
Il se renfonça dans l'oreiller et ferma les yeux. Swan resta longtemps assise à le regarder. Il devait être horriblement fatigué. Ses petites mains relachèrent les couvertures, son corps parut se détendre morceau par morceau. Blade Ballanger, à huit ans, était trop craintif pour céder au sommeil d'un seul coup.
Une boule se forma dans la gorge de Swan. Elle aurait été bien en peine d'expliquer pourquoi. [...]
Par la suite, des années plus tard, ce moment lui apparaitrait comme celui où le monde avait changé pendant qu'elle ne regardait pas. Toutes les décisions qu'elle prendrait dorénavant iraient dans une direction différente de celle dans laquelle elle cheminait auparavant.
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NathalCNathalC   21 juin 2016
Elle aussi était convaincue que Samuel était la crème des hommes. L'ennui, c'était qu'elle était tout aussi convaincue que Bernice était capable de s'emparer de la crème et de la faire tourner.
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