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Henri Theureau (Traducteur)
EAN : 9782915654042
442 pages
Éditeur : Au Vent des Iles (08/04/2006)

Note moyenne : 4.42/5 (sur 25 notes)
Résumé :
Chronique d’une famille polynésienne des quartiers populaires de Tahiti, L’Arbre à pain nous plonge dans le quotidien de Materena, mère de trois enfants et femme de ménage professionnelle, au franc-parler « local » et aux rêves simples. Dans ce premier volet de la trilogie, la succession des récits, authentiques et tendrement drôles, est cousue de fil blanc... celui de la robe de mariée de Materena qui rêve d’une bague au doigt et d’un certificat de mariage encadré ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Meps
  04 novembre 2020
Il est bon de sortir de ses sentiers battus et d'aller respirer l'air du grand large. Et quoi de plus proche et d'en même temps plus dépaysant que la Polynésie Française !
Celestine Hitiura Vaite nous offre une totale immersion dans la vie quotidienne des Polynésiens. On se sent comme invité chez l'habitant, on nous offre un pe'ue pour dormir, un peu de ma'a pour nous restaurer et on nous raconte les histoires du coin.
Car ce livre est avant tout un recueil de petites histoires, celles de la cousine qui change de copain toutes les semaines, celle de ce cousin qui a rejoint la capitale Papeete en pensant faire fortune et retourner sur sa petite île avec l'argent pour acheter un bateau, celle de cette autre cousine (la famille ne semble pas avoir de limites) qui n'a pas pu vraiment choisir le prénom de son fils... Chaque chapitre est un nouveau conte, qui semble parfois invraisemblable mais nous révèle une nouvelle facette du patchwork global de ce territoire, comme un joli tifaifai à poser sur son lit.
On pourrait se lasser de cet enchaînement mais il y a quand même un fil conducteur, la petite famille de Materena. Elle est au centre de tout avec son mari Pito et ses trois enfants. Enfin, pas vraiment son mari et c'est là tout le souci, même s'il vient de lui demander de l'épouser quand il est rentré ivre hier. Cette préoccupation du mariage occupe tout le livre et reste en même temps en toile de fond. Materena n'est pas la plus expansive, ni la plus importante, ni la plus exceptionnelle des cousines... mais c'est chez elle que nous habitons... Alors on finit par mieux la connaître que les autres, par nous attacher à sa simplicité, à son honnêteté, à sa patience, à son courage. Les femmes n'ont pas la vie facile à Tahiti...et les hommes non plus. Beaucoup de chômage, des rêves modestes, un nouveau lit, une armoire, autre chose à manger que toujours les fruits de l'arbre à pain...
Le style de l'auteure est tout en langueur, dans le rythme de cette société qui n'a que le temps de prendre son temps, un de ses seuls luxes. On passe d'un chapitre à l'autre comme le long d'un long fil tendu, avec la fin de chaque chapitre qui influence le début de l'autre. Quasiment tous les sujets sont abordés et toujours avec plein d'humour, les relations familiales, la religion, le rapport à l'homme blanc colonisateur venu bouleverser la société en apportant des rêves qui n'avaient pas effleuré les locaux auparavant, ces hommes et ces femmes blanches qui sont aussi pour beaucoup l'objectif à séduire pour s'enfuir loin et revenir plein de fierté après avoir réussi, tout ça pour que les autres nous traitent de fa'a'oru. On parle aussi religion, traditions, éducation, politique mais sans jamais réellement se disputer trop longtemps, sauf peut-être quand le mouvement indépendantiste parvient à enflammer les esprits.
Bref, un très joli voyage où nous emmène ce livre, un voyage où on a envie de se laisser porter par la première, la deuxième, la troisième vague, à l'heure où ce mot si doux prend de nos jours des accents si terribles !
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Bambs
  06 juillet 2016
Le premier roman de Célestine Hitiura est probablement le best seller de la maison d'édition polynésienne Au vent des îles, traduit depuis en plusieurs langues à l'internationale.
Le récit est construit autour de plusieurs anecdotes et scènes du quotidien, où l'on découvre peu à peu les péripéties de Materena, jeune femme et mère tahitienne. Son compagnon, plutôt fainéant et un brin macho, lui en fait voir de toutes les couleurs. Mais rapidement, on comprend qui « porte la culotte » à la maison ! Comme beaucoup de femmes polynésiennes, Materena a un caractère bien trempé, et le lecteur s'attache vite à elle.
La plume de l'auteur parvient à saisir l'authenticité de la vie polynésienne, aussi bien avec ses personnages charismatiques que dans les scènes de vie qui sont dépeintes. Sur fond d'intrigue amoureuse (Pito, son compagnon, finira-t-il par lui passer la bague au doigt?), on découvre l'humour allègre et ironique des polynésiens.
Les 386 pages se lisent facilement, le récit s'articule autour de nombreux petits chapitres, où les anecdotes parfois improbables nous laissent un sourire en coin de bouche. Même si souvent, tout polynésien se retrouve dans ses anecdotes ! L'exotisme polynésien y est dépeint fidèlement, bien loin des habituels clichés touristiques, et on renoue avec la bonne humeur ilienne !
Les expressions et termes en tahitiens ponctuent le texte, mais un glossaire complet est disponible en fin d'ouvrage. L'occasion de terminer cette lecture originale avec un vocabulaire polynésien tout à fait charmant !
Lien : http://www.auventdesiles.pf/..
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Laury-Anne
  05 septembre 2015
Une fois n'est pas coutume, je me suis penchée sur un éditeur régional, Au Vent des îles, qui a la chance d'oeuvrer à Tahiti ! L'arbre à pain est le premier tome d'une trilogie, et il m'a permis de trouver un auteur avec la lettre H pour le challenge de Marine.

Materena est en couple depuis des années avec Pito, le père de ses trois enfants. Attention, je répète, elle est en couple, pas mariée ! Et justement il serait peut-être temps que son cher et tendre se bouge un peu pour officialiser tout ça quand même…
On tombe amoureux de ces personnages hauts en couleur, que ce soit Materena et Pito, mais également leurs mères respectives, Loana et Mama Roti. On aime ces légendes qui ponctuent le récit, comme celle du prince anguille tombé amoureux d'une superbe princesse qui refuse de se marier avec lui. On rit à ces histoires de famille improbables où tout le monde est le cousin du frère de la tante… et donc fait partie de la famille. On apprécie l'humour pince-sans-rire, et on râle devant l'attitude machiste de certains.
Et puis, on a envie d'avoir la réponse à notre question : Materena arrivera-t-elle à se faire passer la bague au doigt ?
On passe donc un très bon moment, avec un texte complètement atypique !
Lien : https://therewillbebooks.wor..
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grenouille88
  27 février 2021
Quelle superbe trilogie ! Sitôt terminé le premier, je me suis dépêchée d'acheter le deuxième puis le troisième. Comme pour toute série, j'avais peur que le suite ne soit pas aussi bien, mais ça n'a pas été le cas. Je me suis régalée du début à la fin des aventures de Matarena et des siens. On a l'impression d'être à Tahiti rant les descriptions sont savoureuses, ça m'a encore plus donné envie de découvrir la Polynési les personnages sont crédibles et attachants, et la traduction tellement fluide qu'on a peine à croire que c'en est une. Bravo.
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valerie_DHM
  10 août 2020
Un livre qui se lit en douceur, qui nous fait prendre le temps de vivre.
Je ne connais pas du tout l'île de Tahiti mais à travers ce livre et ses personnages hauts en couleurs, on voyage. On découvre une autre façon de vivre, où les gens apprécient simplement les petits bonheurs de la vie, une vie où il n'y a pas beaucoup d'argent mais beaucoup de coeur.
Ce livre m'a plus par sa légèreté et sa fraicheur. Et puis, on a envie de savoir si Materena aura ce qu'elle désire le plus: son certificat de mariage...
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
missmolko1missmolko1   13 août 2018
Materena likes movie about love.
When there’s a love movie on the television, Materena sits on the sofa, her hands crossed, and her eyes focused on the TV screen. She doesn’t broom or cut her toenails, she doesn’t iron, or fold clothes. She doesn’t do anything except concentrate on the movie.
Movies about love move Materena and sometimes it happens that she imagines she’s the heroine.
The love movie tonight is about a woman who loves a man with a passion but, unfortunately, she has to marry another man – it’s the plan of her parents. Her future husband is not bad looking or mean. It’s just that she feels nothing for that man. When she looks at him, it’s like she’s looking at tree – whereas when she looks at the man she loves, her heart goes boom, boom, she wants to kiss him, and she wants to hold him tight.
The woman in the movie meets the man she loves one last time – it is a day before her grandiose wedding, and he’s leaving for a far awy country, never to return, because it’s too much for him to bear to stay in the neighbourhood. It’s easier for him to just disappear.
The lovers meet behind a thick hedge. They kiss, they embrace, then he falls to his knees, and declares: “I will love you till I die, till I die I swear to God, you are the centre of my universe, my guiding light, the only one.”
The heroine hides her face in her gloved hands and bursts into tears. There’s violin music, and a tear escapes from the corner of Materena’s eye. She’s sad for the woman. She can feel the pain.
“Poor her,” Materena sight.
“Zero movie! What a load of crap!” This is Pito’s comment.
In his opinion, there is too much crying in that movie, too much carrying on, no action. And the man, what a bébé la la – wake up to yourself.
“Well go read your Akim comic in the kitchen.” Materena wipes her eyes with her pareu.
But Pito is too comfortable on the sofa, and he wants to watch the end of that silly movie. Materena wishes she could transport Pito somewhere else. He’s been annoying her ever since the movie started with his comments and sighs.
Pito doesn’t like movie about love. He prefers cowboy movies, movies with action and as little talking as possible.
The movie is near the end and Materena hopes Pito is not going to spoil it with a stupid remark. Materena needs complete silence. The end of a love movie is very crucial. There’s a lot of tension. In Materena’s mind, the heroine will be reunited with the man she loves but love movies don’t always end the way Materena would like them to end.
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missmolko1missmolko1   14 août 2018
Keeping a wedding a secret is like keeping any kind of secret. It’s not complicated. Basically, when you bump into a relative, you bite your tongue for a few seconds and hurry to make small conversation. So far, in the space of half a day, Materena has bumped into six relatives and told them nothing of her secret plan. When they asked her, ‘So, what’s the news?’ She replied – with her normal voice – ‘There’s no news Cousin. It’s still the same, and how’s everything with you?’
Now, however, with her mother visiting, Materena is very tempted to exclaim, ‘Eh Mamie! You’re never going to guess! Pito asked for my hand!’ But Materena bites her tongue instead.
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MepsMeps   03 novembre 2020
Quand Mori s'est fait tatouer sur la poitrine ce dragon rouge et vert qui crache le feu, sa maman a fait une crise. Elle trouvait que ça donnait à Mori l'air de sortir de prison, ce qui était le cas, mais c'était pas la peine de faire savoir à tout le monde.
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missmolko1missmolko1   21 août 2018
Loana loved many times, and two of her lovers gave her children. One was a French militaire who went back to his country and the other a Tahitian who went back to his wife.
Loana says she’s through with men now and content with her life. She goes wherever she wants to, no need for authorization, a leave pass, nobody pestering her, asking where are you going, how long are you going to be, who are you going with, patati patata…
Not that she goes anywhere. She likes to stay home.
But when she feels like sleeping on the mat in the living room, well, she sleeps on the mat in the living room and when she wants to stay awake, well, she watches the TV or she listens to the music on the radio.
She’s alone but free.
Aue, life it’s simple.
But there are days when she thinks it would be nice to have somebody.
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valerie_DHMvalerie_DHM   26 juillet 2020
Loana pensait que sa cousine allait leur citer un article de la loi qui dirait que quand la terre est vendue pour deux ou trois gallons de vin, les anciens propriétaires gardent le droit de passage pour aller à la mer, par exemple. « Alors c’est vraiment tout ce qu’on a à faire? » « On peut me mettre en prison pour ça? » a demandé Materana.
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