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EAN : 9782757832011
115 pages
Points (07/03/2013)
3.65/5   10 notes
Résumé :
Ce recueil rassemble les deniers poèmes écrits par Hölderlin. La langue, aussi bien que les thèmes ? les saisons, le temps qui passe ? procurent pourtant une forte impression de limpidité, de simplicité. Ce sont les accents, les intonations, le timbre et le phrasé même d’une voix qui portent les traits singuliers d’un lyrisme extrême.

« J’ouvre Hölderlin. Je lis, je relis et je suis envahi d’une stupeur immense. Soudain le monde, qui me paraissait vou... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Un coup de coeur pour ce très beau recueil des Derniers poèmes du très tourmenté Hölderlin : les saisons défilent mais ne lassent pas, et l'on se délecte de ses descriptions de la nature parsemées de réflexions sur l'homme et l'Humanité.

J'ai sottement commencé par ses derniers poèmes, il me faut maintenant remonter la chronologie...
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Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
Dans sa plénitude repose maintenant le jour d’automne,
Le raisin est purifié et le verger rouge de fruits,
Même si certaines belles fleurs
Sont tombées pour rendre grâce à la terre.
Et dans les champs alentour, quand je prends
Le chemin calme, les biens ont mûri
Pour les satisfaits, et ce sont des peines
Joyeuses que leur accorde l’abondance.
[…]
Heureux au sein de son propre foyer
Celui à qui se consacre une femme pieuse !
Le ciel resplendit au-dessus d’une terre stable
Avec plus d’éclat pour l’homme sûr de sa vie.
[…]
Avec trop de force, hélas, vous m’attirez
Hauteurs célestes ; dans la tempête comme
Par beau temps, je vous sens changer
Et déchirer ma poitrine, divines forces mouvantes.
[…]
Que mon cœur mortel me soit, pour mon secours,
Comme à d’autres un refuge durable !
Que mon âme errante ne cherche pas
À porter son désir au-delà de la vie .
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Au sommet de la colline, là-haut,
Je suis assis maintes après-midi
Quand le vent siffle autour des cimes
Aux coups de cloche de la tour,
Et la contemplation donne au coeur
L'apaisement, quelle que soit l'image,
Et l'accalmie aux douleurs,
Qui accorde raison et ruse
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J’étais un enfant, je ne comprenais pas ce qui
S’agitait sous mes yeux, étranger dans le jour,
Tandis que les grandes formes
Merveilleuses de ce monde entouraient
Le cœur novice qui sommeillait dans ma poitrine.
J’écoutais souvent, étonné, couler les eaux,
Et je voyais le soleil fleurir et enflammer
Le jeune jour de la terre calme.
Alors un chant s’élevait en moi, et mon cœur
S’illuminait à l’aube, d’une prière devenant poème,
Quand je donnais un nom aux étrangers présents,
Aux dieux de la nature, et que l’esprit
Par le mot et l’image bienheureuse
Me dévoilait l’énigme de la vie [


Hölderlin, La Mort d’Empédocle, 3e version, Acte 1, scène 3,….
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Quand l'homme vit de lui-même et qu'apparaît son reste,
C'est alors comme un jour qui diffère des autres jours,
Que distingué, l'homme se penche vers ce qui demeure,
Séparé de la nature et envié de personne.
Comme un solitaire, il se meut dans l'autre vaste vie
Où verdit le printemps alentour, où s'attarde l'été aimable,
Jusqu'à ce que l'année se hâte vers l'automne,
Et sans fin les nuages flottent autour de nous.

Wenn aus sich lebt derMensch und wenn sein Rest sich zeiget
So ists, als wenn ein Tag sich Tagen unterscheidet,
Dass ausgezeich.net sich derMensch zum Reste neiget,
Von der Nátur getrennt und unbeneidet.
Als wie allein ist er im andern weiten Leben,
Wo rings der Frûhling grunt, des Sommer freundlich weilet,
Bis dass das Jahr im Herbst hinunter eilet,
Und immerdar die Wolken uns umschweben.
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Tels vous voici, debout sous les cieux favorables,
Vous non formés par un seul maître, ô vous qu'élève
Aux lacs légers de sa magique omniprésence,
Belle divinement, puissante, la Nature !
C'est pourquoi, lorsqu'elle semble au long d'une saison dormir
Dans le ciel, ou parmi les plantes ou les peuples,
Les poètes aussi s'endeuillent, ils paraissent
Abandonnés, et pourtant pressentent le futur,
Comme il est pressenti par celle qui repose, (trad. Roud)

So stehn sie unter gù'nstiger Witterung,
Sie, die kein meister allein, die wunderbar
Allgegenwartig erzieht in leichtem Umfangen
Die mà'chtige, die gôttlichschône Natur.
Drum wenn zu schlafen sie scheint zu Zeiten des Jahrs
Am Himmel oder unter den Pflanzen oder den Volkem,
So trauert der Dichter Angesicht auch,
Sie scheinen allein zu sein, doch ahnen sie immer.
Denn ahnend ruhet sie selbst auch.
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Videos de Friedrich Hölderlin (13) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Friedrich Hölderlin
Chaque mois, un grand nom de la littérature contemporaine est invité par la BnF, le Centre national du livre et France Culture à parler de sa pratique de l'écriture. L'écrivain Stefan Hertmans est à l'honneur de cette nouvelle séance.
Rencontre animée par Cécile Bidault, productrice chez France Culture
QUI EST STEFAN HERTMANS ? Stefan Hertmans, né à Gand en 1951, a publié plusieurs recueils de poésie, des essais et des romans. Son oeuvre poétique a été récompensée par le prix triennal de la Communauté flamande. Son roman Guerre et Térébenthine, traduit dans vingt-quatre langues, a été nommé pour le Man Booker International Prize. Il a publié tous ses romans aux éditions Gallimard, dont Une ascension en janvier 2022. Dans la collection « Arcades » paraît également en mai 2022 Poétique du silence, un volume regroupant quatre essais de Stefan Hertmans sur la modernité poétique dans ses rapports au langage et au mutisme, concentré de ses réflexions sur les oeuvres de Hölderlin, de Paul Celan et De W.G. Sebald notamment.
En savoir plus sur les masterclasses littéraires : https://www.bnf.fr/fr/agenda/masterclasses-en-lisant-en-ecrivant
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