AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2870277458
Éditeur : Complexe (15/10/1999)

Note moyenne : 4.21/5 (sur 64 notes)
Résumé :
Nous ignorons à quoi ressemblera le troisième millénaire, mais nous pouvons être certains que le court vingtième siècle l'aura façonné.

C'est ainsi qu'Eric John Hobsbawm ouvre le dernier volume d'une série retraçant l'histoire du monde depuis la fin du XVIIIe siècle. De la Première Guerre mondiale à l'effondrement de l'URSS, L'Âge des extrêmes dégage les grandes lignes de la période la plus meurtrière de l'histoire de l'humanité.

Troi... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
vincentf
  01 mai 2016
Si le vingtième siècle fut court, il fut néanmoins bien plein, trop plein même. Hobsbawm le divise en trois périodes : l'ère des catastrophes, 1914-1945, le monde à feu et à sang; l'âge d'or, ces trente glorieuses qui nous semblent de plus en plus lointaines et miraculeuses; la débâcle, qui aboutit à la chute du communisme mais en aucun cas à la victoire du capitalisme. L'historien observe les évolutions politiques, économiques, culturelles, scientifiques ou encore démographiques du monde. Ses observations, nombreuses et parfois hors des sentiers battus, tentent de donner du sens à ce siècle qui commence si mal et qui ne finit pas beaucoup mieux, elles cherchent des mécanismes, des explications au mouvement d'accélération qui nous dépasse de plus en plus, elles essaient d'ouvrir des perspectives sur le nouveau siècle qui s'ouvre (le livre est écrit au début des années 1990). Bien sûr, ces perspectives ne sont pas glorieuses (l'âge d'or n'a été qu'une parenthèse), parce que le capitalisme n'a pas battu le communisme, comme on le croit volontiers à l'époque, et comme les quelques aveugles qui nous gouvernent le croient encore, le capitalisme aussi, à la fin du siècle, est en train de s'effondrer, de tuer la planète et l'humanité. Sa conclusion? Il faut changer. Quoi et comment? Là, l'historien avoue son impuissance. La nôtre n'est pas moins grande.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
DanR
  20 décembre 2012
Je me suis égaré en commençant ce livre beaucoup trop généraliste à mon goût. Mais je ne suis pas sûr qu'un lecteur voulant apprendre quelque chose sur l'époque décrite en tire du substantifique. Lisez plutôt François Furet, Michel Winock ou Marc Ferro. Ce sera mieux écrit (la traduction du livre n'est pas terrible) et plus argumenté. Mais ma critique n'est pas forcément bien assise car j'ai abandonné la lecture au bout d'une centaine de pages.
Commenter  J’apprécie          50
laurentfeldiphone
  22 septembre 2019
Il n' est pas sûr que le concept de court XXè siècle soit vraiment pertinent surtout si l' on regarde du côté des arts (cubisme, Sacre du Printemps, dodécaphonisme, Proust) où tout a commencé avant 1914 et où 1991 ne constitue pas une rupture.De même les idéologies marxistes-léninistes et nazies sont en fait nées dans les années 1880-1900, avant 1914-18 donc.Un livre bien documenté mais qui fait l' impasse sur l'émergence de l' islamisme et interprète à tort le conflit israélo-arabe comme un simple problème colonial.L' auteur en marxiste ne s' intéresse pas aux idéologies religieuses à tort.
Commenter  J’apprécie          10
marc34
  03 avril 2019
Un ouvrage indispensable pour comprendre le XXe siècle. Pour ceux qui ne font pas une confiance aveugle à l'histoire officielle de l
'Occident libre et démocratique.
Commenter  J’apprécie          10
Lestienne
  03 juillet 2014
Suffisant pour préparer l'épreuve d'histoire de sciences po
Commenter  J’apprécie          20
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
cprevostcprevost   20 février 2011
A la fin de ce siècle, il est devenu possible pour la première fois de voir à quoi peut ressembler un monde dans lequel le passé, y compris « le passé dans le présent », a perdu son rôle, où les cartes et les repères de jadis qui guidaient les êtres humains, seuls ou collectivement, tout au long de leur vie, ne présentent plus le paysage dans lequel nous évoluons, ni les mers sur lesquelles nous faisons voile : nous ne savons pas où notre voyage nous conduit ni même où il devrait nous conduire.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
johnowen9johnowen9   06 mars 2013
Ceux d'entre nous qui ont vécu la Grande Crise trouvent encore presque incompréhensible que les orthodoxies du marché pur, si clairement discréditées, aient pu de nouveau présider à une période de crise mondiale à la fin des années 1980 et dans les années 1990, qu'elles furent une fois de plus incapables de comprendre et de traiter. Reste que cet étrange phénomène devrait nous remettre en mémoire, parce qu'il illustre cette grande caractéristique de l'histoire: la mémoire incroyablement courte des théoriciens et des praticiens de l'économie. Il montre aussi avec éclat combien la société a besoin d'historiens, ces professionnels de la mémoire faits pour rappeler à leurs concitoyens ce qu'ils souhaitent oublier.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
courgettecourgette   16 février 2011
Dans la seconde moitié du siècle, alors que l'équilibre des superpuissances semblait stabiliser les frontières et, dans une moindre mesure, les régimes, l'implication des militaires en politique devait se faire plus courante, ne serait-ce que pour une raison : le monde comptait désormais quelques deux cents États, pour la plupart nouveaux et donc dépourvus de toute légitimité traditionnelle, et encombrés de systèmes politiques plus susceptibles d'engendrer le désordre politique qu'un gouvernement efficace.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
cmeertcmeert   28 mai 2014
Un livre d'histoire du XXième siècle écrite par un marxiste. Et qui est resté fidèle à ses idées même après la chute de l'URSS. Convaincu que si l'expérience soviétique a échoué, il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain.
Une lecture très intéressante surtout vers la fin où l'auteur développe les problèmes majeurs de l'humanité que le capitalisme ne semble pas pouvoir résoudre humainement.
Commenter  J’apprécie          40
johnowen9johnowen9   20 février 2013
"Les lampes s'éteignent sur l'Europe entière. Nous ne les reverrons pas se rallumer de notre vivant", déclara Edward Grey, secrétaire aux affaires étrangères de la Grande-Bretagne, les yeux fixés sur Whitehall, alors que son pays et l'Allemagne venaient d'entrer en guerre. A Vienne, le grand satiriste Karl Kraus s'apprêtait à dresser la chronique de cette guerre et à la dénoncer dans un extraordinaire drame-reportage de 792 pages qu'il intitula "Les Derniers Jours de l'humanité". Tous deux voyaient dans la Guerre Mondiale la fin d'un monde, et ils n'étaient pas les seuls. Ce ne fut pas la fin de l'humanité, bien qu'il y eût des moments, (...) où la fin d'une proportion considérable de l'espèce humaine ne parut pas très éloignée. Il y eut sûrement des moments où le ou les dieux, dont les hommes pieux croyaient qu'ils avaient créé le monde et tout ce qu'il contenait, ont pu regretter de l'avoir fait.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Videos de Eric Hobsbawm (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Eric Hobsbawm
Entretien avec Eric Hobsbawm 1/5 - La crise (Mediapart)
>Histoire générale du monde>Histoire générale depuis 1800>Histoire générale du 20e siècle (131)
autres livres classés : histoireVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Quelle guerre ?

Autant en emporte le vent, de Margaret Mitchell

la guerre hispano américaine
la guerre d'indépendance américaine
la guerre de sécession
la guerre des pâtissiers

12 questions
1740 lecteurs ont répondu
Thèmes : guerre , histoire militaire , histoireCréer un quiz sur ce livre