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EAN : 9782290102756
347 pages
J'ai lu (07/01/2015)
3.75/5   93 notes
Résumé :
Quand Karin, ancienne mannequin et actrice, demande à Satoshi de travailler dans sa petite boutique de plantes aquatiques, ce dernier ne réalise pas qu'il s'agit de son amie d'enfance, qui fut aussi son premier amour, perdue de vue quinze ans plus tôt. Pourtant, pendant toutes ces années, il n'a jamais cessé de penser à elle, prisonnier du souvenir d'une amitié perdue, à l'époque où Karin, Yuji et lui formaient un trio inséparable. Le destin qui semble alors leur of... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
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Me voici revenue au coeur de la magie des romans japonais.

Voici un ouvrage doux , poétique, fantaisiste, au rythme un peu lent : l'histoire d'une amitié triangulaire pour le moins ambiguë à travers une dimension fantastique ce qui n'est pas habituel pour moi.
Tôyama Satoshi et Igararashi Yûji se sont rencontrés à l'âge tendre : treize ans.
Satoshi orphelin de mère, déménage souvent , suite aux nombreuses mutations de son père. Yûji , abandonné par sa mère vit avec un père , écrivain sans cesse à la recherche d'un succès aléatoire.

Ils se retrouvent très souvent au bas d'une décharge et tentent de donner une deuxième vie aux déchets les entourant..

On fait aussi la connaissance d'une amie mystérieuse : la jeune Karin que Satoshi a connue il y a longtemps .
Mystère ...
Yûji est un jeune artiste qui dessine des détritus.
Âge de presque trente, ans , Satoshi, passionné d'aquariums depuis l'enfance —-un commerce peu lucratif ——-tient une boutique de plantes aquatiques , son rêve depuis qu'il est petit . Natsumé est son employé .

Satoshi est un jeune homme tranquille, discret , à la vie un peu ennuyeuse , sans histoire .
Il vit dans la nostalgie de son enfance, un monde de rêves , au pays des souvenirs gravés, des réminiscences, de la nostalgie..
On suit son évolution en avançant doucement au coeur de son intimité , on découvre son passé ,le lecteur revient en arrière..
Un fameux soir, une jeune fille l'attend devant son magasin..
Elle se présente sous le nom de Suzuné Morigawa, célèbre actrice et mannequin.
Conquis mais déstabilisé , car il ne sait pas parler aux filles, Satoshi accepte qu'elle devienne son employée .
Au fil des jours affleurent de drôles d'idées ,qui prouveraient que Suzuné soit Karin..
Pourquoi serait- elle revenue?
Que cherche - t- elle?
Quelle est la part de fantaisie ?
Comment atteindre le bonheur si ce n'est en vivant ses rêves d'enfant?

L'auteur fait la part belle aux émotions des personnages, il peint gracieusement leurs sentiments, leurs questions et leurs doutes.

L'écriture est sensible, légère ,agréable, fine , moderne et poétique, pétrie d'humour et de délicatesse.
Avec cet auteur nous entrons au sein d'un conte fantastique , un peu déstabilisant, avec une femme qui s'endort telle «  Une belle au bois dormant » ..
Un conte onirique dédié à nos chers disparus ,à l'amour, à la vie, à l'amitié , à la renaissance , aux souvenirs qui viennent sans coup férir bouleverser notre quotidien.
L'auteur montre combien nos souvenirs sont très importants ,la notion d'attente , —- la perpétuation de l'histoire avec tous les ingrédients nécessaires—— l'amour, la haine, l'envie, puis à nouveau l'amour , l'histoire qui continuera son bonhomme de chemin , envers et contre tout.
Un roman décalé et joyeux ! La magie indéfinissable des romans japonais!
La première de couverture est aguicheuse !
J'avais lu en juin 2015 et beaucoup aimé «  Je reviendrai avec la pluie » , du même auteur.

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Il n'est pas étonnant de voir un engouement de plus en plus prononcé chez les jeunes pour le Japon. Et pour peu qu'ils découvrent "Dis-lui que je l'attends" cela ne devrait que s'accentuer.

Ce qui m'a plu d'entrée, à moi qui ne suis pourtant plus jeune, c'est une écriture qui coule comme une rivière et vous emmène avec elle sans effort. Cette harmonie en toute chose qui est souvent l'apanage des auteurs Japonais se retrouve pleinement dans ce roman. Les chapitres défilent les uns après les autres avec une facilité déconcertante comme autant d'aquarelles délicates, sensibles et lumineuses. Les situations et les personnages semblent baigner dans une tendre et douce lumière diffuse qui révèle peu à peu la richesse de leurs caractères. (Comme je lisais en même temps la série de manga le Mushishi de Yuki Urushibara, il est possible que cette impression s'en est trouvée renforcée par effet de halo.)

Sans avoir l'air d'y toucher, à l'instar des jardins zen, l'auteur sème gentiment quelques cailloux pour alimenter la méditation de ceux qui le veulent.
Premier caillou : Avons-nous gardé des amitiés liées à notre petite enfance du temps béni où tout commençait si simplement par : "Dis-tu veux bien être mon ami ?" Avons-nous su les préserver au cours des années ? Y en a-t-il de plus vraies, de plus précieuses ?
Deuxième caillou : Qu'avons-nous fait de nos rêves d'enfant ? En avons-nous fait notre métier ? Avons-nous choisi une profession en accord avec nous-même ? L'argent justifie-t-il de se renier ? Comment atteindre le bonheur si ce n'est en vivant ses rêves d'enfant ?
Troisième caillou : Sommes-nous les esclaves de la mode et du regard des autres ? Pourrions-nous nous détacher de leur dictat pour goulument croquer la vie à pleines dents comme autant de délicieuses pâtisseries ?
Quatrième caillou et j'en resterai là : Aurons-nous la force de laisser partir un être cher ou un amour perdu ? Jusqu'à quand dans pareille épreuve nous laisserons nous dériver dans le monde des regrets ? Comment reprendre goût à la vie ?

Peut-être par la lecture d'un beau livre comme celui-ci.

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Avant de parler du livre, je voudrais remercier les éditions Flammarion et Babelio pour m'avoir permis de le lire dans le cadre d'un partenariat !

Satoshi rentre dans la force de l'âge. A près de trente ans, il est propriétaire d'une petite boutique de plantes aquatiques et a une vie paisible de célibataire.
Une destin tout tracé pour celui qui tout jeune était déjà passionné par la vie aquatique. Une enfance passée à déménager au gré des mutations de son père. Un parcours heureux et solitaire. Puis, vers ses treize ans, ce fut la rencontre avec Yoji et Karin. Une rencontre inoubliable entre trois rêveurs solitaires.
Satoshi a grandi mais n'a pas oublié ses amis même après les avoir perdus de vu. Un lien aussi fort ne peut pas disparaître et il ne va pas tarder à s'en rendre compte.

Me voila de retour dans le monde de la littérature japonaise. Avec Dis-lui que je l'attends, je découvre un auteur dont j'avais entendu parler à de nombreuses reprises : Takuji Ichikawa. Je reviendrai avec la pluie, son roman précédent, a rencontré un vif succès et a été adapté au cinéma.

Et, pas de doute, c'est bien un roman japonais. Une écriture sensible et lente qui fait la part belle aux personnages et à leurs émotions. J'aime également la manière poétique avec laquelle l'auteur s'exprime.

« - (...) Un roman, c'est comme des larmes.
- Des larmes ?
Il acquiesça.
- Les larmes sont une expression de l'âme. le pendant physique d'un sentiment intériorisé.
- Un pendant physique ?
- Un équivalent visuel, si tu préfères.
- C'est-à-dire ?
- En d'autres termes, même si on voit les larmes couler, personne ne peut voir le processus interne dont elles découlent.
- Hmm.
- On peut voir les mots comme des larmes qui remplissent le manuscrit. »

Par contre, certains dialogues m'ont semblé trop réfléchis et manquent de spontanéité.

Suivre l'évolution de Satoshi est très plaisant. On avance à pas feutrés dans son intimité. On découvre son passé au même moment où l'on voit se dérouler sa vie. Il est gentil à l'extrême et, par moments, on aurait bien envie de le secouer. On voudrait qu'il prenne les choses en mains même si cette passivité fait son charme. Son histoire avec Karin est touchante, et on se demande jusqu'à la dernière page comment cela va se terminer.

« - Aimer un homme, c'est plutôt primitif comme sensation. Ta poitrine s'embrase, tu as des substances étranges et inconnues qui te sortent par tout les pores...
- Qu'est ce que tu racontes ?

- Ce sont les molécules de l'amour. Des nano-lettres d'amour... »

L'aspect fantastique qui apparaît dans le dernier tiers du roman peut paraître déstabilisant au premier abord mais s'imbrique parfaitement dans l'histoire. Il reste de toute façon très discret.

Dis-lui que je l'attends est un beau roman d'amour à la japonaise. Malgré les quelques imperfections du livre, vous passerez un bon moment en compagnie de Satoshi.

Note : 7/10

Lien : http://www.les-mondes-imagin..
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Second roman de Takuji Ichikawa, j'ai choisi de le lire immédiatement après Je reviendrai avec la pluie, tant ce premier roman m'avait séduit.
Ce second livre, bien que réussi, m'a quelque peu déçu.
D'abord parce que l'auteur a recyclé une partie du contenu de son premier opus : le chien muet réapparaît avec un nouveau nom, de Pooh, il devient Trash ; Yuji, qui était le fils du narrateur dans le premier roman, revient sous les traits d'un des trois amis autour desquels tourne l'intrigue.
L'entrée dans l'histoire m'a donc été laborieuse, même si j'ai apprécié la manière dont l'auteur construit son intrigue et nous amène jusqu'au dénouement, toujours inattendu.
Le style et le rythme restent plaisants, avec cette quiétude qui caractérise les romans japonais.
Impression mitigée, donc...
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" Tout avait un sens, nous n'étions pas éparpillés, nous étions tous reliés. le monde n'était qu'un grand ensemble de réactions chimiques variées, dans lequel chacun était le catalyseur des autres. Voilà ce que cela voulait dire, d'être en vie." (p. 316)
" Dis-lui que je l'attends " est le second roman de Takuji Ichikawa, publié chez Flammarion en 2015 et traduit du japonais par Mathilde Bouhon.
Après le succès de " Je reviendrai après la pluie ", l'auteur nous dévoile une amitié triangulaire plutôt ambiguë, au travers une dimension fantastique.
Satoshi et Yûji se sont rencontrés à l'âge de treize ans. Si le premier est orphelin de mère et déménage régulièrement au grès des mutations professionnelles de son père, le second a été abandonné par sa mère et vit avec un père écrivain à la recherche du succès. Ils prennent l'habitude de se retrouver au pied d'une décharge, donnant ainsi une seconde vie aux déchets qui les entourent. Satoshi y fait également la connaissance de Karin, une jeune fille bien mystérieuse. Ces trois-là forment un trio inséparable.
p. 102 : " Humm..., fit-elle. Mon rêve c'est d'être la meilleure amie d'un peintre célèbre et du gérant d'une boutique de plantes aquatiques. "
Mais le jour où Satoshi doit de nouveau partir, ils se font des promesses d'enfants, difficiles à tenir. Leur séparation est proportionnellement déchirante aux liens qui les unis.
p. 170 : " Quelle que soit la distance, on sera toujours liés tous les trois. Je penserai toujours à toi." Yûji s'écarta, levant sur moi de grands yeux noirs. " C'est tout ce qui compte. La distance, c'est pas un problème. "
Âgé de trente ans, Satoshi tient un magasin de plantes aquatiques, son rêve d'enfant.
Un soir, une jeune femme attend devant son magasin. Elle se présente sous le nom de Suzuné Morigawa, une célèbre actrice et mannequin. D'abord déstabilisé, Satoshi lui offre un poste d'employée. N'ayant nulle part où aller, avec l'autorisation de Satoshi, elle prend ses quartiers derrière le comptoir du magasin. Au fil des jours il y a trop d'indices qui la confondent avec la jeune fille avec laquelle il a échangé son premier baiser. Celle qu'il attend depuis quinze ans....Karin !
p. 125 : " T'en as mis du temps, pour comprendre." Eh oui, j'en avais mis, du temps. Mon employée n'était autre que la jeune fille avec laquelle j'avais échangé mon premier baiser. "
Mais pourquoi est-elle revenue ? Son incapacité au sommeil a-t-elle un lien avec l'état de comas dans lequel se trouve leur ami d'enfance Yûji ?
Quelle est la part de fantaisie ? Quelle est la part de réalité ? Telle est la part de liberté que peut s'octroyer le roman. D'une écriture légère et poétique, l'auteur aborde ici la notion  de "l'attente". Magnifiquement décrite dans chacune des relations qui unit les personnages les uns aux autres, elle est le vecteur essentiel de l'intrigue et de la morale.
Lien : https://missbook85.wordpress..
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Citations et extraits (39) Voir plus Ajouter une citation
- [...] J'aimerais retourner à cette époque. Si seulement on pouvait s'évader par fenêtre pour retourner dans cette ville, à cette époque...
- C'est ce que je me dis tout le temps, moi aussi. Même si je ne comprends pas ce qui nous pousse à nous languir ainsi de cette jeunesse.
- Après tout, Proust avait la trentaine quand il a commencé à écrire À la recherche du temps perdu. C'est un instinct naturel chez l'homme.
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- (...) Un roman, c'est comme des larmes.
- Des larmes ?
Il acquiesça.
- Les larmes sont une expression de l'âme. Le pendant physique d'un sentiment intériorisé.
- Un pendant physique ?
- Un équivalent visuel, si tu préfères.
- C'est-à-dire ?
- En d'autres termes, même si on voit les larmes couler, personne ne peut voir le processus interne dont elles découlent.
- Hmm.
- On peut voir les mots comme des larmes qui remplissent le manuscrit.
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On peut associer toutes sortes de sentiments aux rapports sexuels. Ils partagent bien sûr une grande affinité avec l'amour. Mais ce n'est pas tout. Ils sont également liés à la bonne volonté et à l'empathie, à la compassion et à la pitié, entre autres. Et parfois même à des sentiments très différents, comme la méchanceté ou la haine.
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«  On peut associer toutes sortes de sentiments aux rapports sexuels. Ils partagent bien sûr une grande affinité avec l’amour. Mais ce n’est pas tout. Ils sont également liés à la bonne volonté et à l’empathie, à la compassion et à la pitié , entre autres . Et parfois même a des sentiments très différents , comme la méchanceté ou à la haine » ..
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- Après tout, Proust avait la trentaine quand il a commencé à écrire À la recherche du temps perdu. C'est un instinct naturel chez l'homme.
- De remonter le temps, tu veux dire ? Ça me rappelle l'instinct d'orientation chez les saumons, remarquai-je.
- À croire que la force centripète qui nous ramène à lépoque de notre naissance se fait plus puissante à mesure qu'on s'en éloigne. Elle est inversement proportionnelle à la distance.
- Mais alors, ce sentiment de nostalgie ne va pas cesser de s'amplifier.
- Exactement. On va être de plus en plus attiré par la chaleur maternelle ressentie bébé, par les chansons qu'on a entendues enfant, ce genre de choses.
- Et on ne cessera jamais de retourner à ses premières amours.
- Comme nous.

p. 290
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Video de Takuji Ichikawa (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Takuji Ichikawa

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Payot - Marque Page - Takuji Ichikawa - Je reviendrai avec la pluie
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