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EAN : 9782809713404
224 pages
Éditeur : Editions Philippe Picquier (01/03/2018)

Note moyenne : 3.76/5 (sur 69 notes)
Résumé :
Dans un paysage de mer et de falaises d'une beauté paisible, bien loin de Tôkyô, une femme en désaccord avec le monde entreprend la redécouverte d'elle-même et passe des jours heureux d'une grande douceur.

En compagnie de son chat, elle fera durant douze mois l'apprentissage des vingt-quatre saisons d'une année japonaise. A la manière d'un jardinier observant scrupuleusement son almanach, elle se laisse purifier par le vent, prépare des confitures de... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
Bookycooky
  15 mai 2020
Pas encore soixante ans, vivant dans un studio dans la grisaille de Tokyo elle décide un beau jour de faire une pause et partir. Elle s'est éprise d'un estuaire et de ses falaises à proximité, où elle s'est fait construire une petite maison sur la presqu'île de Shima......Dans les aléas de la Vie, qui remettent en question même le quotidien le plus banal, elle trouve dans cette terre, un lieu solide et fort pour se ressourcer avec un retour à une vie simple, au rythme plus lent, en harmonie avec la nature. Une nature qui fonctionne sur vingt-quatre saisons, divisions à l'ancienne.
Rencontrer en sa compagnie Kayoko et ses abeilles japonaises, le vieux Kurata et ses arbres qui ruissellent, le bateau fantôme dont la proue qui émerge du vase du marais ressemble à la tête d'un cormoran noir et sa mère handicapée de 86 ans qui y vient faire un séjour uniquement par un intérêt passionné pour les lucioles, font partie des richesses de ce livre. Cette femme solitaire qui s'endette pour acheter un marécage devant chez elle , qui ne lui servirait à rien sinon profiter de sa vue et d'empêcher qu'on le remplisse et qu'on y construise un lotissement, et qui se ressource des précieux secrets de la nature et des choses révélés par ses sens et brodés par son imagination, m'a particulièrement touchée, "C'était un soir de pleine lune après la pluie. J'ai vu la proue de la barque qui semblait vouloir s'approcher de la lune pour la rejoindre.  Dans le halo de la lune qui se reflétait sur l'onde, la proue a bougé, j'en suis certaine. le reflet qui scintillait à la surface de l'eau en ondulations brillantes dessinait exactement une barque avançant sur la mer. Comme peu de personnes me croiront, je garde ce secret pour moi. "
Un livre émouvant, profond mais léger, une bouffée d'air frais par les temps qui courent. C'est le deuxième livre de Mayumi Inaba que je lis et pour lequel elle a reçu le prix littéraire Tanizaki en 2011, avant de nous quitter à jamais en 2014.
Un grand merci à mon amie Sabine pour cette délicieuse découverte.

Dans la paume de ma main
Légère comme un souffle
La lumière d'une luciole
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sabine59
  08 avril 2020

Quel enchantement, ce livre! Comme il fait du bien, en cette période anxiogène! J'avais déjà beaucoup apprécié " 20 ans avec mon chat", le plaisir a été encore intense cette fois.
La première de couverture, de toute beauté, ouvre sur ce que l'on pourrait appeler un journal de bord. Dans le calendrier traditionnel japonais, les périodes sont de quinze jours, d'où les vingt-quatre saisons du titre. Et c'est sur une péninsule où elle possède depuis quelques années une cabane que la narratrice, habitant à Tôkyô, se retrouve, comme elle le fait régulièrement.
Mais cette fois, elle y restera longtemps. Elle se sent vieillissante, vient de perdre une amie chère, et éprouve le besoin de se ressourcer dans la nature. Nous l'accompagnons avec émotion et ravissement dans ses promenades, ses pensées, ses relations chaleureuses avec ses voisins.
La forêt envoûtante, l'élaboration du miel, les préparations culinaires pour nous souvent surprenantes avec les produits de la nature, le lien fort avec son chat, les souvenirs qui affluent, la tendresse qu'elle offre à sa mère, qui vient admirer en juin les lucioles, tout m'a parlé, tout m'a émue.
Une bulle de sérénité, une vision contemplative du monde, des images douces au coeur, une nostalgie lancinante aussi, cela vous semble attirant? Alors, lisez ce roman!


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Josephine2
  07 mai 2019
Un livre plaisir, à lire quand on a du vague à l'âme, qu'on ne sait pas quoi lire, ou envie de lire, qui permet un interlude au milieu de la multitude qui est offert en terme de lecture.
Ne vous attendez pas à de l'action, il n'y en a pas. Simplement, un passage de saison en saison, où est décrit les changements de la nature. La narratrice vit au rythme de la nature, soit 24 saisons où de nouvelles plantes, fleurs, insectes, apparaissent ou disparaissent. Il suffit de se laisser porter, sans penser à rien, juste apprécier.
Un interlude au milieu d'une vie pour la narratrice, qui a envie de faire une « pause », de s'éloigner de la vie trop trépidante de la ville, qui envahit jusqu'au moindre espace, où la liberté n'existe plus.
Lu il y a déjà quelque temps.
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PostTenebrasLire
  22 juillet 2020
J'ai lu il y a peu de temps « Quelque chose du Japon » d'Angelo di Genova que je recommande chaudement.
Angelo y parle des 24 saisons du Japon. Ce fut le petit coup de pouce qui m'a décidé à lire « La péninsule aux 24 saisons ».
C'est l'histoire d'une femme qui décide de faire une pause, une pause de Tokyo, de son petit appartement, une pause des douleurs qu'elle transporte avec elle.
Elle passe un an dans sa maison de campagne. Une maison au bord de l'océan, une maison dans un village paisible, une maison adossée à la forêt.
Elle va passer un an, 24 saisons à entretenir son jardin, à côtoyer de rares voisins qui ont tous leur histoire de vie qui les a amenés vers la péninsule de Shima.
Et surtout :
> J'ai dialogué avec moi-même.
C'est évidemment un récit contemplatif au rythme non pas lent, mais doux
> Tandis que je m'absorbais dans la contemplation des fleurs qui se rejoignaient pour danser, l'équinoxe est arrivé.
C'est une ode à la nature dans un très concret exemple de communion avec les plantes, les animaux, les plages, l'océan…
Une vraie communion sur base de simples gestes quotidiens qui s'inscrivent dans le temps qui passe.
C'est une parenthèse dans la vie d'une femme qui a vécu loin d'elle-même, qui a vécu la perte d'une amie, qui anticipe aussi la future perte de sa mère.
C'est une ode aux relations humaines simples dépourvues d'artifices et de contraintes financières.
Une vie sobre, spartiate, mais riche de marches dans la forêt, de découvertes culinaires (c'est un livre japonais !), de découverte de la nature.
C'est un roman japonais tout en émotions retenues.
C'est un livre qui vous permettra de vivre une parenthèse de calme, de douceur, d'introspection.
Quelques citations
> On parle de terroir, d'esprit du lieu, mais finalement, ce qui compte, c'est d'être là. Il y a comme une conscience collective, qu'on ne peut pas comprendre à moins d'être dans le pays depuis trois générations. Ce rapport aux choses tisse des liens mutuels délicats. Les relations humaines sont denses, impénétrables.
> S'unir avec la nature pour adoucir la solitude est depuis la préhistoire un moyen de ne pas se perdre.
> je me penche sur la profondeur des ténèbres silencieuses où ni voiture ni âme ne passe, et mon oreille savoure l'ineffable plaisir d'être absorbée par la densité du silence.
Lien : https://post-tenebras-lire.n..
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LadyRomance
  17 septembre 2018
La péninsule aux 24 saisons est un roman peu commun, assez particulier. Il ne ressemble pas à ce que l'on trouve habituellement dans les romans. L'action n'est pas vraiment le propos, plutôt la contemplation, les choses simples de la vie dans l'instant présent de la narratrice, son vécu du moment.
Car le roman raconte l'histoire d'une femme qui, se lassant de la vie trépidante à Tokyo, vient passer un an sur la presqu'île de Shima, près de Nagoya au Japon, où elle possède une maison depuis quelques années. L'histoire se déroule selon le rythme du quotidien de cette femme, ce qu'elle fait, ses déplacements, ses réflexions, des images que lui évoquent certaines choses, ses observations, ses souvenirs... Cela crée une sorte de poésie, une sensation de torpeur que vient parfois ébranler certains passages plus évocateurs, plus tourmentés.
J'ai beaucoup apprécié ce récit qui nous amène vers une certaine sérénité, celles des descriptions de ce qui est en train de se vivre à différents niveaux, dans les faits, dans la tête et dans le coeur. Et puis, il y a ce calendrier d'antan qui découpe une année en 24 saisons c'est-à-dire en périodes de quinze jours concernant les changements qui se produisent dans la nature. C'est le calendrier du jardinier, celui du moment où il faut planter, cultiver, cueillir, mettre les fruits et légumes en pots, faire des confitures... Alors, on vous y parlera de mûres, de fraises des bois, des abeilles et leur miel, des marais, de la mer, de la forêt...
Il ne faut rien attendre de spécial de ce roman, rien d'autres que ce qui nous est livré : un moment de vie, jour après jour, durant 24 saisons de quinze jours avec la nature qui change, et les pensées de cette femme, ses sentiments, son imagination. Une vie calme, celle des gestes simples, des tâches à faire actuelles et celles de toujours... Une vie où l'on s'assoit le soir sur une terrasse pour regarder les étoiles et les lucioles après avoir composé des haïkus...
Car c'est l'histoire d'un moment de vie au rythme des saisons et de la nature... pour se retrouver à un tournant de sa vie, faire le point et prendre un nouveau départ.
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Citations et extraits (49) Voir plus Ajouter une citation
esperluette12esperluette12   18 novembre 2020
Quand je restais à écouter le bruit de l'eau, je pensais aux entrailles sombres de la terre. L'envie ne me quittait pas d'aller jeter un œil sur l'origine du rythme invisible de l'eau. Quel âge avait l'eau qui coulait en ce moment même ? Ce qui avait mis de longues années pour arriver, ce qui avait pris la couleur des falaises proches, tourbillonnait sous terre et traversait un paysage invisible. A me dire que cette eau retournait à la mer, mon coeur était partagé entre l'effroi de l'infini du voyage de l'eau et une irrépressible attirance.
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BookycookyBookycooky   13 mai 2020
« Dites-moi, est-ce que la femelle choisit le mâle avant de copuler ? Par exemple, elle peut préférer un macho ou bien ne pas vouloir si sa tête ne lui revient pas, que sais-je ?.......
« Figurez-vous que je n’ai jamais réfléchi à la question. Car enfin, le destin des abeilles est de laisser au monde la génération suivante et je suppose qu’aucun choix ne précède l’acte, ça doit se faire plus ou moins comme ça se trouve ! »
Sans chasteté ni fidélité, alors ? Kayoko m’a regardée avec commisération. « Mais enfin, il n’y a que les hommes pour avoir des considérations morales ! Vous y êtes ? Il y a la reine des abeilles. Les mâles s’agglutinent autour. C’est tout. Inutile de chercher plus loin, l’ordre de la nature est simple. »
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BookycookyBookycooky   12 mai 2020
Je traversais une période troublée. J’avais quitté un homme, j’avais perdu une amie précieuse, ma vie glissait au gré de la monotonie des journées qui s’écoulaient sans trouver d’issue. Je voulais fuir, n’importe où, mais fuir. C’est à ce moment-là que j’ai fait la rencontre des falaises, ces blocs de matière indéfinissable, qui ne portent pas la moindre odeur humaine.
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NievaNieva   03 avril 2019
« Un chat né le premier jour de l’an ! C’est un chat porte-bonheur alors ! » Je lui ai demandé simplement : « Tu veux devenir mon chat ? » Il s’est approché doucement et a miaulé sans hésitation. 
Depuis ce jour, il est devenu mon compagnon. La bonne fortune qu’il m’a apportée, ce sont des espiègleries de toutes sortes. Si je fais fi de ses miaulements, il saute sur le bureau où est l’ordinateur et, d’un coup de patte sur la souris, supprime le texte que je viens d’écrire. Le verre que j’ai posé sur la table est renversé, le peigne que j’ai malencontreusement laissé traîner devient aussitôt un jouet, et comme il s’amuse avec un peu partout, je n’arrive pas à le retrouver. Il s’assied sur le téléphone, effaçant le message que j’ai laissé sur le répondeur, il s’est même fait une spécialité d’enregistrer sa propre voix. Tout se passe en mon absence, si bien que je suis toujours surprise quand mes amis se plaignent. 
« Ton répondeur, vraiment, je ne sais pas ce qui se passe, mais au lieu du sempiternel “vous êtes sur la boîte vocale de…”, on entend des miaulements. J’en ai oublié de te laisser un message ! » 
Je m’empresse de vérifier, le message que je suis censée avoir laissé est effacé et a fait place à des miaulements assourdissants. Miaou, miaou, puisque je vous dis qu’elle n’est pas là ! Absente, je vous dis, miaou, combien de fois faut-il vous le répéter ! Je suis seul à la maison, je vous dis !
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NievaNieva   03 avril 2019
Je fais brûler encens sur encens, et mon plaisir de chaque soir est de contempler depuis ma terrasse le mouvement de la lune et des étoiles. Je m’étends sur une chaise longue et je regarde d’un œil nonchalant la voûte céleste. Alors, un remous traverse mon corps de la tête aux pieds. Est-ce le tremblement de la rotation de la Terre ? J’éprouve une sensation inconnue qui m’enveloppe tout entière, comme si mon corps et le ciel étaient liés pour un instant. En même temps, sans se perdre, mon être reste attaché à la terre, et j’ai l’impression sans pouvoir me l’expliquer que j’assiste à un miracle. Le frémissement du vent nocturne, le bruissement léger des feuilles font-ils fondre mes cinq sens, le corps et ses organes se séparent sans hésitation du temps humain, pour se transformer en une chose inconnue. Ah, est-ce ainsi que le corps quitte la chair ? Est-ce cela, la sensation du néant ? Il me semble que quelque part, très loin, je me suis introduite dans le corps d’un être inconnu.
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Videos de Mayumi Inaba (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Mayumi Inaba
La péninsule aux 24 saisons de Mayumi Inaba aux éditions Picquier https://www.lagriffenoire.com/108344-romans-la-peninsule-aux-24-saisons.html
La culture décontractée !!!!! ABONNEZ-VOUS A NOTRE CHAINE YOUTUBE ! http://www.youtube.com/user/griffenoiretv/featured (merci) La boutique officielle : http://www.lagriffenoire.com
#soutenezpartagezcommentezlgn Merci pour votre soutien et votre amitié qui nous sont inestimables. @Gérard Collard @Jean-Edgar Casel
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