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ISBN : 2809713405
Éditeur : Editions Philippe Picquier (01/03/2018)

Note moyenne : 3.6/5 (sur 31 notes)
Résumé :
Dans un paysage de mer et de falaises d'une beauté paisible, bien loin de Tôkyô, une femme en désaccord avec le monde entreprend la redécouverte d'elle-même et passe des jours heureux d'une grande douceur.

En compagnie de son chat, elle fera durant douze mois l'apprentissage des vingt-quatre saisons d'une année japonaise. A la manière d'un jardinier observant scrupuleusement son almanach, elle se laisse purifier par le vent, prépare des confitures de... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
Josephine2
  07 mai 2019
Un livre plaisir, à lire quand on a du vague à l'âme, qu'on ne sait pas quoi lire, ou envie de lire, qui permet un interlude au milieu de la multitude qui est offert en terme de lecture.
Ne vous attendez pas à de l'action, il n'y en a pas. Simplement, un passage de saison en saison, où est décrit les changements de la nature. La narratrice vit au rythme de la nature, soit 24 saisons où de nouvelles plantes, fleurs, insectes, apparaissent ou disparaissent. Il suffit de se laisser porter, sans penser à rien, juste apprécier.
Un interlude au milieu d'une vie pour la narratrice, qui a envie de faire une « pause », de s'éloigner de la vie trop trépidante de la ville, qui envahit jusqu'au moindre espace, où la liberté n'existe plus.
Lu il y a déjà quelque temps.
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Norfeuille
  23 mai 2019
En habituée des récits contemplatifs et de cette écriture poétique et ciselée propre à beaucoup d'auteurs japonais, je dois pourtant avouer que la lecture de ce livre a été laborieuse. En faire une critique est d'ailleurs assez délicat, car j'ai vraiment apprécié ces "24 saisons" en compagnie de la narratrice (dont on n'apprend du reste jamais le nom, comme pour mieux nous identifier à elle et à sa vision des choses). Cependant, je me suis ennuyée.
L'héroïne souhaite faire une pause dans sa vie trépidante de Tokyoïte et vient s'installer seule sur une presqu'île de la préfecture de Mie, où elle possède une cabane dans la forêt. Ce livre doit également être pris comme une pause : une pause de lenteur et de pure contemplation de la nature. Il ne s'y passe que de menus événements propres à l'ancien calendrier annuel auquel va s'accorder désormais la vie de l'héroïne. On y déguste du miel fraîchement récolté, on y découvre des trésors dans un marais, on y cultive des plantes de saison et la forêt regorge de beautés et de mystères. Sans parler des voisins atypiques, mais non moins sympathiques, qui comme elle ont choisi une autre vie et un autre rythme.
L'ensemble du livre est très cohérent, harmonieux et évocateur des beautés et des nuances de chaque saison qui passe sur la péninsule. Un petit mot également pour le travail des éditions Picquier, dont j'aime tant les couvertures et les découvertes qu'elles nous proposent.
La narratrice a par moments de jolies pensées sur la solitude et le temps qui s'enfuit, d'autres plus sombres... La fin m'a quand même réjouie. Alors oui, il ne se passe rien, mais c'est très reposant et cela ne donne qu'une envie : cesser de reporter nos rêves à plus tard et vivre à notre tour plus proche de la nature, quitte à gagner un peu moins d'argent... Pour plus de simplicité et de bonheur.
Je pense que c'est un livre à picorer entre deux lectures pour une parenthèse reposante, le lire en une fois ne m'a pas vraiment convenu.
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LadyRomance
  17 septembre 2018
La péninsule aux 24 saisons est un roman peu commun, assez particulier. Il ne ressemble pas à ce que l'on trouve habituellement dans les romans. L'action n'est pas vraiment le propos, plutôt la contemplation, les choses simples de la vie dans l'instant présent de la narratrice, son vécu du moment.
Car le roman raconte l'histoire d'une femme qui, se lassant de la vie trépidante à Tokyo, vient passer un an sur la presqu'île de Shima, près de Nagoya au Japon, où elle possède une maison depuis quelques années. L'histoire se déroule selon le rythme du quotidien de cette femme, ce qu'elle fait, ses déplacements, ses réflexions, des images que lui évoquent certaines choses, ses observations, ses souvenirs... Cela crée une sorte de poésie, une sensation de torpeur que vient parfois ébranler certains passages plus évocateurs, plus tourmentés.
J'ai beaucoup apprécié ce récit qui nous amène vers une certaine sérénité, celles des descriptions de ce qui est en train de se vivre à différents niveaux, dans les faits, dans la tête et dans le coeur. Et puis, il y a ce calendrier d'antan qui découpe une année en 24 saisons c'est-à-dire en périodes de quinze jours concernant les changements qui se produisent dans la nature. C'est le calendrier du jardinier, celui du moment où il faut planter, cultiver, cueillir, mettre les fruits et légumes en pots, faire des confitures... Alors, on vous y parlera de mûres, de fraises des bois, des abeilles et leur miel, des marais, de la mer, de la forêt...
Il ne faut rien attendre de spécial de ce roman, rien d'autres que ce qui nous est livré : un moment de vie, jour après jour, durant 24 saisons de quinze jours avec la nature qui change, et les pensées de cette femme, ses sentiments, son imagination. Une vie calme, celle des gestes simples, des tâches à faire actuelles et celles de toujours... Une vie où l'on s'assoit le soir sur une terrasse pour regarder les étoiles et les lucioles après avoir composé des haïkus...
Car c'est l'histoire d'un moment de vie au rythme des saisons et de la nature... pour se retrouver à un tournant de sa vie, faire le point et prendre un nouveau départ.
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Alittlepieceof
  05 avril 2019
Il s'agit d'un roman japonais qui raconte 12 mois de la vie d'une femme que l'on imagine avoir la cinquantaine et qui emménage dans une petite maison en pleine nature bien loin du Tokyo où elle vit habituellement. Cette petite maison lui permet de se ressourcer, de se reposer, de guérir de vieilles blessures (ruptures, deuil...) et de faire la connaissance de ses voisins qui tous ont opéré un changement radical dans leur vie. Durant ce break, elle apprend à découvrir la nature, scrutant pour cela l'almanach qui retrace les 24 saisons d'une année japonaise. 24 saisons pour prendre le temps d'observer, de profiter, de se re-découvrir.  12 mois de jours heureux d'une grande douceur qui m'ont énormément touchés moi qui rêve tant de vivre ce que vit la protagoniste. Une pause, un moment à soi, quelques mois hors du temps, hors du monde, sans contraintes, à simplement suivre ses envies, ses besoins, au rythme des saisons et de la magie de la nature.
Je me suis vue vivre cette vie tant de fois en lisant ce si beau roman ! Une vie remplie de tant de bonheurs aussi simples que merveilleux : Admirer les lucioles, regarde la neige danser, préparer des confitures de fruits ceuilis dans la forêt, manger des huîtres récoltées sur la plage, lire au coin du feu, dormir de tout son saoul...
Un roman qui au final ne raconte pas grand d'autre que le retour à soi et à ce qui est vraiment important.
"Quel luxe ! Quoi de plus magnifique que l'optimisme invincible qui permet d'être insouciant du lendemain si on a aujourd'hui de quoi se nourrir, la certitude que demain aussi sera sans problème ?"
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Nuageuse
  18 mars 2018
Dans cette péninsule, l'année est composée de vingt-quatre saisons : une saison toutes les deux semaines.
Ce roman traite du rapport de la narratrice avec la nature : elle quitte Tokyo pour vivre un an sur une péninsule et elle sera au plus près de cette nature qu'elle tentera de dompter.
Je trouve qu' il manque quelque chose à ce roman : peut-être plus de relations profondes avec les autres personnages?
En revanche, j'ai beaucoup aimé le passage sur les abeilles et les questions philosophiques qu'elles entraînent.
L'auteur reste sur son chemin bien tranquille ( il n'y a pas de suspens). Heureusement que la poésie à la japonaise relève le niveau, d'où ma note de deux étoiles et demi.
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Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
NievaNieva   03 avril 2019
« Un chat né le premier jour de l’an ! C’est un chat porte-bonheur alors ! » Je lui ai demandé simplement : « Tu veux devenir mon chat ? » Il s’est approché doucement et a miaulé sans hésitation. 
Depuis ce jour, il est devenu mon compagnon. La bonne fortune qu’il m’a apportée, ce sont des espiègleries de toutes sortes. Si je fais fi de ses miaulements, il saute sur le bureau où est l’ordinateur et, d’un coup de patte sur la souris, supprime le texte que je viens d’écrire. Le verre que j’ai posé sur la table est renversé, le peigne que j’ai malencontreusement laissé traîner devient aussitôt un jouet, et comme il s’amuse avec un peu partout, je n’arrive pas à le retrouver. Il s’assied sur le téléphone, effaçant le message que j’ai laissé sur le répondeur, il s’est même fait une spécialité d’enregistrer sa propre voix. Tout se passe en mon absence, si bien que je suis toujours surprise quand mes amis se plaignent. 
« Ton répondeur, vraiment, je ne sais pas ce qui se passe, mais au lieu du sempiternel “vous êtes sur la boîte vocale de…”, on entend des miaulements. J’en ai oublié de te laisser un message ! » 
Je m’empresse de vérifier, le message que je suis censée avoir laissé est effacé et a fait place à des miaulements assourdissants. Miaou, miaou, puisque je vous dis qu’elle n’est pas là ! Absente, je vous dis, miaou, combien de fois faut-il vous le répéter ! Je suis seul à la maison, je vous dis !
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NievaNieva   03 avril 2019
Est-ce Buson qui a chanté l’« aveuglante lumière de la lune sur les rochers de l’hiver » ? On croit entendre le craquement de la lumière sur les branches, sur la moindre pierre. Les ombres noires dans la forêt, la rangée de petits arbres devant l’entrée, la route qui passe devant la maison en plan incliné, tout déborde du crépitement silencieux des éclats tranchants du clair de lune. Moi, je me penche sur la profondeur des ténèbres silencieuses où ni voiture ni âme ne passe, et mon oreille savoure l’ineffable plaisir d’être absorbée par la densité du silence.
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Doy1Doy1   16 mars 2018
Je m'étonne moi-même de la quantité de livres contenant des photos que je sors des cartons, des livres pleins de blancs. A peine quelques volumes remplis de textes imprimé serré. Les journées que je passe dans la péninsule sont comme les blancs de ma vie. J'en ai par dessus la tête des journées remplies du matin au soir de choses à faire. Je voudrais ici autant que possible vivre des journées en blanc. Rejeter les idées compliquées qui déteignent sur ce blanc. Cette prise de conscience m'a sans doute fait choisir des livres aérés
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NievaNieva   03 avril 2019
Je fais brûler encens sur encens, et mon plaisir de chaque soir est de contempler depuis ma terrasse le mouvement de la lune et des étoiles. Je m’étends sur une chaise longue et je regarde d’un œil nonchalant la voûte céleste. Alors, un remous traverse mon corps de la tête aux pieds. Est-ce le tremblement de la rotation de la Terre ? J’éprouve une sensation inconnue qui m’enveloppe tout entière, comme si mon corps et le ciel étaient liés pour un instant. En même temps, sans se perdre, mon être reste attaché à la terre, et j’ai l’impression sans pouvoir me l’expliquer que j’assiste à un miracle. Le frémissement du vent nocturne, le bruissement léger des feuilles font-ils fondre mes cinq sens, le corps et ses organes se séparent sans hésitation du temps humain, pour se transformer en une chose inconnue. Ah, est-ce ainsi que le corps quitte la chair ? Est-ce cela, la sensation du néant ? Il me semble que quelque part, très loin, je me suis introduite dans le corps d’un être inconnu.
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LadyRomanceLadyRomance   17 septembre 2018
C'était comme si je me trouvais sur une plage privée. La mer, les rochers, le ciel sans nuages, tout le paysage m'appartenait, il était à moi seule. En même temps, ce monde habité seulement par le bruit des vagues, entouré de falaise, me semblait une terre appartenant aux temps anciens.
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Video de Mayumi Inaba (1) Voir plusAjouter une vidéo
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Payot - Marque Page - Mayumi Inaba - Vingt ans avec mon chat.
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