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EAN : 9782264050267
10-18 (30/11/-1)
3.5/5   219 notes
Résumé :
Paris, 1890. Quelle n'est pas la surprise de Victor Legris de voir débarquer Denise Le Louarm, la gouvernante de son ancienne maîtresse, Odette de Valois, dans sa librairie de la rue des Saints-Pères. La jeune femme est visiblement bouleversée. Elle lui apprend qu'Odette est devenue depuis peu adepte de ce spiritisme tant en vogue, a disparu à la suite d'un étrange rendez-vous au cimetière du Père-Lachaise.
D'abord sceptique, Victor ne peut s'empêcher de s'i... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (34) Voir plus Ajouter une critique
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sandrine57
  09 avril 2019
Paris, 1890. Alors que Victor Legris file le parfait amour avec Tasha, son ancienne maîtresse, Odette de Valois, se rappelle à son bon souvenir en la personne de Denise, sa bonne. La jeune bretonne débarque en effet dans sa librairie, bouleversée par la disparition de son employeuse. Adepte de spiritisme et cherchant à communiquer avec son mari mort en Colombie, Odette n'aurait plus donné signe de vie depuis une expédition nocturne dans le cimetière du Père-Lachaise. Peu convaincu Victor pense d'abord à une fugue amoureuse mais promet tout de même à Denise de faire la lumière sur cette affaire. Pourtant, au fil de ses investigations, le libraire doit bien se rendre à l'évidence : Odette a bel et bien disparu et pourrait même être en grand danger.
C'est avec beaucoup de plaisir qu'on retrouve les personnages des soeurs Korb, Victor Legris le libraire détective, Kenji son discret père adoptif, Tasha son indomptable petite amie ou Joseph le commis passionné de faits divers. La librairie ne désemplit pas et accueille indifféremment habitués, clients occasionnels et célébrités du monde des lettres. Victor y passe finalement peu de temps, toujours occupé loin de la rue des Saints-Pères par ses enquêtes. C'est l'occasion de le suivre dans le Paris de la fin du XIXè siècle avec ses ruelles pavées, ses boutiquiers, ses fiacres et ses monuments, parfois disparus aujourd'hui. Entre personnages hauts en couleur et visite de la ville, l'enquête passe un peu au second plan. L'énigme autour de la disparition d'Odette est vite éventée et Victor n'est pas toujours très affûté dans ses raisonnements. Mais là n'est pas l'essentiel. On lit ces petits polars sympathiques pour la description érudite de Paris, la plongée dans L'Histoire et l'atmosphère qui reste bon enfant malgré les crimes. Une petite récréation.
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cvd64
  21 avril 2021
La nouvelle enquête de Victor Legris est rondement menée, avec toujours ses acolytes du moment ou plus anciens.
On déambule dans le Père Lachaise (que je connais et visite régulièrement pour y avoir des ascendants depuis 1863) mais aussi dans le Paris de fin de siècle (19ème); en perpétuel mouvement et modernisation, avec selon les quartiers plus ou moins de de volonté politique.
On entre de plain-pied dans le sujet du spiritisme qui est en vogue à cette époque et qui va être le fil rouge du récit, mais Victor Legris, amoureux des arts, nous invite auprès des peintres et des auteurs qu'il met en avant dans sa librairie.
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Tostaky61
  07 mars 2015
Il y a quelques semaines, les soeurs Korb étaient les invitées du journal d'une chaîne publique, et c'est donc là que j'ai fait la connaissance de Claude Izner.
C'est en effet à 4 mains et sous ce pseudonyme qu'elles écrivent.
Leur roman (2ème opus de la série), qui a pour héros un libraire, se déroule dans le Paris de la fin du XIXè siècle.
Dans "La disparue du Père-Lachaise", Victor Legris mène l'enquête après la disparition d'une de ses anciennes maîtresse et sur une série de meurtres qui y semble liée.
Bon, je me répète, mais l'art, chez un écrivain, n'est-il pas de nous plonger et nous faire vivre comme si nous étions, dans l'histoire, le temps, où en des lieux, de nous jusqu'alors inconnus ?
En celà Claude Izner atteint parfaitement son objectif.
Tout au long de ma lecture, j'étais parisien, ce qui, pour un provincial comme moi, ne parait pas évident de prime abord.
Je déambulais donc dans les rue de la Capitale en cette fin de siècle, et là, je rencontrais des protagonistes tous plus truculents les uns que les autres, et me familiarisais avec un langage fleuri qui donnait à ce livre une saveur particulière.
Au delà de l'enquête, bien sûr, ce sont les personnages, les costumes et les décors qui m'ont séduit.
J'ai pris du plaisir à sa lecture, et je le conseille aux lecteurs de tous âges.
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araucaria
  07 décembre 2012
Un roman policier fidèle à son premier volet "Mystère rue des Saints-Pères" où l'on retrouve un Victor Legris toujours aussi avide d'énigmes, mais cependant comme l'intrigue se passe en partie dans un cimetière et tourne autour du spiritisme et des revenants, je le trouve plus morbide. Un divertissement honnête.
Lien : http://araucaria.20six.fr
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Bigmammy
  26 décembre 2012
Ce qui me charme dans les livres de Claude Izner, c'est l'ambiance. Et à cette occasion, je recommande de lire d'abord la postface qui, loin de dévoiler quoi que ce soit de l'intrigue, dresse le tableau économique où se déroule cette histoire un peu compliquée. Un rappel utile à bien des égards, en particulier pour nous montrer d'où nous venons, qui nous plaignons toujours de nos conditions actuelles d'existence. Des notations sur le nombre d'heures travaillées dans les différentes professions, les niveaux de salaires chez les hommes et les femmes … ainsi que le contexte économique – juste après la déconfiture financière du canal de Panamá et politique - après le fiasco du Général Boulanger.
Nous retrouvons avec plaisir le héros Victor Legris, toujours aussi élégant, toujours aussi amoureux de la belle Tasha, artiste peintre très jalouse de son indépendance et qui prépare sa première exposition. Victor a donc définitivement rompu avec sa maîtresse bourgeoise, Odette de Valois, qui est l'héroïne malheureuse de cette aventure. La disparue du cimetière, c'est elle. Elle a été assassinée d'un violent coup sur la tête, glissée dans une charrette à bras, découverte par hasard par un vieil homme à la caboche un peu dérangée qui va l'escamoter sous un lilas. Sa petite bonne bretonne s'inquiète. Elle vient en parler à Victor Legris, le seul homme « bien » qu'elle connaisse à Paris. Mais à son tour, elle subira le même sort … Tout ça pour un chromo auquel quelqu'un s'intéresse …
Victor va donc quitter sa librairie de la rue des Saints Pères – on dirait qu'il n'attend que ça – et, avec l'assistance de Joseph, féru de littérature criminelle – tenter de remonter une piste jalonnée de nouveaux meurtres. Il faut l'admettre, c'est bien embrouillé tout ça. On a du mal à suivre les protagonistes entre Notre-Dame de Lorette, le canal de l'Ourcq et le pont de Crimée, les théâtres des grands Boulevards et même la rue d'Assas, On visite les bureaux de placements de domestiques, les ruines de la Cour des Comptes incendiée en 1870, la croisée des boulevards Saint Germain et Saint Michel … on apprend à connaître plus intimement Tasha et Kenji Mori, le père adoptif de Victor, et on rencontre aussi Anatole France, Georges Mélies, de faux mages et de vraies diseuses de bonne aventure. La mode, en cette fin de siècle, est aux sciences occultes … Les esprits frappeurs vont-ils aider à résoudre l'énigme de la disparue du Père Lachaise ?
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
LounimaLounima   02 septembre 2012
"Imaginez que vous désiriez parler à madame votre tante. En premier lieu, vous pressez vivement deux ou trois fois la sonnette, puis vous décrochez le récepteur, vous le porter à l'oreille et vous dites "allô" - c'est un mot anglais, ça veut dire bonjour. La téléphoniste vous répond "allô", vous lui donner alors le nom et l'adresse de l'abonné demandé. Je vous montre.
Il colla le récepteur à son oreille, marqua un temps de pause afin de juger de l'effet sur son auditoire.
- Allô... Oui, mademoiselle, je désire parler à Mme la Comtesse de Salignac qui demeure 22 rue du bac à Paris.
Il sourit à Valentine.
- Voilà, mademoiselle. Vous attendez l'arrivée de votre tante, le récepteur à l'oreille. Surtout, ne faite jamais jouer la sonnette au cours de la conversation, vous couperiez la ligne. Articuler distinctement, sans élever la voix, en tenant le combiné à trois ou quatre centimètre de votre bouche.
Il se tourna vers la comtesse.
- La conversation terminée, on raccroche et on presse la sonnette pour avertir la téléphoniste que la ligne est libre.
La comtesse de Salignac renifla avec mépris.
- Je ne vois pas l'avantage de posséder un tel instrument. Pour la conversation rien ne vaut un salon de thé ! je suis sûre qu'aucune personne sensée ne voudra s'encombrer de cet appareil." (10/18 - p.61-62)
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Tostaky61Tostaky61   01 mars 2015
S'il est un lieu où le tout-puissant veille sur nous, c'est bien un cimetière !
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cvd64cvd64   21 avril 2021
Il ferma le cahier d'écoler intitulé Amour et sang. Ouvrit un calepin neuf, écrivit en haut de la première page: La Disparue du Père-Lachaise, mars 90, et demeura un moment à mordiller le manche de son porte-plume.
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GrouchoGroucho   23 novembre 2014
- C'était le père du roman policer. Mort en 1873, à trente-huit ans. j'espère que je vivrai plus longtemps que lui, et que moi aussi je serai un écrivain célèbre, conclut Joseph en s'éloignant avec Denise du numéro 39 de la rue Notre-Dame-de-Lorette, dernier domicile d’Émile Gaboriau.
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VirginieDoucetVirginieDoucet   28 février 2022
- C'est enfantin, madame la comtesse, je vais vous expliquer le comment du pourquoi. A vous aussi, mademoiselle Valentine. Imaginez que vous désiriez parler à madame votre tante. En premier lieu, vous pressez vivement deux ou trois fois la sonnette, puis vous décrochez le récepteur, vous le portez à l'oreille, vous dites "allô"- c'est un mot anglais, ça veut dire bonjour. La téléphoniste vous répond "allô", vous lui donnez alors le nom et l'adresse de l'abonné demandé. Je vous montre.
Il colla le récepteur à son oreille, marqua un temps de pause afin de juger de l'effet sur son auditoire.
- Allô... Oui, mademoiselle, je désire parler à Mme la comtesse de Salignac qui demeure 22 rue du Bac, à Paris.
Il sourit à Valentine.
-Voilà, mademoiselle. Vous attendez l'arrivée de votre tante, le récepteur à l'oreille. Surtout, ne faites jamais jouer la sonnette au cours de la conversation, vous couperiez la ligne. Articulez distinctement, sans élever la voix, en tenant le combiné à trois ou quatre centimètres de votre bouche.
Il se tourna vers la comtesse.
-La conversation terminée, on raccroche et on presse la sonnette pour avertir la téléphoniste que la ligne est libre.
La comtesse de Salignac renifla avec mépris.
-Je ne vois pas l'avantage de posséder un tel instrument. Pour la conversation rien ne vaut un salon de thé ! Je suis sûre qu'aucune personne sensée ne voudra s'encombrer de cet appareil.
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