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ISBN : 2070361195
Éditeur : Gallimard (09/06/1972)

Note moyenne : 4.09/5 (sur 187 notes)
Résumé :
Histoires a paru la même année que Paroles, en 1946. On peut voir dans les courts textes que contient ce recueil une des raisons du succès de Jacques Prévert (né en 1900) : chacun de ces textes est une « histoire », il est vrai, et parfois une fable. On a dit : « Prévert est un des rares poètes qui, depuis longtemps, parlent à la troisième personne. » En effet, il ne se raconte pas seulement lui-même, mais raconte « ce qui arrive » ou « est arrivé ».
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Critiques, Analyses & Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
lecassin
  27 novembre 2014
Dans la même ligne que « Paroles », « Histoires »publié la même année, en 1946.
Quatre-vingt-neuf textes courts comme autant d'histoires à la Prévert… Oui comme la liste … et toujours du calembour, du jeu de mots… et toujours (ou presque) une absence de vers et de ponctuation…
De bien belles images dans ces « histoires » et « autres histoires »
Un ouvrage à déguster avec parcimonie comme un chocolat fin avec un bon café…
Un bémol cependant : une police de caractères désagréable rend lecture moins confortable dans l'édition folio de 1972…
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brigittelascombe
  27 août 2011
Un petit rien par ci, un petit tout par là, trois petits tours et puis s'en vient...Prévert.
Histoires, suite à Paroles, publié en 1946, nous ouvre grand les portes de l' univers "poético-populo-éclectic-onirique" de Jacques Prévert (poète et scénariste français du XX° siècle qui a participé au mouvement surréaliste aux côtés d'André Breton puis s'en est dégagé).
Ces histoires à dormir debout ou instantannés forment un bric à brac disparate qui se révèle antre d'Alibaba aux mille trésors.
Ces textes parfois brefs (cf Ma petite lionne livrée aux chrétiens),parfois longs (cf L'expédition où l'homme parti au musée du Louvre, ouvre sa boite avec un ouvre boite,la ferme avec un ferme boite,la dépose sur un banc,jette son ferme boite à la Seine et hop, plus de navire),parfois délirantes(cf L'addition où le garçon additionne les prix des plats et le client le prend au mot d'une absurde addition de plats),parfois surréalistes(cf Les clefs de la ville où un mot en entraine un autre et où des clefs on passe à Anne ma soeur Anne,à Barbe bleue puis à Marianne et au sang de la Nation),parfois chansons à mettre en musique (cf Vieille chanson),parfois sans queue ni tête comportent toujours des jeux de mots( cf l'Accalmie où le vent debout s'assoit sur les tuiles du toît,des inventions (le shah de Perse friand de viande verte,le carnivore en tenue de soirées) très imagées et exhibent souvent un humour noir ou une ironie mordante.
Histoires de Prévert: un bon petit rosé de derrière les fagots, bien frappé, à boire à la gargoulette!
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Aurel82
  24 février 2017
"Histoires" n'a rien à envier à"Paroles". Des textes magnifiques où Jacques Prévert est au sommet de son art. Son style et sa plume unique en font vraiment un de nos (nombreux) plus grands poètes. Il nous raconte pas des Histoires, il nous embarque à l'intérieur même. Pour les amoureux de la poésie, un vrai délice.
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Saint-Luc
  16 avril 2011
"Histoires" est le seul de ses livres que Prévert ait tenu à m'offrir.
Petit secret pour les abonnés de Babelio: c'est celui qu'il préfèrait.
Pourquoi le préfèrait-il, alors que ce recueil a été assemblé presque en même temps que "Paroles" (et certaines poèsies de "Paroles" auraient pu se retrouver dans "Histoires", et inversement) ?
Réponse: Jacques Prévert en avait "plus que marre" d'être l'auteur honoré, statufié de "Paroles"...
Ici, j'aborde l'impression personnelle: Il n'aimait plus "paroles" parce que ce recueil l'avait en quelque sorte momifié avant l'heure.
Bon... pour ma part, "Paroles" est inégalable, mais le poète, quant à lui, préférait "Histoires", voilà...
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Chasto
  29 mars 2017
Ombres et lumières de ces regards d'anonymes, s'effaçant d'heure en heure pour offrir un nouveau jour sur une nouvelle vue ......
...... à suivre de lignes en vers en rimes, les pages s'en iront pour une autre histoire ...........
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Citations & extraits (48) Voir plus Ajouter une citation
marina53marina53   21 septembre 2013
C’était dans un quartier de la ville lumière
Où il fait toujours noir où il n’y a jamais d’air
Et l’hiver comme l’été là c’est toujours l’hiver
Elle était dans l’escalier
Lui à côté d’elle elle à côté de lui
C’était la nuit
Ça sentait le souffre
Car on avait tué des punaises dans l’après-midi
Et elle lui disait
Ici il fait noir
Il n’y a pas d’air
L’hiver comme l’été c’est toujours l’hiver
Le soleil du bon dieu ne brill’ pas de notr’ côté
Il a bien trop à faire dans les riches quartiers
Serre-moi dans tes bras
Embrasse-moi
Embrasse-moi longtemps
Embrasse-moi
Plus tard il sera trop tard
Notre vie c’est maintenant
Ici on crèv’ de tout
De chaud et de froid
On gèle on étouffe
On n’a pas d’air
Si tu cessais de m’embrasser
Il me semble que j’mourais étouffée
T’as quinze ans j’en ai quinze
A nous deux on a trente
A trente ans on n’est plus des enfants
On a bien l’âge de travailler
On a bien celui de s’embrasser
Plus tard il sera trop tard
Notre vie c’est maintenant
Embrasse-moi !
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PiatkaPiatka   17 juillet 2014
IL FAUT PASSER LE TEMPS

On croit que c'est facile
de ne rien faire du tout
au fond c’est difficile
c’est difficile comme tout
il faut passer le temps
c’est tout un travail
il faut passer le temps
c’est un travail de titan

Ah !
du matin au soir
je ne faisais rien
rien
ah ! quelle drôle de chose
du matin au soir
du soir au matin
je faisais la même chose
rien !
je ne faisais rien
j’avais les moyens
ah ! quelle triste histoire
j’aurais pu tout avoir
Oui
ce que j’aurais voulu
si je l'avais voulu
je l’aurais eu
mais je n’avais envie de rien
rien

Un jour pourtant je vis un chien
ce chien qui me plut je l’eus
c’était un grand chien
un chien de berger
mais la pauvre bête
comme elle s’ennuyait
s’ennuyait d’son maître
un vieil Écossais
j'ai acheté son maître
j’avais les moyens
ah !
quel drôle d’écho
oh !
quel drôle d’Écossais c’était
que le berger de mon chien
toute la journée il pleurait
toute la nuit il sanglotait
ah !
c’était tout à fait insensé
l’Écossais dépérissait
il ne voulait rien entendre
il parlait même de se pendre
J'aime mieux mes moutons
chantait-il en écossais
et le chien aboyait
en l’entendant chanter
j'avais les moyens
j’achetai les moutons
je les mis dans mon salon
alors ils broutèrent mes tapis
et puis ils crevèrent d’ennui
et dans la tombe
l’Écossais les suivit
ah !
Et le chien aussi

C’est alors que je partis en croisière

Pour-me-calmer-mes-petits-nerfs.
+ Lire la suite
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Aurel82Aurel82   11 avril 2017
Deux et deux quatre
Quatre et quatre huit
Huit et huit font seize…

Répétez! dit le maître

Deux et deux quatre
Quatre et quatre huit
Huit et huit font seize…

Mais voilà l’oiseau-lyre
Qui passe dans le ciel
L’enfant le voit
L’enfant l’entend
L’enfant l’appelle :

Sauve-moi
Joue avec moi
Oiseau!

Alors l’oiseau descend
Et joue avec l’enfant
Deux et deux quatre…

Répétez! dit le maître

Et l’enfant joue
L’oiseau joue avec lui…

Quatre et quatre huit
Huit et huit font seize
Et seize et seize qu’est-ce qu’ils font ?
Ils ne font rien seize et seize
Et surtout pas trente-deux
De toute façon
Et ils s’en vont.

Et l’enfant a caché l’oiseau
Dans son pupitre
Et tous les enfants
Entendent sa chanson
Et tous les enfants
Entendent la musique

Et huit et huit à leur tour s’en vont
Et quatre et quatre et deux et deux
A leur tour fichent le camp
Et un et un ne font ni une ni deux
Un à un s’en vont également.

Et l’oiseau-lyre joue
Et l’enfant chante
Et le professeur crie :

Quand vous aurez fini de faire le pitre!

Mais tous les autres enfants
Écoutent la musique
Et les murs de la classe
S’écroulent tranquillement.

Et les vitres redeviennent sable
L’encre redevient eau
Les pupitres redeviennent arbres
La craie redevient falaise
Le porte-plume redevient oiseau.
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marina53marina53   07 septembre 2013
Le tendre et dangereux
visage de l’amour
m’est apparu un soir
après un trop long jour
C’était peut-être un archer
avec son arc
ou bien un musicien
avec sa harpe
Je ne sais plus
Je ne sais rien
Tout ce que je sais
c’est qu’il m’a blessée
peut-être avec une flèche
peut-être avec une chanson
Tout ce que je sais
c’est qu’il m’a blessée
blessée au coeur
et pour toujours
Brûlante trop brûlante
blessure de l’amour.
+ Lire la suite
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coco4649coco4649   04 septembre 2014
VOLETS OUVERTS VOLETS FERMÉS…

Volets ouverts
carreaux cassés ensoleillés
paroles données promesses échangées
une voix qui se voilait soudain s'est dévoilée
l'autre voix qu'elle caresse connaît ses doux secrets

Volets ouverts
Fou rire d'une école tout entière
éclatant au coin d'une rue
merveilleux cris du ramoneur depuis si longtemps disparu

Volets fermés
toiles à laver usées
rampes d'escaliers à la boule brisée
Volets ouverts punaises oubliées

Volets fermés
le papillon du gaz recommence à siffler
son refrain bleu et blême
et toute la cuisine tremble
de toutes les cicatrices de ses murs de crasse

Volets ouverts
des lilas plein les bras
et brune et blonde et rousse
une chanson pieds nus traverse la maison
comme elle a par ailleurs
traversé les saisons

Volets ouverts
on l'entend de partout
c'est l'air de tout le temps
une voix de cristal
dans un palais de sang

Volets ouverts
la maison se réveille
au grand air du Printemps
Et la plus belle eau de vaisselle
sur le plus sordide des éviers
soudain comme une eau vive
se reprend à chanter
et se met à danser
sur les assiettes ébréchées les fourchettes édentées

Musique de blanc de céruse
et de marc de café
et de bleu de lessive
et de noir de fumée
et de noir animal
et d'appétit coupé
Musique de petite braise à nouveau enflammée

Musique de gros sel et d'écorces d'oranges
Un rempailleur de chaises
dans une flûte à champagne rescapée d'une poubelle
siffle un grand air de rouge
et c'est un air des Iles Fortunées

Volets ouverts
Sorcière la poussière
voltige sur son manche à balai

Volets ouverts
la concierge de sa loge
la regarde voltiger…

p198-199-200
Extrait de Jacques Prévert, Histoires, Le livre de Poche 1525, Gallimard, 1963.

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Vidéo de  Jacques Prevert
Et voici un nouveau poème en animation tiré du livre Les quatre saisons d'En sortant de l'école, chez Thierry Magnier Éditions : cette fois, Jacques Prévert avec Je suis comme je suis.  #poésie http://bit.ly/2xuXzP1 Je suis comme je suis Je suis faite comme ça Quand j'ai envie de rire Oui je ris aux éclats J'aime celui qui m'aime Est-ce ma faute à moi Si ce n'est pas le même Que j'aime à chaque fois Je suis comme je suis Je suis faite comme ça Que voulez-vous de plus Que voulez-vous de moi
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