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ISBN : 2070625206
Éditeur : Gallimard Jeunesse (09/03/2017)

Note moyenne : 3.89/5 (sur 75 notes)
Résumé :
Une autruche qui mange des cloches et fait la conversation au Petit Poucet, des antilopes mélancoliques, un dromadaire mécontent que l'on traite de chameau... Le monde de Prévert n'a pas fini de nous surprendre.
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Critiques, Analyses & Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Nastie92
15 juin 2015
Voilà un drôle de petit livre. Vous me direz que de la part de Prévert c'est ce que l'on attend, et vous aurez raison.
L'auteur a rassemblé dans ce recueil quelques contes qui mettent en scène des animaux bien étonnants, et qui n'ont pas leur langue dans leur poche.
Une autruche gloutonne "Ce matin, j'ai mangé deux cloches avec leur battant, j'ai mangé deux trompettes, trois douzaines de coquetiers, j'ai mangé une salade avec son saladier...", des chevaux râleurs et vindicatifs "nous sommes des chevaux, on n'est pas des boeufs", un lion qui ne comprend pas ce qui lui arrive et commet une terrible méprise "... et sautant sur dompteur il entreprend de le dévorer plutôt par désir de faire un peu d'ordre que par pure gourmandise...", et bien d'autres.
C'est amusant, c'est original, c'est léger et c'est très plaisant à lire.
Prévert, comme souvent, aime prendre le lecteur par surprise, et à chaque coin de phrase on peut tomber sur une chose à laquelle on ne s'attendait pas.
Petite cerise sur le gâteau, dans l'édition folio cadet le texte est suivi d'un "supplément illustré" comportant un test, des jeux et des informations amusantes sur les animaux qui interviennent dans ces contes. Les enfants apprécient ces petits bonus qui rajoutent du plaisir à la lecture.
Des animaux pas sages du tout, à offrir à tous les enfants, sages ou non, pour les faire rire et rêver.
Les adultes qui sont restés de grand enfants apprécieront aussi !
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Myriam3
21 juin 2015
Un cheval qui rêve de révolte, une autruche qui mange les cailloux du Petit Poucet - de toute façon, pourquoi voudrait-il retrouver des parents aussi méchants et bêtes? - un éléphant de mer qui sait ce que c'est, de vivre libre... dans ce recueil, pas sûr que ce soit les grandes personnes les plus justes, les plus intelligentes ni surtout les plus logiques.
Révoltés, déçus, peinés ou certains de leur droit, les animaux ne comprennent pas les adultes ni leurs intentions. Prévert amène le lecteur à rire et réfléchir sur l'injustice.
Si les histoires sont à la fois amusantes et cruelles - à lire à partir de huit ans - elles me semblent aujourd'hui un peu décalées alors qu'elles étaient dans le feu de l'actualité au moment de la publication.
On y parle beaucoup de colonisations, on y aborde les croyances religieuses - le diable - et les châtiments corporels. Un enfant du vingt-et-unième siècle ne s'y retrouvera pas forcément... mais l'absurdité et le ton des récits lui plaira.
Les illustrations de'Elsa Henriquez donnent un peu de légèreté et de naïfs à ces récits qui ne le sont pas.
Que les adultes n'hésitent pas à le lire!
Merci à Nastie92 qui m'a donné envie de découvrir ce livre.
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zabeth55
27 mai 2015
Lu dans ma jeunesse avec beaucoup de plaisir
Relu avec un petit désenchantement.
Certes, c'est Prévert, que j'adore, mais sans doute ai-je un peu perdu de mon âme d'enfant, je ne lui ai pas trouvé le charme que j'avais ressenti à l'époque.
Par contre, il fait partie des livres que j'offrirai volontiers à un jeune lecteur parce qu'il y a quand même une certaine magie et tellement de poésie dans ces courtes histoires.
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lire_pour_le_plaisir
25 septembre 2012
Ce disque audio reprend la couverture réalisée par Etienne Delessert en 2002 pour la collection Folio Cadet et non celle de l'édition luxueuse de 2008. La lecture de Dominique Pinon dramatise bien la situation, par une habile gymnastique vocale il module sa voix à souhait pour interpréter les différents personnages d'un même conte et place de courts silences aux moments significatifs.
Ces récits ont souvent quelques notes humoristiques mais le ton dominant est poignant du fait de l'évocation de diverses souffrances. Ces contes renvoient souvent à un imaginaire ou un vécu connu par les enfants, comme la différence à faire entre un chameau et un dromadaire, quitte à la parodier comme dans L'Autruche où cet animal aide à faire comprendre au Petit Poucet qu'il vaut mieux parfois vivre loin de parents aux attitudes pas du tout admirables.
Des textes comme La Scène de la vie des antilopes sont très contextualisées par rapport au régime colonial et au travail forcé exigé des noirs, toutefois l'exploitation humaine a pris d'autres formes et la destruction des richesses naturelles pointées ici est devenue un sujet de société.
Certains de ces textes pourraient servir de point de départ à la forme de réflexion philosophique qui est prise à l'école primaire car à travers un univers onirique, c'est bien parfois un regard critique sur le monde réel qui transparaît. Les illustrations très expressives dans un esprit de mode de vie des Années folles constituent une belle virgule poétique.

Lien : http://crdp.ac-amiens.fr/cdd..
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mireille.lefustec
14 mai 2012
Autrefois,les ânes étaient tout à fait sauvages,c'est-à-dire qu'ils mangeaient quand ils avaient faim,qu'ils buvaient quand ils avaient soif et qu'ils couraient dans l'herbe quand ça leur faisait plaisir.
Quelquefois un lion venait qui mangeait un âne, alors tous les autres ânes se sauvaient en criant comme des ânes, mais le lendemain ils n'y pensaient plus et recommençaient à braire,à boire,à manger,à courir,à dormir..;
En somme,sauf les jours où le lion venait,tout marchait assez bien.
4è de couverture folio junior
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Citations & extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
grisettegrisette19 juin 2010
Lorsque le Petit Poucet abandonné dans la forêt sema des cailloux pour retrouver son chemin, il ne se doutait pas qu'une autruche le suivait et dévorait les cailloux un à un.
C'est la vraie histoire celle-là, c'est comme ça que c'est arrivé...
Le fils Poucet se retourne : plus de cailloux !
Il est définitivement perdu, plus de cailloux, plus de maison ; plus de maison, plus de papa-maman.
"C'est désolant", se dit-il entre ses dents.
Soudain il entend rire et puis le bruit des cloches et le bruit d'un torrent, des trompettes, un véritable orchestre, un orage de bruits, une musique brutale, étrange mais pas du tout désagréable et tout à fait nouvelle pour lui. Il passe alors la tête à travers le feuillage et voit l'autruche qui danse, qui le regarde, s'arrête de danser et lui dit :
L'autruche : "C'est moi qui fait ce bruit, je suis heureuse, j'ai un estomac magnifique, je peux manger n'importe quoi. "Ce matin, j'ai mangé deux cloches avec leur battant, j'ai mangé deux trompettes, trois douzaines de coquetiers, j'ai mangé une salade avec son saladier, et les cailloux blancs que tu semais, eux aussi, je les ai mangés. Monte sur mon dos, je vais très vite, nous allons voyager ensemble."
"Mais, dit le fils Poucet, mon père et ma mère je ne les verrai plus ?"
L'autruche : "S'ils t'ont abandonné, c'est qu'ils n'ont pas envie de te revoir de sitôt."
Le Petit Poucet : "Il y a sûrement du vrai dans ce que vous dites, madame l'Autruche."
L'autruche : "Ne m'appelle pas madame, ça me fait mal aux ailes, appelle-moi Autruche tout court."
Le Petit Poucet : "Oui, Autruche, mais tout de même, ma mère, n'est-ce pas !"
L'autruche (en colère) : "N'est-ce pas quoi ? Tu m'agaces à la fin et puis, veux-tu que je te dise, je n'aime pas beaucoup ta mère, à cause de cette manie qu'elle a de mettre toujours des plumes d'autruche sur son chapeau..."
Le fils Poucet : "Le fait est que ça coûte cher... mais elle fait toujours des dépenses pour éblouir les voisins."
L'autruche : "Au lieu d'éblouir les voisins, elle aurait mieux fait de s'occuper de toi, elle te giflait quelquefois."
Le fils Poucet : "Mon père aussi me battait"
L'autruche : "Ah, monsieur Poucet te battait, c'est inadmissible. Les enfants ne battent pas leurs parents, pourquoi les parents battraient-ils leurs enfants ? D'ailleurs monsieur Poucet n'est pas très malin non plus, la première fois qu'il a vu un oeuf d'autruche, sais-tu ce qu'il a dit ?"
Le fils Poucet : "Non"
L'autruche : "Eh bien, il a dit "Ca ferait une belle omelette !"
Le fils Poucet (rêveur) : "Je me souviens, la première fois qu'il a vu la mer, il a réfléchi quelques secondes et puis il a dit : "Quelle grande cuvette, dommage qu'il n'y ait pas de ponts." "Tout le monde a ri mais moi j'avais envie de pleurer, alors ma mère m'a tiré les oreilles et m'a dit : "Tu ne peux pas rire comme les autres quand ton père plaisante !" Ce n'est pas ma faute, mais je n'aime pas les plaisanteries des grandes personnes..."
L'autruche : "... Moi non plus, grimpe sur mon dos, tu ne verras plus tes parents, mais tu verras du pays."
"Ca va", dit le petit Poucet et il grimpe.
Au grand triple galop l'oiseau et l'enfant démarrent et c'est un très gros nuage de poussière.
Sur le pas de leur porte, les paysans hochent la tête et disent : "Encore une de ces sales automobiles !"
Mais les paysannes entendent l'autruche qui carillonne en galopant :
"Vous entendez les cloches, disent-elles en se signant, c'est une église qui se sauve, le diable sûrement court après."
Et tous de se barricader jusqu'au lendemain matin, mais le lendemain l'autruche et l'enfant sont loin.

Fatras/succession Jacques Prévert, droits numériques réservés.

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grisettegrisette19 juin 2010
Comme les girafes sont muettes, la chanson reste enfermée dans leur tête.
C'est en regardant très attentivement les girafes dans les yeux qu’ on peut voir si elles chantent faux ou si elles chantent vrai.
Refrain :

"Il y avait une fois des girafes
Il y avait beaucoup de girafes.
Bientôt il n'y en aura plus
C'est monsieur l'homme qui les tue. "

Couplet :

"Les grandes girafes sont muettes
Les petites girafes sont rares.
Sur la place de la Muette
J'ai vu un vieux vieillard
Avec beaucoup de poil dessus,
Le poil c'était son pardessus
Mais par-dessus son pardessus
Il était tout 'à fait barbu.
Par-dessus le poil de girafe
Barbe dessus en poil de vieillard.
Elles sont muettes les grandes girafes,
Mais les petites girafes sont rares. "
Le vieux vieillard de la chanson traverse la place en faisant des moulinets avec sa canne.

Le vieux vieillard (il chante) :
"Une hirondelle ne fait pas le printemps mais mon pardessus fera bien cet hiver.
Une hirondelle ... "

Soudain un autre vieillard vient à sa rencontre et comme il connaît le premier et que le premier le connaît également, ils s'arrêtent en face l'un de l'autre, enlèvent leur chapeau de dessus leur tête, le remettent, toussent un peu et se demandent comment ça va, répondent que ça va bien, comme ci, comme ça, pas mal et vous-même, la petite famille très bien, merci beaucoup et puis ils en arrivent à la conversation proprement dite :

Premier vieux vieillard :

"Très très content de vous voir ... "

Second vieux vieillard :

"Moi de même, et votre fils toujours aux colonies, comment va-t-il et que fait-il, combien gagne-t-il, de quoi trafique-t-il bois précieux noix de coco, bois des îles?"

Premier vieux vieillard (très fier) :

"Non, les girafes!"

Second vieux vieillard :

"Ah parfait, très bien, très bien, les girafes (il tâte l'étoffe du pardessus). Eh! Eh! c'est de la girafe de première qualité, votre fils fait bien les choses ... "

A cet instant deux girafes traversent lentement et sans rien dire la place de la Muette, et les deux vieillards font semblant de ne pas les reconnaître, surtout le vieillard au pardessus, il est horriblement gêné et, pour se faire bien voir des girafes, il chante leurs louanges et l'autre vieillard chante avec lui:

Choeur des deux vieillards :

"Ah! le temps des girafes
C'était le bon vieux temps,
Dans une petite mansarde
Avec une grande girafe
Qu’on est heureux à vingt ans (bis). "

Refrain:

"Mais il reviendra le temps des girafes ... "

... A l'instant même où les deux vieillards annoncent que le temps des girafes va revenir, les deux girafes s'en vont en haussant les épaules.
Le fils du vieux vieillard se promène avec un de ses amis, ils ont chacun un fusil.

Le fils qui regardait en l'air aperçoit la tête d'une girafe, baisse le regard et voyant la girafe tout entière entre dans une grande colère.

Le fils :

"Sortez du monde, girafe, sortez, je vous chasse!"

Il vise, il tire, la girafe tombe, il met le pied dessus, son ami le photographie...

Soudain le fils pâlit: "Quelle mouche vous pique?" lui dit son ami.

Le fils :

"Je ne sais pas ... "

Il lâche son fusil, tombe sur la girafe et s'endort pour un certain nombre d'années, la mouche qui l’a piqué est une mauvaise mouche tsé-tsé...

L'ami le voit, comprend, s'enfuit et la grosse mouche mauvaise le poursuit...

La girafe est tombée, l'homme est tombé aussi, la nuit tombe à son tour et la lune éclaire la nuit...

... Le fils est endormi, dirait qu'il est mort, la girafe est morte, on dirait qu'elle dort.

Fatras/succession Jacques Prévert, droits numériques réservés.
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Nastie92Nastie9210 novembre 2016
L'éléphant de mer
Il est très content parce que le gardien lui donne des poissons, des poissons vivants.
Chaque jour, il mange des kilos et des kilos de poissons vivants, c'est embêtant pour les poissons vivants parce qu'après ça, ils sont morts, mais chacun a le droit de manger à sa guise...
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Myriam3Myriam321 juin 2015
Souvent, vous nous mangez quand nous sommes morts, il n'y a rien à dire là-dessus, si vous aimez ça, c'est comme pour le petit-déjeuner du matin, il y en a qui prennent de l'avoine au café au lit, d'autres de l'avoine au chocolat, chacun ses goûts, mais souvent aussi, vous nous frappez, cela, ça ne doit plus se reproduire.

Cheval dans une Ile.
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Nastie92Nastie9215 juin 2015
L'éléphant de mer, quand on ne l'ennuie pas, est heureux comme un roi, beaucoup plus heureux qu'un roi, parce qu'il peut s'asseoir sur le ventre quand ça lui fait plaisir alors que le roi, même sur le trône, est toujours assis sur son derrière.
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Vidéo de Jacques Prévert
"Prévert, le cancre magnifique", émission « Un siècle d'écrivains », numéro 19, diffusée sur France 3, le 10 mai 1995, et réalisée par Gilles Nadeau, Alain Poulanges et Janine Marc-Pezet.
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