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Louis Chevalier (Préfacier, etc.)Samuel Silvestre de Sacy (Éditeur scientifique)
ISBN : 2070422526
Éditeur : Gallimard (27/02/2002)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 4.13/5 (sur 2163 notes)
Résumé :
Dans le Paris du XVe siècle, une jeune et superbe gitane appelée Esméralda danse sur le parvis de Notre Dame. Sa beauté bouleverse l’archidiacre de Notre-Dame, Claude Frollo, qui tente de l'enlever avec l'aide de son sonneur de cloches, le malformé Quasimodo. Esmeralda est sauvée par une escouade d’archers, commandée par le capitaine de la garde Phoebus de Châteaupers...
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Critiques, Analyses & Avis (128) Voir plus Ajouter une critique
Nastasia-B
28 avril 2013
★★★★★
★★★★★
On peut reconnaître toutes les qualités ou tous les défauts qu’on voudra à ce roman, force est de constater que peu sont ceux qui peuvent se targuer d’avoir contribué aussi décisivement à la préservation d’un patrimoine que l’on dit, désormais, mondial. Aujourd’hui, j’ai décidé de ne pas trop vous parler du roman, un certain nombre d’entre-nous s’en sont déjà chargés admirablement, mais plutôt de son impact culturel actuel.
Outre le fait qu’il s’agissait d’une des premières fois où un monument tenait autant lieu de véritable personnage principal d’une œuvre de fiction (Zola par la suite s'inspirera beaucoup de la méthode pour bâtir son roman Le Ventre De Paris, en y faisant même, à un passage, clairement référence), on peut affirmer qu’il a marqué le retour en grâce du monument dont il est question dans le cœur des Parisiens.
À telle enseigne que cette cathédrale, croulante, misérable, en fin de vie, expirante, lourde, massive, poussive, telle qu’on peut la deviner sur le daguerréotype de 1840, dont le principal espoir d’avenir était une destruction en bonne et due forme, à telle enseigne, disais-je, que les autorités, suite au succès du roman, ont reconsidéré la question, et finalement entrepris la fantastique restauration menée à bien par le très controversé (mais à sa façon génial) Eugène Viollet-le-Duc.
Les principales contributions (il y en a d’autres) de cet architecte à l’édifice est l’adjonction de la fameuse flèche qui est maintenant si « typique » de Notre-Dame ainsi que des non moins célèbres chimères qui s’étalent sur toutes les cartes postales. Encore un lien entre littérature et patrimoine, vous savez sûrement que si Viollet-le-Duc a été mandaté pour cette rénovation, c’est avant tout parce qu’il était l’ami d’enfance de Prosper Mérimée, lequel était en charge à l’époque, des monuments historiques.
J’ajouterai encore que, face au succès de la restauration de Notre-Dame de Paris, il a été entrepris, sous l’impulsion de Viollet-le-Duc mais réalisée par ses deux élèves Paul Gout et Édouard Corroyer, une autre non moins fameuse restauration et adjonction de flèche, à savoir celle de l’Abbaye du Mont-Saint-Michel. On a du mal à se figurer désormais le Mont sans cette fameuse flèche, or, elle est extrêmement récente.
Imaginez, donc, Notre-Dame sans sa flèche ni ses chimères, imaginez même qu’elle pourrait ne plus du tout exister, imaginez le Mont-Saint-Michel sans sa flèche, et imaginez que tout cela, tout ce patrimoine si emblématique de la France, nous le devons incontestablement à l’impulsion décisive qu’a constitué ce roman de Hugo.
À tous les amateurs d’histoire de l’art, et je sais qu’ils sont nombreux sur Babelio, sachez que nous lui devons tout cela, et que, rien que pour ce détail, ce roman a un immense mérite. Il y en a bien d’autres, car cette fiction historique se lit avec grand plaisir.
Bien évidemment, on peut reprocher, de temps en temps à notre Victor national de faire un peu trop grincer les violons ou d’en faire un peu trop, mais, dans l’ensemble, il sait toujours se tenir sur la délicate ligne de crêtes tendue entre grandiloquence et kitsch, entre poésie et too much, même si, dans cet exercice de funambule au long cours, il pose de temps en temps le pied sur l’un ou l’autre terrain. Mais malgré tous ces " mais ", j'arrive encore à beaucoup aimer ce roman et je ne m'en cache pas.
Et pour conclure, je dirais que, par l’écriture de ce livre, Victor Hugo a réussi la prouesse de métamorphoser, de transfigurer la cathédrale Notre-Dame de Quasimodo qu’elle était en Esmeralda qu’elle est devenue. Et rien que pour cela, chapeau l’artiste et merci.
Vous noterez que ceci est la vision éminemment partiale d’une amoureuse du patrimoine, avec toutes les déformations de regard que la partialité entraîne, c’est-à-dire, bien peu de chose, un pet de chimère, ou une chiure de pigeon sur le crâne chauve de la statue de Viollet-le-Duc de la flèche de Notre-Dame de Paris.
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Junie
08 janvier 2013
★★★★★
★★★★★
Bien avant "Intouchables" et autre "de Rouille et d'Os", M. Victor Hugo a pris le parti de choisir des êtres disgraciés, rejetés, bannis de la société, pour en faire des héros.
Rien de plus sulfureux que cette immense cathédrale, son parvis où grouille la misère, son prêtre halluciné par le désir, son gnome habité par la grâce, sa princesse en haillons, ses murs de forteresse qui ne protègent ni du vice ni de la mort. Les démons et les anges s'y affrontent, indifférents aux souffrances humaines, combattants éternels dont les âmes sont l'enjeu.
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dgwickert
31 décembre 2016
★★★★★
★★★★★
C'est pour moi le plus grand Hugo ( 1831). Le tome 1 présente les personnages, à l'occasion de la fête des fous à Paris, le 6 janvier 1482, sous le règne de Louis XI âgé. "L'égyptienne" Esmeralda danse place de Grève sous les yeux de la recluse Gudule qui a perdu sa fille, et de ses "amoureux" : l'archidiacre Frollo, son sonneur difforme Quasimodo, et le poète Gringoire..... Le capitaine Phoebus qu'elle va aimer est au bras de sa fiancée. Le tome 2 permet un déroulement d'actions incroyables, toutes plus romantiques et dramatiques les unes que les autres.
Pourquoi est ce pour moi le plus grand Hugo, sur les cinq romans que j'ai lus ?
Contrairement à " Les misérables ", il y a peu de logorrhées : une sur Notre Dame, une intéressante sur Paris, la troisième présentée sous forme d'hypothèse sur " l'imprimerie tue l'architecture".
Ensuite, le tome 2, c'est uniquement de l'action, et j'adore ça !
De plus, ça se passe au moyen âge, ma période historique favorite, et Victor Hugo nous présente un roi Louis XI qui déteste les seigneurs orgueilleux et dispendieux, se dit près du peuple contre les seigneurs, mais n'hésite pas à massacrer la racaille de la cour des miracles quand elle s'attaque à Notre Dame.
En outre, l'ingérence de Victor Hugo dans les émotions de Quasimodo est toujours un moment fort, car ses interlocuteurs ne le voient pas comme un être humain.
Enfin, Victor Hugo fustige directement les juges et indirectement la justice humaine.... Et ça, j'achète !
Comme dans Bug-Jargal, où celui-ci, bien que généreux, est poursuivi par la justice, comme dans le dernier jour d'un condamné, où celui-ci est mis à mort, mais qu'a t-il fait ?...Idem pour Les Misérables où Jean Valjean est poursuivi toute sa vie pour un simple vol, sans regarder tout le bien qu'il fait à Cosette... eh bien, ici, Esmeralda est condamnée à la pendaison pour un crime qu'elle n'a pas commis. Au contraire, elle donne de la joie aux Parisiens en dansant et en montrant les tours de sa chèvre Djali, sauve un homme, et donne à boire à un assoiffé devant la foule hostile.
Que dire de l'archidiacre Claude Frollo dans le rôle du méchant malgré lui ?
Un super moment !

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cmpf
18 avril 2016
★★★★★
★★★★★
Amateurs exclusifs de livres remplis de dialogues, et redoutant les descriptions, passez votre chemin. A moins que le talent de Victor Hugo ne vous convertisse. Car bien plus qu'une histoire, certes très belle d'amours contrariés, c'est un répertoire complet sur l'histoire et la géographie de Paris au XVème siècle. Ainsi l'assertion « Ceci tuera cela » prononcée par Claude Frollo est largement connue, mais elle n'est que l'introduction d'une longue digression de Victor Hugo, sur le sens de l'architecture et sa mort remplacée par l'imprimerie, et peut être aussi celle du christianisme, face à la connaissance.
Je ne sais si un spécialiste de la fin du Moyen Age serait parfaitement d'accord avec cette recréation d'un univers déjà révolu depuis quatre siècles lorsque Hugo l'écrivit, mais elle envoûte.
Mais si Paris et en particulier Notre Dame sont des personnages à part entière, il n'en existe pas moins d'autres de chair et de sang, pas faciles à oublier : la recluse, Pierre Gringoire le poète, figure historique, Claude Frollo le prêtre qui découvre avec l'existence d'Esmeralda, celle de la vie des sens, Esmeralda elle-même et sa chèvre Djali, et le si touchant Quasimodo. Touchant sous la plume de l'écrivain, mais le serait-il si nous le rencontrions réellement parmi nos relations ?
Donc roman sur Paris et sa cathédrale, mais aussi roman d'amour, de différentes sortes d'amour. Avec un antagonisme entre l'amour de Quasimodo, qui est pure abnégation, celui de Frollo qui est possession, et faut-il évoquer celui charnel ou intéressé du très quelconque (moralement) Phoebus, sans parler de l'amour folie de la recluse pour sa fille disparue. Il y a bien encore quelques déclarations voire envolées assez lyriques de Victor Hugo sur l'amour maternel par exemple, mais noyée dans tant de virtuosité.
J'avais jusqu'alors ignoré l'humour de l'auteur, pourtant régulièrement présent, par exemple : « Deux de ces femmes étaient vêtues en bonnes bourgeoises de Paris. Leur fine gorgerette blanche, leur jupe de tiretaine rayée rouge et bleue, leurs chausses de tricot blanc, à coins brodés en couleur, bien tirées sur la jambe, leurs souliers carrés de cuir fauve à semelles noires et surtout leur coiffure, cette espèce de corne de clinquant surchargée de rubans et de dentelles que les champenoises portent encore, concurremment avec les grenadiers de la garde impériale russe,… »
Je pensais ne pas aimer les romans de Victor Hugo, tout en ayant une réelle admiration pour l'homme, ayant essayé deux fois la lecture de Quatre vingt treize et seulement des extraits des Misérables, mais je poursuivrais la découverte de ces oeuvres.
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Pingouin
27 août 2012
★★★★★
★★★★★
Classique parmi les classiques, c'est avec une certaine hésitation que j'entame la rédaction de mon avis quant à cette lecture. Notre-Dame de Paris, c'est une histoire que tout le monde connaît - le principal, tout du moins -, difficile de passer outre, entre la popularité de la joyeuse version de Disney ou celle de la comédie musicale. Malgré cela, il me semble exagérément exagéré de déclarer que l'on connaît celle-ci en s'étant confronté uniquement à l'une de ses adaptations : lire l'original, c'est tout autre chose, et c'est une expérience autrement plus forte.

Bon, comme je l'ai dit, l'histoire est connue et reconnue, point n'est donc besoin de vous la résumer, parlons directement de ce qui nous intéresse. D'abord, il ne faut pas se méprendre à la lecture de ce roman, le personnage principal, ce n'est pas la cathédrale, comme il a été dit et répété ; pas davantage Quasimodo. C'est leur union qui est au centre de l'intrigue. Les quelques pages que Hugo lui consacre sont saisissantes et magnifiques, Quasimodo a grandi et vécu dans sa cathédrale, c'est en son sein qu'il a découvert le monde, c'est en elle qu'il se réfugiait lorsque, découvrant sa laideur et celle qu'elle révélait en ceux qui le haïssait pour cela, il a pris conscience de sa différence. Il n'est rien sans elle, tout juste un homme, mais en elle, il est heureux, il s'y adapte « comme le colimaçon prend la forme de sa coquille ». Mais cette transcendance n'est pas à sens unique. Car la cathédrale a elle aussi besoin de son bossu, de son sonneur. C'est lui qui la fait vivre, survivre lorsqu'elle est attaquée, il lui donne une âme.
L'évolution de notre jugement sur le personnage de Quasimodo est fascinante, l'on en a d'abord pitié, puis, découvrant sa méchanceté, cette pitié devient mépris. Mais c'est là oublier ce mot que grave Frollo dans la chair de la cathédrale : Anankè. La Fatalité. Quasimodo ne fait pas le choix d'être méchant, c'est ainsi que le monde l'a façonné, en contact permanent avec la haine de ses semblables, cette dernière a percé la carapace du bossu pour entrer en lui et dicter ses actions. Il était laid, donc il était rejeté, il était rejeté, donc il était méchant, remonter la chaîne de causalité serait une entreprise ambitieuse, mais envisageable en tant que le hasard n'existe pas dans ce monde créé par Victor Hugo : tout est nécessité.
« La Esmeralda » viendra pourtant prouver que ce banni pouvait aussi aimer, que la haine peut se transcender pour devenir ce que Quasimodo ne croyait jamais pouvoir enfanter. Alors bien sûr, il aimait son maître, Claude Frollo, mais c'était un d'amour de soumission, d'un amour paternel, là c'est celui avec un grand A auquel il a droit. Et il n'est d'ailleurs pas le seul, c'est elle qui provoquera ce sentiment en chacun des principaux protagonistes, c'est elle qui fera naître le meilleur pour ceux qui en sont capables ; le pire pour les autres. En parlant de « pire »...
Il est intéressant de constater que dans ce monde dicté par le déterminisme, l'on en excuse un pour mieux accabler l'autre. Quasimodo était méchant - vous excuserez le manichéisme, mais je ne vais pas m'extirper du roman -, c'est un fait, mais ce n'était pas réellement de sa faute, c'est quelque chose que nous avons déjà évoqué. Mais alors, comment blâmer davantage Frollo ? Lui aussi est méchant, mais pourquoi serait-ce davantage sa faute ? N'est-il pas simplement victime de sa destinée ? C'est l'implicite que contient cette histoire, et pourtant, il a été méchant et est mort méchant, lui qui devait également avoir des tas de raisons pour justifier cette réalité - sa solitude, la déception causée par son frère, son impossibilité de posséder celle qu'il aime comme d'être possédé par elle, etc. Injustice dans l'esprit du lecteur donc, l'un est excusé et l'autre pas, cependant qu'ils sont tous deux irresponsables de leurs actes - irresponsables de leur être.
Parlons du style. Hugo en a un, et un beau, de magnifiques tournures de phrases, superbes images, mais ce qui peut à mon avis paraître lourd, c'est cette érudition dans l'écriture, ou plutôt, cette érudition clairement revendiquée. Bien sûr il ne s'agit pas de phrases comme « je suis un savant », l'on parle bien du sieur Victor, pas du quidam certain de ses certitudes et de son savoir tout relatif. Elle se révèle dans ce recours quasi permanent et explicites à d'autres faits historiques, à des thèses philosophiques, à des textes antiques - sans même évoquer les dizaines de pages n'ayant aucun rapport avec l'histoire directe, mais qui sont présentes dans le seul but d' « éduquer le lecteur ». Je peux comprendre que ce soit quelque chose qui puisse agacer, mais je n'ai pas dit que c'était mon cas, ça devient presque un jeu qui se crée entre notre esprit et le génie de Hugo : verra-t-on la référence ? Auquel cas c'est un lien qui se tisse instantanément ; s'il ne se crée pas, la lecture de la note en bas de page saura le faire pour nous.
J'ai peu dit, il y a pourtant beaucoup à dire, c'est toujours ainsi lorsque je parle d'un classique, la peur de ne pas le traiter comme il le mérite, aussi bien dans l'encensement qu'en son contraire. Quoiqu'il en soit, cette chronique serait sans doute différente si je l'avais rédigée hier ou si je le faisais demain, elle n'est pas exhaustive et ne saurait même représenter correctement l'idée que je me suis fait de l'ouvrage, cela étant, j'ai ressenti le besoin de l'écrire, aussi éphémère soit-elle.

En somme, une très agréable lecture, l'auteur est un génie et il le sait - quoi qu'à l'époque de la rédaction, il n'avait que 29 ans -, mais ça ne m'a pas gêné, au contraire, comme je vous l'ai dit. Pour autant, j'avoue que je m'attendais à un peu mieux au vu du statut que l'oeuvre possède, l'histoire est plutôt banal, mais ce n'est pas bien important, je pense qu'un bon écrivain sait faire de l'histoire la plus ordinaire du monde un chef-d'oeuvre intemporel. Ce qui m'a déçu serait davantage la platitude du roman, non pas qu'il n'y ait pas de rebondissement, je parle d'une dimension plus audacieuse que la simple description du Paris du XVème. Je m'attendais à plus de philosophie en fait - évitez de me parler du pauvre Gringoire qui n'est qu'une caricature de philosophe-poète.
J'avais déjà lu un grand roman de Hugo, L'homme qui rit, et je l'ai considéré comme un chef-d'oeuvre, il m'avait réellement bouleversé. Je n'ai pas ressenti cette même puissance à l'achèvement de Notre-Dame de Paris. Alors bien sûr, le fait que j'ai lu L'homme qui rit il y a bientôt 2 ans doit beaucoup jouer, je suis bien entendu devenu plus exigeant au fil de mes découvertes littéraires. Mais malgré ça, j'ai le sentiment qu'il manque quelque chose, que Hugo n'a fait qu'effleurer ce que lui permettait une telle histoire.
Il y a bien sûr cette envie de réintroduire l'art architectural au centre de l'Art par l'intermédiaire de cette description des merveilles qu'il peut produire qui aurait pu satisfaire cette envie de ma part. C'est un projet ambitieux, mais trop contemporain à l'auteur, il ne nous touche pas, je pense, de la même manière aujourd'hui qu'à l'époque, à l'inverse d'autres dimensions qu'il aurait pu donner à son roman. Celle de cette trop grande prétention de l'homme quant au savoir - avec la scission opérée à ce sujet entre un moyen-âge aux foules ignorantes et une Renaissance avide de savoir - aurait pu, pour le coup, réellement endosser ce rôle de réalité métaphysique dans le récit, mais elle n'est, elle aussi, qu'effleurée sur quelques pages - et puis, Hume s'était déjà attaqué à cette arrogance de la connaissance.
Ce récit reste tout de même très instructif et passionnant à suivre, mais c'est la raison pour laquelle il reste en deçà d'autres découvertes littéraires à mes yeux - pas assez philosophique. J'en attendais aussi énormément et sans doute n'aurais-je pas été déçu si j'avais fait cette découverte par l'intermédiaire d'un regard totalement vierge quant à ce dont il allait se délecter. Un excellent roman historique, cependant.
A présent, je pense m'orienter vers la poésie de Hugo, ses qualité d'écrivains sont indéniables et sans doute les a-t-il brillamment exercées dans ses poèmes ; d'autres de ses romans viendront naturellement parsemer ces lectures. Cette déception - extrêmement modérée - est loin de m'avoir fait renoncer à la découverte du géant qu'il est, elle lui a même redonné un coup de fouet - signe, sans doute, qu'elle n'en est pas une.
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Citations & extraits (262) Voir plus Ajouter une citation
sld09sld0917 février 2017
Le 6 janvier, ce qui mettoit en émotion tout le populaire de Paris, comme dit Jehan de Troyes, c'était la double solennité, réunie depuis un temps immémorial, du jour des Rois et de la Fête des Fous.
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Gwen21Gwen2110 février 2017
Puis, Jehan revint vers la ribaude, et cassa une bouteille qui était sur une table, en s’écriant :
- Déjà vide, corbœuf ! et je n’ai plus d’argent ! Isabeau, ma mie, je ne serai content de Jupiter que lorsqu’il aura changé vos deux tétins blancs en deux noires bouteilles, où je téterai du vin de Beaune jour et nuit.
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Gwen21Gwen2109 février 2017
Ne regarde pas la figure.
Jeune fille, regarde le cœur.
Le cœur d’un beau jeune homme est souvent difforme.
Il y a des cœurs où l’amour ne se conserve pas.
Jeune fille, le sapin n’est pas beau.
N’est pas beau comme le peuplier.
Mais il garde son feuillage l’hiver.
Hélas ! à quoi bon dire cela ?
Ce qui n’est pas beau a tort d’être ;
La beauté n’aime que la beauté.
Avril tourne le dos à janvier.
La beauté est parfaite,
La beauté peut tout.
La beauté est la seule chose qui n’existe pas à demi.
Le corbeau ne vole que le jour,
Le hibou ne vole que la nuit,
Le cygne vole la nuit et le jour.
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Gwen21Gwen2108 février 2017
Il se trouve toujours partout des gens qui ont tout vu.
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Gwen21Gwen2106 février 2017
- Jamais je n’ai vu ma laideur comme à présent. Quand je me compare à vous, j’ai bien pitié de moi, pauvre malheureux monstre que je suis ! Je dois vous faire l’effet d’une bête, dites. Vous, vous êtes un rayon de soleil, une goutte de rosée, un chant d’oiseau ! Moi, je suis quelque chose d’affreux, ni homme, ni animal, un je ne sais quoi plus dur, plus foulé aux pieds et plus difforme qu’un caillou !
+ Lire la suite
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Notre-Dame de Paris de Victor Hugo

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