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Louis Chevalier (Préfacier, etc.)Samuel Silvestre de Sacy (Éditeur scientifique)
ISBN : 2070422526
Éditeur : Gallimard (27/02/2002)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 4.14/5 (sur 2742 notes)
Résumé :
Dans le Paris du XVe siècle, une jeune et superbe gitane appelée Esméralda danse sur le parvis de Notre Dame. Sa beauté bouleverse l’archidiacre de Notre-Dame, Claude Frollo, qui tente de l'enlever avec l'aide de son sonneur de cloches, le malformé Quasimodo. Esmeralda est sauvée par une escouade d’archers, commandée par le capitaine de la garde Phoebus de Châteaupers...
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Critiques, Analyses et Avis (169) Voir plus Ajouter une critique
Nastasia-B
  28 avril 2013
On peut reconnaître toutes les qualités ou tous les défauts qu’on voudra à ce roman, force est de constater que peu sont ceux qui peuvent se targuer d’avoir contribué aussi décisivement à la préservation d’un patrimoine que l’on dit, désormais, mondial. Aujourd’hui, j’ai décidé de ne pas trop vous parler du roman, un certain nombre d’entre-nous s’en sont déjà chargés admirablement, mais plutôt de son impact culturel actuel.
Outre le fait qu’il s’agissait d’une des premières fois où un monument tenait autant lieu de véritable personnage principal d’une œuvre de fiction (Zola par la suite s'inspirera beaucoup de la méthode pour bâtir son roman Le Ventre De Paris, en y faisant même, à un passage, clairement référence), on peut affirmer qu’il a marqué le retour en grâce du monument dont il est question dans le cœur des Parisiens.
À telle enseigne que cette cathédrale, croulante, misérable, en fin de vie, expirante, lourde, massive, poussive, telle qu’on peut la deviner sur le daguerréotype de 1840, dont le principal espoir d’avenir était une destruction en bonne et due forme, à telle enseigne, disais-je, que les autorités, suite au succès du roman, ont reconsidéré la question, et finalement entrepris la fantastique restauration menée à bien par le très controversé (mais à sa façon génial) Eugène Viollet-le-Duc.
Les principales contributions (il y en a d’autres) de cet architecte à l’édifice est l’adjonction de la fameuse flèche qui est maintenant si « typique » de Notre-Dame ainsi que des non moins célèbres chimères qui s’étalent sur toutes les cartes postales. Encore un lien entre littérature et patrimoine, vous savez sûrement que si Viollet-le-Duc a été mandaté pour cette rénovation, c’est avant tout parce qu’il était l’ami d’enfance de Prosper Mérimée, lequel était en charge à l’époque, des monuments historiques.
J’ajouterai encore que, face au succès de la restauration de Notre-Dame de Paris, il a été entrepris, sous l’impulsion de Viollet-le-Duc mais réalisée par ses deux élèves Paul Gout et Édouard Corroyer, une autre non moins fameuse restauration et adjonction de flèche, à savoir celle de l’Abbaye du Mont-Saint-Michel. On a du mal à se figurer désormais le Mont sans cette fameuse flèche, or, elle est extrêmement récente.
Imaginez, donc, Notre-Dame sans sa flèche ni ses chimères, imaginez même qu’elle pourrait ne plus du tout exister, imaginez le Mont-Saint-Michel sans sa flèche, et imaginez que tout cela, tout ce patrimoine si emblématique de la France, nous le devons incontestablement à l’impulsion décisive qu’a constitué ce roman de Hugo.
À tous les amateurs d’histoire de l’art, et je sais qu’ils sont nombreux sur Babelio, sachez que nous lui devons tout cela, et que, rien que pour ce détail, ce roman a un immense mérite. Il y en a bien d’autres, car cette fiction historique se lit avec grand plaisir.
Bien évidemment, on peut reprocher, de temps en temps à notre Victor national de faire un peu trop grincer les violons ou d’en faire un peu trop, mais, dans l’ensemble, il sait toujours se tenir sur la délicate ligne de crêtes tendue entre grandiloquence et kitsch, entre poésie et too much, même si, dans cet exercice de funambule au long cours, il pose de temps en temps le pied sur l’un ou l’autre terrain. Mais malgré tous ces " mais ", j'arrive encore à beaucoup aimer ce roman et je ne m'en cache pas.
Et pour conclure, je dirais que, par l’écriture de ce livre, Victor Hugo a réussi la prouesse de métamorphoser, de transfigurer la cathédrale Notre-Dame de Quasimodo qu’elle était en Esmeralda qu’elle est devenue. Et rien que pour cela, chapeau l’artiste et merci.
Vous noterez que ceci est la vision éminemment partiale d’une amoureuse du patrimoine, avec toutes les déformations de regard que la partialité entraîne, c’est-à-dire, bien peu de chose, un pet de chimère, ou une chiure de pigeon sur le crâne chauve de la statue de Viollet-le-Duc de la flèche de Notre-Dame de Paris.
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Junie
  08 janvier 2013
Bien avant "Intouchables" et autre "de Rouille et d'Os", M. Victor Hugo a pris le parti de choisir des êtres disgraciés, rejetés, bannis de la société, pour en faire des héros.
Rien de plus sulfureux que cette immense cathédrale, son parvis où grouille la misère, son prêtre halluciné par le désir, son gnome habité par la grâce, sa princesse en haillons, ses murs de forteresse qui ne protègent ni du vice ni de la mort. Les démons et les anges s'y affrontent, indifférents aux souffrances humaines, combattants éternels dont les âmes sont l'enjeu.
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cmpf
  18 avril 2016
Amateurs exclusifs de livres remplis de dialogues, et redoutant les descriptions, passez votre chemin. A moins que le talent de Victor Hugo ne vous convertisse. Car bien plus qu'une histoire, certes très belle d'amours contrariés, c'est un répertoire complet sur l'histoire et la géographie de Paris au XVème siècle. Ainsi l'assertion « Ceci tuera cela » prononcée par Claude Frollo est largement connue, mais elle n'est que l'introduction d'une longue digression de Victor Hugo, sur le sens de l'architecture et sa mort remplacée par l'imprimerie, et peut être aussi celle du christianisme, face à la connaissance.
Je ne sais si un spécialiste de la fin du Moyen Age serait parfaitement d'accord avec cette recréation d'un univers déjà révolu depuis quatre siècles lorsque Hugo l'écrivit, mais elle envoûte.
Mais si Paris et en particulier Notre Dame sont des personnages à part entière, il n'en existe pas moins d'autres de chair et de sang, pas faciles à oublier : la recluse, Pierre Gringoire le poète, figure historique, Claude Frollo le prêtre qui découvre avec l'existence d'Esmeralda, celle de la vie des sens, Esmeralda elle-même et sa chèvre Djali, et le si touchant Quasimodo. Touchant sous la plume de l'écrivain, mais le serait-il si nous le rencontrions réellement parmi nos relations ?
Donc roman sur Paris et sa cathédrale, mais aussi roman d'amour, de différentes sortes d'amour. Avec un antagonisme entre l'amour de Quasimodo, qui est pure abnégation, celui de Frollo qui est possession, et faut-il évoquer celui charnel ou intéressé du très quelconque (moralement) Phoebus, sans parler de l'amour folie de la recluse pour sa fille disparue. Il y a bien encore quelques déclarations voire envolées assez lyriques de Victor Hugo sur l'amour maternel par exemple, mais noyée dans tant de virtuosité.
J'avais jusqu'alors ignoré l'humour de l'auteur, pourtant régulièrement présent, par exemple : « Deux de ces femmes étaient vêtues en bonnes bourgeoises de Paris. Leur fine gorgerette blanche, leur jupe de tiretaine rayée rouge et bleue, leurs chausses de tricot blanc, à coins brodés en couleur, bien tirées sur la jambe, leurs souliers carrés de cuir fauve à semelles noires et surtout leur coiffure, cette espèce de corne de clinquant surchargée de rubans et de dentelles que les champenoises portent encore, concurremment avec les grenadiers de la garde impériale russe,… »
Je pensais ne pas aimer les romans de Victor Hugo, tout en ayant une réelle admiration pour l'homme, ayant essayé deux fois la lecture de Quatre vingt treize et seulement des extraits des Misérables, mais je poursuivrais la découverte de ces oeuvres.
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Pingouin
  27 août 2012
Classique parmi les classiques, c'est avec une certaine hésitation que j'entame la rédaction de mon avis quant à cette lecture. Notre-Dame de Paris, c'est une histoire que tout le monde connaît - le principal, tout du moins -, difficile de passer outre, entre la popularité de la joyeuse version de Disney ou celle de la comédie musicale. Malgré cela, il me semble exagérément exagéré de déclarer que l'on connaît celle-ci en s'étant confronté uniquement à l'une de ses adaptations : lire l'original, c'est tout autre chose, et c'est une expérience autrement plus forte.

Bon, comme je l'ai dit, l'histoire est connue et reconnue, point n'est donc besoin de vous la résumer, parlons directement de ce qui nous intéresse. D'abord, il ne faut pas se méprendre à la lecture de ce roman, le personnage principal, ce n'est pas la cathédrale, comme il a été dit et répété ; pas davantage Quasimodo. C'est leur union qui est au centre de l'intrigue. Les quelques pages que Hugo lui consacre sont saisissantes et magnifiques, Quasimodo a grandi et vécu dans sa cathédrale, c'est en son sein qu'il a découvert le monde, c'est en elle qu'il se réfugiait lorsque, découvrant sa laideur et celle qu'elle révélait en ceux qui le haïssait pour cela, il a pris conscience de sa différence. Il n'est rien sans elle, tout juste un homme, mais en elle, il est heureux, il s'y adapte « comme le colimaçon prend la forme de sa coquille ». Mais cette transcendance n'est pas à sens unique. Car la cathédrale a elle aussi besoin de son bossu, de son sonneur. C'est lui qui la fait vivre, survivre lorsqu'elle est attaquée, il lui donne une âme.
L'évolution de notre jugement sur le personnage de Quasimodo est fascinante, l'on en a d'abord pitié, puis, découvrant sa méchanceté, cette pitié devient mépris. Mais c'est là oublier ce mot que grave Frollo dans la chair de la cathédrale : Anankè. La Fatalité. Quasimodo ne fait pas le choix d'être méchant, c'est ainsi que le monde l'a façonné, en contact permanent avec la haine de ses semblables, cette dernière a percé la carapace du bossu pour entrer en lui et dicter ses actions. Il était laid, donc il était rejeté, il était rejeté, donc il était méchant, remonter la chaîne de causalité serait une entreprise ambitieuse, mais envisageable en tant que le hasard n'existe pas dans ce monde créé par Victor Hugo : tout est nécessité.
« La Esmeralda » viendra pourtant prouver que ce banni pouvait aussi aimer, que la haine peut se transcender pour devenir ce que Quasimodo ne croyait jamais pouvoir enfanter. Alors bien sûr, il aimait son maître, Claude Frollo, mais c'était un d'amour de soumission, d'un amour paternel, là c'est celui avec un grand A auquel il a droit. Et il n'est d'ailleurs pas le seul, c'est elle qui provoquera ce sentiment en chacun des principaux protagonistes, c'est elle qui fera naître le meilleur pour ceux qui en sont capables ; le pire pour les autres. En parlant de « pire »...
Il est intéressant de constater que dans ce monde dicté par le déterminisme, l'on en excuse un pour mieux accabler l'autre. Quasimodo était méchant - vous excuserez le manichéisme, mais je ne vais pas m'extirper du roman -, c'est un fait, mais ce n'était pas réellement de sa faute, c'est quelque chose que nous avons déjà évoqué. Mais alors, comment blâmer davantage Frollo ? Lui aussi est méchant, mais pourquoi serait-ce davantage sa faute ? N'est-il pas simplement victime de sa destinée ? C'est l'implicite que contient cette histoire, et pourtant, il a été méchant et est mort méchant, lui qui devait également avoir des tas de raisons pour justifier cette réalité - sa solitude, la déception causée par son frère, son impossibilité de posséder celle qu'il aime comme d'être possédé par elle, etc. Injustice dans l'esprit du lecteur donc, l'un est excusé et l'autre pas, cependant qu'ils sont tous deux irresponsables de leurs actes - irresponsables de leur être.
Parlons du style. Hugo en a un, et un beau, de magnifiques tournures de phrases, superbes images, mais ce qui peut à mon avis paraître lourd, c'est cette érudition dans l'écriture, ou plutôt, cette érudition clairement revendiquée. Bien sûr il ne s'agit pas de phrases comme « je suis un savant », l'on parle bien du sieur Victor, pas du quidam certain de ses certitudes et de son savoir tout relatif. Elle se révèle dans ce recours quasi permanent et explicites à d'autres faits historiques, à des thèses philosophiques, à des textes antiques - sans même évoquer les dizaines de pages n'ayant aucun rapport avec l'histoire directe, mais qui sont présentes dans le seul but d' « éduquer le lecteur ». Je peux comprendre que ce soit quelque chose qui puisse agacer, mais je n'ai pas dit que c'était mon cas, ça devient presque un jeu qui se crée entre notre esprit et le génie de Hugo : verra-t-on la référence ? Auquel cas c'est un lien qui se tisse instantanément ; s'il ne se crée pas, la lecture de la note en bas de page saura le faire pour nous.
J'ai peu dit, il y a pourtant beaucoup à dire, c'est toujours ainsi lorsque je parle d'un classique, la peur de ne pas le traiter comme il le mérite, aussi bien dans l'encensement qu'en son contraire. Quoiqu'il en soit, cette chronique serait sans doute différente si je l'avais rédigée hier ou si je le faisais demain, elle n'est pas exhaustive et ne saurait même représenter correctement l'idée que je me suis fait de l'ouvrage, cela étant, j'ai ressenti le besoin de l'écrire, aussi éphémère soit-elle.

En somme, une très agréable lecture, l'auteur est un génie et il le sait - quoi qu'à l'époque de la rédaction, il n'avait que 29 ans -, mais ça ne m'a pas gêné, au contraire, comme je vous l'ai dit. Pour autant, j'avoue que je m'attendais à un peu mieux au vu du statut que l'oeuvre possède, l'histoire est plutôt banal, mais ce n'est pas bien important, je pense qu'un bon écrivain sait faire de l'histoire la plus ordinaire du monde un chef-d'oeuvre intemporel. Ce qui m'a déçu serait davantage la platitude du roman, non pas qu'il n'y ait pas de rebondissement, je parle d'une dimension plus audacieuse que la simple description du Paris du XVème. Je m'attendais à plus de philosophie en fait - évitez de me parler du pauvre Gringoire qui n'est qu'une caricature de philosophe-poète.
J'avais déjà lu un grand roman de Hugo, L'homme qui rit, et je l'ai considéré comme un chef-d'oeuvre, il m'avait réellement bouleversé. Je n'ai pas ressenti cette même puissance à l'achèvement de Notre-Dame de Paris. Alors bien sûr, le fait que j'ai lu L'homme qui rit il y a bientôt 2 ans doit beaucoup jouer, je suis bien entendu devenu plus exigeant au fil de mes découvertes littéraires. Mais malgré ça, j'ai le sentiment qu'il manque quelque chose, que Hugo n'a fait qu'effleurer ce que lui permettait une telle histoire.
Il y a bien sûr cette envie de réintroduire l'art architectural au centre de l'Art par l'intermédiaire de cette description des merveilles qu'il peut produire qui aurait pu satisfaire cette envie de ma part. C'est un projet ambitieux, mais trop contemporain à l'auteur, il ne nous touche pas, je pense, de la même manière aujourd'hui qu'à l'époque, à l'inverse d'autres dimensions qu'il aurait pu donner à son roman. Celle de cette trop grande prétention de l'homme quant au savoir - avec la scission opérée à ce sujet entre un moyen-âge aux foules ignorantes et une Renaissance avide de savoir - aurait pu, pour le coup, réellement endosser ce rôle de réalité métaphysique dans le récit, mais elle n'est, elle aussi, qu'effleurée sur quelques pages - et puis, Hume s'était déjà attaqué à cette arrogance de la connaissance.
Ce récit reste tout de même très instructif et passionnant à suivre, mais c'est la raison pour laquelle il reste en deçà d'autres découvertes littéraires à mes yeux - pas assez philosophique. J'en attendais aussi énormément et sans doute n'aurais-je pas été déçu si j'avais fait cette découverte par l'intermédiaire d'un regard totalement vierge quant à ce dont il allait se délecter. Un excellent roman historique, cependant.
A présent, je pense m'orienter vers la poésie de Hugo, ses qualité d'écrivains sont indéniables et sans doute les a-t-il brillamment exercées dans ses poèmes ; d'autres de ses romans viendront naturellement parsemer ces lectures. Cette déception - extrêmement modérée - est loin de m'avoir fait renoncer à la découverte du géant qu'il est, elle lui a même redonné un coup de fouet - signe, sans doute, qu'elle n'en est pas une.
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gouelan
  17 juin 2016
Un portrait de Paris à la fin du Moyen-Âge, de ses lieux et de ses hommes.
La place de la grève, où on y joue une drôle de justice ; la cour des miracles, qui rassemble tous les misérables ; la cathédrale, majestueuse et austère, où résident Quasimodo l'enfant trouvé et Claude Frollo, le prêtre fou.
Partout il n'y a que laideur, injustice et ignorance. Le roi, le juge, le soldat et le prêtre sont laids. Le peuple n'a pas d'autre choix que de croupir dans la saleté et de se soumettre. Quasimodo et Esméralda, deux êtres sans défenses, naïfs, ont le cœur pur. Quasimodo, mi-homme, mi-gargouille, qui n'est pas admis dans la cour des hommes, observe et ressent avec ses propres moyens, toute l'injustice et le désordre de ce monde. À sa façon, il équilibre le bien et le mal, en faisant chuter le mal diabolique, au moment où la pureté se balance au bout de la corde. Il fait triompher le bien sur le mal, pas dans la vie, mais dans la mort.
Un roman historique, fantastique et romantique. Des moments intenses qui nous révoltent. Une histoire, nichée dans les pages de l'Histoire, cruellement belle.
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Citations et extraits (298) Voir plus Ajouter une citation
gigi55gigi55   04 novembre 2018
Je ne l'aime pas ! s'écria la pauvre malheureuse enfant ; et en même temps elle se pendit au capitaine qu'elle fit asseoir près d'elle. Je ne t'aime pas, mon Phébus ! Qu'est-ce que tu dis là, méchant, pour me déchirer le cœur? Oh ! va! prends-moi, prends tout! fais ce que tu voudras de moi, je suis à toi. Que m'importe l'amulette? que m'importe ma mère? c'est toi qui es ma mère, puisque je l'aime ! Phébus, mon Phébus bien-aimé, me vois-tu? c'est moi, regarde-moi ; c'est cette petite que tu veux bien ne pas repousser, qui vient, qui vient elle-même te chercher. Mon âme, ma vie, mon corps, ma personne, tout cela est une chose qui est à vous, mon capitaine. Eh bien, non ! ne nous marions pas, cela t'ennuie; et puis, qu'est-ce que je suis, moi? une misérable fille du ruisseau, tandis que toi, mon Phœbus ! tu es gentilhomme. Belle chose, vraiment ! une danseuse épouser -un officier ! j'étais folle. Non, Phœbus, non ; je serai ta maîtresse, ton amusement, ton plaisir, quand tu voudras, une fille qui sera à toi. Je ne suis faite que pour cela, souillée, méprisée, déshonorée, mais qu'importé ! aimée. Je serai la plus fière et la plus joyeuse des femmes. Et, quand je serai vieille ou laide, Phœbus, quand je ne serai plus bonne pour vous aimer, monseigneur, vous me souffrirez encore pour vous servir; D'autres vous broderont des écharpes; c'est moi, la servante, qui en aurai soin. Vous me laisserez fourbir vos éperons, brosser votre hoqueton, épousseter vos bottes de cheval. N'est-ce pas, mon Phœbus, que vous aurez cette* pitié? En attendant, prends moi ! Tiens, Phœbus, tout cela t'appartient, aime-moi seulement! Nous autres égyptiennes, il ne nous faut que cela, de l'air et de l'amour.
En parlant ainsi, elle jetait ses bras autour du cou de l'officier; elle le regardait du bas en haut, suppliante, et avec un beau sourire tout en pleurs. Sa gorge délicate se frottait au pourpoint de drap et aux rudes broderies. Elle tordait sur ses genoux son beau corps demi-nu. Le capitaine enivré colla ses lèvres ardentes à ces belles épaules africaines.. La jeune fille, les yeux perdus au plafond, renversée en arrière, frémissait toute palpitante sous ce baiser.
p. 437
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gigi55gigi55   04 novembre 2018
CECI TUERA CELA.

Nos lectrices nous pardonneront de nous arrêter un moment pour chercher que pouvait dire la pensée qui se dérobait sous ces paroles énigmatiques de l'archidiacre : Ceci tuera cela. Le Livre tuera l'édifice. A notre sens, cette pensée avait deux faces. C'était d'abord une pensée de prêtre. C'était l'effroi du sacerdoce devant un agent nouveau, l'imprimerie. C'était l'épouvante et l'éblouissement de l'homme du sanctuaire devant la presse lumineuse de Gutenberg. C'était la chaire et le manuscrit, la parole parlée et la parole écrite, s'alarmant de la parole imprimée; quelque chose de pareil à la stupeur d'un passereau qui verrait l'ange Légion ouvrir ses six millions d'ailes. C'était le cri du prophète qui entend déjà bruire et fourmiller l'humanité émancipée, qui voit dans l'avenir l'intelligence saper la foi, l'opinion détrôner la croyance, le monde secouer Rome. Pronostic du philosophe qui voit la pensée humaine, volatilisée par la presse, s'évaporer du récipient théocratique. Terreur du soldat qui examine le bélier d'airain et qui dit : La tour croulera. Cela signifiait qu'une puissance allait succéder à une autre puissance. Cela voulait dire : La presse tuera l'église.Mais sous cette pensée, la première et la plus simple sans doute, il y en avait à notre avis une antre, plus neuve, un corollaire de la première, moins facile à apercevoir et plus facile à contester, une vue tout aussi philosophique, non plus du prêtre seulement, mais du savant et de l'artiste. C'était pressentiment que la pensée humaine en changeant de forme allait changer de mode d'expression, que l'idée capitale de chaque génération ne s'écrirait plus avec la même matière et de la même façon ; que le livre de pierre, si solide et si durable, allait faire place au livre de papier, plus solide et plus durable encore. Sous ce rapport, la vague formule de l'archidiacre avait un second sens ; elle signifiait qu'un art allait détrôner un autre [art. Elle voulait dire : L'imprimerie tuera l'architecture.En effet, depuis l'origine des choses jusqu'au quinzième siècle de l'ère chrétienne inclusivement, l'architecture est le grand-livre de l'humanité, l'expression principale de l'homme à ses divers états de développement, soit comme force, soit comme intelligence.Quand la mémoire des premières races se sentit surchargée, quand le bagage des souvenirs du genre humain devint si lourd et si confus, que la parole, nue et volante, risqua d'en perdre en chemin, on les transcrivit sur le sol de la façon la plus visible, la plus durable et la plus naturelle à la fois. On scella chaque tradition sous un monument.Les premiers monuments furent de simples quartiers de roche que le fer n'avait pas touchés, dit Moïse. L'architecture commença comme toute écriture. Elle fut d'abord alphabet. On plantait une pierre debout, et c'était une lettre, et chaque lettre était un hiéroglyphe, et sur chaque hiéroglyphe reposait un groupe d'idées comme le chapiteau sur la colonne. Ainsi firent les premières races, partout, au même moment, sur la surface du monde entier. On retrouve la pierre levée des Celtes dans la Sibérie d'Asie, dans les pampas d'Amérique.Plus tard on fit des mots. On superposa la pierre à h pierre, on accoupla ces syllabes de granit, le verbe essaya quelques combinaisons. Le dolmen et le cromlech celtes, le tumulus étrusque, le galgal hébreu, sont des mots. Quelques-uns, le tumulus surtout, sont des noms propres. Quelquefois même, quand on avait beaucoup de pierre e' une vaste plage, on écrivait une phrase. L'immense entassement de Karnac est déjà une formule tout entière.Enfin on fît des livres. Les traditions avaient enfanté des symboles, sous lesquels elles disparaissaient comme le tronc de l'arbre sous son feuillage; tous ces symboles, auxquels l'humanité avait foi, allaient croissant, se multipliant, se croisant, se compliquant de plus en plus; les premiers monuments ne suffisaient plus à les contenir; ils en étaient débordés de toutes parts ; à peine ces monuments exprimaient-ils encore la tradition primitive, comme eux simple, nue et gisante sur le sol. Le symbole avait besoin de s'épanouir dans l'édifice. L'architecture alors se développa avec la pensée humaine; elle devint géante à mille têtes et à mille bras, et fixa sous une forme éternelle, visible, palpable, tout ce symbolisme flottant. Tandis que Dédale qui est la force mesurait, tandis qu'Orphée qui est l'intelligence chantait, le pilier qui est une lettre, l'arcade qui est une syllabe, la pyramide qui est un mot, mis en mouvement à la fois par une loi de géométrie et par une loi de poésie, se groupaient, se combinaient, s'amalgamaient, descendaient, montaient, se juxtaposaient, sur le sol, s'étageaient dans le ciel, jusqu'à ce qu'ils eussent écrit, sous la dictée de l'idée générale d'une époque, ces livres merveilleux qui étaient aussi de merveilleux édifices : la pagode d'Ekinga, le Rhamseïon d'Égypte, le temple de Salomon.L'idée mère, le verbe, n'était pas seulement au fond de tous ces édifices, mais encore dans la forme. Le temple de Salomon, par exemple, n'était point simplement la reliure du livre saint, il était le livre saint lui-même. Sur chacune de ses enceintes concentriques les prêtres pouvaient lire le verbe traduit et manifesté aux yeux, et ils suivaient ainsi ses transformations de sanctuaire en sanctuaire jusqu'à ce qu'ils le saisissent dans son dernier tabernacle sous sa forme la plus concrète, qui était encore de l'architecture : l'arche. Ainsi le verbe était enfermé dons l'édifice, mais son image était sur son enveloppe comme la figure humaine sur le cercueil d'une momie.Et non-seulement la forme des édifices, mais encore l'emplacement qu'ils se choisissaient révélait la pensée qu'ils représentaient. Selon que le symbole à exprimer était gracieux ou sombre, la Grèce couronnait ses montagnes d'un temple harmonieux à l'œil, l'Inde éventrait les siennes pour y ciseler ces difformes pagodes souterraines portées par de gigantesques rangées d'éléphants de granit.Ainsi, durant les six mille premières années du monde, depuis la pagode la plus immémoriale de lndoustan jusqu'à la cathédrale de Cologne, l'architecture a été la grande écriture du genre humain. Et cela est tellement vrai, que non-seulement tout symbole religieux, mais encore toute pensée humaine, a sa page dans ce livre immense et son monument.Toute civilisation commence par la théocratie et finit par la démocratie. Cette loi de la liberté succédant à l'unité est écrite dans l'architecture. Car, insistons sur ce point, il ne faut pas croire que la maçonnerie ne soit puissante qu'à édifier le temple, qu'a exprimer !e mythe et le symbolisme sacerdotal, qu'à transcrire en hiéroglyphes sur ces pages de pierre les tables mystérieuses de la loi. S'il en était ainsi, comme il arrive dans toute société humaine un moment où le symptôme sacré s'use et s'oblitère sous la libre pensée, où l'homme se dérobe au prêtre, où l'excroissance des philosophies et des systèmes ronge la face de la religion, l'architecture ne pourrait reproduire ce nouvel état de l'esprit humain, ses feuillets, chargés au recto, seraient vides au verso, son œuvre serait tronquée, son livre serait incomplet. Mais, non.Prenons pour exemple le moyen âge, où nous voyons plus clair parce qu'il est plus prés de nous. Durant sa première période, tandis que la théocratie organise l'Europe, tandis que le Vatican rallie et reclasse autour de lui les éléments d'une Rome ile avec la Rome qui git écroulée autour du Capitole, tandis que le christianisme s'en va recherchant dans les décombres de la civilisation antérieure tous les étages de la société et repart avec ses ruines? un nouvel univers hiérarchique dont le sacerdoce est la clef de voûte, on entend sourdre d'abord dans ce chaos, puis on voit peu à peu sous le souffle du christianisme, sous la main des barbares, surgir des déblais des architectures mortes, grecque et romaine, cette mystérieuse architecture romane, sœur des maçonneries théocratiques de l'Égypte et de l'Inde, emblème inaltérable du catholicisme pur, immuable hiéroglyphe de l'unité papale. Toute la pensée d'alors est écrite en effet dans ce sombre style roman. On y sent partout l'autorité, l'unité, l'impénétrable, l'absolu, Grégoire VII; partout le prêtre, jamais l'homme; partout la caste, jamais le peuple. Mais les croisades arrivent. C'est un grand mouvement populaire; et tout grand mouvement populaire, quels qu'en soient la cause et le but, dégage toujours de son dernier précipité l'esprit de liberté. Des nouveautés vont se faire jour. Voici que s'ouvre la période orageuse des Jacqueries, des Pragueries et des Ligues. L'autorité s'ébranle, l'unité se bifurque. La féodalité demande à partager avec la théocratie, en attendant le peuple qui surviendra inévitablement, et qui se fera, comme toujours, la part du lion : quia nominor ko. La seigneurie perce donc sous le sacerdoce, la commune sous la seigneurie. La face de l'Europeest changée. Eh bien ! la face de l'architecture est changée aussi. Comme la civilisation, elle a tourné la page, et l'esprit nouveau des temps la trouve prête à écrire sous sa dictée. Elle est revenue des croisades avec l'ogive, comme les nations avec la liberté. Alors, tandis que Rome se démembre peu à peu, l'architecture romane meurt. L'hiéroglyphe déserte la cathédrale et s'en va blasonner le donjon .pour faire un prestige à la féodalité. La cathédrale elle-même, cet édifice autrefois si dogmatique, envahie désormais par la bourgeoisie, par la commune, par la liberté, échappe au prêtre et tombe au pouvoir de l'artiste. L'artiste la bâtit à sa guise. Adieu le mystère, le mythe, la loi. Voici la fantaisie et le caprice. Pourvu que le prêtre ait sa basilique et son autel, il n'a rien à dire. Les quatre murs sont à l'artiste. Le livre architectural n'appartient plus au sacerdoce, à la religion, à Rome ; il est à l'imagination, à la poésie, au peuple. De là les transformations rapides et innombrables de cette a
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vassia7178vassia7178   31 octobre 2018
Et elle se mit à courir sur le quai de la Grève, jusqu'à ce qu'elle eût laissé le pont bien loin derrière elle.
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Nastasia-BNastasia-B   27 avril 2013
On ne saurait se faire une idée de sa joie les jours de grande volée. Au moment où l’archidiacre l’avait lâché et lui avait dit : Allez, il montait la vis du clocher plus vite qu’un autre ne l’eût descendue. Il entrait tout essoufflé dans la chambre aérienne de la grosse cloche ; il la considérait un moment avec recueillement et amour ; puis il lui adressait doucement la parole, il la flattait de la main, comme un bon cheval qui va faire une longue course. Il la plaignait de la peine qu’elle allait avoir. Après ces premières caresses, il criait à ses aides, placés à l’étage inférieur de la tour, de commencer. Ceux-ci se pendaient aux câbles, le cabestan criait, et l’énorme capsule de métal s’ébranlait lentement. Quasimodo, palpitant, la suivait du regard. Le premier choc du battant et de la paroi d’airain faisait frissonner la charpente sur laquelle il était monté. Quasimodo vibrait avec la cloche. Vah ! criait-il avec un éclat de rire insensé. Cependant le mouvement du bourdon s’accélérait, et à mesure qu’il parcourait un angle plus ouvert, l’œil de Quasimodo s’ouvrait aussi de plus en plus phosphorique et flamboyant. Enfin la grande volée commençait, toute la tour tremblait, charpentes, plombs, pierres de taille, tout grondait à la fois, depuis les pilotis de la fondation jusqu’aux trèfles du couronnement. Quasimodo alors bouillait à grosse écume ; il allait, venait ; il tremblait avec la tour de la tête aux pieds. La cloche, déchaînée et furieuse, présentait alternativement aux deux parois de la tour sa gueule de bronze d’où s’échappait ce souffle de tempête qu’on entend à quatre lieues. Quasimodo se plaçait devant cette gueule ouverte ; il s’accroupissait, se relevait avec les retours de la cloche, aspirait ce souffle renversant, regardait tour à tour la place profonde qui fourmillait à deux cents pieds au-dessous de lui et l’énorme langue de cuivre qui venait de seconde en seconde lui hurler dans l’oreille. C’était la seule parole qu’il entendît, le seul son qui troublât pour lui le silence universel. Il s’y dilatait comme un oiseau au soleil. Tout à coup la frénésie de la cloche le gagnait ; son regard devenait extraordinaire ; il attendait le bourdon au passage, comme l’araignée attend la mouche, et se jetait brusquement sur lui à corps perdu. Alors, suspendu sur l’abîme, lancé dans le balancement formidable de la cloche, il saisissait le monstre d’airain aux oreillettes, l’étreignait de ses deux genoux, l’éperonnait de ses deux talons, et redoublait de tout le choc et de tout le poids de son corps la furie de la volée. Cependant la tour vacillait ; lui, criait et grinçait des dents, ses cheveux roux se hérissaient, sa poitrine faisait le bruit d’un soufflet de forge, son œil jetait des flammes, la cloche monstrueuse hennissait toute haletante sous lui, et alors ce n’était plus ni le bourdon de Notre-Dame ni Quasimodo, c’était un rêve, un tourbillon, une tempête ; le vertige à cheval sur le bruit ; un esprit cramponné à une croupe volante ; un étrange centaure moitié homme, moitié cloche ; une espèce d’Astolphe horrible emporté sur un prodigieux hippogriffe de bronze vivant.

Livre quatrième, Chapitre III : Immanis pecoris custos, immaior ipse.
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BloodyroseBloodyrose   30 novembre 2008
Oh ! dit le prêtre, jeune fille, aie pitié de moi ! Tu te crois malheureuse, hélas ! Hélas ! Tu ne sais pas ce que c'est que le malheur ! Oh ! aimer une femme ! être prêtre ! être haï ! L'aimer de toutes les fureurs de son âme, sentir qu'on donnerait pour le moindre de ses sourires son sang, ses entrailles, sa renommée, son salut, l'immortalité et l'éternité, cette vie et l'autre ; regretter de ne pas être roi, génie, empereur, archange, dieu, pour lui mettre un plus grand esclave sous les pieds ; l'étreindre nuit et jour de ses rêves et de ses pensées ; et la voir amoureuse d'une livrée de soldat ! et n'avoir à lui offrir qu'une sale soutane de prêtre dont elle aura peur et dégoût ! Etre présent, avec sa jalousie et sa rage, tandis qu'elle prodigue à un misérable fanfaron imbécile des trésors d'amour et de beauté ! Voir ce corps dont la forme vous brûle, ce sein qui a tant de douceur, cette chair palpiter et rougir sous les baisers d'un autre ! Ô ciel ! aimer son pied, son bras, son épaule, songer à ses veines bleues, à sa peau brune, jusqu'à s'en tordre des nuits entières sur le pavé de sa cellule, et voir toutes les caresses qu'on a rêvées pour elle aboutir à la torture ! N'avoir réussi qu'à la coucher sur le lit de cuir ! Oh ! Ce sont là les véritables tenailles de l'enfer ! Oh ! Bienheureux celui qu'on scie entre deux planches et qu'on écartèle à quatre chevaux ! - Sais-tu ce que c'est que ce supplice que vous font subir, durant les longues nuits, vos artères qui bouillonnent, votre coeur qui crève, votre tête qui rompt, vos dents qui mordent vos mains ; tourmenteurs acharnés qui vous retournent sans relâche, comme sur un gril ardent, sur une pensée d'amour, de jalousie et de désespoir ! Jeune fille, grâce ! trêve un moment ! un peu de cendre sur cette braise ! Essuie, je t'en conjure, la sueur qui ruisselle à grosses gouttes de mon front ! Enfant ! Torture-moi d'une main mais caresse moi de l'autre ! Aie pitié, jeune fille ! aie pitié de moi !
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Vidéo de Victor Hugo
Le comédien Richard Berry est présent sur le plateau de François Busnel pour y présenter son spectacle « Plaidoiries » au Théâtre Antoine à Paris. Il lira un texte de Victor Hugo avant d?échanger avec Robert Badinter sur leur amour commun des mots et de la plaidoirie. Celui à qui l?on doit l?abolition de la peine de mort présentera également un document autographe, témoin du travail de Victor Hugo.
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Notre-Dame de Paris de Victor Hugo

Comment se nomme l'auteur de la pièce de théâtre se jouant dans les premiers chapitres ?

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