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EAN : 9782379797378
Éditeur : Iggy Book (21/08/2021)
1.95/5   44 notes
Résumé :
« Mais il n'est rien tel que le bonheur d'être maman, et ce désir d'avoir un bébé qui soit un bout d'elle est chaque jour plus fort que sa volonté de se méfier des hommes. Elle s'imagine aussi que la conception d'un enfant dans le ventre d'une mère, ce n'est pas anecdotique. Une mère, ça vous définit un homme, et c'est sans doute pour ça que les hommes, musulmans ou chrétiens, révèrent la vierge Marie avec autant de dévotion : en le faisant, c'est une part d'eux-mêm... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (49) Voir plus Ajouter une critique
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Fandol
  19 septembre 2021
En retrouvant Emad Jarar, grâce à Babelio et à l'auteur lui-même, j'ai renoué avec les thèmes développés dans les deux tomes du même auteur : Une nuit à Aden.
Dans Sialimar, Emad Jarar débat à nouveau de tout ce qui touche à l'intégrisme religieux, prouvant que l'on peut dire islamisme sans problème comme l'on dit athéisme, catholicisme, bouddhisme, protestantisme, etc… sans penser extrémisme. Pour situer son récit et ses réflexions, il a choisi de créer un pays imaginaire, la Romagnie et de placer sa dystopie en 2032.
Ce n'est pas la France puisqu'il parle de rapports avec notre pays mais aussi avec la Suisse, la Belgique, l'Angleterre, l'Allemagne, les États-Unis, etc… Pourtant, cette Romagnie fait bien penser à notre hexagone ou tout au moins à une partie située au sud, au bord de la Méditerranée. Enfin, la ville de Sialimar évoque Marseille avec son port, la mer, son centre historique, ses ruelles et ses quartiers populaires concentrant une majorité arabo-musulmane.
Le narrateur se nomme Elyas Mohajer. Pour épouser Sophie et être accepté par sa belle-famille catholique, il s'est fait passer pour athée et vit à Fleury, la capitale, loin de Sialimar, après avoir réussi professionnellement à Londres, dans le monde de la finance.
Comme dans Une nuit à Aden, l'auteur, par la voix d'Elyas, démontre, preuves à l'appui, toute la violence contenue dans le Coran. Lui qui a réussi à imposer des prénoms arabes, Asma et Rahim, pour ses enfants, se dit un musulman assimilé.
C'est avec Brahim, son factotum, que le débat va le plus loin car ce dernier applique sans discernement ce qu'il entend à la mosquée. Elyas détaille cette haine des athées, des homosexuels, des femmes, contenue dans les sourates du Coran qui est aussi « le plus antisémite des livres sacrés ». Celui-ci comprend 250 appels à la guerre sainte et il serait salutaire d'abroger ou d'amender 150 versets violents ou haineux ne pouvant que déboucher sur des drames comme l'actualité nous l'a démontré hélas trop souvent.
Athée, libre-penseur, persuadé que « la religion n'est pas plus utile qu'un bidet », Elyas Mohajer est rattrapé par ses racines, son enfance, sa jeunesse, lorsqu'il apprend l'assassinat de sa jeune cousine, Amal. Lorsqu'il revient à Sialimar pour les obsèques, son oncle, imam charismatique et son cousin Khalid se chargent de sa réintégration dans la famille et la communauté.
Alors, le roman change et devient un thriller mettant en scène les musulmans de la ville et les extrémistes fascistes membres de Résistance & Libération Nationale, le RLN, qui agit comme l'OAS autrefois. Une femme, Safia, amour de jeunesse d'Elyas, joue, ici, un rôle déterminant.
L'engrenage de la violence est lancé. La ville est sous contrôle militaire, ce qui n'empêche pas attentats et assassinats. Mais l'auteur va plus loin en lançant son héros sur une piste audacieuse et risquée : la demande d'autonomie pour que Sialimar devienne un État associé à la Romagnie.
S'appuyant sur le droit européen et international, sur des textes de l'ONU et de l'UNESCO, sur le Conseil de l'Europe et la Convention européenne des Droits de l'Homme, il prouve qu'un référendum d'autodétermination est possible.
Tout cela est basé sur une religion qui affirme qu'elle est la seule, qui voue tous les autres croyants comme les athées aux enfers, ce qui est absolument impossible à admettre. Dans Sialimar, Emad Jarar prouve que toute personne née et élevée dans la religion musulmane ne peut qu'y revenir pour appliquer les préceptes qu'on lui a inculqués. J'avoue que cela est désespérant.
Ce que l'auteur a développé, expliqué, soutenu, prouvé dans une bonne partie du livre, est contredit par les faits et doit nous faire réfléchir car notre angélisme sera toujours pris en défaut. Sans tomber dans la violence aveugle et la lutte fratricide, il doit bien exister une autre voie pour faire cohabiter les humains que nous sommes, sur une même planète ?
Optimiste quand même, Emad Jarar ouvre une fenêtre sur l'espoir avec une belle phrase finale à propos des femmes : « Et il faudra bien quelque jour que les musulmans leur donnent le rôle qui leur revient : cela amènera à mettre en cause la nature divine de leur Livre. »

Lien : https://notre-jardin-des-liv..
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gouelan
  10 septembre 2021
Tout d'abord je tiens à remercier l'auteur Emad Jarar et Babelio pour l'envoi de ce roman.
Je connaissais la plume de l'auteur pour avoir lu les deux tomes de « Une nuit à Aden ». Dans celui-ci, on retrouve les mêmes thèmes ; l'islam, sa culture, sa civilisation. Donc on peut dire que je savais où je mettais les pieds, ou plutôt les yeux. Il faut de l'attention pour lire Emad Jarar car son analyse est fine, méticuleuse, passionnée. Même si parfois le lecteur peut se sentir perdu par la redondance des informations et les contradictions qui émanent du personnage principal, par le style précieux avec une touche orientale, on suit le fil, on veut savoir où s'en va l'histoire, où est la chute.
Un scénario qui se tient, une fiction qu'il serait facile d'imaginer en France, à Marseille (Seil i mar : Sialimar). L'actualité pourrait lui donner raison dans l'avenir. On reconnaît dans les dialogues entre le personnage principal : Elyas, le chauffeur de taxi, l'oncle et le cousin, les échos de débats suscités après les attentats islamistes, ou après la prise de pouvoir des Talibans en Afghanistan.
J'ai pensé au fil de ma lecture à d'autres essais ou fictions lus dans le passé et qui m'avaient permis d'élargir ma réflexion, en-dehors de ce qu'on peut entendre dans les médias.
https://www.babelio.com/livres/Scholtus-Guerre-sainte/1007063
https://www.babelio.com/livres/Sansal-2084-La-fin-du-monde/723809
https://www.babelio.com/livres/Sansal-Gouverner-au-nom-dAllah-Islamisation-et-soif-de-/702526
https://www.babelio.com/livres/Manzor-Apocryphe/1059606
https://www.babelio.com/livres/Malkin-Illusions-dangereuses/1029941
https://www.babelio.com/livres/Hoyland-Dans-la-voie-de-Dieu/1074887

Il y a les fictions, il y a les essais. Les uns s'inspirent des autres, forcément. La fiction ne peut jamais tomber si loin de la réalité.
Je remercie Emad Jarar de m'avoir fait confiance pour lire son livre auto édité. Certains diront qu'en passant par une maison d'édition, la narration aurait pu s'alléger et devenir plus aisée, rendant ainsi le message plus facile à saisir. C'est vrai, j'ai moi-même sauter quelques passages, car je m'agaçais un peu des revirements d'Elyas, critiquant sévèrement l'Islam puis devenant acteur principal d'un parti islamiste, approuvant finalement la violence qu'on peut lire dans le Coran, si on suit à la lettre ses versets archaïques. Au nom de Qui, au nom de quoi ? Et puis, mes yeux avaient déjà parcourus ces informations dans les deux tomes de « Une nuit à Aden ».
Pour conclure, je dirais qu'il ne faut pas refermer trop tôt le livre parce que la narration est ardue. le sujet l'est de toute façon. Ça vaut le coup de continuer.
J'ai finalement plus ou moins compris Elyas, pas complètement car nos cultures diffèrent, parce que mes ancêtres ont combattu pour la liberté, l'égalité, la laïcité.
La chute au charme oriental m'a à demi étonnée et amusée. Elyas est un personnage un peu brouillon, s'enroulant dans ses phrases comme pour mieux se perdre. Il lui faudrait peut-être moins de culture pour ouvrir les yeux. Assez paumé finalement entre sa culture et sa soif de modernité, de liberté. Est-il crédible ? On a tous nos contradictions, il suffit parfois d'une mauvaise influence pour tomber dans le panneau.
« Et ne serait-ce pas que je me suis trompé sur mon compte, que je porte en fait ma communauté dans les tripes, tel qu'il en advient pour tout bon musulman ? Car ma conscience de musulman est indissociable de mon passé, de mon éducation : le libre arbitre ne serait en somme qu'une illusion. »
J'aimerais un jour lire un roman, une fiction, d'Emad Jarar, où cette fois-ci, il analyserait moins les pensées de ses personnages, n'agrémenterait pas le récit d'autant de notes et de rappels aux versets et à l'Histoire de la religion, mais laisserait le lecteur comprendre ce qui les motive à travers leurs seules actions.
Je mets 4 étoiles pour le travail important de l'auteur et aussi parce que le sujet est sensible et terriblement d'actualité. On a besoin d'informations comme celles-ci. Alors merci EJ.
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Croquignolle
  03 septembre 2021
Oh comme je suis empruntée au moment de faire cette chronique...
Avant tout parce que je suis toujours très reconnaissante envers Babelio, les auteurs et éditeurs lorsque je reçois un livre dans le cadre de Masse Critique. Je me sens privilégiée de pouvoir ainsi découvrir des textes que je n'aurais certainement jamais lus autrement.
Sialimar en fait partie.
Et malheureusement, cette fois-ci, mon billet ne vas pas être très positif ou tendre.
Si je reconnais la soif d'Emad Jarar d'éclaircir le discours autour de l'islam, des multiples façons de le vivre, de ses rapports avec les autres religions, la politique et l'espace public, je regrette que ce dernier n'ait pas plutôt osé l'essai, le récit, le débat, le document historique ou le témoignage comme figure de style.
Sialimar est annoncé comme un roman. Or, dès le début, on cherche l'histoire. On s'accroche à débusquer les personnages. On se perd tant les digressions sont nombreuses. Et on se fatigue à essayer de comprendre.
Pour moi, le grand défaut de ce texte, c'est le manque de clarté. Evidemment, je n'ai pas de leçon à donner. Je ne suis pas écrivain. Je n'y connais rien à tout ça.
Mais lorsque je lis un livre, j'aime savoir si je dois m'attendre à un documentaire sur l'islam, à un roman, à un plaidoyer sur la tolérance ou à un livre dénonçant les dérives. Ce livre est un peu tout cela à la fois et ça m'a perdue.
Je n'ai su apprécier également l'écriture de l'auteur. Si j'admire sa capacité à parler plusieurs langues et à écrire en français, le style est parfois un peu lourd. Et lorsqu'à travers un personnage tel que Brahim, il s'amuse à créer un accent et à inventer des fautes, il me perd totalement.
Je sais, je suis critique et certains vont peut-être même me trouver méchante, mais en acceptant de lire des ouvrages proposés en Masse Critique, je m'engage à partager fidèlement mon ressenti.
J'espère que ce livre pourra plaire à d'autres lecteurs. Je me réjouis d'ores et déjà de lire leur chronique. Ainsi pourrais-je peut-être dire que je n'ai pas été réceptive à ce roman... et que cela est entièrement ma faute.
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BurjBabil
  15 septembre 2021
Me voici donc dans une position inédite ; devoir critiquer un livre que l'on m'a gentiment offert, en disant du mal de lui. Ce livre m'est apparu au fil des pages comme quelque chose s'apparentant à une imposture. le narrateur, et l'auteur finalement si j'en juge par la récurrence des thèmes abordés ici et dans son précédent ouvrage, tient un long discours sur la religion musulmane.
Le narrateur se qualifie d'athée et part de cette posture un peu en surplomb, considérée comme rationnelle au moins en occident, pour dégommer allègrement le Coran : c'est presque un pamphlet contre l'islam.
Je ne sais pas qui est l'auteur. J'ai été voir sur internet. C'est assez peu renseigné mais je peux imaginer un hybride de M. Michel Onfray et de M. Éric Zemmour ayant décidé d'en découdre avec une religion qu'il n'apprécie apparemment pas en citant abondamment les versets et sourates les plus vindicatives du Coran.
Les phrases mielleuses et trompeuses proférées lors de dialogues assez improbables, qui forment l'ossature de ce livre raviront sans doute les détracteurs de l'islam, c'est très à la mode, c'est même la version moderne de l'antisémitisme au moins pour une partie de l'échiquier politique.
Pour des lecteurs plus universels dans leur rejet de la religion, et s'ils sont de tradition chrétienne, ce qui est le plus fréquent en France, ils se souviendront que certains passages de leur livre sacré, la Bible, recèle également quelques pépites du même genre intéressantes à commenter.
J'ai donc souffert assez vite à la lecture de ce livre, ayant du mal à y voir un roman tant les digressions antimusulmanes étaient abondantes. A cause du ton aussi, qui se veut rationnel mais qui dissimule assez mal une roublardise vite pesante. J'avais cette impression que l'on éprouve parfois en soirée, d'être en présence d'un type malin et déplaisant dont on souhaite s'affranchir de la présence au plus vite tellement il nous saoule.
Je dois donc ici avouer que j'ai fait quelque chose de rarissime dans ma vie de lecteur : j'ai décidé d'abandonner volontairement la lecture à la page 215, chapitre 9. Comme un acte de résistance.
J'aurais pu finir, mais c'est un choix délibéré, un choix en conscience : ce livre n'est pas un roman. Il se fait passer pour un roman pour mieux avancer masqué. A moins qu'il ne commence au chapitre 10, puisque jusque-là, ce ne sont que des digressions religieuses et politiques. Après tout, mon engagement est de faire une critique en conscience, c'est fait. Je remercie Babelio pour cet envoi et me tiens à disposition de Nicolas pour lui renvoyer à mes frais l'exemplaire qu'il pourra éventuellement réexpédier à un autre lecteur pour une critique.
L'ouvrage est comme neuf, je suis un maniaque et prends soin de mes livres.
Si les mêmes idées avaient été l'objet d'un essai, d'un pamphlet assumé, j'aurais trouvé cela plus intéressant et en tout cas plus honnête. Pour qui roule l'auteur ? Qui est-il réellement? Ne le sachant pas vraiment, je considère qu'il y a quelque chose d'inavoué dans ce brûlot antimusulman.
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pyrouette
  03 octobre 2021
Elyas a quitté les quartiers nord de Sialimar, sa ville natale et son pays la Romagnie il y a vingt ans pour suivre des études à Londres. Ses parents décédés, il a coupé toutes relations avec sa famille et a abandonné son premier amour. Il revient en Romagnie, suite au Brexit, à Fleury, et obtient un poste de financier dans une banque importante de Fleury. Il occupe une belle villa avec sa femme Sophie et ses deux enfants. Il se dit athée mais a usé de prétextes et d'explications subtiles pour que Sophie accepte de donner des prénoms musulmans aux enfants. Il défend toujours sa communauté, paradoxe de sa situation, même si cela doit faire souffrir son épouse. Elyas discute beaucoup avec Brahim son chauffeur de la religion. Ils opposent tous deux, dans le respect, leurs croyances, leurs certitudes et une partie de l'histoire de l'islam. Brahim lui explique ses tiraillements dans l'envie d'être un bon musulman mais aussi l'aide des services sociaux de ce pays catholique qui lui permet d'habiter une belle maison et de vivre correctement. Pendant les trajets de la villa à la banque Elyas regarde les informations, les médias parlent beaucoup de la situation et de l'intégration de la communauté musulmane à Sialimar. Ce jour-là, il voit une très belle jeune femme, qu'il ne reconnaît pas, dont la commune a refusé un emploi car elle était voilée.
Quelques jours plus tard, il apprend l'assassinat de cette jeune femme et reconnait alors sa petite cousine, Samia. Immédiatement il prend la décision d'aller aux obsèques, avec Brahim.
En arrivant à Sialimar, l'envie le prend de retourner dans le quartier de son enfance, mais celui-ci est entouré de barrages militaires. Un spectacle de désolation les attend : carcasses de voitures calcinées, abris-bus défoncés, vitrines éventrées, bris de verre éparpillés sur les trottoirs désertés, impacts de balles sur les murs, les rares passants marchent vite, la tête baissée et les épaules tombantes. Elys retrouve la cité HLM où il a grandi puis se rend aux obsèques de Samia. Il rencontre Tony, un ami d'enfance et amoureux contrarié de Samia. Tony est entouré de deux gardes du corps. Puis Il retrouve ses oncles maternels et son cousin, organisateurs et dirigeants d'un mouvement extrémiste.
C'est à partir de là que l'histoire va s'emballer. Elyas, manipulé par sa famille se retrouve à la tête du mouvement extrémiste et devient l'ennemi de Tony, pion d'un mouvement d'extrême droite. Attentats en tous genres, guerres judiciaires, financements douteux. Les politiques profitent de la situation, une femme aussi : Safia, amoureuse abandonnée il y a vingt ans par Elyas, maitresse du gouverneur de la ville et de Tony, espionne pour la bonne cause. Elyas va tout perdre, mais la vie réserve bien des surprises, les femmes aussi.
Si la lecture de la première partie est ardue avec le côté historique et philisophique de l'islam, les tiraillements d'un homme souhaitant vivre la modernité en toute liberté, mais avec la nostalgie de son enfance, la culture et les croyances familiales, la deuxième partie est passionnante.
Merci à l'auteur et Babelio pour l'envoi de ce roman dans le cadre des Masses Critiques Privilégiées.
Lien : http://pyrouette.canalblog.c..
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Citations et extraits (35) Voir plus Ajouter une citation
FandolFandol   22 octobre 2021
De sa hanche si souple, de sa jambe si fine, elle fend l’allée centrale telle une vague qui ondule sur une mer calme. Le scintillement de ses boucles d’ambre en change la blondeur de la lumière. Son pas de velours et sa silhouette faite de sensualité et de désir laissent la sensation d’un flottement dans l’air : ils mettent à nu les regards luisants des hommes qui s’accrochent à ses courbes, se glissant dans le creux de ses reins.
(page 282)
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FandolFandol   19 octobre 2021
Contrairement à l’islamisme, l’athéisme est un processus de l’esprit qu’on n’acquiert pas par hasard : il s’agit pour nous de réfléchir avant de confier notre âme à n’importe qui, je veux dire, à un être tout-puissant dont on n’est pas certain qu’Il existe ou à tel qui s’est prétendu son porte-parole voilà quatorze siècles.
(page 25)
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FandolFandol   20 octobre 2021
L’Algérie indépendante contrôle son destin depuis 70 ans maintenant, et ce n’était vraiment pas la peine de conquérir notre liberté sur notre sol pour se résoudre en masse de le quitter. On a chassé les chrétiens pour créer des États arabo-islamiques. Tout ça pour condamner ces populations musulmanes à rejoindre les pays des personnes qu’on avait expulsées.
(page 191)
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FandolFandol   24 octobre 2021
Je me dis que pour un musulman, n’importe son pedigree ou sa dévotion, son salut ne viendra jamais que des femmes, j’en suis bien la preuve. Et il faudra bien quelque jour que les musulmans leur donnent le rôle qui leur revient : cela amènera à mettre en cause la nature divine de leur "Livre".
(pages 372-373)
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FandolFandol   23 octobre 2021
Elle a trop d’emprise sur lui pour qu’il puisse la contrôler, la soumettre, tel qu’on aimerait dresser un animal sauvage. Il se sent désemparé devant elle : il l’aime du meilleur de son âme, ce qui l’a toujours rassuré, car, se dit-il, il doit bien lui rester un peu d’innocence ou de pureté quelque part au-dedans pour qu’il l’aime de la sorte.
(page 367)
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