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ISBN : 2363158954
Éditeur : Iggybook (01/07/2018)

Note moyenne : 4.18/5 (sur 11 notes)
Résumé :
« Soudain, le fil de mes pensées cesse quand, dans l'obscurité, je perçois au loin comme le bruit d'un moteur, arrivant de nulle part ; il semble provenir du fin fond de cette nuit : c'est un son aussi fin que le soupir de la nuit si elle pouvait respirer. Il y a que je n'ai plus besoin de tendre l'oreille pour écouter la nuit profonde. De mes mois de captivité et d'isolement, j'ai appris à domestiquer les bruits du silence, à soupeser l'air de ma prison ; et je le ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Fandol
  25 juin 2019
Cette suite au tome I d'Une nuit à Aden est nettement plus romancée, avec des temps très forts, beaucoup d'introspection, énormément de considérations religieuses et une histoire qui finit bien. Grâce à Babelio et à Emad Jarar, j'avais reçu les deux tomes en même temps mais j'ai laissé passer volontairement du temps avant de lire cette suite.
Si le tome 1 visait un but pédagogique, détaillant méthodiquement les sourates du Coran ainsi que les implications de la Sunna, il contenait quelques éléments essentiels à la compréhension de l'histoire développée dans le tome 2. En effet, Emad Erraja, le héros, avant d'être nommé au Yémen sur un poste de l'ONU, avait travaillé et vécu à New York où il avait rencontré une jeune française, Adèle, et développé un amour fou pour elle qui menaçait de tomber dans les filets d'un islamiste.
À la fin du premier tome, il nous avait présenté son travail au Yémen et nous le retrouvons là-bas, en 1991, dans un pays réunifié mais sous la menace des tribus sunnites du sud et de l'est car le conflit irakien déséquilibre tout le Moyen-Orient. Les islamistes yéménites rentrent d'Afghanistan et le FIS (Front islamique du salut) a le vent en poupe en Algérie et se prépare à prendre le pouvoir au FLN tout puissant depuis l'indépendance.
Errad file le parfait amour avec une pédiatre bulgare, Yuliya, et ils se déplacent dans le pays avec une fausse attestation de mariage car : « Les relations adultères et le concubinage, illicites selon la Sharia, étaient passibles de sanctions pénales. » En tant que musulman, Errad doit se soumettre à la loi islamique mais voilà qu'un contrôle, sur un barrage routier va avoir de terribles conséquences impossibles à révéler pour ne pas divulgâcher –j'adore ce mot hérité de nos cousins québécois et qui vient d'entrer dans le dictionnaire - la suite de l'histoire.
Un officier, visiblement membre des Frères musulmans est très suspicieux, pose quantité de questions et oblige Errad à se fâcher, se faisant traiter de mécréant… Finalement, les deux tourtereaux parviennent à Aden : « Dans la péninsule arabique, Aden était un peu un havre pour les non-musulmans en quête de s'affranchir des rites austères de la Sahria. »
Soudain, le roman s'emballe et plonge dans l'horreur. L'auteur révèle un grand talent pour exprimer ses sentiments, ses souffrances, ses pensées, ses espoirs, son horreur devant le sort qui est fait à son héros. de nombreuses mises au point sont encore faites analysant très finement les implications dans la vie quotidienne d'une religion comme l'islam.
Il y a de l'action aussi mais la fin bascule complètement dans la religiosité avec un choix cornélien entre judaïsme et chrétienté que je peux comprendre. Par contre, la référence constante à Dieu, l'inscription d'un enfant dans une école confessionnelle parce qu'il paraît qu'il n'y a pas mieux, cela me révulse vraiment. Dommage que l'auteur n'ait pas mis en exergue la laïcité qui permet à toutes les religions et surtout à ceux qui n'en veulent pas de vivre en paix dans notre pays.
Cet aspect du roman m'a fortement déplu, comme la pirouette finale, dans une église, bien sûr !
Lien : http://notre-jardin-des-livr..
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gouelan
  26 février 2019
Une fois n'est pas coutume, j'ai entamé par le tome 2 cette aventure offerte par Babelio et les Éditions Iggy Book, que je remercie.
Selon les conseils de lecture de l'auteur Emad Jarar, dans un petit mot très aimable, m'informant que le tome 1 se présente plutôt comme un essai sur l'Islam, d'une lecture plus ardue, j'ai préféré lire d'abord le tome 2. Celui-ci se présente comme un roman et peut se découvrir indépendamment du tome 1.
Emad est un homme au carrefour entre plusieurs cultures, entre Orient et Occident, entre religion chrétienne et musulmane. Il s'enrichit de toutes les différences, de la Palestine à Alexandrie, de New York au Yémen et finalement à Paris, sans oublier quelques révélations sur son arbre généalogique qui vont le chambouler.
À travers les péripéties de son parcours, où les personnages semblent prédestinés à se rencontrer, on plonge dans un milieu de violence, là où les hommes confondent l'Islam avec la haine de l'autre, avec tout ce qui est étranger à leur mode de pensée. Le récit est parsemé de nombreux passages érudits, de réflexions pointues sur la spiritualité.
Parfois j'ai été surprise par le ton du roman. Un ton de légende orientale, comme si le personnage évoluait dans un siècle reculé, sur le fil du Destin. C'est ce qui fait la particularité de ce roman. Les dialogues sont poussés jusqu'au détail, jusqu'à l'introspection, déroutants parfois par leur acuité, pas tout à fait ce qu'on attend dans les moments intenses du récit. Alors il faut s'adapter à ce côté insolite et apprécier la richesse de l'enseignement sur le choix d'une culture, d'une religion, d'une patrie.
Les extraits de sourates m'ont surprise par leur violence. Je sais pourtant que l'Islam prône aussi la tolérance et que la Bible ou la Torah ont aussi leur part de raisonnements archaïques, complètement inadaptés au monde contemporain. Et sans doute les extrémistes incultes fondent-ils leur haine, leur suprématie en appliquant textuellement, sans recul, les passages d'une violence insupportable du Coran, comme ont pu le faire les chrétiens lors des Croisades.
Certains passages ont eu ma préférence. La rencontre avec le petit garçon, Imad, dont le regard sur le monde est déroutant, de part son enfance violente et hermétique, en fait partie.
J'ai apprécié ce roman pour les repères qu'il apporte au lecteur, à travers le personnage d'Emad. Un voyageur qui ne reste pas enchaîné à sa culture de naissance, et s'ouvre vers d'autres horizons, là où il se sent le plus libre de penser.
Je ne suis pas sûre qu'adopter une autre religion soit une façon de se libérer. Pour moi, c'est tomber sous le joug d'une autre croyance, à moins de faire la part de ce qui nous convient, sans tout accepter.
Emad choisit ici plutôt une culture qu'une religion, ce qui fait la force du roman.
« Comme le disait si bien l'exilé andalou Averroès (ibn Rochd) : le savoir acquis dans un pays étranger peut être une patrie, l'ignorance peut être un exil vécu dans son propre pays. »
Et je poursuis ma lecture par le Tome 1 pour aller un peu plus loin dans la découverte, car le tome 2 a aiguisé ma curiosité.

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JeanPierreV
  22 mars 2019
Un voyage déroutant dans une aventure, dans une lecture faite de contrastes entre des pages plaisantes et intellectuellement enrichissantes et d'autres au contraire plus fades, plus mièvres, qui ne m'ont pas enthousiasmé...Un livre d'oppositions entre des plus et des moins, des plus-plus et des moins-moins...Un livre dans lequel la dure réalité passionnante, côtoie certaines invraisemblances.
Nous retrouvons dans ce deuxième tome Emad dont nous avions fait connaissance dans le tome 1. Emad, d'origine palestinienne, est banquier à Wall-Street. Ce premier texte m'avait passionné. Il n'était pas toujours facile, ni évident. Il m'avait permis de découvrir le Coran, la religion musulmane, de redécouvrir les principes moraux et philosophiques des autres textes du Livre, judaïsme, catholicisme...et surtout les dérives islamistes de certains musulmans utilisant certains versets du Coran détournés pour leur cause, modifiant un texte, le Coran, d'essence divine.
Dans ce deuxième tome Emad souhaite entrer au Yemen dans le cadre de sa mission pour le compte du Programme de développement contre la faim de l'ONU. Malgré ses passeports diplomatiques et le contexte de sa mission, il doit faire face à un fonctionnaire zélé, très pointilleux ne cachant pas ses sympathies islamistes, qui finalement lui ouvre le passage.
Suite de l'aventure de cet homme intelligent et érudit, suite de ce voyage en terre d'Islam. Un fonctionnaire haut placé, banquier, qui a beaucoup de points communs avec l'auteur
Le roman fictionnel côtoie comme dans le premier tome l'essai philosophique, l'analyse culturelle. Cohabitation très inégale de deux genres. La fiction permet de mettre en scène les inquiétudes de l'auteur face aux dérives islamistes de certains musulmans.
Dans ce nouvel opus, le personnage principal connaîtra les pires affres, et aussi le meilleur. Je n'en dirai pas plus. A chacun de faire cette lecture pour les découvrir. Nous voyagerons du Yemen, à Djibouti, puis en Provence, avant Paris. On entendra parler de l'Islam, du FIS, de cambriolages, d'opérations secrètes....et j'en passe.
L'angoisse des otages menacés d'être égorgés, est décrite avec réalisme : le paroxysme de la violence ! L'écriture est forte, les réflexions du prisonnier seul dans son gourbi et ses propos face à ses bourreaux fanatisés sont intellectuellement dérangeants, mais ces pages à teneur philosophique forçant notre réflexion, sont écrasées quelques pages après par des pages de guimauve pure, des pages de mélo, bonnes à faire pleurer dans les chaumières...dur contraste. Des pages que l'on voit arriver, qu'on a envie de passer au plus vite.
L'éditeur a pris le soin de nous proposer deux beaux livres, deux beaux tomes, les couvertures sont douces et agréables au toucher. le papier bistre est inhabituel, ces livres sont indéniablement de qualité. J'aimerais maîtriser l'anglais comme Emad Jarar habitant aux Etats-Unis maîtrise le français, utilisant les imparfaits du subjonctifs rendant sa langue parfois un peu précieuse et surannée, une langue faite aussi de mots rares et inusités. Une langue toujours très plaisante dans tous les cas.
Mais comment l'éditeur peut-il laisser passer des fautes d'orthographe pardonnables pour l'auteur, dont ce n'est pas la langue qu'il utilise au quotidien, des fautes -malheureusement dans les deux tomes- qui "piquent les yeux" notamment dans ce tome II: "Toute honte but" (P. 82) - "J'entends un homme hurlé" (p. 203) - "Je ne vois pas encore le sang giclé" (P. 209) ...comme "très différends de vous" et d'autres que je n'ai pas notées dans le tome I. ?
Il est d'autre part indispensable d'oublier l'âge du gamin Imad dans certaines conversations hautement intéressantes par leur teneur. Oublier que celui pose la question relative à Dieu: "Pourquoi, si on doit mourir, il peut pas nous laisser mourir comme on veut puisqu'il nous a donné la vie ?" (P. 247), est un gamin de quatre ans, oublier que ce gamin tient des propos et des réflexions sur la mort, le destin ou la religion que ne tiendraient pas tous les élèves de terminale philo...Le gamin est même capable de poser de bons sujets de bac : "Tu peux me dire qu'est-ce que c'est une religion, pourquoi ça existe ? Si on en a besoin pour vivre comme l'eau ou le soleil ? Et pourquoi comme le destin, elle tue tant de gens." (P. 254). Félicitations à ce sur-doué !
C'est peu crédible ! le roman amoindrit la profondeur du propos ! Ce personnage de l'enfant aurait gagné à être plus âgé de 10 à 12 ans !
J'ai d'autre part, été très perturbé par d'autres propos de vérité tenus par Emad, de confession musulmane je le rappelle, portant sur le "jihad pacifique" dans les dernières pages du roman, des propos que ne renieraient pas des extrémistes farouchement anti-musulmans, anti-immigration, et qui donnent du grain à moudre à leurs thèses.
Enfin l'éditeur aurait également du suggérer que l'auteur, que le narrateur utilise le "Tu" dans ses conversations avec ses amies féminines...Utiliser le "vous", avec celle dont on a eu un enfant, avec celle qui partage votre vie du moment, relève plus de l'amour courtois, un peu vieillot, mais très beau malgré tout, que de la réalité du moment. Petite remarque toutefois sans incidence et mineure. Pour sourire gentiment.
Alors qu'en penser ?
Je n'ai nullement été désintéressé par cette lecture, bien au contraire : Troublé intellectuellement et passionné par la plus grande partie du livre, et dérangé par le coté mièvre et mélo d'autres servant de trame au roman et de contexte pour aborder ces sujets plus socioculturels ou philosophiques...Ce sont ces derniers points qui ont donné tout le sens à cette lecture.
1 à 2 étoiles pour quelques pages, 5 pour d'autres. le plus grand nombre.
Dans tous les cas un grand merci à Masse critique, à Babelio et à l'éditeur qui m'ont transmis ces deux ouvrages. Si j'ai eu en main les deux tomes d'une épreuve corrigée depuis dans une édition définitive, je suis désolé pour certaines parties de ce commentaire.
En nous confiant ces livres pour avis, Babelio et l'éditeur n'attendent pas de complaisance de la part du lecteur, mais juste une perception honnête.
Lien : https://mesbelleslectures.co..
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doyoulikefrogs
  02 avril 2019
Grâce à @babelio_ j'avais pu lire (avec du retard à cause de l'agrégation) le tome 2 d'Emad Jarar. Je ne connais rien de l'auteur à part ce qu'il a pu peut-être raconter de lui par le narrateur du récit d' "Une nuit à Aden". J'ai aussi parcouru le tome 1 qui est surtout un essai au sujet de l'islam. Vous y retrouverez maintes citations et maints arguments pour démontrer que l'islam des intégristes n'est pas l'islam de la plupart des pratiquants/croyants. Ce type de parti pris, vous allez me dire, n'est pas nouveau ? Pourtant, Emad Jarar le fait avec originalité, je trouve, et sans langue de bois.
Mais revenons au tome 2. Emad, un Palestinien, travaille pour les Nations Unies au Yémen dans les années 90, région toujours à feu et à sang. Dès le départ, Emad donne le ton. L'islam dont il va parler est celui des intégristes, des terroristes. Il fait une rencontre malencontreuse : il est arrêté par un homme qui le juge et le discrimine pour sa religion (Emad se fait passer pour chrétien). En effet, Emad est issu des deux cultures : de sa mère il a reçu une éducation chrétienne, de son père il est plutôt musulman. Après de brillantes études en Occident, Emad est capable de vous démontrer par A+B ce que le Coran dit ou ne dit pas. Quelques jours plus tard, Emad se fait enlever et il est emprisonné comme otage français chrétien.
Cette réflexion morale et spirituelle est véritablement intéressante. Emad Jarar a une écriture très fluide, parfois très belle, même poétique. Ses histoires d'amour sont tendres et ses digressions religieuses passionnantes. le suspense grandit à chaque page ce qui en fait rapidement un page turner. Ça n'est malgré tout pas un thriller à l'américaine mais bien un récit rigoureux qui plonge dans les facettes de l'islam et même du judaïsme et du christianisme.
Pourtant la fin m'a laissée dubitative. Je pensais réellement, vue la mentalité de l'auteur, que ce dernier irait vers une autre piste que celle-là car, avant cette fin décevante (le choix de sa religion officielle), un des rebondissements de l'histoire m'a laissée stupéfaite dans le bon sens du terme. L'histoire aurait pu s'arrêter là, sur ce message de tolérance, d'ouverture aux autres, peut-être sur son message de laïcité, mais ça n'est pas le cas, autant vous prévenir. A moins que je n'aie pas tout compris.
Cependant, la vision de l'auteur est nécessaire dans le panorama littéraire musulman. Il offre un regard "occidentalisé", certes, mais baigné de religieux, dans son parcours métisse. Dans le tome 1, ce regard me paraissait plus optimiste, tandis qu'avec le développement de l'histoire du tome 2, il est bien évident que l'auteur ne voit rien de positif dans l'évolution de la religion de son père aujourd'hui.
Quelques pages sont vraiment magnifiques lorsqu'il décrit le véritable fondement de la religion musulmane, lorsqu'il décrit la beauté de cette culture, l'apport de la religion dans la littérature. Et comme je l'ai déjà dit, c'est le dernier rebondissement avant la fin qui m'a énormément plu. J'ai néanmoins appris beaucoup de choses sur le Coran et l'histoire des pays arabes et du Moyen Orient.
Face à l'érudition de l'auteur, je m'excuse pour cette chronique légèrement confuse et j'espère tout de même lui avoir rendu justice.
A lire!

Lien : http://www.unefrancaisedansl..
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diamelee
  31 décembre 2018
Naître Palestinien exilé est déjà une particularité. Naître d'un père musulman et d'une mère chrétienne pratiquante est une intrigue. Cette dichotomie pèsera dans tous les actes du jeune héros. A travers l'évocation de sa vie, nous découvrons les lois du Coran telles qu'elles sont établies en parallèle aux actes de ses parents. Ainsi, dans une nuit à Aden, cette particularité religieuse dans la vie de l'auteur est très intéressante et très instructive. du fait de son statut d'homme citoyen du monde, son raisonnement est-il le résultat de cette situation? Cette dichotomie interne, psychologique entre sa vie et sa religion/ses religions rend la lecture agréable malgré les longues digressions. Ce qui est sûr, c'est que Emad Jarar est un érudit, un intellectuel doué et un théologien.
La lecture se déroule entre histoire personnelle, édits du Coran, de la Sunna, des Hadiths et les proverbes, les citations du monde Arabe. Des citations des plus grands maîtres des la pensée arabophone. C'est un regard plein de tendresse et d'humour qu'il pose sur sa vie et celle de ses parents. Au fur et à mesure de la lecture, une sorte d'addiction s'installe et les pages se tournent avec beaucoup de curiosité. Dans un monde où l'Islam est devenu un objet d'incompréhension, de questionnement, une nuit à Aden est le symbole de la possibilité d'une symbiose entre deux religions monothéistes.
Cependant, Emad Jarar ne parle pas que de religion. Il présente la vie d'un jeune homme sans patrie. Un jeune homme qui est le lien entre l'Orient et l'Occident. Qui mène une vie en fonction de ses antécédents familiaux. Un homme qui vit un amour passionné et passionnel. Il vit cet amour dans l'extrême. Avec douceur. Avec force. Malgré le monde qui s'écroule autour de lui. Malgré sa vie coincée entre quatre murs. Une vie qui s'effrite au nom de l'amour absent. Une vie retrouvée au nom de l'amour absent. Malgré le fanatisme religieux.
Une nuit à Aden fait revivre les moments clés des pays du Maghreb, du Proche et de Moyen Orient. Il s'agit d'une découverte des différents modes de vie de ces régions liées à l'islam et aux conséquences terribles des différentes interprétations des peuples. C'est une plongée dans un monde qui ne laisse pas indifférent. Qui ne laisse pas indemne. Qui permet de comprendre les raisons de la montée de certains courants extrémistes. Une nuit à Aden est un voyage superbe à travers l'amour. A travers les souvenirs. A travers la vie et ses déboires. Un voyage profondément humain. Un voyage d'un homme à la recherche de sa vie. de son destin. Quitte à se perdre à jamais. Quitte à se retrouver pour toujours.
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Citations et extraits (37) Voir plus Ajouter une citation
gouelangouelan   23 février 2019
Fichtre ! Tout cela ne tient pas debout. Il y a dans l'homme, disait déjà Cicéron, un siècle avant le christianisme et huit siècles avant l'islam, une puissance qui porte au bien et détourne du mal, aussi ancienne que ce Dieu par qui le ciel et la terre subsistent et sont gouvernés. Je vous le demande alors : l'homme peut-il même être ce qu'il est sans sa conscience propre ? Car enfin, n'est-ce pas la conscience de l'homme, davantage que ses actes, qui est la plus belle preuve vivante de l'existence de l'immortalité de l'âme ? Si l'homme a sa conscience pour lui, qu'a-t-il à faire de celle des autres conditionnées par quelques-uns, censément au nom d'Allah ? Si chaque chose ne vaut qu'à sa place, la conscience humaine ne vaut-elle pas mieux que celle où l'Islam la relègue ? Ne peut-elle être et plus belle, et plus profonde que de répondre simplement à l'imaginaire d'un seul homme, se fût-il désigné par sa seule volonté la synthèse des autres prophéties ou l'Envoyé d'Allah ?

p.365
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FandolFandol   25 juin 2019
On ne doit pas transiger, pas jouer avec sa religion ni celle des autres, car elle leur appartient. Respecter sa religion c'est d'abord respecter celle des autres. Ça s'appelle la tolérance. On ne doit pas juger, encore moins tuer un homme pour sa foi, car il peut être différent sans être méchant..."
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gouelangouelan   23 février 2019
Je sens au ton de la voix du 'frère' (en italique), lorsqu'il s'adresse aux autres, à moi surtout, qu'il me tutoie, comme on le fait vulgairement avec quelque chose qui ne sert à rien, avec un parasite de mécréant on ne saurait moins sans intérêt. Il doit se demander quelle valeur marchande on peut bien tirer d'un infidèle, si le prophète n'en avait vu aucune. La mécréante, quant à elle, peut au moins servir d'esclave sexuelle ou de concubine : le Coran a eu la bonté pour ses hommes de le prévoir. Quelle prescience, doivent-ils se dire ! Encore une preuve de la nature divine du Coran ! Mais le mécréant, le juif, le chrétien : "Combattez-le, tuez-les !".

p. 85
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gouelangouelan   23 février 2019
J'avais remarqué, chez ces islamistes, que la haine de l'un mélangée à celle de l'autre, décuplée par le nombre et comme renforcée de vivre sous un même toit (celui de la Communauté islamique), chasse ce qu'il reste de remords. Et là, tout honte bue, tout est alors permis, tout se vaut et rien ne peut dépasser leur désordre et le cynisme de leurs idées. Mais devant que de réagir à sa malveillance, je restais magnanime, car, disait Gide, il faut aux insultes, laisser les autres avoir raison, puisque cela les console de n'avoir pas autre chose.

p.82
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FandolFandol   25 juin 2019
Je ne suis pas arabe, toi non plus, quand tu dénierais ton histoire : les Algériens sont des Berbères qui ont été convertis par la force et colonisés par les Arabes depuis mille huit cents ans. Je te rappelle que bon nombres d'Arabes étaient chrétiens avant que les musulmans ne donnent force à la persécution religieuse.
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