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ISBN : 2253134899
Éditeur : Le Livre de Poche (12/09/2012)

Note moyenne : 3.55/5 (sur 54 notes)
Résumé :

Mon nom est Yeine et j'ai dix-neuf ans. Je suis membre du peuple darrène, au nord des Cent Mille royaumes. Une barbare. Il y a un mois, ma mère a été assassinée. Elle était l'héritière des Arameris, la plus puissante famille du monde. Ce matin, j'ai reçu un message de l'empereur, mon grand-père : une invitation à venir séjourner à Ciel, le palais familial. Plus qu'une invitation, un ordre. Je veux découvrir pourquoi ma mère est morte. Même si on ne revie... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
Alfaric
  13 août 2016
L'auteur afro-américaine Nora Keita Jemisin se lance dans une trilogie fantasy dont le 1er tome présente des allures de Dallas fantasy, donc a forcément "Les Princes d'Ambre" de Roger Zelazny dans le rétroviseur. Mais les vibes ne sont pas du tout les mêmes puisqu'on remplace l'anti-héros Corwin par une ado rebelle YA à la "Hunger Games", "Divergente" et cie… (d'ailleurs la relation Yeine / Dekarta présente de faux aire de la relation Katniss / Coriolanus Snow)

Depuis le coup d'Etat d'Itempas le Lumineux, qui lors de la Guerre des Dieux tua sa soeur la Déesse de l'Aube et du Crépuscule et qui asservit son frère le Seigneur de la Nuit, ses adorateurs arameris règnent sur le monde depuis le Palais de Ciel qui flottent majestueusement dans les cieux… Mais nous sommes dans la fin de règne du patriarche Dekarta Aremeri, et la sa petite-fille métisse Yeine est appelée à Ciel pour être intronisée héritière aux côté de son oncle Relad et de sa tante Scimina… A la fin il n'en restera qu'un, mais cette dernière n'a qu'une idée en tête : découvrir qui a assassiné sa mère Kinneth et assouvir sa vengeance ! Princesse rebelle métisse ou Emily Thorne afro-américaine (remember la série télé "Revenge" ^^) ?
On sent que l'auteure veut dire beaucoup de choses : le pays de Darrène d'où est originaire l'héroïne est clairement une Afrique revisitée (d'ailleurs elle utilise les langues africaines pour le naming et ses citations "VO" ^^). La Guerre des Dieux, c'est la victoire du monothéisme occidental sur le polythéisme africain, Ciel c'est la Maison Blanche, le Consortium des nobles c'est l'ONU et dès qu'un des 100000 royaumes n'obéit pas on lui tape dessus directement ou indirectement. C'est un New World Order dans lequel les dieux asservis s'occupent des OPérations Extérieurs, voire remplissent le rôle d'Armes de Destruction Massive. Les Arameris suprématistes veulent le pouvoir mais pas les responsabilités qui vont avec : c'est tout naturellement qu'ils ont des armées de subordonnés pour gouverner à leur place, car rien ne peut se faire contre eux ou sans… Bref, d'insupportables « gendarmes du monde ».
Ciel lui-même à avec ses dirigeants, ses courtisans et ses intrigants flatteurs ou pédants est un archétype de lieu de pouvoir à la Versailles, mais avec ses nobles sang-purs, ses domestiques demi-sangs et ses travailleurs quarterons, on sent bien qu'on est dans une plantation du Vieux Sud. D'ailleurs l'auteure met les relations entre maître et esclaves au coeur de son roman, les passages à Ciel permettent d'évoquer le racisme et la ségrégation tout comme le métissage, et les passages au Darrène permettent d'évoquer les thèmes de l'acculturation, de la déculturation et de la contre-acculturation tout comme ceux du tribalisme et les loyautés ethniques…
Tout cela est très intéressant, mais le roman reste trop court pour développe l'univers et les thèmes qui lui sont propre. Mais surtout, l'ensemble reste très girly… Les apartés déco, mode et maquillage ne sont pas prégnants, et la relation fille-mère entre Yeine et Kinneth est bien développée (même si on s'attarde sur les problèmes de mariage, de maternité et de grossesse). Par contre je ne suis jamais arrivé à situer l'âge et la maturité de Yeine qui ressent de l'attirance sexuelle pour Nahadoth et de l'amour maternelle pour Sieh. Si on lit entre lignes, on aperçoit les thématique du viol, inceste et pédophilie y compris, de l'esclavage sexuelle, des mutilations génitales, mais au final l'héroïne en pince immédiatement pour le mâle alpha bad boy contre lequel tout le monde y compris lui-même la mette en garde… J'ai été obligé de lire en diagonale car passé un cap Yeine ne s'intéresse plus ni à sa vengeance, ni à la protection de son pays, ni même à sa propre survie alors qu'elle n'a plus qu'une semaine à vivre… Non, ce qui l'intéresse c'est sa romance charnelle avec le Seigneur de la Nuit qui lui propose de la chevaucher 24 heures d'affilée, d'où la multiplication des scènes de cul parfois assez étranges (les Japonais diraient « hentai »)… Je ne sais pas si on est plus proche du "Dit de la terre plate" de Tanih Lee ou des "Joyaux noirs" d'Ann Bishop, mais soupirs quoi… (L'auteure n'est pas dupe en plus : cahier des charges ou fanservice pour le public cible ?).
Ce qui m'a enquiquiné aussi, c'est que Yeine se croit unique et spéciale, est persuadée d'avoir raison et tous les autres torts, d'avoir des valeurs morales et les autres aucune (syndrome de l'ado cabocharde ?). Bref, elle est pleine de certitudes, sûre de sa force et de son intelligence, alors qu'en fait elle se fait rouler dans la farine par à peu près tout le monde et ne voit jamais venir les manipulations et les trahisons des différentes factions de Ciel. Ainsi jusqu'à la fin elle accuse son grand-père d'avoir empoisonné sa mère alors qu'en fait SPOILER. le fait qu'elle soit à côte de la plaque sur l'assassin et son mobile est assez signifiant : à aucun moment elle pose les bonnes questions aux bonnes personnes (elle ne se pose pas trop de questions en fait ^^). de la même manière, sa tante Scimina veut sa peau, ou la faire souffrir elle et tout ce à quoi elle tient, bref une caricature grimdark de méchante de shojo, pétasse narcissique cruel et sadique à souhait, mais à aucun moment du roman elle ne songe à se tourner vers son oncle Relad ou pour s'allier ou pour jouer l'un contre l'autre… Pourquoi ? Parce que Relad est un mâle, ou plutôt il n'est pas un mâle alpha, donc un gros naze… Soupirs quoi…

Heureusement que le dénouement entre apothéose et apocalypse, inspiré des mythologies et des cosmogonies africaines, rattrape vraiment bien le tout, parce que même si je ne fais pas partie du public visé j'aurais quand même bien ragé… le roman peut se lire indépendamment puisque le destin de Yeine se termine ici (d'ailleurs le roman tout entier est presque une analepse, la narration à la 1ère personne lui permettant de reconstituer les événements qui l'ont conduite à ce dénouement). L'équilibre est rétabli au ciel certes, mais la tempête du changement souffle sur les royaumes des hommes : l'auteur continue donc d'explorer son univers et ses thématiques avec d'autres personnages dans les tomes suivantes de son cycle.
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Lutin82
  30 juillet 2017
Les Araméris, avec à leur tête le grand-père de Yeine, gouverne d'une main de fer les 100 000 royaumes, ils tiennent leur légitimité de Itempas, le Dieu de l'ordre, de la rectitude,…qui a gagné guerre l'opposant à Nahadoth et leur soeur, Enefa. le monde est donc dirigé suivant les principes du vainqueur, les perdants ont été asservi à la famille régnante actuelle pour services rendus, ils sont leurs armes et leurs esclaves à la fois.
N.K. Jemisin nous présente toute une cosmologie proche du Brahman : à l'origine n'existe que le seul Maëlstrom dénué de toute vie, avant la naissance d'une trinité de Dieux primordiaux. Dans la mythologie africaine, les divinités sont liées à l'eau, et ce n'est pas le cas ici. L'équivalent d'Enefa, est la déesse de l'aube et du crépuscule, alors que dans Les Cent Mille Royaume il s'agit plutôt de celle de le vie à l'image de Brahmâ, la force créatrice. Itempas représente la rectitude mais surtout la force conservatrice et ordonnée de l'univers, tel Vishnou. Enfin, Nahadoth est à l'image du chaos, et difficilement plus proche de Shiva aux mille visages, sa force « destructrice », porteuse de changement.
Les concepts demeurent proches et il est difficile de trancher, sans doute peut-on associer les deux sources d'influence hindoue et africaine, ce qui ne fait que renforcer la richesse du panthéon construit.
Malgré son jeune âge, Yeine est ennu de la Darène, rôle qui consiste à le diriger. Elle a été formée pour cela, ainsi, ce n'est pas une ingénue mièvre et sans aucune ressource qui débarque à Ciel. Or, La jeune femme n'est pas préparée à ce qu'il attend dans ce repère de vipères toutes plus malsaines les unes que les autres.
Les cousins, héritiers en titre sont assez opposés, et plutôt caricaturaux, une larve d'homme et une harpie. Mais ce sont les dieux les véritables protagonistes dans cette histoire. Avec un Naha versatile, changeant et charismatique au possible ainsi que Seidh toujours touchant, affectueux et parfois cruel tel l'éternel enfant qu'il représente.
Au final, je suis plutôt convaincue par ce premier tome et l'attribution du prix Locus ne me semble pas volé, surtout que cette fantasy n'est pas dénuée de fond. En effet, difficile de ne pas percevoir une critique dans l'attitude suprémaciste des Araméris, ou avec la présentation de centaines de pays chapeautés par une organisation supranationale souvent attentiste. D'autres sujets plus délicats y sont abordés comme l'inceste, le viol, l'abus,….
Toutefois, il y a quelques défauts (de jeunesse) avec des antagonistes manquant de subtilité, une intrigue classique, une attirance physique de Yeine pour Nahadith qui fait un peu girly (rein à voir avec de la romance!), et quelques scènes de sexe superflues. Il y a un déséquilibre entre la cohérence et la densité du panthéon présent, et l'intrigue de cour plus mesurée.
Critique plus complète sur mon blog
Lien : https://albdoblog.wordpress...
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boudicca
  15 avril 2012
A la mort de sa mère, Yeine est conviée à Ciel où règne son grand-père afin de devenir l'une de ses héritières entrant ainsi en compétition avec deux autres membres de sa famille. Et comme si les intrigues de cour entre mortels ne suffisaient pas, la voilà également embarquée dans un conflit opposant le Père des Dieux à ses enfants qu'il a soumis à la volonté des hommes par jalousie. Loin d'être ce à quoi je m'attendais, ce roman se révèle être au final une bonne surprise. le décor est assez restreint, l'intrigue se déroulant quasi-exclusivement à Ciel, palais fascinant et presque inquiétant comportant son lot de surprises, bonnes comme mauvaises.
Les personnages eux-aussi sont intrigants, très sombres mais au final attachants à commencer par l'héroïne mais aussi l'enfant-dieu Sieth. Les relations complexes entretenues par Yeine et l'énigmatique Nahadoth, le Seigneur de la Nuit, ainsi que par ce dernier et son frère divin font en partie le charme de ce roman qui se révèle au final aussi original que divertissant. A noter qu'il fut d'ailleurs récompensé par le prix Elbakin.net en 2011.
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Salsera15
  07 novembre 2012
Je souhaiterais avant tout remercier les éditions le livre de poche de m'avoir permis de découvrir ce roman. Il ne me manquait seulement qu'un petit quelque chose pour que je puisse dire que ce premier tome est un coup de coeur, mais dans l'ensemble je l'ai vraiment apprécié.
Le style de l'auteur est très fluide, les phrases courtes qui se suivent bien. C'est un roman qui se lit relativement rapidement, car on entre dans l'histoire et on ressent rapidement un engouement qui fait en sorte qu'on est incapable de déposer le livre. Il y a une sorte de magie dans ce roman, un mystère qui plane dans ces pages qui rend le lecteur dépendant du livre. Sur la quatrième de couverture on mentionne que le roman a gagné deux prix et je crois que c'est très bien mérité.
Il est rare dans mes chroniques que je mentionne que le point fort de l'auteur est les personnages, mais dans ce cas-ci, c'est inévitable de s'attacher à l'héroïne, mais aussi aux dieux qui gravitent autour d'elle. Yeine est une jeune femme qui se voit dans l'obligation de quitter son peuple pour rejoindre le palais de son grand-père ou elle devra participer à la cérémonie de succession au trône de celui-ci. Cependant, à son arrivée au palais, elle découvrira de nombreux secrets sur la famille de sa mère, notamment les raisons qui ont causé sa mort. C'est une femme forte de caractère qui n'a pas peur de dire ce qu'elle pense et qui sait se battre comme une vraie barbare on pourrait dire. Mais elle a aussi l'avantage de savoir se taire quand c'est le moment. Sa cousine Scimina est une vraie vipère. Elle n'a aucune gentillesse en elle et fait tout pour nuire à Yeine. Les deux personnages que j'ai préférés ce sont les dieux Nahadoth et Sied. le premier est le seigneur de la nuit. Je le qualifierais de prédateur au coeur tendre, car il parait menaçant, mais il joue un rôle important auprès de Yeine. Sied, quant à lui, m'a charmée par son coeur d'enfant, sa tendresse et sa naiveté. Il sait cependant tenir des propos matures qui surprennent. J'ai adoré le concept des sphères de couleur dans sa chambre. Les personnages sont si bien caractérisés qu'on arrive à ressentir leurs émotions et à se les imaginer mentalement. On ressent la souffrance par moment, tout comme la nostalgie et l'inquiétude. Nombreux sont les moments forts dans ce roman qui n'impliquent que des discussions, mais qui ont le pouvoir de venir chercher le lecteur.
Ce roman de fantasy s'éloigne énormément de tous les romans que j'ai pu lire dans le genre. On est loin des guerres sauvages entre soldats ou des promenades dans le bois. Bien qu'il y ait de l'action à l'intérieur des murs du palais, elle n'est pas proéminent dans ce roman. Il constitue plutôt un mélange de fantasy avec la mythologie. L'histoire des dieux, de leur naissance à aujourd'hui est omniprésente tout au long des pages. C'est une façon pour l'auteure de nous faire connaître, à travers leur histoire, les réponses aux questions que Yeine se pose au sujet de sa mère. Cependant, il faut être en mesure de se rappeler les liens entre les personnages pour comprendre vraiment l'essence de l'histoire. L'intrigue peut paraître complexe par moments, car il y a des passages qui fournissent beaucoup d'informations en même temps et il faut ramer pour rattrapper des éléments du début qu'on pourrait avoir oubliés. Cependant, j'ai adoré l'intrigue de ce premier tome. Elle se différencie des autres romans du même genre et apporte une facette mythologique très intéressante.
Je conclus en disant que ce que j'ai le plus apprécié c'est la présence des personnages et leur implication dans l'intrigue. La narratrice est Yeine et comme c'est l'héroïne, un narrateur présent a toujours plus de poids.
Ce que j'ai le moins aimé c'est d'avoir à revenir en arrière, car j'ai loupé des moments importants de l'intrigue qui ont fait en sorte que mes liens étaient parfois erronés. Même si on voudrait lire le roman rapidement, car on s'embarque facilement dans l'histoire, je conseille de vous méfier, car chaque détail est important autrement vous risquez de vous perdre. de plus, Relad, le frère de Scimina est pratiquement absent dans ce premier tome. J'espère en apprendre plus sur lui dans les prochains, car il fait une brève apparition au début, mais qui est lourde de mystère...
Une saga à lire absolument!
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Philemont
  18 décembre 2012
A la sortie de l'adolescence, Yeine est convoquée dans la capitale de l'Empire au lendemain de l'assassinat de sa mère. Cette dernière était en effet la fille de l'Empereur ; Yeine est donc bien placée dans la course à la succession. Mais dans la cité de Ciel, elle se rend bien vite compte qu'elle n'est qu'un pion dans un jeu pervers où des hommes à la solde d'un dieu unique ont asservi les humains comme les divinités mineures. Sa survie dans un tel contexte ne tient donc qu'à un fil tissé à l'aide d'alliances improbables…
Premier roman d'une jeune auteure américaine, Les Cent Mille Royaumes est une nouvelle fois une oeuvre précédée d'une réputation flatteuse. Toutefois, comme nous en avons désormais l'habitude, il est nécessaire de réserver notre opinion jusqu'à une lecture en bonne et due forme.
De fait, l'intrigue générale du roman n'est vraiment pas originale puisqu'elle se situe dans une cour où est plongée malgré elle une jeune héroïne. Toutefois, N.K. JEMISIN évite l'écueil de l'ingénuité dans la caractérisation de son personnage, et met en scène une jeune femme forte au caractère bien trempé ; elle en a d'ailleurs bien besoin puisqu'autour d'elle gravitent exclusivement des personnages ambigus et dangereux. de ce point de vue le roman est une belle réussite puisqu'il parvient à maintenir floue la frontière entre le bien et le mal, évitant ainsi un nouvel écueil tant usité en Fantasy, celui du manichéisme.
Malheureusement il n'y a pas que cette frontière qui soit floue ; il y a également une bonne part de l'intrigue. Ce sont tout d'abord ces Cent Mille Royaumes, lesquels sont vus quasi exclusivement depuis Ciel, ce qui rend bien difficile d'appréhender l'univers au-delà des intrigues de cour. C'est surtout la cosmogonie de ce monde, centrale dans l'histoire racontée par Yeine elle-même, mais trop rarement expliquée en dépit de sa complexité ; en fait seule une petite annexe permet de comprendre certains éléments du pourquoi et du comment de la situation des dieux.
Au final, cette lecture conduit à un bilan plutôt mitigé. On appréciera une belle qualité d'écriture, et quelques idées intéressantes (en particulier le questionnement sur la notion de « dieux »). On regrettera le manque d'originalité de l'intrigue, les insuffisances dans son développement, et le fait que, finalement, le lecteur a bien du mal à s'attacher à un quelconque personnage, y compris le principal.
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
AlfaricAlfaric   17 août 2016
La langue darrène possède un mot pour définir l’attirance pour le danger : esui. C’est l’esui qui pousse les guerriers à se lancer dans des batailles désespérées et à mourir en riant. Ou les femmes à se jeter dans les bras d’amants qui ne sont pas pour elles – des hommes qui feraient de mauvais pères, et des femmes leurs ennemies. Le terme semnite le plus approchant est soif, si l’on comprend les variantes que sont la soif de sang et la rage de vivre, même si ces derniers sens ne rendent pas bien compte de la définition première d’esui : gloire, et folie. Tout ce qui est insensé, irrationnel, incertain – mais esui, la vie ne présenterait aucun intérêt.
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sheilasheila   02 mai 2014
-Kinneth aurait contemplé cette chose sans ciller. Elle aurait pu lui faire ça elle-même et y prendre plaisir...
-Vous mentez!
-... ou le simuler assez bien pour que personne ne voie la différence. Elle avait ce qu'il fallait pour succéder à Dekarta. Pas vous.
-Peut-être pas, lançai-je d'un ton cassant. Mais moi au moins, j'ai une âme. À quel prix avez-vous vendu la votre?
À ma surprise, la joie de Viraine s'évanouit. Il détourna les yeux vers le trou. Dans la lumière grise, son regard parut plus terne et plus vieux que celui de Dekarta.
-Pas assez cher, lança-t-il en s'éloignant.
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AlfaricAlfaric   14 février 2017
Cela faisait des siècles, des millénaires, que les dieux vivaient au contact des humains, et pourtant, jamais il ne penserait comme nous. Ils méconnaissaient le pouvoir de l’espoir.
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AlfaricAlfaric   12 août 2016
Aux yeux d’un enfant, une mère est une déesse. Elle peut sembler magnifique ou terrible, bienveillante ou pleine de courroux, mais elle inspire l’amour, dans tous les cas.
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AlfaricAlfaric   16 août 2016
- Les connaissances corrompues sont porteuses de vérité, si on sait lire entre les lignes.
- Encore faut-il avoir conscience que ce savoir est corrompu à la source.
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