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ISBN : 2221191730
Éditeur : Robert Laffont (11/02/2016)

Note moyenne : 4.01/5 (sur 53 notes)
Résumé :
Roman à la mécanique implacable, conte à la morale subtile, 'Et je serai toujours avec toi' impose Armel Job comme un maître du suspense.
Automne 1995. Victime d'un incident mécanique, un homme vient demander de l'aide dans la maison la plus proche. Teresa, la jeune veuve et catholique fervente qui lui donne asile le temps de faire réparer son véhicule, se convainc très vite que cet homme lui est, en réalité, envoyé par Dieu en réponse à la promesse de son ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
latina
  06 novembre 2018
Qui n'a jamais eu envie que la personne chère qui s'en va pour toujours ne dise : « Je te ferai un signe, je serai toujours avec toi » ?
Teresa, la belle et encore jeune veuve, mère de deux grands jeunes hommes, s'accroche à cette phrase prononcée par son mari le dernier jour de sa vie. Atteint d'un cancer, il peut enfin prouver son amour par cette promesse. C'est toujours quand il est trop tard qu'on se rend compte qu'on n'a pas assez aimé...Cela vaut pour les deux membres de ce couple belgo-polonais (Teresa est une Polonaise arrivée en Belgique il y a longtemps en vue de se marier avec un autochtone, ce qu'elle a fait dès sa venue).
Et quand un Croate arrive de manière inopinée après un an de veuvage, des « signes » - du moins, interprétés comme tels - font croire à Teresa que son mari l'a envoyé auprès d'elle.
C'est sans compter avec les deux grands fils pas très heureux d'assister, impuissants, à l'incrustation de ce bel étranger non dépourvu de charme que les femmes trouvent bien séduisant...
La narration alternée d'André, le fils intellectuel, étudiant en mathématiques, assez froid en apparence, et de Tadeusz, l'ainé, celui qui a repris la brasserie paternelle, coureur de jupons et bon vivant, cette narration rythme heureusement les faits qui s'enchainent sans grand suspens. L'analyse psychologique est présente, l'ambiance est bien ardennaise, avec son café, son église et son curé (nous sommes en 1996 et les bonnes gens se rendent encore à la messe dominicale).
Il y a un meurtre, comme souvent dans les romans d'Armel Job, et le coupable n'est jamais celui qu'on croit.
L'auteur pose aussi les jalons d'une réflexion sur la justice, et je ne résiste pas à citer sa phrase-choc : « Tu braques un bijoutier, tu es un criminel. Tu rases Hiroshima, tu es un héros ».
Petite intrigue policière mâtinée de relents religieux et brassée dans l'entreprise familiale, cette histoire se lit facilement et sans grande prise de tête, sauf pour les personnages qui eux, sont bien dans la mélasse.
Tout ça à cause d'une phrase inopportune d'un pater familias voulant se donner bonne conscience.
« Et je serai toujours avec toi », dans la vie et dans la mort, pour le bonheur et pour le pire...
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jeunejane
  13 août 2016
Jacques Broncart, brasseur dans le Hainaut en Belgique, meurt d'un cancer en laissant sa veuve Teresa, une polonaise qu'il avait connue par petites annonces et ses deux fils, Tadeusz et André.
Tadeusz va reprendre la brasserie aidé par sa mère et André va poursuivre des études universitaires.
Les faits se situent en 1996. Un soir, Branko, un Croate réfugié en Belgique vient sonner à la porte des Broncart car il est tombé en panne. Il cherche du travail.
Teresa va proposer de le loger avant qu'il ne trouve du travail dans l'entreprise de bûcherons du coin.
Une ouvrière de l'entreprise, Suzanne, va être assassinée et l'enquête va commencer sur fond de suspicion envers le mystérieux Croate de la part de la gendarmerie et des deux fils de la brasserie qui nourrissent une jalousie certaine mais pas malsaine envers Branko.
Les faits bien menés, la lecture palpitante, les sentiments humains , l'écriture très agréable , fluide en font un roman de grande qualité.
Armel Job organise ses chapitres en laissant la parole soit à André, soit à Tadeusz. C'est très intéressant d'avoir l'avis de l'un puis de l'autre sur les mêmes faits.
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Ziliz
  21 juillet 2019
Avant de succomber à la maladie, son mari « lui jura qu'une fois trépassé, il lui ferait parvenir un signe, afin qu'elle sache qu'il était en paix, dans l'ombre, à ses côtés, et qu'elle pouvait continuer à vivre pleinement, sans regret. »
Fervente catholique, Teresa a voulu y croire, elle a accueilli ce signe à bras ouverts, voire plus, au grand dam de ses deux fils, jeunes adultes. Lesquels n'ont eu de cesse d'ouvrir les yeux de leur mère - pour son bien ? par jalousie ? par sens moral ? Pourquoi livre-t-on ce genre de combat, au juste ?
Malgré son titre a priori niais (surtout ce 'Et' dont je cherche une explication), j'ai emprunté ce livre après avoir découvert deux romans captivants et subtils d'Armel Job - merci à quelques Babéliotes, de Belgique et d'ailleurs, qui m'ont donné envie de connaître l'auteur.
Ledit titre se révèle être l'épitaphe gravée sur la tombe du défunt époux.
J'ai longtemps douté des dithyrambes de la 4e de couv : « Roman à la mécanique implacable, conte à la morale subtile, [il] impose Armel Job comme un maître du suspense. »
A l'issue de ma lecture, j'y adhère pleinement. L'auteur prend le temps de déployer une intrigue pas si manichéenne qu'il n'y paraît. Il ménage des surprises et nous pousse à voir au-delà des évidences sur les notions de vérité, de justice et de pardon, notamment.
Le genre de livre sur lequel je méditerai après l'avoir refermé, d'autant que les révélations sur la forme du récit donnent une dimension intéressante aux redondances parfois lassantes dues à la double narration.
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spleen
  30 mai 2018
Lorsque Jacques Broncard va mourir , il cite à Tereza , sa femme, fervente catholique cette phrase de la Bible: Et je serai toujours avec toi en lui promettant de lui envoyer un signe de sa présence.
Pour Tereza, polonaise arrivée en France pour épouser Jacques , l'attente commence donc avec la mort de son époux . Nous sommes en 1995 . Lorsque un Croate tombe en panne devant sa maison , plusieurs événements la conduisent à croire que cet homme est celui que Jacques lui envoie ...
L'histoire est racontée par les deux fils : Tadeusz, l'ainé, le fils préféré , celui qui a repris la brasserie de son père et André, celui qui part faire des études . Chacun raconte à son point de vue la rencontre entre Tereza et Branco et la suite d'événements qui vont faire éclater le cercle familial .
Un meurtre est commis, rapidement mis sur le dos de l'étranger, ce Croate qui a fait la guerre et dont on ne sait rien .
Cet excellent roman, assez court nous plonge dans une Belgique provinciale, cela aurait pu être la France aussi , avec ses préjugés , son parti pris contre ceux que l'on ne connait pas , les étrangers , vite accusés de tous les maux, cela n'a guère changé peut-on remarquer ...
Mais la réflexion va bien au delà , elle touche les relations entre frères, liens puissants mais avec une pointe de jalousie et une compétition souvent latentes , elle aborde de façon directe le regard sévère que les enfants , même devenus grands , pose sur les relations amoureuses de leurs parents , en particulier de leur mère avec la gène d'être témoin de gestes d'amour surtout s'il s'agit d'un autre homme que leur géniteur .
La force de la foi est également évoquée car elle rend aveugle ou alors elle franchit les montagnes, suivant sa propre croyance ou pas .
Les deux derniers points et non des moindres que ce roman met en exergue sont la capacité à pardonner, et la possibilité de vivre en résilience avec soi même et avec les autres lorsque l'on a commis des atrocités .
Armel Job, un écrivain que j'apprécie beaucoup va au plus profond de l'âme des hommes et laisse le lecteur longtemps avec ses interrogations sur ses propres valeurs et la force de ses préjugés .
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Labelettedusud
  09 décembre 2018
Oui, j'avoue et j'ai honte … l'adage « nul n'est prophète en son pays » est vrai. Car, voyez-vous, Armel Job habite dans ma région et cela fait des lustres que je n'avais pas lu un de ses livres. Je répète … j'ai honte. Pour ma défense, mon besoin d'évasion loin des paysages de l'Ardenne belge est sans doute à l'origine de ce blocage. Tout cela pour vous dire qu'il aura fallu un challenge lecture pour que je renoue avec son écriture.

Et donc.
J'ai trouvé dans « Et je serai toujours avec toi » un récit très profond et nuancé sous ses airs d'enquête policière régionale. Armel Job apporte tant de soin à la psychologie de tous ses personnages que l'empathie est presque immédiate. Il m'a offert un magnifique portrait de mère mais aussi une fine analyse des relations entre frères. Bref, j'ai plongé avec bonheur dans ce huis-clos familial, y reconnaissant les codes de ce qui fait la vie de famille au sein d'une région que je connais bien.
Ce qui m'a définitivement conquise, c'est la deuxième couche …. La réflexion philosophique qu'Armel Job veut provoquer chez son lecteur. de manière détournée, Il pointe les défauts de ses compatriotes et met en garde contre le jugement au premier regard, les idées toutes faites.
Il pose aussi la question de la deuxième chance. « Sommes-nous une seule et même personne de la naissance à la mort ou sommes-nous peut-être plusieurs personnes successives qui sortent l'une de l'autre. Et c'est la dernière – la moins moche bien souvent – qui doit prendre en charge bon gré mal gré les répugnantes chrysalides qui l'ont précédée. » (page 190).
Question hautement intéressante. Je vous laisse réfléchir là-dessus ….. Armel Job ramasse les copies dans trois heures !


Lien : https://belettedusud.wixsite..
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critiques presse (1)
LaPresse   12 mai 2016
Armel Job, ancien directeur d'école, propose dans son oeuvre une exploration fine de l'âme humaine et de ses recoins les plus sombres.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Citations et extraits (43) Voir plus Ajouter une citation
josette-costeuxjosette-costeux   02 octobre 2019
On peut s'éprendre des maths simplement pour elles-mêmes, pour leur rigueur, leur souveraineté. A ce moment, cependant, je me suis mis à les aimer comme mon refuge, à l'abri des laideurs de la vie Aujourd'hui encore, je ne me sens tranquille que dans l'univers immuable des nombres en suspension dans l'infini, loin de toute réalité, nouant sans passion leurs relations étranges, mus par leur seul attrait pour la beauté.
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josette-costeuxjosette-costeux   02 octobre 2019
Beaucoup de femme passent leur vie à essayer de comprendre les hommes, mais les hommes eux, se fatiguent rarement à comprendre les femmes. C'est comme si la norme, c'était eux. Je ne suis qu'une bistrotière mais tu peux me croire, j'en ai vu défiler. Le zinc, c'est le divan de ceux qui ne peuvent pas se payer le psy.
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josette-costeuxjosette-costeux   02 octobre 2019
Aujourd'hui encore, je me demande s'il y a une seule affection qui arrive à la cheville de celle que peuvent se porter deux frères ou deux soeurs à peu près du même âge.
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latinalatina   02 novembre 2018
En Ardenne, le vétérinaire n'est pas le doux praticien en blouse blanche, équipé d'une lampe frontale, qui fait tirer la langue au chien-chien et au canari, c'est une armoire à glace qui débarque en bottes dans les fermes, qui ouvre en deux coups de scalpel le flanc d'une vache et y plonge les bras jusqu'au coude, pour en extirper l'obligatoire cul-de-poulain de la race blanc bleu. Au savoir-faire, il ajoute la force et la fatigue, qui sont les deux vertus cardinales du campagnard.
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jeunejanejeunejane   13 août 2016
"Je comprends ta mère, tu sais. Une femme seule, c'est difficile.
- Tu lui donnes raison?
- Je ne dis pas ça. Je te parle de comprendre. Pour ça, évidemment, il vaudrait mieux que tu sois une femme toi aussi. C'est une chose que j'ai constatée depuis longtemps : beaucoup de femmes passent leur vie à essayer de comprendre les hommes, mais les hommes,eux, se fatiguent rarement à comprendre les femmes. C'est comme si la norme, c'était eux. Je ne suis qu'une bistrotière, Tadeusz, mais tu peux me croire,...
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Armel Job P2
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