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Frédéric Grellier (Traducteur)
ISBN : 2020679140
Éditeur : Seuil (15/09/2004)

Note moyenne : 3.35/5 (sur 60 notes)
Résumé :
Psychothérapeute réputé de Los Angeles, le docteur Alex Delaware a été désigné par l’administration pour apporter un soutien psychologique aux victimes d’un pédophile. Peu après, celui-ci réussit à se suicider dans la salle d’attente du docteur en se tirant une balle dans la bouche. Alex subit un tel choc en découvrant le cadavre qu’il décide d’abandonner son métier et après avoir vendu quelques appartements qu’il possédait, il se met en retraite à trente-deux ans. ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
babel95
  21 juillet 2017
Bel Air, Los Angeles, Californie. L'inspecteur Milo Sturgis fait appel à son ami le pédopsychiatre Alex Delaware. Un crime particulièrement sanglant vient d'avoir lieu : un psychiatre, Morton Handler, et son amie, Elena Gutierrez, une institutrice ont été assassinés. Leur voisine, la petite Melody, sept ans, a été témoin de la scène, mais elle ne se souvient de rien.
Alex, professeur en pédopsychiatrie, a mis sa vie professionnelle entre parenthèses depuis plusieurs mois à la suite du suicide dans son cabinet de consultation, d'un pédophile ; il accepte pourtant de rencontrer Melody pour l'interroger sous hypnose.
Son enquête le plonge dans une Californie des années 1985 d'où les téléphones portables et les ordinateurs sont encore absents, mais où les escrocs, qu'ils soient psychologues, psychiatres, ou même universitaires, sont bien présents et en pleine capacité de nuisance - en particulier vis à vis des plus faibles, les enfants.
Alex Delaware, et le romancier Jonathan Kellerman, sont avant tout des psychologues, des pédopsychiatres. Alex accepte d'aider Milo parce qu'il sait pratiquer l'hypnose sur des enfants malades. Mais ce sont ses qualités personnelles alliées à une excellente connaissance de la psychologie qui lui permettent, au fil de l'enquête, d'aller plus loin, alors que Milo Sturgis, le véritable enquêteur, a tendance à se laisser dépasser. L'importance accordée à l'analyse psychologique des personnages est évidente et met en valeur une intrigue simple mais qui fonctionne bien.
le Rameau brisé : un très bon roman policier qui inaugure une série, et nous fait redécouvrir la Californie d'il y a trente ans à travers un duo d'enquêteurs originaux et sympathiques, que l'on a envie de retrouver.
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Crazynath
  02 juin 2014
Un très bon polar avec un " couple d'enquêteurs" composé d' un flic ,Milo Sturgis et surtout, figure principale de ce livre, d' Alex Delaware, psychologue pour enfants à la retraite. Les deux hommes vont se retrouver à enquêter ensemble suite à la sollicitation de Sturgis pour que le Dr Delaware aide la police en interrogeant une petite fille témoin d'un meurtre.
L'intrigue est très bien construite, avec suffisamment d'actions et de rebondissements pour tenir le lecteur en haleine . Je trouve que les personnages sont particulièrement bien fouillés ce qui est peut être du au fait que l'auteur est lui même un ancien psychologue..
En conclusion, je pense affirmer sans problème que je poursuivrais la lecture des enquêtes de ce duo qui est ma foi, fort sympathique....
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caryatide
  08 décembre 2015
Alex Delaware a toujours mené sa vie à marches forcées...études, vie professionnelle, il a tout fait à toute vitesse. Il est donc normal, qu'après avoir trouvé un pédophile notoire, dont il aidait les victimes et leurs famille à reprendre pied, suicidé dans son cabinet il ait décidé de prendre sa retraite...à 32 ans.
Son ami, l'inspecteur Sturgis ne voit pas les choses comme ça. Il n'est pas psy, mais il a été brancardier au Viet Nam et il sait reconnaître un choc post traumatique. Pour lui, Alex doit reprendre le travail le plus rapidement possible et arrêter de traîner chez lui...
Justement une petite fille a été le seul témoin d'un meurtre. Choquée, elle ne veut par parler... Et Alex est justement psy pour enfants...Alors, au travail !
Mais ce n'est pas si facile. Mélody a 7 ans, en parait 5, et vit dans une loge minuscule dans la résidence dont sa mère est concierge. Elle ne doit surtout pas déranger les locataires. Alors, comme elle avait un peu tendance à s'agiter, son pédiatre l'a diagnostiquée hyper active et lui a prescrit la dose maximum de Ritaline. Et sa mère reconnait sans problème qu'elle augmente la dose de temps en temps.
Mis à part l'aspect déontologique, cela pose un problème pratique. Alex comptait sur l'hypnose pour faire parler en douceur la petite fille : c'est impossible avec une enfant complétement shootée.
Mais pourquoi la mère travaille-t-elle justement dans cette résidence, alors que d'autres sont plus destinées aux familles et que personne ne remarquerait la petite fille au milieu des autres enfants ?
Pourquoi ont-elles du reste, maintenant, disparu toutes les deux ?
Pourquoi le couple assassiné l'a-t-il été de façon si horrible. On dirait qu'ils ont été torturés ? Mais, elle était instit, lui psy avec la clientèle banale de cadres surmenés. Quels secrets voulait-on leur faire dire ?
Alex, finalement, va se prendre au jeu et c'est lui qui va mener l'enquête...
C'est le premier livre de Jonathan Kellerman, qui a immédiatement été primé.
Je lui ferait un seul reproche. Comme d'autres "premier livre" que j'ai lus, on a l'impression que l'auteur a voulu entasser toutes ses idées dans ce livre comme s'il n'allait pas pouvoir en écrire d'autres et cela donne un aspect un peu foisonnant à l'histoire.
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pile
  26 novembre 2011
A Los Angeles, un psychiatre et sa compagne ont été sauvagement assassinés, la jeune femme mutilée. le seul témoin du meurtre est la fille de la gardienne, une enfant de 7 ans. Mais très perturbée, la petite fille ne parvient pas à raconter ce qu'elle a vu. L'inspecteur Milo Sturgis fait alors appel à son ami Alex Delaware, un psychologue pour enfants…
Publié aux États-Unis en 1985, "Le rameau brisé" est le premier roman de Jonathan Kellerman, lui-même psychologue avant de devenir écrivain. C'est le roman où apparaissent donc pour la première fois ses deux personnages récurrents : Alex Delaware et Milo Sturgis. La série compte aujourd'hui 26 romans.
Le personnage principal et narrateur de ce premier roman est Alex Delaware, psychologue pour enfants. Pendant des années il a travaillé comme un fou, jusqu'à sombrer dans une dépression et cesser d'exercer. Il a maintenant 33 ans. Il vit des placements faits au temps de sa réussite professionnelle et se déclare volontiers retraité. Mais son ami Milo Sturgis va le sortir de sa retraite, et très vite sa vraie nature va reprendre le dessus. Ne parvenant pas à faire parler la fillette, il va jouer les détectives pour trouver lui-même les assassins, d'autant plus intéressé par cette affaire, qu'elle pourrait bien avoir un lien avec celle qui a mis fin à sa carrière.
J'ai beaucoup aimé ce personnage de psychologue dépressif qui renaît à la vie en jouant les détectives amateurs. Naturellement doué pour faire parler les gens, il va également se découvrir des talents de comédien, n'hésitant pas à se faire passer pour un journaliste ou un architecte, selon les besoins de son enquête. Mais c'est aussi un homme d'action, qui va se remettre au karaté, s'emparer d'une arme à feu, et faire des cascades en voiture. Au bout du compte, le détective amateur n'aura plus rien à envier à ses collègues détectives privés de la littérature policière.
Le personnage de Milo Sturgis est plus en retrait dans cette première enquête. Décrit comme un grand costaud, il assume son homosexualité dans un milieu professionnel pourtant peu favorable, ce qui en fait un flic un peu marginal. Âgé de 32 ans, il vient comme Alex d'une famille ouvrière et a lui aussi fait de bonnes études. Après un troisième cycle en lettres, il se destinait à l'enseignement. Mais la Guerre du Vietnam a finalement fait de lui un inspecteur de police des plus atypiques.
Ce premier roman de la série Alex Delaware / Milo Sturgis a su me tenir en haleine jusqu'à sa dernière page. Et comme j'y ai bien sympathisé avec ses deux héros, je ne vais bien sûr pas manquer de me tourner prochainement vers La preuve par le sang, le deuxième roman de la série…
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Woland
  31 mai 2008
Through the eyes of a child
Traduction : Frédéric Grellier
En dépit de une ou deux coïncidences non pas tirées par les cheveux mais si "grosses" qu'on hésite parfois à les accepter - et pourtant, dans la vie de tous les jours, il est vrai qu'on tombe souvent sur quelque chose qu'il nous serait impossible d'admettre dans une fiction - "Le Rameau brisé" n'en demeure pas moins un excellent polar.
Kellerman en tire toutes les ficelles avec une maestria incomparable, conduisant son lecteur de surprise en surprise sans lui laisser un seul instant pour réfléchir ou pour s'étonner - sauf peut-être à la toute extrême fin où les événements s'enchaînent à une telle vitesse que, malgré tout, on voit (à moins qu'il ne s'agisse d'une illusion ?) la ficelle.
Bien que ce soit lui qui, comme d'habitude, vient demander l'aide de son ami, le Dr Delaware, l'inspecteur Sturgis est assez vite mis sur la touche par des supérieurs hiérarchiques qui s'avisent un peu tard du guêpier dans lequel sa perspicacité pourrait entraîner un certain nombre de notables distingués. Qu'à cela ne tienne bien sûr, en vacances de commande au Mexique, Milo n'en perd pas moins l'affaire de vue.
Cette affaire, elle a commencé d'une façon assez inattendue, par le double meurtre d'un psychiatre, Morton Handler, et de sa maîtresse, Elena Gutierrez, dans le bureau même du praticien. Seul témoin du carnage - car c'en est un, je vous épargne les détails : Melody Quinn, la fille de la gardienne de la luxueuse résidence où exerçait Handler.
L'enfant affirmant de bonne foi ne rien se rappeler du tout - ou alors, une mêlée très vague - Sturgis et ses chefs estiment qu'une ou deux séances d'hypnose pourraient peut-être leur permettre d'y voir plus clair.
Cela fonctionne si bien que la mère de Melody - une mère plutôt bizarre qui confié la santé de son enfant à un psy adepte des amphétamines et des traitements médicamenteux douteux - estime les séances trop violentes pour sa fille et, soutenu par le psy en question, le Dr Towle, refuse de poursuivre plus loin.
Mais bien des choses qu'il a pu observer, tant chez Mrs Quinn que chez Towle lui-même, ont éveillé la curiosité de Delaware. de plus, il est clair que l'équilibre de Melody est en jeu ...
Sous l'intrigue policière qui met en jeu une petite confrérie de pédophiles, Kellerman pose la question des méfaits accomplis par la richesse (tout d'abord sur ceux qui la possèdent) et nous brosse un portrait ahurissant d'une Amérique où tous les milieux sans exception remettent à des psys pas toujours très nets la responsabilité de régler les problèmes, grands et petits, de leurs rejetons.
On en frissonne d'autant plus que, de nos jours, cette mode déplorable a gagné l'Europe.
A lire bien tranquillement - pour ne perdre aucun fil de l'écheveau - un jour d'angoisses - les polars, ça apaise. ;o)
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
pilepile   26 novembre 2011
Certains soirs, je sortais de la séance épuisé et vidé psychologiquement, après avoir écouté leurs angoisses se déverser comme le sang d’une plaie. Ne vous fiez pas à ceux qui prétendent le contraire : la psychanalyse est une des activités humaines les plus éprouvantes qui soient. J’ai fait toutes sortes de métiers, récolter des carottes sous un soleil de plomb comme siéger au sein de commissions dans des pièces lambrissées, et rien n’égale le fait d’être confronté pendant des heures entières à la détresse humaine et d’endosser la responsabilité de la soulager en ne se servant que de son cerveau et de sa bouche. Dans les meilleurs moments, c’est totalement exaltant, surtout quand on voit le patient s’ouvrir, respirer et se défaire de sa douleur. Dans les pires, c’est comme de faire du surf dans un cloaque : on a du mal à garder l’équilibre face aux vagues sordides qui déferlent.
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polarjazzpolarjazz   18 mai 2018
Il mesurait un mètre quatre-vingt-quinze et pesait plus de cent vingt-cinq kilos. Une montagne de chair pâle en forme de poire, vêtue d'un costume fauve, d'une chemise blanche et d'une cravate en soie noire de la taille d'un bavoir. Ses richelieus beiges étaient longs comme des petits voiliers et ses mains ressemblaient à deux sacs de sable. Il remplissait entièrement l'encadrement de la porte. Une paire de lunettes à épaisse monture noire était posée sur un nez en patate qui divisait un visage aussi grumeleux que de la bouillie de tapioca. Kystes, grains de beauté et pores élargis émaillaient ses bajoues. Il avait quelque chose d'africain avec son nez aplati, ses lèvres charnues aussi sombres et humides que du foie cru et ses cheveux crépus couleur tuyau rouillé. Ses yeux étaient pâles, presque incolores. J'en avais déjà vu de semblables - ceux d'un mulet conservé dans la glace.
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GrouchoGroucho   22 décembre 2014
- Tu es mon psy. Cette conversation reste confidentielle ?
- Mieux que ça, je suis ton ami.
- OK, soupira-t-il. Demande moi ce que je sais que tu vas me demander.
- Le suicide. Ça ne colle pas pour deux raisons. D'abord, à cause du genre même du type que c'était. Tout le monde m'a fait le même portrait. Un petit salopard arrogant, méchant et sarcastique. Imbu de lui-même. Pas la moindre trace de doute. Ces types là, ne se suicident pas. Ils cherchent un moyen de se défausser sur les autres, se défilent toujours.
Deuxièmement, tu es un pro. Comment pourrais-tu être assez négligent pour qu'il arrive à faire ça ?
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CrazynathCrazynath   29 mai 2014
Dans l'air flottaient des relents de sueur, de mensonges et de peur, la puanteur de la dignité humaine avilie.
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GrouchoGroucho   22 décembre 2014
Au cours des semaines suivantes, Milo et moi nous étions découverts beaucoup de points communs.
.../...
Environ trois semaines après notre rencontre, il m'avait confié qu'il était homosexuel. Pris de court, je n'avais su quoi dire.
- Je te préviens pour pas que t'aille croire que je te drague.

Soudain, je m'étais senti honteux, car ma première pensée avait été exactement celle-là.
Au départ, malgré ma prétendue finesse psychologique, j'avais eu du mal à accepter qu'il soit pédé. Je connaissais toutes les données. Que les homos représentent entre cinq et dix pour cent de pratiquement tout groupe humain.
.../...
Malgré tout, le cerveau a du mal à se défaire des stéréotypes. On s'attend à ce que soit des tantouzes efféminées à la voix haut perchée.
.../...
Milo n'avait pas l'air homosexuel.
Mais il l'était depuis plusieurs années et le vivait bien. Il ne se cachait pas, mais ne s'affichait pas non plus.
.../...
Je comprenais mieux son altruisme initial, son souci de me venir en aide. Il savait ce que c'était d'être seul. Être flic et pédé, c'est se retrouver dans les limbes.
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Videos de Jonathan Kellerman (5) Voir plusAjouter une vidéo
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The masterfully plotted and addictive series of psychological thrillers from Jonathan Kellerman, the No.1 bestselling author and creator of Alex Delaware - The Crime Reader.
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