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ISBN : 2081208040
Éditeur : Flammarion (03/01/2008)

Note moyenne : 3.52/5 (sur 26 notes)
Résumé :


Quatre amis, deux couples, dînent sur une terrasse. Ce soir d'été, Louise, la compagne de Léa, se prépare à partir en reportage dans un pays en guerre. On parle de l'éclipse qui passera bientôt sur la France.

Personne n'imagine alors que ce sera la dernière soirée avec Louise. Personne n'imagine alors qu'il faudra affronter le deuil et ses lames de fond, la violence de l'actualité et le revirement des passions.

Un roma... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Mamzelle
  20 juin 2008
Brigitte Kernel, journaliste et animatrice d'émission littéraires sur France Inter (Noctiluque, Un été d'écrivains), écrit ici sur un sujet tabou, à savoir l'attirance entre 2 femmes dans un contexte de deuil et de chagrin où elle pourrait facilement paraître déplacée.
Léa et Louise s'aiment, comme on peut s'aimer au début d'une relation, passionnément et inconditionnellement, sous les yeux attendris du couple d'amis que forme la narratrice avec Olivier, l'homme de sa vie. Ces 4 amis ont en commun, entre autres, la passion du journalisme et le fait d'en avoir chacun fait son métier dans des directions différentes.
Mais le drame survient, Louise est tuée lors d'un reportage en Irak.
Léa s'effondre et la narratrice, épaule dévouée, amie fidèle et béquille de cette jeune femme confrontée à la pire des situation, la mort de l'être aimé, va devoir composer bientôt avec d'autres sentiments. Elle va devoir faire face puis accepter l'attirance grandissante et les sentiments qu'elle développe pour Léa.
C'est un roman poignant, je l'ai lu d'une traite en ayant parfois, sur certains passages, le souffle coupé par tant de justesse des personnages et des émotions.
Léa et la narratrice emplissent le récit, Olivier n'est finalement que très pâle mais n'est-ce pas normal dans un ouvrage qui traite de l'attirance existant entre 2 femmes?
Les personnages fonctionnent bien et la description des émotions qu'ils traversent, doublée d'une analyse psychologique sans faille rend ce livre un peu dérangeant, non par le thème, mais par la façon dont il interpelle nos propres émotions et nous interroge sur nos propres réactions.
Fondamentalement j'ai donc été très touchée par ce livre, mais il y a des choses qui, pour moi, ne fonctionnent pas.
La dernier temps du récit est le temps où Léa et la narratrice assument enfin leur attirance l'une pour l'autre, la tension qui se dégage de leur relation, tenson forte et palpable, devient quasiment intenable même pour le lecteur. On s'attend donc à une fin explosive forcément, il faut que cette tension se transforme en quelque chose d'éclatant, de brutal peut-être....
Mais non, on se retrouve avec un pétard mouillé, passez moi l'expression, on a une impression d'inachevé, de conclusion ratée.
La dernière "action" est improbable, n'a pas de logique avec l'action précédente, on ne sait pas trop comment elles en sont arrivées là, ces deux femmes qui partageaient une histoire si puissante. Surtout on ne comprend pas pourquoi cette dernière action, sensée donc parachever tout le livre, l'enrober, lui donner la touche finale, pourquoi cette dernière action est si pâle, si fade alors que tout ce qu'on vient de lire nous fait attendre une fin incandescente.
En conclusion, un livre à lire, vraiment, pour le bonheur d'être touchée si justement, si profondément. Bémol sur la fin néanmoins.
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Lynxette
  01 octobre 2013
Je l'ai fini...
J'ai l'habitude, afin de capitaliser mes lectures, de prendre des notes.
Ce qui m'a marqué c'est le sentiment d'impuissance face au deuil et le syndrome "super héro" que développe la narratrice envers Léa. Mettant, par la même, son propre chagrin entre parenthèse. J'ai trouvé cela particulièrement juste l'ayant personnellement vécu au décès du père de ma petite soeur. Ce syndrome qui vous fait vous sentir coupable et redevable, comme si pour oublier ou ne pas penser à sa propre peine, on essayait d'exorciser celles des autres (le s est volontaire: il n'y a pas une peine mais autant de peines qu'il y a de personnes).
"N'est-ce-pas plutôt culturel qu'instinctif de vivre?"
C'est une question (peut-on finalement la qualifier d'affirmation?) qui intervient dans les dernières pages du bouquin qui m'a particulièrement parlé. Je ne développerai pas plus je vous laisse à vos réflexions.
Le style est très fluide, c'est un point de vue interne: l'histoire est racontée au travers du regard de la narratrice. La narratrice se pose beaucoup de questions auxquelles on n'a pas forcément de réponses.
"Le travail du deuil se fait malgré lui, la marée se retire doucement, chaque jour nouveau apporte quelques secondes supplémentaires de sursaut de vie, de sérénité, ou d'oubli fugace"
J'ai adoré cette phrase et la métaphore sur la marée. Marée qui est un processus inébranlable, cyclique et intemporel.
On trouve quelques phrases bien senties qui ramènent à la dur réalité:
"Anne est morte en quelques minutes, contre moi, je lui caressais la tête, remontais ses cheveux tout en essayant de glisser dans sa culotte, entre ses fesses, ce maudit suppositoire."
On peut imaginer que ça laisse des traces à une gamine de 15 ans...
Quant à la relation entre Léa et la narratrice c'est assez fossé car sans deuil: pas de relation. Quand quelqu'un meurt on n'a besoin de se raccrocher à la vie par n'importe quel moyen. le sexe, la drogue et autres joyeusetés en font partis. Quand la narratrice parle de relation
Inenvisageable
c'est qu'elle l'a envisageait des centaines de fois justement!
"Jure ! [moi] Jamais faire l'amour ensemble même si on en crève d'envie... J'ai juré. Et jure-moi que Louise n'a pas souffert, qu'elle n'a pas senti qu'on lui tirait dessus... J'ai juré."
C'est magique cette phrase et ça témoigne des imbécillités qu'on peut sortir pour aider quelqu'un. Autant la première partie on peut y croire et s'y tenir mais la deuxième partie de la phrase on se dit : pour rassurer quelqu'un on dirait n'importe quoi et donc on se dit de suite que ça finira par coucher ensemble.
Quant à la fin je vois ça comme l'envole du papillon...
PS: une autre phrase qui m'a plu:
L'amour ne se partage pas: il s'ajoute
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Analire
  26 septembre 2013

En débutant cette lecture, je ne m'attendais à aucune histoire en particulier, je partais d'un bon pied, l'air décidé et sereine. Il faut dire que j'ai choisi de débuter cette lecture pour me soulager et déstresser de la vie quotidienne.
Si vous lisez la quatrième de couverture de Fais-moi oublier, vous connaîtrez les grands (et seuls !) événements qui se produisent. Pour que la surprise soit encore plus totale, il faudrait ne pas la lire, ça vous éviterait de dénaturer le récit et d'ôter son peu de rebondissement. Ce résumé est vraiment trop complet, trop détaillé et trop avancé dans l'histoire ; il est trop trop pour le peu de pages que contient ce roman.
Il n'existe que quatre personnages fondamentaux dans le corps du texte, Louise, Léa, Olivier et la narratrice, dont le prénom nous ait inconnu. Plus le récit s'intensifie et l'avancée se fait dans notre lecture, plus les personnages se raréfient pour ne rester seulement que Léa accompagnée de la narratrice. Ce peu d'intervention coupe ces personnages du monde extérieur, et les fait apparaître dans l'esprit du lecteur, comme enfermés dans une bulle. Si ce n'était que ça, ça ne m'aurait pas gêné outre-mesure, mais le fait est que nous ne connaissons rien des personnages présentés. Leur passé nous est complètement inconnu, leur présent ne nous est présenté que superficiellement, et leur futur est incertain... Comment s'attacher à de tels personnages, qui nous semblent aussi lointains qu'inconnus ? Brigitte Kernel aurait pu développer ses personnages, pour faire ressortir davantage leur côté humain. Elle a privilégié les sentiments qu'ils ressentaient sur le coup de l'émotion.
Tout, dans ce roman, n'est traité que superficiellement. L'auteure n'entre pas dans les détails, elle reste en surface, ne creuse pas les sujets qu'elle approche et gâche ainsi, la sublime histoire qui aurait pu être.
La mort d'une journaliste/reporter en action sur le terrain est horriblement monstrueux, c'est une triste fin, l'une des pires que nous pouvons imaginer. La tristesse que peuvent ressentir les proches est douloureuse à voir, et surtout à supporter. Brigitte Kernel essaie de nous faire ressentir cette sensation, mais elle ne fait que ressasser la terrible mort de Louise, sans approfondir plus que ça. le fait que cette journaliste soit lesbienne rajoute un sujet supplémentaire au contenu du récit.
L'homosexualité est traité ici d'une façon légère, sans reproche ni critique, comme si le fait de voir deux personnes du même sexe ensemble était un fait banal. Néanmoins, la seconde partie bouscule totalement ce constat, en se questionnant bien plus sur cet amour original.
Ça serait mentir que de dire que je n'ai rien ressenti en lisant cet ouvrage, bien au contraire ! la douleur que ressent Léa est transmise au lecteur, qui ne peut que comprendre et compatir aux larmes versées. Ce livre est rempli d'amour sincère, mais cruel et douloureux. On ne peut qu'être touché devant ce trop-plein de sentiments.
Dans Fais-moi oublier, tout n'est que questionnements et mystères, mais également amour, douleur et peine. Petit ouvrage, il se lira facilement et d'une traite... mais attention à ne surtout pas le lire dans un moment de déprime...
Lien : http://addictbooks.skyrock.c..
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Vielivre
  20 novembre 2017
Brigitte Kermel publie en 2008 Fais-moi oublier. Un couple hétérosexuel, Zoé et Olivier, ami avec un couple de femmes, Léa et Louise. Une complicité, des projets, des rires, des surprises avant une catastrophe. Zoé apprend la mort de Louise, en reportage à l'étranger.
Tout bascule.
L'annonce, le tiraillement, l'incertitude du lendemain, l'effondrement, le soutien, les obsèques, les non-dits, le poids des non-dits, la solitude, le désir de l'oubli, les troubles de comportements. Comment continuer la vie sans l'autre ? Comment affronter la vie sans l'autre ? le désir est-il toujours présent ?
Autant de questions auxquelles Brigitte Kermel tente de répondre.
Si le thème du deuil est intéressant, Brigitte Kermel n'est pas convaincante dans cette approche un peu simpliste de la reconstruction. Sous fond d'homosexualité féminine, elle déploie de nombreux stratagèmes pour mettre en avant l'attirance entre la narratrice et Léa. Etait-ce une attirance sous-jacente ?
Si la première partie du livre a réussi à capter mon attention, je n'ai qu'effleuré la seconde partie. Dommage !
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FloreTinaire
  05 février 2017
Au travers de la narratrice, dont on ignore le nom, on découvre son amie Léa et Louise la compagne de celle-ci. Louise, qui part en reportage au Moyen-Orient est assassinée. Débute ici pour la narratrice et son mari, la difficile tâche d'accompagner Léa, qu'ils accueillent chez eux, dans son deuil.
On vit le deuil de Léa, son désespoir, son refus, sa détresse et la difficulté pour la narratrice de l'aider tout en gérant son désir naissant pour la jeune femme. La question ici, c'est peut-on continuer à vivre, à désirer, à aimer malgré la mort d'un être cher ?
Un livre qui ne m'a pas laissé indifférente, loin de là. Brigitte Kernel décrit avec une extrême justesse les sentiments qui peuvent nous traverser lors du deuil, la culpabilité de cette envie de continuer à vivre malgré la perte. Et finalement, l'homosexualité de Léa et Louise, le désir de la narratrice pour une autre femme, tout cela n'est que secondaire.
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Citations et extraits (39) Voir plus Ajouter une citation
AnalireAnalire   25 septembre 2013
L'amour a une enfance qui s'appelle souvent passion, une adolescence, un âge mûr, un vieillissement. L'amour a une généalogie, des névroses, une psychologie, des peurs venues de son enfance.
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AnalireAnalire   25 septembre 2013
Le tragique, c'est perdre l'autre, mais aussi se perdre, ne jamais réussir à être soi, être en deuil de l'enfant que nous étions et qui devrait grandir.
Commenter  J’apprécie          110
AnalireAnalire   25 septembre 2013
La voix est un révélateur terrible de vie, de joie, de peine, de colère, de peur. Tout s'entend dans la voix, la peur, les rires, la sérénité.
Commenter  J’apprécie          90
AnalireAnalire   25 septembre 2013
Celui qui est endeuillé ne supporte pas d'aller mieux, c'est comme ça, il veut souffrir mieux, plus loin, souffrir c'est accompagner celui ou celle qui est parti, surmonter les images, aller plus loin dans l'insupportable, la mise en terre, la chair qui brûle, c'est encore accompagner le mort.
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AnalireAnalire   25 septembre 2013
On imagine toujours que la douleur va durer toute la vie et que le bon,heur lui va s'arrêter, forcément s'arrêter...
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