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Michel Deutsch (Autre)
EAN : 9782253016076
407 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (30/11/-1)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 4.27/5 (sur 396 notes)
Résumé :
Devenu un classique contemporain, le roman de Ken Kesey, paru en 1962, n’a rien perdu de sa puissance. Il plonge dans le chaos d’un hôpital psychiatrique « un monde de carton-pâte peuplé de personnages en trompe-l’oeil, surgis de quelque histoire de fou qui serait vraiment drôle si ces héros n’étaient pas des types en chair et en os... »
L’infirmière en chef Ratched règne en maître sur son service. Jusqu’au jour où débarque McMurphy, un sacré énergumène bien ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (56) Voir plus Ajouter une critique
Verdure35
  21 juin 2018

Je viens de lire ce chef -d'oeuvre dans la collection Cosmopolite des Edts Stock, de nombreux portraits croqués par l'auteur en immersion dans un hopital psychiatrique en accentuent l'atmosphère qui règne dans l'établissement en question.
J'avais vu en son temps le film de Milos Forman et le souvenir dela performance de Jack Nicholson en Mc Murphy m'a grandement aidée à rentrer dans ce livre.
L'horreur de ces établissements dans les années 60 est révélée « à cru » ; la perversité de certains membres soignants va au-delà de ce qu'on imagine, mais comme ce sont des humains, la minutie exercée dans le mal n'a pas de limites …
Des vexations aux électrochocs en pagaille, jusqu'à la lobotomie , voilà la gradation des soins à apporter aux récalcitrants. Et voilà qu'arrive un « malade », un manipulateur de première et récalcitrant en chef. Il va essayer par tous les moyens et d'abord par le rire de desserrer les liens psychiques de ses coreligionnaires jusqu'à se perdre, en connaissance de cause à force d'insolence et de » créativité » dans laquelle il a entraîné tous ces pauvres hères. Un livre d'une grande force que l'on oublie pas.
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Walden-88
  12 décembre 2012
Un asile, quelque part en Oregon, on y compte de nombreux fracassés, des allumés du ciboulot, des dingues quoi ! Ils sont répartis en plusieurs catégories les Légumes, les Chroniques, les Aigus et enfin les Agités. Miss Ratched, l'infirmière en chef, fait régner l'ordre et la discipline dans son service, n'hésitant pas à recourir aux psychotropes, à des électrochocs pour calmer les plus agités, parfois même une petite lobotomie s'impose...
Jusque là rien de bien original me direz-vous, mais c'était sans compter avec l'apparition de Mc Murphy. Cet énergumène d'Irlandais, ce pilier de tripot, ce joueur de cartes, ce bagarreur invétéré en impose (et pas seulement par la taille). S'il s'est fait interner chez les maboules, quittant ainsi la ferme pénitentiaire, c'est pour se la couler douce et ne compte pas se laisser mener à la baguette par la Ratched.
Mc Murphy compte bien dynamiter le Système de l'intérieur et n'aura de cesse de contrecarrer les plans de la Chef. Un sentiment de révolte apparait alors chez certains de ses camarades qui prennent conscience de leurs conditions de vie.
Et à tous ceux qui disent avoir la flemme de lire ce livre car ils ont vu le film de Milos Forman avec Jack Nicholson, le livre est bien meilleur, comme souvent. le personnage de Bromden alias Grand Chef (est un indien qui se fait passer pour sourd et muet, il est aussi le narrateur du récit) est complexe et très intéressant de par sa double culture.
N'hésitez pas à consulter l'excellente critique de Hahasiah si vous voulez en savoir plus
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gabb
  15 novembre 2019
Lui c'est Mc Murphy, grand type impulsif plein d'assurance et de désinvolture, tignasse rousse et rire tonitruant, grande gueule et grosses paluches, à l'aise partout et en toutes circonstances, même derrière les barreaux de l'hôpital psychiatrique où il vient d'être admis sans que l'on sache trop pourquoi...
Elle c'est Miss Ratched, l'infirmière en chef, vieille fille psychorigide et tyrannique qui dirige le service d'une main de fer, ne jure que par le sacro-saint Règlement et ne recule devant aucun traitement de choc pour maintenir l'ordre parmi ses patients.
Entre eux, comme on s'en doute, le courant passe mal. Très mal même, si l'on en croit chef Bromden, le narrateur prétendument sourd-muet (super trouvaille !) qui connait l'établissement comme sa poche pour y être enfermé depuis de très longues années et qui nous relate, façon reporter de guerre, les principaux faits d'armes des belligérants.
Super attachant, le chef Bromden, colosse au cœur tendre !
Régulièrement abruti de calmants ou soumis aux électrochocs, noyé dans la "machine à brouillard", il est comme tous les pensionnaires prisionnier d'une routine infernale, cadencée par l'odieuse Ratched, que plus personne ne songeait à remettre en question jusqu'à l'arrivée du rouquin-rebelle. Peu à peu, les consciences s'éveillent, la mutinerie s'organise et le mano à mano épique que se livraient les duellistes tourne à la véritable bataille rangée : les blouses blanches face aux camisoles.
La critique des conditions d'internement dans les asiles psychiatriques des années 50 est saisissante, et à mesure que les patients se libèrent de l'emprise néfaste de Miss Ratched, les charges contre le "Système" (cette redoutable machinerie hospitalo-carcérale qui broie les plus faibles en prétendant les soigner) se font de plus en plus virulentes.
Des personnages charismatiques, une écriture fluide et plaisante, des thématiques fortes (oppression mentale, espoir, folie, soif de liberté) et un final très réussi : il n'en fallait pas plus pour que je garde un bon souvenir de cette lecture et de ce crâneur de Mc Murphy, lui dont la seule folie fut d'être lui ("il était ce qu'il était, voilà tout [...] Comment quelqu'un peut-il arriver à cette chose inouïe : être ce qu'il est ?"). Derrière ses manières un peu rustres et son caractère impétueux se cache un homme brave et courageux, en lutte constante contre l'ordre établi, un meneur d'hommes attachant qui aime à faire sa loi (de Murphy, évidemment ;-) pardon)
Petit bémol quand même pour l'overdose des substantifs "moricauds" et "nègres", dont l'auteur use et abuse pour désigner les infirmiers ou le personnel d'entretien, et qui ont aujourd'hui quelque chose de vraiment dérangeant... Autre temps, autres mœurs.
Ce roman de l'antipsychiatrie, "qui emprunte à la vie les pulsations d'un coeur en révolte", est quant à lui intemporel !
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Christels
  07 septembre 2019
Paru en 1962, un roman très fort qui secoue toujours autant.
Le personnage principal, McMurphy, est un noceur un tantinet exubérant, adepte des plaisirs que la vie peut offrir, et rétif à l'autorité. C'est un électron libre.
Pour éviter une peine de prison, il a simulé la folie, et il est interné dans une unité psychiatrique dirigée d'une poigne de fer par Miss Ratched, une infirmière-chef psychorigide qui a toutes les qualités d'un bon dictateur.
Autant dire que l'arrivée de McMurphy dans la routine cafardeuse de ce service, où les patients sont menés à la baguette et opprimés, est un gros pavé jeté dans la mare. Qui va faire des vagues.
Ratched use des médicaments pour garder ses « sujets » calmes et dociles. Elle utilise la thérapie de groupe (séances de confessions publiques forcées et humiliantes) pour les installer dans leur fragilité et exacerber leurs angoisses. Les récalcitrants sont traités aux électrochocs, la punition ultime qui terrorise les malades.
Tout ce mal quelle se donne, pour leur bien, les tient à l'écart de la vie, qui présenterait pour eux d'innombrables dangers. Elle joue sur leurs faiblesses et en fait des entraves.
Machiavélique, grâce à des méthodes inquisitoires, elle a la main mise sur chacun d'entre eux. Sauf sur « Grand Chef ».
Toujours en retrait, « Grand Chef » est un géant indien, une force de la nature, et un « malade irrécupérable », que tout le monde croit sourd et muet. Un balai à la main, il erre ici et là, absent, englué par la « machine à brouillard ». Il est devenu un meuble que personne ne remarque plus. Mais il observe et le lecteur voit à travers ses yeux.
Pour les patients, McMurphy est une bourrasque d'air frais, un vent de liberté. Il les aborde comme des personnes à part entière, les aide à s'affirmer, les encourage à s'affranchir de l'autorité. Il les engage à se soustraire à l'emprise de Miss Ratched et les pousse à la révolte.
Il s'évertue à les ramener à la vie.
Charismatique, il deviendra le meneur de cette troupe d'éclopés meurtris.
McMurphy va s'opposer aux manigances de Ratched, à ses principes et à ses règles. Il se dressera contre l'oppression et contre les restrictions à la liberté qu'elle impose.
Et à travers leur affrontement, c'est non seulement la psychiatrie qui est fustigée (la guérison n'est jamais envisagée), mais aussi la société dans son ensemble, une société qui se limite aux normes établies et ne prend pas l'humain en compte.
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Allantvers
  14 avril 2015
Avoir découvert l'an dernier le formidable "Et quelquefois j'ai comme une grande idée" de Ken Kesey m'a donné envie de retrouver l'auteur dans son roman star, "Vol au-dessus d'un nid de coucous".
Une fois n'est pas coutume, j'avais vu le film avant de lire le livre, et deux fois n'est pas coutume, le livre ne m'a pas semblé significativement supérieur, sans doute parce que le film est excellent et que Jack Nicholson incarne à la perfection le personnage de stentor trublionnant de Randle Mac Murphy.
Il n'en demeure pas moins que que ce livre est un monument, une ode à la liberté et à la résistance à l'oppression, à la portée universelle, bien au-delà des portes de l'asile où sévit la cauchemardesque Miss Ratched -- d'autant plus que dans cet asile-là, les pensionnaires sont pour la plupart bien moins fous que puissamment aliénés, qui socialement, qui affectivement, qui psychologiquement.
La 4ème de couverture de la version Poche le dit partculièrement bien : "Ce roman est en effet un des plus significatifs, des plus révélateurs de la vie actuelle. D'un côté, l'oppression, des moyens de coercition de plus en plus divers et insidieux, de l'autre, des sursauts de vie frénétiques et d'appétit de liberté. "
Une lecture angoissante et tonitruante mais aussi salutaire qui permet de se ré-axer autant que faire se peut dans nos misérables vies de sujets sous contrôles.
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Citations et extraits (34) Voir plus Ajouter une citation
chapochapichapochapi   09 septembre 2010
Et c'était toujours le même petit garçon. Les cinq mille enfants habitaient les cinq mille maisons appartenant aux types qui étaient descendus du train. Des maisons tellement semblables que, régulièrement, les gosses se trompaient de demeure et de famille. Nul ne s'en apercevait. Ils dînaient, ils allaient au lit. Le seul que l'on remarquait était le petit du bout de la file : il avait tant d'égratignures et de bleus que, où qu'il allât, on se rendait tout de suite compte qu'il n'était pas à sa place. Il était incapable de bavarder. Incapable, aussi, de rire. C'est dur, de rire, lorsque l'on sent peser sur soi les ondes venant de chaque voiture qui vous croise, de chaque maison devant laquelle on passe.
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Walden-88Walden-88   08 décembre 2012
Lequel d'entre vous prétend être le plus fou ? Hein ? Qui est le plus dingue ? Qui est-ce qui tient la banque, ici ? Je suis nouveau et je veux faire, d'entrée, bonne impression sur l'homme de la situation à condition qu'il me prouve qu'il est vraiment le caïd. Alors, qui c'est, le dingo trois étoiles ?
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Alice_Alice_   10 août 2014
Et McMurphy continue de passer les Chroniques en revue. Il serre la main du colonel Matterson, de Ruckly, du vieux Pete, la main des Brouettes, la main des Circulants, la main des Légumes. Des mains qu'il lui faut prendre sur les genoux où elles gisent comme autant d'oiseaux morts, oiseaux mécaniques, merveilleux assemblages d'os minuscules et de fils métalliques, oiseaux tombés d'épuisement. Il serre toutes les mains qui se présentent à mesure qu'il avance, sauf celle du gros George, notre maniaque de l'eau, qui s'écarte en souriant de cette patte insalubre. McMurphy se contente de le saluer d'un signe et en s'éloignant, il murmure à l'adresse de sa main droite:
- Comment ce bonhomme peut-il bien être au courant de tous les péchés auxquels tu as été mêlée?
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Alice_Alice_   11 août 2014
Papa dit que, si l'on n'y prend garde, les gens réussissent à vous obliger à faire ce qu'ils estiment que vous devez faire - à moins que vous ne vous entêtiez à faire tout le contraire avec une obstination de mule, rien que pour leur apprendre.
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milgoulmilgoul   27 octobre 2010
"(...) il faut rire de ce qui fait mal pour garder son équilibre, pour empêcher le monde de vous rendre complètement fou." Troisième partie
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Videos de Ken Kesey (42) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Ken Kesey
Extrait de "Vol au-dessus d'un nid de coucou" de en Kesey lu par Philippe Spiteri. Editions Audiolib. Parution le 6 novembre 2019.
Pour en savoir plus : https://www.audiolib.fr/livre-audio/vol-au-dessus-dun-nid-de-coucou-9791035401269
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