AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2375540484
Éditeur : Slalom (29/08/2019)

Note moyenne : 3.42/5 (sur 20 notes)
Résumé :
"Je sais plus pourquoi je vous racontais ça. Ah oui, c'était pour dire que la ville était partout, qu'elle vous rattrapait souvent, et parfois vous assommait.
Moi, c'était la vie qui venait de m'assommer, et j'étais dans les cordes.
Pas encore tout à fait K.O., mais je voyais déjà les étoiles."

Jérémie Kisling est un auteur-compositeur-interprète suisse. Après cinq albums unanimement salués par la presse francophone, il écrit ici son pre... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
Fandol
  05 septembre 2019
Aurore est un petit roman sympa que j'ai pu découvrir grâce à Babelio (Masse critique privilégiée) et les éditions Slalom que je remercie. Avec talent, Jérémie Kisling, auteur-compositeur-interprète suisse, pour son premier roman, prête sa plume à une ado qui va fêter ses quinze ans et qui apprend, un matin, qu'elle a été adoptée !
J'ai lu avec plaisir son journal intime dans lequel elle se confie très librement, ajoute des commentaires pour la personne qui la lira tout en racontant les événements qui ont suivi la terrible révélation entendue par hasard, chez elle, à cause d'une porte qui fermait mal…
Heureusement, trois personnes sauvent Aurore, ado assez rebelle et anticonformiste : Xu, sa voisine chinoise qui cherche sur son globe le pays qu'elle a dû quitter et qu'elle regrette, son grand-père qui l'héberge, la rassure, la console et Sliman, apparition soudaine et définitive, jeune migrant qui a traversé la mer et cherche à manger. Sa présence revigorante fait prendre conscience à Aurore que son malheur est tout relatif. Il l'aide à surmonter ce passage difficile chez son grand-père qui fait preuve de grande ouverture d'esprit puis en pleine nature, dans la forêt voisine.
Je n'oublie pas la petite soeur, Constance, qui subit les événements mais reprend toute sa place dans l'épilogue. Au début, j'ai bien aimé le ton décontracté de l'auteur, apprécié la façon dont son ado joue avec les mots mais le procédé devient vite trop répétitif et c'est lassant, à force.
Je trouve que c'est une bonne idée de montrer aux ados que l'étranger n'est pas forcément dangereux et peut même apporter un souffle, un sens à notre vie qui s'étiole à cause de soucis, de problèmes qui ne pèsent pas lourd devant ce que subissent ces gens.
Aurore est une bonne lecture que je conseille aux adolescentes et adolescents, un bon roman jeunesse qui peut se lire à tout âge
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          722
Jolap
  02 septembre 2019
Je remercie Babelio, son opération Masse critique privilégiée et les Editions SLALOM pour l'envoi de ce livre.
J'ai beaucoup aimé la couverture. L'histoire un peu moins.
Bien sûr, suivre Aurore dans son parcours d'adolescente n'est pas dénuée de charme. Mais justement : j'ai eu bien du mal à croire en ce conte de fées des temps modernes. Une hadolescente traite ses problèmes, des problèmes d'un gravité extrême, puisqu'elle découvre au hasard d'une conversation, qu'elle est adoptée, avec humour, espièglerie, parfois désinvolture. Ele s'insurge mais très vite l'humour et le détachement prennent le pas. Très, (trop) souvent elle parle avec une profondeur et un sens de la répartie un peu prématurés je trouve, en tous les cas peu courante chez un jeune en pleine remise en question de tout ce, de tous ceux, qui l'entourent.
Jugez plutôt : « C'est peut-être ça grandir. Plus la vie nous cabosse à l'extérieur, plus au-dedans on s'adoucit. Parce qu'on comprend, au bout d'un moment, que ça ne sert à rien de lutter. Tout passe, et passe, et à force de nous repasser dessus, la vie nous apaise enfin. Comme la mer qui d'années en années, vague après vague, finit par rendre le sable si fin sous nos pieds ».
Un rêve non ?
C'est très poétique mais assez utopique. Je n'ai jamais eu de la part de mes adolescents une seule parcelle de cette répartie !
J'ai bien compris que c'était une fable mais lorsque le corbeau tenait en son bec un fromage, et que, ne se sentant plus de joie il laissait tomber sa proie, c'était du vécu. Plus de trois cents ans après nous voyons tous les jours des corbeaux qui se font abuser par de malicieux renards !
Et puis il y a des incohérences. Sliman tombe du ciel. Personne ne sait d'où il vient. Où il veut aller. Qu'elles sont ses intentions. On comprend bien qu'il est émigré, déraciné. Immédiatement il est invité à partager la vie du grand-père, qui conseille d'ailleurs à sa petite fille d'aller se promener avec lui !
Il est adopté par les parents d'Aurore instantanément. A la seconde même où Aurore le présente. Il partage les repas. On lui prépare sa chambre ! Je vais encore parodier l'une de mes petites filles : « Il ne faut pas nous prendre pour des lapins de six semaines » !
Mettre ce livre dans les mains d'adolescents qui se croient, en dehors de chez eux naturellement, au pays des bisounours, comporte un petit risque….
Mais non, je pense que je me trompe. Les ados sont un peu renfrognés, peu ou prou révoltés, jamais satisfaits mais…… pas si naïfs que çà….et puis leurs parents ne sont pas loin….pas si loin !
Je mets 3,5 parce que ce livre est destiné aux ados. Ils ne cherchent pas particulièrement la poésie. Ils veulent de l'action, des potes, des états d'âme, se maquiller en cachette, devenir footballeur, des adidas stan smith, mais la poésie pas trop sauf peut-être celle de certains morceaux de rap, le rose guimauve pas trop! ! 3,5 parce que de nombreux sujets graves sont seulement éfleurés. le lecteur. surtout s'il est ado, attend d'autres réactions du personnage principal.
Certains passages iraient bien à des 6-8 ans. D'autres à des adultes un peu rêveurs. Aux ados hum……je ne suis pas sûre!
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          5310
nadiouchka
  29 août 2019
#Rentrée littéraire 2019.
Un ouvrage d'un écrivain suisse, qui est également auteur-compositeur-interprète, pour cette rentrée littéraire 2019, « AURORE » de Jérémie Kisling et qui m'avait été proposé lors d'une Masse Critique Privilégiée.
Un petit livre jeunesse car l'héroïne, Aurore a quinze ans et c'est la narratrice. J'ai donc pu le lire puisqu'il est à ma portée étant un peu plus « grandette » (je plaisante). Et si je plaisante, c'est parce que cet ouvrage est truffé d'humour.
L'héroïne se présente ainsi : »Je m'appelle Aurore et j'ai horreur du matin. C'est bête, mais c'est comme ça. Toute ma vie n'est que contradictions.
J'ai quatorze ans mais j'en parais au moins quinze (si vous lisez mon histoire juste pour rigoler de moi, c'est pas la peine). » (p.8)
« La journée avait plutôt bien commencé. Pas vraiment sur les chapeaux de roue, pas vraiment en douceur non plus. Juste une journée ordinaire d'adolescente un peu perplexe qui déambule dans la vie comme un ours. Entre grognements de tous poils et ruées sur les pots de miel. J'étais loin d'imaginer qu'elle allait se terminer ainsi. » (p.6)
Aurore raconte son désespoir en apprenant qu'elle avait été adoptée. Cela se passe à l'approche de l'anniversaire de ses quinze ans et elle entend ses parents se demander s'il n'était pas temps de lui dire la vérité. Sa réaction est brutale : elle s'enfuit mais pour aller où ? Pour elle c'est un véritable séisme. Elle se rend alors chez son amie Xu qui habite en face de chez elle.
Puis elle décide de partir elle ne sait pas où. Finalement elle va chez son grand-père qui l'adore et au matin, elle voit un jeune garçon, Sliman, un jeune réfugié qui a perdu ses parents lors de leur fuite. Ce sont deux êtres qui réagissent différemment : Sliman montre une grande force mentale tandis qu'Aurore se juge orpheline de ses vrais parents alors que sa famille adoptive n'a été qu'amour pour elle.
Aurore nous raconte tout cela sur un ton plein d'humour, des phrases à l'envers. On rit souvent tout au long de ce récit et on suit son parcours avec ce jeune Sliman qui ne la comprend pas toujours comme il ne comprend pas très bien sa réaction. Mais leur relation est très amicale : « C'était bon de rencontrer quelqu'un de si différent. L'écouter parler ou rigoler. Ça promenait ma tête ailleurs. J'oubliais mes colères, je laissais mes problèmes de côté. (…) Bon, là, je vous vois venir, vous vous dites : « Ça y est elle est en train de tomber amoureuse, gnagnana... ». Paaaas. Du. Tout ! » (p.74).
Cela vous démontre le style d'Aurore, sa façon de s'exprimer et c'est ainsi du début à la fin.
Sa façon de parler est vraiment drôle – elle fait presque tout à l'envers – elle cherche à agacer les autres et même à l'école – elle édicte SES vérités qu' il faut prendre pour argent comptant mais elle est pleine de paradoxes – ses observations doivent être prises au sérieux (alors qu'elle est bien jeune) – elle a beaucoup d'esprit et de réparties qui fusent à tout va – elle inverse les mots dans les phrases et entre parenthèses elle explique comment il faut comprendre.
Bref, c'est un vrai petit énergumène mais qui va apprendre beaucoup de Sliman et de sa famille adoptive si aimante.
Au final, un moment bien réjouissant de lecture car drôle. Mais il ne faut tout de même pas oublier ce problème d'apprendre à un enfant qu'il a été adopté. Et ces adoptions sont un sujet bien difficile à traiter quand on pense aux sentiments éprouvés par ces enfants. C'est une épreuve en soi et les réactions sont parfois (bien souvent) de grands questionnements. On verra la réaction finale d'Aurore.
Jérémie Kissling, avec ce premier roman que l'on juge « entre fable et journal intime », a réussi son entrée dans la littérature.
Je remercie #Babelio pour cette Masse Critique Privilégiée avec ce livre #Aurore de #JérémieKisling, paru aux éditons #Slalom : un bon moment de détente et de réflexion.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          353
piccolanina
  29 août 2019
Déjà sur la couverture du roman , la belle Aurore aux cheveux d'amarante semble slalomer avec toutes les idées qui fusent dans sa tête .
Quinze ans !
Un âge si important où le corps change tellement que l'adolescente se sent mal dans sa peau ; elle cherche sa place dans le monde , s'oppose à toute autorité , surtout celle de la parenté .
Alors il faut s'imaginer la paralysie affective qui la gagne lorsqu'elle entend ses parents déclarer qu'il est temps de lui parler .
" Je vous ai entendus , hier , tout ce que vous avez dit en cachette ! C'est honteux ! Je vous déteste !
(... )
_ C'est QUOI , adoptive ? a insisté Constance ." P.54
Aurore , horrifiée , s'enfuit .
Ses parents bien-aimés l'ont trahie .
Elle se réfugie chez son grand-père qui la console et la raisonne . Il lui demande de passer la nuit dans sa maison afin de retrouver son calme et réfléchir à sa situation .
Au petit matin , Aurore fait la rencontre de sa vie : Sliman , un migrant .
" J'ai secoué les yeux .
Comme les rideaux s'étaient complètement cassé la figure , la mienne avec , je le voyais vachement bien , Sliman .
C'était un ado , comme moi . Il souriait beaucoup comme ça.
_ Pourquoi tu souris beaucoup comme ça ? j'ai dit .
_ J'aime bien comme tu es habillée .
_ C'est pas mes habits , c'est des rideaux .
_ Ah , tu t'habilles avec des rideaux !
_ Laisse tomber . Tu habites où ? P.69

Jérémie Kisling est un poète .
Il suffit d'écouter ses chansons , notamment " Antimatière "pour rentrer dans ce monde irréel où l'amour est si fort .
Cependant , le thème principal , celui de l'adoption est abordé avec trop de désinvolture .
La famille semble assez inconsciente , même le papy qui laisse partir sa petite-fille avec ce nouvel inconnu qu'est Sliman .
Tout semble couler de source pour l'auteur . Il permet une histoire gentillette alors qu'en réalité , elle est grave .
Ce livre pourrait convenir à des gosses de dix ans ; des adolescents , j'en doute !
N'empêche que le vocabulaire est riche , coloré et pittoresque et que l'humour apparaît presque à toutes les pages .
Je remercie les Editions Slalom et Babélio de m'avoir privilégiée en m'offrant ce livre .

+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          285
totopinette
  03 septembre 2019
Je remercie les équipes de Babelio et des éditions Slalom pour m'avoir permise de participer à cette masse critique. J'aime beaucoup découvrir les romans jeunesse, c'est donc avec plaisir que je me suis lancée dans cette lecture. Malheureusement, je n'ai pas été convaincue.
Pas une grande fan des dessins de Zep (dessinateur de Titeuf), l'illustration m'a vraiment laissée de marbre. Trop ressemblante aux illustrations de Titeuf, d'ailleurs. Visuellement, ça n'ouvre pas un autre monde. Et si on aime pas Titeuf, on peut vite « se fermer » en un seul coup d'oeil.
Du début à la fin, j'ai été incapable d'envisager cette histoire autrement qu'en dessin animé ... Ce qui m'a fortement gêné. Tout me semblait « surfait ». Un peu comme au théâtre où tout est « surjoué ».
En tant qu'adulte, j'ai eu beaucoup de difficulté à m'imprégner à cette histoire. Je l'ai trouvé un peu « légère », un peu « gnangnan » et beaucoup trop édulcorée. C'est un roman destiné aux pré-adolescents et adolescents, il aurait fallut rendre l'histoire un peu plus « vivante » et plus « sérieuse ».
L'auteur a choisi un style d'écriture marqué par des traits d'humour ... Sauf que ça ne fonctionne pas. C'est très lourd. Et son choix a rendu l'attachement à Aurore impossible. Sliman, quant à lui, est « écrit » avec désinvolture. Une désinvolture qui le rendrait presque niais. C'est fort dommage ! Il aurait pu réellement apporter quelque chose à Aurore dans sa quête d'identité. Mais c'est loin d'être le cas.
Le tout manque grossièrement de cohérence : quel parent tolèrerait l'absence imposée de leur fille durant des jours ? Sans savoir où elle est, ni avec qui ? Tout ça était bien trop facile.
Si je n'ai pas accroché, peut-être que des adolescentes le feront (bien que j'en doutes). Toutefois, je n'estime pas que ce soit une oeuvre réussie car elle a été écrite uniquement pour une cible et a banni les autres (adultes et public masculin). Dommage parce que l'adoption reste un sujet très intéressant. Un sujet annoncé comme central, ici, mais qui n'est qu'à peine effleuré.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          191
Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
FandolFandol   05 septembre 2019
Ampoulé, ça veut dire "compliqué, pas clair", contrairement à une ampoule qui, elle, éclaire, allez savoir pourquoi.
Commenter  J’apprécie          202
FandolFandol   05 septembre 2019
Plus la vie nous cabosse à l'extérieur, plus au-dedans, on s'adoucit. Parce qu'on comprend, au bout d'un moment, que ça ne sert à rien de lutter. Tout passe, et passe, et à force de nous repasser dessus, la vie nous apaise enfin.
Commenter  J’apprécie          40
FandolFandol   05 septembre 2019
Je suis rousse mais j'adore me dorer au soleil. Je suis trop grande avec des seins trop petits. J'ai une grande bouche mais je n'aime pas parler. J'ai des petites oreilles mais j'adore la musique.
Mais, mais, mais... ma vie n'est faite que de mais. Je vous jure que c'est fatigant.
Commenter  J’apprécie          30
FandolFandol   05 septembre 2019
J'aimais vraiment beaucoup parler avec Sliman. Tout était nouveau et troublant dans ce qu'il apportait doucement à ma vie. Comme un vent du désert qui réchauffe et déroute en même temps.
Commenter  J’apprécie          40
LysetteLysette   06 septembre 2019
- Aurore, tu as la réponse ?
- Oui, oui, mais j'ai pas la question.
Commenter  J’apprécie          40
autres livres classés : adoptionVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox

Autres livres de Jérémie Kisling (1) Voir plus




Quiz Voir plus

Famille je vous [h]aime

Complétez le titre du roman de Roy Lewis : Pourquoi j'ai mangé mon _ _ _

chien
père
papy
bébé

10 questions
1067 lecteurs ont répondu
Thèmes : enfants , familles , familleCréer un quiz sur ce livre
.. ..