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Martine Béquié (Traducteur)
ISBN : 2743602295
Éditeur : Payot et Rivages (07/05/1997)

Note moyenne : 3.98/5 (sur 523 notes)
Résumé :
Taylor Greer n'a pas l'intention de finir ses jours dans le Kentucky, où les filles commencent à faire des bébés avant d'apprendre leurs tables de multiplication.

Le jour où elle quitte le comté de Pittman au volant de sa vieille coccinelle Volkswagen, elle est bien décidée à rouler vers l'Ouest jusqu'à ce que sa voiture rende l'âme.

C'est compter sans le désert de l'Oklahoma où, sur le parking d'un bar miteux, elle hérite d'un mystér... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (73) Voir plus Ajouter une critique
pyrouette
  03 octobre 2013
J'aime ces héros américains qui quittent tout un jour. Ils montent dans une vieille voiture et partent sans se retourner pour une vie meilleure. Ils arrivent à rouler sans encombres, rencontrent des gens sympas et trouvent toujours un petit boulot pour subsister. Imagine…. Toi tu fais ça : au bout de 100 mètres le moteur de ta voiture fume et prend feu et tu as un bon de retour en plus des frais de réparation. Mais même si tu arrives à traverser une partie de notre cher pays, personne ne t'adressera la parole te prenant pour un moins que rien, tu ne trouveras pas du boulot et résultat tu te diras que chez toi, ce n'était pas si mal ! Alors le rêve est dans ma lecture et j'ai suivi Taylor avec plaisir puisqu'elle quitte tout, un beau jour pour ne pas finir comme les jeunes de sa région. Pourtant une rencontre fortuite et la voilà avec ce qu'elle fuyait : un enfant. C'est le passage le plus difficile de livre puisque l'auteur parle de maltraitance et d'abus sexuels sur une petite de trois ans. Taylor ne se posera pas longtemps des questions. Elle repart sur les routes avec cette petite fille pour une nouvelle vie. Taylor est indépendante, libre, tenace et joyeuse. Comme moi quoi ! Quoi ? Que vient faire l'arbre aux haricots dans cette histoire ? Vous n'avez plus qu'à vous plonger dans cette histoire pour le savoir. Vous ne le regretterez pas les paysages sont magnifiques.
Lien : http://pyrouette.canalblog.c..
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sandrine57
  04 octobre 2012
Dans le coin perdu du Kentucky où Taylor Greer a grandi, les perspectives pour une fille sont assez limitées, il s'agit surtout de se faire engrossée, et au mieux épousée, avant l'âge de 20 ans. Mais Taylor n'est pas de cette eau là! Elevée par une mère compréhensive et ouverte, elle a le goût de l'aventure et ne rêve que de découvrir le monde. C'est ainsi qu'elle charge sa vieille Coccinelle et part vers l'Ouest en laissant faire le hasard.A elle les grands espaces, la liberté, la découverte! Pourtant, tout change lorsqu'elle s'arrête dans le désert de l'Oklahoma. Au sortir d'un petit bar, elle découvre un bébé sur le siège de sa voiture, laissé là par une vieille indienne dans l'espoir de lui offrir une vie meilleure. le premier moment de surprise et de doute passé, l'énergique Taylor décide de continuer la route avec son encombrant cadeau. Avec le bébé, une fille qu'elle baptise Turtle, elle arrive à Tucson, stoppée par des ennuis mécaniques. C'est donc dans cette ville de l'Arizona que Taylor et Turtle vont commencer leur vie à deux, en s'installant chez Lou Ann, elle aussi mère célibataire malgré elle, puisque son mari vient de les quitter, elle et son petit Dwayne Ray.

Lire L'arbre aux haricots, c'est comme prendre une dose de bonne humeur, d'espoir et de tendresse. Taylor Greer est une jeune fille comme on les aime, solide, tenace, les deux pieds sur terre et la tête dans les nuages. Elle veut de l'aventure et elle va en avoir! La petite vie qu'elle se bâtit avec Turlle lui fait découvrir les joies d'une maternité qu'elle redoutait tant. Cette vie toute neuve, faite d'expériences nouvelles, de rencontres inoubliables lui ouvre les yeux sur des réalités dont elle était loin de se douter au fin fond du Kentucky. A Tucson, elle se crée une nouvelle famille pleine d'amour, d'espoir et de solidarité.
Le ton est léger -Taylor est loin d'être dénuée d'humour!- mais cela n'empêche pas les sujets graves: la maternité, la maltraitance des enfants, les sans-papiers... Pourtant, on ne tombe jamais dans le pathos, Avec son franc-parler, son enthousiasme, son optimisme, Taylor aborde les problèmes comme ils viennent, persuadée qu'il y toujours une solution à trouver.
Un livre qui fait du bien au moral, qui rend heureux, qui se déguste comme un dessert. Je n'avais jamais lu Barbara KINGSOLVER et je dois cette découverte à Myrtille qui me l'a envoyée dans le cadre d'un swap. Je la remercie pour ce merveilleux cadeau.
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NathalC
  16 décembre 2016
L'arbre aux haricots...
Ce livre m'a été prêté, et il n'était pas prévu que je le lise.
Je ne savais donc pas à quoi m'attendre.
Histoire du fin fond des Etats Unis.
Des personnages attachants.
Turttle m'a fait craquer...
L'ambiance de ce livre m'a rappelé par certains côtés le film "Beignets de tomates vertes".
On visite l'Amérique profonde : le Kenticky, l'Oklahoma...
On rencontre des personnages forts et authentiques : Taylor, Lou-Ann, Matie, Estevan et Esperanza...
Une histoire d'amour, d'amitiés, mais en aucun mièvre. Beaucoup de tendresse et de sentiments vrais.
Une belle petite découverte.
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LiliGalipette
  30 novembre 2014
Au volant de sa coccinelle déglinguée, Taylor Greer quitte le comté de Pittman, dans le Kentucky, pour partir vers l'ouest. Alors qu'elle fait réparer sa voiture, on lui donne une enfant, une petite Indienne. Une chose en entraînant une autre, Taylor débarque à Tucson avec la fillette, surnommée Turtle. « Elle n'est pas vraiment à moi. C'est juste qu'elle m'est restée sur les bras. » (p. 78) Taylor rencontre Lou Ann, jeune maman abandonnée par son époux et fascinée par les catastrophes. À elles deux, elles vont s'organiser une vie autour des deux enfants et peu à peu se créer la famille dont elles manquaient. Autour de ce foyer un rien de guingois gravitent une foule d'amis et de bonnes âmes : les clandestins Estevan et Esperanza, les vieilles Edna Poppy et Virgie Mae ou la dynamique Mattie.
Ce roman mêle avec talent une légèreté très fraîche et une gravité sourde : inutile de se faire des illusions, la vie, ça n'est jamais tout rose et jamais facile. C'est même parfois franchement atroce. « C'est difficile à expliquer, mais il y a des horreurs qui se situent au-delà des larmes. Pleurer, ce serait comme se faire du souci parce que les meubles vont être tachés quand la maison est en flammes. » (p. 189) Et pourtant... Turtle est une grâce dans la vie de Taylor : sans le savoir, elle interrompt ce qui aurait pu être une fuite sans fin. Cette petite Cherokee au lourd passé dépose la graine d'un avenir prometteur et réconcilie Taylor avec l'idée de maternité. « Tes enfants, ils sont pas vraiment à toi, c'est juste des gens dont tu essaies de t'occuper, en espérant que plus tard ils continueront à t'aimer et qu'ils seront toujours entiers. » (p. 314)
Offert par une lectrice amie qui me comprend, ce roman m'a grandement émue. Il aborde avec finesse des sujets d'importance : la féminité, la famille ou encore la solidarité, ce ne sont pas des thèmes que l'on peut galvauder. Barbara Kingsolver s'en garde bien et son premier roman porte en germe ce que j'ai tant apprécié dans son autre texte, Dans la lumière.
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Srafina
  09 mars 2017
J'ai pris toujours autant de plaisir à lire les aventures de Taylor et Turtle, et oui j'ai lu le 2ème tome avant le 1er. Pas grave, je comprends mieux les événements de « Les cochons au paradis ». On y découvre la rencontre de Taylor avec Turtle, et l'éclosion et l'éveil de la petite qui a subi bien des maltraitances. On y trouve aussi des personnalités très attachantes comme Mattie, Lou-Anne, et les deux vieilles dames, des sans-papiers Esteban et Esperanza et tous leurs lots de malheurs, et dont Taylor devient l'amie.
C'est vraiment une très belle écriture, qui fait du bien, sincère, qui apporte des valeurs, un sens. J'ai vraiment éprouvé beaucoup de plaisir à lire ce 2ème livre de Barbara Kingsolver.
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Citations et extraits (51) Voir plus Ajouter une citation
VALENTYNEVALENTYNE   07 décembre 2014
Lou Ann est bientôt revenue avec le bébé.
« Dwayne Ray, viens que je te présente nos nouveaux amis. Dis bonjour. »
Il était tout petit avec une peau si fine qu’on voyait pratiquement au travers. Il m’ a rappelé l’écorché de la salle de biologie de Hughes Walter.
« Il est adorable, ai-je fait.
– Tu le penses vraiment ? Tu comprends , je l’aime à la folie ça s’est sûr, mais j’arrive pas à me sortir de l’idée qu’il a la tête plate.
– C’est normal. Ils sont comme ça au début, et au bout d’un moment, c’est comme si le front se bombait d’un seul coup.
– Ah bon ? Je ne savais pas. On ne me l’a jamais dit.
– C’est la vérité. J’ai travaillé dans un hôpital. J’ai vu tout un tas de nouveau-nés, ils avaient tous la tête plate comme une limande. »
Elle a pris un air sérieux et a dorloté son bébé un moment sans rien dire.
« Alors qu’est ce que t’en penses ? ai-je dit finalement, c’est d’accord pour qu’on s’installe ?
– C’est d’accord ! « . L’espace de quelques secondes, ses grands yeux et sa façon de tenir le bébé m’ont rappelé Sandi. La dame au chariot Safeway aurait pu les peindre toutes les deux : Madone étonnée aux yeux de tournesol.
« Evidemment que tu peux t’installer, a-t-elle ajouté. J’étais pas sûre que tu aurais envie.
– Et pourquoi pas ?
– Ben! mon Dieu, t’es là toute mince et intelligente et mignonne et tout ça, et moi et Dwayne Ray, tu vois, on est à comme des pauvres imbéciles à essayer de s’en sortir. Quand j’ai fait passer cette annonce, je m’suis dit : C’est bien quatre dollars dans le trou des toilettes ; qui est-ce qui serait assez cinglé pour venir s’installer avec nous ?
– ça suffit. Arrête de parler comme si tu ne valais pas un clou. Et moi, qu’est ce que je suis ? Juste une péquenaude qui sort de Dieu sait quel bled paumé, avec cette enfant adoptée que tout le monde me répète qu’elle est bête comme un tas de cailloux. J’ai rien à t’envier , ma fille. Crois-moi. »
Lou Ann s’est mis la main devant la bouche..
– Quoi ? j’ai demandé.
– Rien. »
Je voyais très bien qu’elle souriait.
» Allons qu’est ce qu’il y a ?
– ça fait si longtemps, a-t-elle fait. Tu parles exactement comme moi. » p 96
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mamansand72mamansand72   22 octobre 2015
- Tu te souviens du jour où on a fait cette promenade dans le désert ? tu voulais savoir pourquoi Esperanza avait les yeux rivés sur Turtle, et je t’ai dit qu’elle ressemblait beaucoup à une enfant que nous avions connue au Guatemala. » J’ai fait un signe de tête. « C’était Ismène. »
J’avais peur de comprendre. Je lui ai demandé s’il voulait dire qu’Ismène était leur fille, et Estevan m’a dit que oui, elle l’était. Elle avait été enlevée au cours d’une rafle dans leur quartier. Le frère d’ Esperanza et deux de leurs amis avaient été tués. Ils étaient membres du syndicat d’enseignants auquel Estevan appartenait. Il m’a décrit dans quel état on avait retrouvé leurs corps. Il ne pleurait pas en racontant tout ça, et moi non plus. C’est difficile à expliquer, mais il y a des horreurs qui se situent au-delà des larmes. Pleurer, ce serait comme se faire du souci parce que les meubles vont être tachés quand la maison est en flammes.
Ismène n’avait pas été tuée. Elle avait été enlevée.
J’avais beau essayer, je n’arrivais pas à comprendre. Je n’étais plus assez stupide pour aller demander pourquoi ils n’avaient pas appelé la police, mais je ne voyais toujours pas pourquoi ils n’avaient pas au moins essayé de la récupérer s’ils savaient que la police l’avait emmenée, et où elle se trouvait.
« Ne m’en veux pas, ai-je dit. Je sais que je suis ignorante. Je te demande pardon. Explique-moi. »
Il ne m’en voulait pas. Il semblait retrouver du sang-froid et de la patience quand il expliquait, comme s’il était en face d’une classe.
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VALENTYNEVALENTYNE   13 avril 2015
Il s’est avéré que Sandi était fanatique de chevaux. Quand elle a découvert que j’étais du Kentucky, elle ne m’a plus lâchée. On aurait dit que j’avais personnellement gagné le derby. « Comme tu as de la chance ! le rêve de ma vie, c’est d’avoir un cheval à moi, de lui tresser des fleurs dans la crinière, de caracoler dans une arène, de gagner des rubans et tout ça. »
Elle s’imaginait que dans le Kentucky tout le monde possédait au moins un pur-sang, et il m’a fallu un certain temps pour lui faire comprendre que je n’avais jamais vu de cheval d’assez près pour recevoir un coup de sabot.
« Dans la partie du Kentucky d’où je viens, les gens n’ont pas de pur-sang, lui ai-je expliqué. Ils seraient déjà bien contents s’ils pouvaient vivre comme eux. »
Les pur-sang avaient leur propres piscines. Le comté de Pittman n’en possédait même pas une seule. Je lui ai raconté qu’on avait bien rigolé le jour où une bande de nantis avaient acheté Secrétariat pour six millions de dollars quand il avait cessé de courir, parce qu’il était soi-disant l’étalon le plus prisé de la terre. Pour découvrir après coup qu’il était un reproducteur récalcitrant, manière élégante de dire homosexuel. Il aurait pas approché une pouliche pour tout le sucre d’Hawaï.
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mamansand72mamansand72   22 octobre 2015
Le soleil déclinait derrière nous, mais il éclairait encore les nuages à l’est, un vrai coucher de soleil au cinémascope. Des reflets de nuages roses flottaient à la surface du lac. On aurait dit une peinture à quatre sous. A condition de ne pas laisser mon esprit s’aventurer trop loin dans l’avenir, j’étais totalement heureuse.
Turtle avait encore de l’énergie à revendre. Plutôt que de manger elle préférait nettement sauter et courir autour des arbres. De temps en temps elle trouvait une pomme de pin qu’elle nous rapportait à moi ou à Esperanza. Je m’efforçais de ne pas comparer mon tas à celui d’Esperanza. Avec sa salopette et son tee-shirt à rayures vertes, Turtle ressemblait à un derviche tourbillonnant. Elle avait été tellement sage qu’on ne s’était pas rendu compte à quel point elle avait dû se sentir claquemurée dans la voiture. C’est drôle comme on oublie de penser à ce que veulent les enfants, du moment qu’ils se tiennent tranquilles.
Difficile, également, d’être déprimé en compagnie d’un enfant de trois ans, pour peu qu’on y prête attention. Au bout d’un moment, vos soucis semblent n’être rien d’autre qu’une élucubration d’adulte.
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NathalCNathalC   11 décembre 2016
Une personne, c'est rien de plus qu'un épouvantail. Toi, moi, Earl Wickentot, le Président des Etats-Unis, et même Dieu le Père, pour autant que je sache. La seule différence entre celui qui tient debout et celui qui se fait renverser, c'est la solidité du bâton où t'es attaché.
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