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EAN : 9782809711615
160 pages
Éditeur : Editions Philippe Picquier (04/02/2016)

Note moyenne : 2.85/5 (sur 13 notes)
Résumé :
Koyoshi de Kyoto raconte le long et difficile chemin qu'elle suit avec patience, et enthousiasme, pour devenir geisha.
D'abord il faut changer de nom, comme pour une nouvelle naissance. Quitter ses parents, dès la fin du collège, pour aller vivre dans un yakata, une maison du quartier des geishas. Accorder sa parure aux saisons, maîtriser mille aspects du geste et de la posture qui confèrent politesse, douceur et raffinement. Les fêtes rythment la vie du qua... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
kuroineko
  11 octobre 2017
Ainsi que bon nombre d'Occidentaux, j'ai découvert le monde des maikos et geishas en lisant le roman d'Arthur Golden. Cet univers fantasmatique continue de symboliser le Japon éternel dans ses traditions. Somptueuses vêtures, ahurissants chignons surchargés de précieux ornements, maquillage caractéristique qui s'apparente presque un masque blanc surligné de rouge et de noir, ... Tout un chacun identifié d'emblée la geisha.
L'ouvrage Maiko, journal d'une apprentie geisha de Koyoshi permet de suivre la formation de la jeune fille, des premiers pas dans le hanamachi à sa carrière en tant que maiko. En attendant de devenir une geisha - ou geiko selon le terme en vigueur à Kyoto - à part entière.
Je dirais que l'atout majeur du livre tient dans la qualité de ses photographies couleur. On peut ainsi admirer tout son saoul les magnifiques kimonos et accessoires nécessaires à la maiko. Chaque pièce est une oeuvre d'art en soi et date parfois de plusieurs générations.
Koyoshi se raconte avec grande simplicité. Elle narre ses cours de danse traditionnelle, à l'école primaire, qui l'ont conduit à son destin de maiko, une vocation qui a de quoi surprendre au XXIème siècle. Et ce, même au Japon. Car il s'agit d'un monde à part. La jeune fille quitte, à 14-15 ans, ses parents pour vivre dans une okiya dirigée par une okâsan (littéralement, mère en japonais). Koyoshi explique ainsi les us et coutumes de cet univers, ses règles, ses déférences. Il y a un nombre incroyable de choses à assimiler, qui vont des arts prodigués durant les réceptions, mais aussi l'art d'associer couleurs et textures des kimonos, obis, accessoires, etc, en fonction des saisons mais aussi des événements. L'art de converser avec les clients. L'art de se tenir, danser et marcher avec élégance et raffinement dans un vêtement encombrant.
Tout est strictement codifié dans les quartiers de geishas et rigoureusement ritualisé.
Un ouvrage très agréable à parcourir. Je regrette seulement que le texte ne vale pas les photographies par manque de consistance. Heureusement il existe d'autres livres - mémoires de geishas ou essais historiques - sur le sujet. de quoi alimenter une fascination évidente pour ces femmes hors norme et comme hors du temps.
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AuBazartDesMots
  14 mars 2020
Sur les geishas, j'avais lu comme beaucoup « Geisha » d'Arthur GOLDEN, et réalise en écrivant ces mots qu'il faudrait vraiment que je consacre un article à ce bel ouvrage… Il est incroyable qu'un homme, américain de surcroît, ait réussi de manière aussi délicate à illustrer le quotidien d'une femme japonaise… Mais je m'égare! Sur ces artistes et dames de compagnie donc, le livre de GOLDEN, l'excellent « Mémoire D une Geisha » d'INOUE, et « Ma vie de geisha » d'IWASAKI. Manquait à mon palmarès le livre de KOYOSHI.
Grâce à ce livre, on découvre la formation d'une apprentie geisha, ou plutôt geiko selon le terme en vigueur à Kyoto. Koyoshi a quitté ses parents à l'âge de 14 ans pour entrer dans une okiya et y apprend divers arts. La danse (mai), qu'elle apprécie particulièrement, la musique avec l'apprentissage du shamisen… mais aussi comment gérer la cérémonie du thé, converser avec un homme, se déplacer avec élégance, quels couleurs mettre ensemble pour que kimono et obi soient assortis, comment marcher aussi avec un kimono qui peut peser très lourd.
Le contenu est très intéressant de prime abord, mais hélas le livre pêche par l'écriture. On ne s'invente pas auteur, et la dame a un style très naïf, parfois trop descriptif. L'ouvrage est clairement documentaire, et là où INOUE arrive à transmettre ses émotions, ses doutes, ses questionnements, KOYOSHI elle reste désespérément… neutre. D'autant que l'ouvrage s'intitule « Journal d'une apprentie geisha », je m'attendais donc à davantage de confidences. Certes, la mentalité japonaise, surtout dans le monde clos des geishas, n'est pas celle qui détaille le plus les sentiments. Mais là, l'ensemble est quelque peu fade, nous sommes dans une énumération de faits, et c'est bien dommage. Koyoshi ne parle pas d'elle, mais explique uniquement son métier. de plus, le livre s'articule par entrées thématiques, on est bien loin du journal intime qui défile jour après jour, alors que le livre est vendu comme tel.
Néanmoins, j'ai apprécié ce livre, car les photographies sont tout simplement sublimes, et je pèse mes mots. Chaque cadrage est réfléchi, les images sont soigneusement choisies, les couleurs éclatantes, c'est un vrai plaisir pour les yeux, et un bel objet pour une bibliothèque.
Le glossaire est détaillé, chaque mot est expliqué avec précision, on comprend que l'ouvrage est destiné à un public occidental curieux de l'univers des geishas mais pas à l'aise avec le vocabulaire spécifique.
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Shaynning
  11 juillet 2020
Cette oeuvre biographique s'inscrit dans la lignée des "Mon histoire" parus aux Éditions Gallimard, mais contrairement à ses soeurs, qui sont des journaux intimes, celui-ci relève davantage de la biographie descriptive. Vous ne trouverez pas la formule "datée" des journaux intimes, mais une compilations de petits textes sur divers aspect de la vie de maiko de Koyoshi, la jeune femme de 20 ans qui nous en apprend sur le fascinant univers artistique qu'est le sien.
Qu'on se le dise, devenir "maiko", c'est-à-dire une apprentie Geisha ( ou "Geiko", comme on dit à Tokyo), est une vocation et non une profession. Un peu comme la garde suisse du Vatican, par exemple. C'est une vie caractérisé par un nombre effarant de contraintes, de codes et le tout exige une discipline, une rigueur et un don de soi incroyable. Être "Geisha", c'est devenir en quelque sorte une muse: ces femmes ( et quelque fois ces hommes) se consacre entièrement aux arts, spécialement celui de la danse traditionnelle japonaise, mais aussi à la peinture, au chant et à la cérémonie du thé ( un art au Japon).
Koyoshi, de son nouveau nom de "maiko", nous livre les dessous de son univers. À travers les kimonos somptueux, les coiffures élaborés et les manières, il y a tout un monde de règles et de coutumes à suivre. Ces artistes sont employées pour les banquets, mais aussi les grandes fêtes du pays, dont certaines remonte à un millénaire.
Donc, on en apprend beaucoup sur cette vocation spécifique au Japonai(e)s. Ceci-dit, ne vous attendez pas à un roman débordant de péripéties et d'amours, il n'y en a pas. Cela a même des airs d'entrevues, ce qui est accentué par la présence des photos ( fort jolies) de Koyoshi dans ses habits de Maiko.
Les informations sont relative à ses cinq années de formation, donc on ne sait rien de son passé ou de son futur, c'est centralisé sur son domaine. le tout se lit rapidement. Il y a par ailleurs la présence d'un lexique, car les termes japonais sont nombreux et certains nécessitent plus d'explication car ils n'ont pas d'équivalent en français.
Une bonne petite lecture qui fait voyager loin et qui démystifie un métier qui à encore court de nos jours.
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som
  25 juillet 2016
Témoignage illustré de nombreuses et belles photos de Koyoshi, une apprentie geisha de Kyoto. Comment entre-t-on dans une école de maiko ? Quels en sont les enseignements et les rites ? Quelle importance revête le maquillage, les accessoires et les habits ?
Autant de questions auxquelles tente de répondre, un peu naïvement, la jeune femme. Si la forme du documentaire recèle bien des qualités (découpage, les photos sélectionnées, la qualité du papier), le propos manque cruellement de consistance.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
kuroinekokuroineko   11 octobre 2017
On appelle tsuma la partie du kimono qui va de la ceinture au bas de la traîne, et quand nous marchons dans la rue, nous tenons de la main gauche le tsuma afin que le kimono ne traîne pas. Ce geste, qui est appelé "prendre le tsuma", ferme le kimono de manière à faire obstacle aux mains masculines. On dit que prendre le tsuma souligne le fait que "nous faisons commerce d'art, mais point de notre corps".
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littlecatlittlecat   25 février 2016
En ce qui concerne le maquillage, la première année on met du rouge juste sur la lèvre inférieure pour que cela dessine une mignonne petite bouche.
On trace sobrement les sourcils et au début on n'utilise pas de noir, les traits ressortent trop distinctement et on n'a pas l'air d'une maiko débutante.
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kuroinekokuroineko   11 octobre 2017
A Gion, il existe un mot, okoboi, qui symbolise la figure de la maiko, réservée, innocente et mignonne.
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