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Gabriella Zimmermann (Traducteur)
EAN : 9782757878828
312 pages
Éditeur : Points (10/09/2020)

Note moyenne : 3.31/5 (sur 44 notes)
Résumé :
Quand un accident au pied d’un pont vénitien mène Brunetti vers un scandale médical…

Au début de l’hiver, le commissaire Brunetti reçoit une collègue de sa femme Paola, inquiète pour son fils Alessandro. Depuis quelque temps, le comportement de l’adolescent a changé, et des rumeurs de drogue courent dans son lycée. En tant que père et policier, Brunetti se mobilise aussitôt.
C’est alors qu’un homme est retrouvé inanimé au pied d’un pont, grave... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
umezzu
  06 décembre 2019
Aurais-je un début de lassitude ? Donna Leon radoterait-elle ? J'avais trouvé excellent son précédent roman, les Disparus de la lagune. Brunetti, seul, hors de chez lui, pensif sur la vie et sur ses relations avec les autres. Mais avec La tentation du pardon, Donna Leon repart dans du très classique Brunetti.
Pour ce vingt-septième (!!!) tome des enquêtes du commissaire Brunetti, l'auteure américaine, installée depuis des décennies à Venise, procède à une révision complète de sa série. Dans les premiers chapitres, elle prend de temps d'expliquer qui est qui, les fonctions de chacun, les amitiés et les oppositions. Les habitués de Patta, Vianello ou de la signorina Elettra n'en croient pas leurs yeux… Passons… Peut-être que Donna Leon cherche à attirer de nouveaux lecteurs ?
C'est raté à mon sens. Car on est dans un Brunetti grand style. Peu d'intrigue, beaucoup de relations personnelles au sein de la questure, quelques débats sur le monde moderne avec ses enfants (Leon a l'air de penser que les enfants Brunetti sont des révoltés… Je lui présenterais bien quelques adolescents – des vrais…).
Une enquête ? Ah oui cela me revient... Brunetti est appelé pour un comptable retrouvé inconscient au pied d'un pont par un soir de brouillard. Manifestement, il n'est pas tombé tout seul. Sa femme, une collègue De Paola, veille sur lui à l'hôpital (nota pour les non-initiés : Paola est la femme de Brunetti, elle est professeur d'anglais à l'université, Cf. Brunetti 1 à 26…). Il pourrait bien ne pas sortir du coma. Tout cela avance petitement. D'une agression et de la présence de la drogue à la sortie des lycées huppés, Brunetti va avancer vers un scandale médical à l'italienne.
Les habitués de la Sécurité Sociale à la française auront un peu de mal à suivre cette histoire de falsifications d'ordonnances. Les amoureux de Venise en seront pour leurs frais, Brunetti se ballade de canaux en canaux avec son GPS interne comme tout vénitien bien né. Cela dispense Donna Leon de s'attarder sur la beauté des bâtiments. D'ailleurs les pallazzo (pallazzi ?) tombent en ruine. le commerce et le tourisme restent les deux seules activités de Venise (Cf. toujours Brunetti 1 à 26).
La façon dont Brunetti mène ses enquêtes n'a jamais été conforme au moindre code de procédure. Dans cet épisode, il n'a plus de limites. Il va voir une vieille dame, sans faire état de sa profession, et l'incite à confier un secret à sa consoeur Griffoni. Avec la même Griffoni (une Napolitaine qui ne laisse pas insensible le très Vénitien Brunetti), il va jouer au client mystére dans une pharmacie. Il bénéficie d'informations de première main sur le trafic local de drogue grâce à un informateur (d'ici qu'il demande avant sa prochaine retraite une mutation au service des stups…)… Bref, pas trop de logique policière. En plus, son excellent collègue et néanmoins ami Vianello est sur la touche pendant tout le récit.
Vous l'aurez compris, ce livre est un Brunetti. Point. Pas de surprise, pas de passion. Pas mauvais non plus. Mais très loin des meilleurs tomes de la série.
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Commenter  J’apprécie          301
bilodoh
  21 juillet 2020
Un autre roman de Leon, une ballade à Venise qui ne passera pas à l'histoire.

Il serait sans doute bien agréable de se promener aujourd'hui dans une Venise presque désertée, traverser le pont du Rialto librement, sans devoir se frayer un passage à travers la foule des visiteurs. Mais c'est dans la Venise d'avant les confinements que nous amène Brunetti.

Un point de départ intrigant, avec une femme qui vient demander de l'aide pour son fils adolescent qui semble consommer de la drogue dans son chic lycée privé et quelques jours plus tard, le père du garçon est trouvé mourant au pied d'un pont.

L'enquête commence, avec ses hypothèses à vérifier, avec une signora Elletra toujours aussi efficace et un questeur qui est inexplicablement devenu presque gentil. On zigzague à travers la ville à pied ou on prend le vaporetto, on rassemble les morceaux de puzzle pour créer une image cohérente.

Un polar dont on tourne les pages avec plaisir mais on reste un peu sur notre faim quand on s'attend à mieux. Ce n'est pas le meilleur point de départ pour un lecteur qui ne connaîtrait pas la série et une petite déception pour les fans qui retrouvent un vieil ami qui semble avoir perdu sa vigueur. Ciao Brunetti ! En espérant que tu seras plus en forme la prochaine fois!
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Commenter  J’apprécie          250
morin
  04 octobre 2019
Nous avions quitté le commissaire Brunetti fatigué par la chaleur humide qui s'était abattue sur Venise ( les disparus de la Lagune) nous le retrouvons en novembre avec du brouillard et de la pluie.
Après une brève réunion avec Patta, un bref échange avec l'antipathique lieutenant Scarpa, il reçoit la professoressa Crosera, collègue De Paola, venue parler de son fils, un adolescent, dont le comportement a changé, il aurait avoué à sa soeur qu'il se drogue. Elle voudrait que la police surveille les alentours du lycée privé où est inscrit son fils. Brunetti promet de se renseigner.
Quelques jours plus tard le commissaire est réveillé en pleine nuit par sa collègue Claudia Griffoni : un homme, sans doute victime d'une agression, a été conduit à l'hôpital. Il découvre avec surprise qu'il s'agit du mari de la professoressa Crosera. Persuadé qu'il ne s'agit pas d'un simple accident Brunetti décide d'enquêter avec l'aide de la commissaire Griffoni. En l'absence de témoin, ils mènent leurs recherches auprès des membres de la famille principalement l'épouse et la tante de la victime.
Comme dans chacun de ses romans l'autrice souhaite dénoncer des faits et pratiques illicites. Dans cet ouvrage il est question d' une escroquerie sur des personnes âgées montée par un pharmacien avec la complicité d' un médecin. La dernière page du livre explique son titre.
Depuis les premières aventures du Commissaire Brunetti, je partage le quotidien des protagonistes, principalement Brunetti, son épouse Paola, ses enfants Raffi et Chiara, ainsi que celui des membres du commissariat Elettra, Vianello, Patta, et même Alvise. Des personnages sont arrivés plus tard comme Claudia Griffoni, d'autres nous ont quitté comme la mère de Brunetti. Quant aux parents De Paola ils ne sont pas présents dans tous les romans.
Je regrette que dans les derniers ouvrages Vianello est un peu effacé, les moments conviviaux passés avec la famille Brunetti moins nombreux Quant à Elettra elle semble totalement éteinte dans ce dernier tome, aurait-elle commis une faute professionnelle ?
Enfin je constate qu'au fur et à mesure de ses enquêtes le caractère de Brunetti s'assombrit. Il est sans illusion et plutôt pessimiste.
"La tentation du pardon" n'est peut-être pas le meilleur de la série, mais c'est un roman intéressant et agréable à lire.

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Bigmammy
  28 septembre 2019
A moins que je ne me trompe, c'est la vingt-huitième enquête du Commissaire Guido Brunetti. Je l'ai lue avec toujours autant de plaisir, mais sans désormais l'attrait de la nouveauté. Qu'importe car avec Donna Leon, tout est question d'ambiance. Un peu déçue tout de même par comparaison avec le dernier opus, plus fouillé à mon goût ...
On retrouve donc une nouvelle fois l'équipe de choc du commissaire : son adjoint et ami Vianello, la ravissante commissaire Claudia Griffoni, sans oublier la virtuose des fichiers, la signorina Elettra. Rien de bien nouveau le long des canaux de la Sérénissime, en cet automne où le lieutenant Scarpa tente toujours de dézinguer Guido et Elettra, pour le compte du vice-questeur Patta.
L'affaire en cause est l'agression violente d'un expert-comptable, laissé pour mort au pied des marches d'un pont proche de son domicile. Et il se trouve que dans les jours précédents, son épouse, professeure à l'université et donc collègue De Paola, est venue voir le commissaire Brunetti pour lui demander de surveiller les abords du lycée de son fils, soupçonnant un trafic de drogue.
Brunetti commence son enquête et fait travailler ses indics. Il ne trouve rien de probant … L'homme est dans le coma, sans doute pour longtemps. Brunetti va naturellement commencer par s'intéresser à la victime, en quoi ses activités auraient pu lui occasionner des ennemis, dévider la pelote ...
Comme dans chacun des livres de la série, l'auteur s'attache à dénoncer un scandale ou une pratique illicite gangrénant le système public italien. Et elle a de quoi faire. Ici, il s'agit ici d'une escroquerie particulièrement complexe, et Brunetti va longtemps patauger avant de pouvoir en démêler les fils.
Pourquoi pense-t-il un instant au pardon ? Les escrocs sont-ils plus ou moins coupables selon les victimes auxquelles ils s'attaquent ? Comment interpréter le principe de nécessité ? Comment et à quels signes peut-on déduire qu'une personne ment ou dit la vérité ?
Une nouvelle démonstration de la complexité de résolution d'une affaire criminelle, souvent totalement différente des premières constatations ou des idées préconçues que peuvent en avoir les policiers même les plus aguerris.
Lien : http://www.bigmammy.fr/archi..
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Bellonzo
  17 novembre 2019
L'opération Masse Critique de Babelio m'a entraîné cette fois à Venise sur les traces du commissaire Brunetti que je ne connaissais que par quelques épisodes télé d'une série, curieusement allemande, assez plats. Un peu d'air de la lagune m'a fait du bien, même vicié par une hélas banale histoire de drogue, comme partout ailleurs. Brunetti est sympa et puis tant qu'à hanter des lieux glauques à souhait autant le faire à quelques pas du Lido ou de la Douane de Mer. de plus le grand amoureux de l'Italie que je suis n'est jamais allé en visite à la sérénissime. Ceci dit nous sommes avec Donna Leon et La tentation du pardon dans des entiers, enfin des voies d'eau bien convenus. Nous n'aurons donc guère de surprises. Mais ne faisons pas la fine bouche à propos des enquêtes sur la lagune (une trentaine maintenant) de Signora Donna Leon, qui a depuis longtemps quitté son New Jersey pour vivre à Venise.
Les faits divers sont souvent l'occasion d'approcher la vie locale. Finalement pas tant que ça dans cet opus dans lequel Donna Leon parvient à occulter les touristes pour se consacrer aux turpitudes classiques du polar. Stupéfiants et escroqueries au menu dans le cadre prestigieux de la perle adriatique. Rien de vraiment neuf mais comment faire du neuf dans le domaine archibalisé de l'enquête policière? On peut certes changer le décor et l'époque et les auteurs de polars ne s'en sont pas privés. D'où un nombre hallucinant de romans policiers ethno-historiques la plupart du temps plaisants et oubliés très vite. Ceux de Donna Leon ne doivent pas échapper à la règle et Brunetti et sa famille sont des gens si bien élevés qu'on tout à fait le droit d'apprécier cette lecture. Je n'irai pas jusqu'à en dévorer l'intégrale.
Une anecdote qui demanderait à être vérifiée. J'ai lu que Donna Leon refusait, bien que vénitienne depuis trente ans, la traduction de ses romans en italien, afin de conserver un relatif anonymat. D'ailleurs il semblerait qu'elle réside en Suisse la plupart du temps. La Dame a fui l'étrange cité aux 30 millions de touristes et aux 58 000 habitants. Capisco.
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critiques presse (1)
LaPresse   22 novembre 2019
Les habitués auront plaisir à retrouver Venise et les personnages de Donna Leon : le très humain commissaire Brunetti, l’habile signorina Elettra, le perfide lieutenant Scarpa et le vice-questeur Patta, un dandy un brin ridicule qui finit par susciter l’affection.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Citations et extraits (49) Voir plus Ajouter une citation
lehibooklehibook   26 octobre 2020
Vingt ans plus tôt ,il le savait ,il aurait réagi différemment -plus féroce,plus prompt à punir- ."Comme tu deviens italien,dit-il à voix haute."
-Tant mieux je n'aurais pas aimé avoir épousé un Australien sans m'en être rendu compte"répliqua Paola en poussant la porte du pied.
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thierrygibertthierrygibert   25 octobre 2020
Ses yeux étaient marron clair - couleur d'ambre, auraient dit ses admirateurs; couleur de boue, pour ses détracteurs.
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bilodohbilodoh   21 juillet 2020
… les gens n’aiment pas avoir affaire avec la police. Pas seulement à elle d’ailleurs : à l’État sous toutes ses formes. Il s’est opéré une rupture de contrat entre l’État et le public, ou une résiliation, mais personne ne veut en prendre acte. Nous savons qu’il n’y a plus de contrat et ils savent que nous savons. Ils se fichent de ce que nous désirons et ne se préoccupent plus de nos existences. Et nous ne pouvons rien faire.

(Calmann Levy Noir, p.108)
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morinmorin   04 octobre 2019
Le commissaire pénétra dans un appartement silencieux, mais des années d'expérience lui soufflèrent qu'il n'était pas vide. Une odeur de pin sylvestre embaumait le couloir, ce qui signifiait que Raffi s'était de nouveau servi du shampoing de son père et, dans le salon, l'écharpe rouge de Chiara traînait sur le dossier du canapé. Guido Brunetti, détective de choc, se félicita-t-il en gagnant le bureau de Paola.
Il passa la tête dans l'embrasure de la porte et la vit se prélasser sur son divan, un livre à la main et un crayon dans l'autre.
" Dur, hein, le travail", plaisanta-t-il en entrant dans la pièce. Il s'approcha et l'embrassa sur le front.

p.111
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alainmartinezalainmartinez   28 novembre 2019
Les bateaux appartenaient à l’insouciance, la frivolité de la jeunesse, ou aux heures infinies et parfois trop vides de la retraite. La plupart des hommes avaient déjà bien à s’occuper avec leurs familles et leur travail. Un bateau, c’était comme une petite amie, pas une épouse.
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Donna Leon se dévoile en répondant, avec humour et sincérité, au questionnaire de Proust.
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