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EAN : 9782226256072
280 pages
Éditeur : Albin Michel (26/02/2014)

Note moyenne : 3.51/5 (sur 124 notes)
Résumé :
En 1832, dans l'aube rougeoyante d'Inishowen, au nord-ouest de l'Irlande, Coll Coyle et sa famille sont sur le point d'être expulsés de leur ferme.
Ils n'ont aucune idée de ce qui a poussé le fils de leur riche propriétaire à prendre cette décision terrible pour eux. Fou de colère et de désespoir, Coll tue le jeune homme et doit s'enfuir, poursuivi à travers les tourbières du Donegal par Faller, homme de main du père de la victime, qui a juré de se venger, co... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (55) Voir plus Ajouter une critique
cuisineetlectures
  31 août 2014
En 1832, Coll Coyle, jeune métayer, est chassé sans raison de la ferme qu'il habite avec sa famille. Après l'accident mortel de son riche propriétaire anglais, il doit fuir, se cacher, fourbu, affamé, sur le qui-vive, transpercé par le froid, taraudé par les souvenirs. Il sait que désormais, Faller, fidèle à son maitre est prêt à tout pour le trouver et le tuer. de son passé, il ne lui reste plus qu'un petit ruban de sa fille…
Un ciel rouge, le matin est un tableau clair-obscur qui s'anime sous la plume lyrique de Paul Lynch, un auteur aussi talentueux que prometteur… C'est un récit haletant qui débute au nord-ouest de l'Irlande pour nous entrainer jusqu'en Amérique, sur le chantier de construction du chemin de fer de Pennsylvanie.
Paul Lynch envoute le lecteur, il met à nu les aspects les plus sombres de l'âme humaine, et fait surgir la poésie au cours de cette traque digne d'un western de Clint Eastwood.
Un ciel rouge, le matin est un hymne à la vie et à l'Irlande, une course poursuite d'une grande force, un premier roman très réussi.
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Commenter  J’apprécie          605
tynn
  16 mai 2014
Pluie, brouillard, tourbe, et lande pelée...c'est une chasse à l'homme irlandaise qui tourne au western...
Coyle est un paysan. Responsable du meurtre de son propriétaire qui l'expulsait, il est en cavale dans les terres de l'Ouest, pourchassé par trois hommes de main qui veulent lui faire la peau. Il laisse derrière lui une maison en cendres et une famille meurtrie car il n'a qu'une option: la fuite. Et le lot commun de tant d'irlandais, l'exil par des traversées océaniques difficiles vers un pays de promesses au chemin de fer naissant.
Mais la terre d'Irlande ne peut jamais être oubliée par ses enfants; elle est leur chair et leur âme.
Un monde muet d'hommes ombrageux et violents, de miséreux grelottants et crevant de faim, un pays fantomatique sous la bruine et le froid. Une société d'individus bagarreurs et impulsifs, qui n'exclue pas l'entraide et la fraternité.
La narration est dans les détails minutieux et précis, pour raconter le dépeçage d'un mouton, le nettoyage d'une arme à feu, un pub saturé de bruits ou d'odeurs, une tempête océanique...
L'Irlande du XIXème est magnifique, par une plume poétique et lyrique, évocatrice de paysages, descriptives de scènes de vie. Pour qui a arpenté ces campagnes, l'écriture est créatrice de tableaux et d'aquarelles.
Une envie de voyage me venait impérieusement à la lecture.
Et l'histoire se poursuit, entre vengeance, fatalité et tragédie...
J'ai été totalement immergée dans ce destin d'homme. La thématique de l'irlandais exilé n'est pas nouvelle mais Paul Lynch lui donne un ton original, par une écriture très visuelle et d'une belle sensibilité.
Pour un premier roman, c'est extrêmement prometteur et j'attendrai le prochain avec gourmandise.
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Annette55
  19 juin 2014
Voici un livre magistral, une oeuvre magnifique portée par une écriture poétique d'une noire beauté.
Nous sommes en Irlande,la ténébreuse, âpre et belle, fondrières, bruyère trempée, herbes brunies,nuages trempés de pluie, tourbe sombre et boueuse, glacis des eaux sur la rive du fleuve,remous couleur de rouille,ajoncs touffus,jacinthes des bois......une langue ciselée, un style visuel,sensuel comme les paysages de certains films.....entre ombre et lumière, noirceur et lyrisme flamboyant....
On savoure chaque phrase comme on sucerait un bonbon acidulé.....
Printemps1832,Coll Coyle, un jeune père de famille "taiseux" comme il se doit, fuit son île natale : il a tué accidentellement le propriétaire terrien qui l'employait et voulait l'expulser, lui sa femme et ses deux enfants, dont un qui va naître.....
Il est pourchassé par le cruel Faller dont on dit qu'enfant "Il a entortillé de la cordelette autour de la langue d'un cheval et qu'il a tiré jusqu'à ce qu'elle s'arrache à la racine".
Inéluctable et impitoyable, cette chasse à l'homme qui ressemble parfois à un western ou un rodéo,entraînera les deux Irlandais par delà l'océan, laissant derrière eux un fleuve de malheurs et de sang.....
C'est un récit épique, intense une trame concise violente sans être brutale, une plume au lyrisme sombre qui rappelle les mythes de cette terre impitoyable, qui exprime la force autant que les nuances....
Une réalité sociale nue, cruelle, une odyssée tragique pleine d'espoirs déçus et de rage froide qui va mener Coll Coyle de la péninsule d'Inishowen à Londonderry puis aux États- Unis.....
Une intrigue captivante qui parle de vengeance, d'oppression dans le lien qui unit les hommes à leur dure terre natale....
L'auteur attrape la réalité dans ce qu'elle a de plus vivant à l'image de ce ruisseau"Dont les eaux glissant sur les galets évoquent un conciliabule de témoins chuchotant"....
Une nature organique,paisible ou sauvage,qui tranche avec la froide cruauté du monde des hommes à l'image de Faller" :Cette incarnation du mal secondé par la logique".
Au final un premier roman puissant, d'une grande beauté, de Paul Lynch, que j'avais vu à la grande librairie,qui vous happe jusqu'à la fin...
Peut- être un manque d'objectivité de ma part car j'aime beaucoup les écrivains irlandais....
Mais ce n'est que mon avis.....


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Myriam3
  09 mars 2016
Depuis sa sortie, j'étais impatiente de lire ce livre. Finalement, j'aurai commencé par le deuxième La Neige Noire, pour enchaîner avec celui-ci. Même densité, même épaisseur temporelle et à contretemps. Il n'y a pas à dire, Paul Lynch a un style vraiment personnel.
Ancien critique de cinéma, il écrit comme on filmerait tant son écriture est visuelle et rythmée. La fuite de Coll Coyle, jeune père de famille irlandais, après son meurtre, la chasse à l'homme qui s'ensuit, le trajet en bateau jusqu'au nouveau continent, la nature hostile et magnifique à la fois, la brutalité, tout cela est écrit comme le serait tout-à-la-fois un classique des années 50 et un bon western.
le récit est très noir et violent, tout comme La Neige Noire, mais je l'ai trouvé, par moments, moins maîtrisé. Ca n'en reste pas moins un grand roman d'une grande qualité.
Commenter  J’apprécie          370
Mimeko
  15 janvier 2018
1832 dans une campagne irlandaise déshéritée, Coyle vient d'apprendre que sa famille va être expulsée. Il compte bien plaider sa cause auprès du fils Hamilton, le propriétaire terrien, mais la rencontre tourne au drame et Coyle doit prendre la fuite. Mais la traque organisée par Faller le régisseur du domaine, éliminant de façon brutale certains des soutiens du fuyard, prive Coyle de toute aide. Sa seule issue est de s'embarquer sur un navire à destination des États-Unis. Commence alors un voyage effroyable, dans la puanteurs des soutes, dans la promiscuité ou la menace des plus forts ou des plus criminels; son arrivée sera tout aussi difficile, quand, employé dans les chemins de fer en construction il devra de nouveau faire face au passé qui va se rappeler à lui.
Un premier roman, épique dur et assez bluffant d'un jeune écrivain
Paul Lynch qui nous plonge dans une Irlande où rapports de force entre propriétaires terriens et métayers s'exacerbent lors de mauvaise récoltes ou lors de menace de vendre une terre sans considération pour ceux qui la valorisent, une Irlande qui voit partir ses forces vives, et qui fuiront en masse, la grande famine à partir de 1845, des irlandais considérés à leur arrivée aux États-Unis comme des bêtes malfaisantes, qui ne méritent que les travaux les plus ingrats.
Un ciel rouge, le matin est dans la lignée des romans du XIXème siècle, avec des caractères forts qui ne sont pas sans faire penser à Javert dans le personnage de Faller dans son acharnement inflexible et sa cruauté de chasseur et Jean Valjean chez Coyle, dans l'entraide dont il fait preuve avec ses compagnons d'infortune. le drame est renforcé par une narration où alternent présent et retours en arrière avec des dialogues intégrés dans la narration (sans guillemets) des effets quelques peu déroutants mais qui soulignent efficacement fuite et chaos.
Un ciel rouge, le matin est un roman fort, et Paul Lynch un écrivain à découvrir.
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critiques presse (6)
Actualitte   16 mai 2014
Véritable ode à la nature, ce roman, à la fois très visuel et poétique, tour à tour réaliste et tragique, puis maritime, ressemble aussi à un classique de l'ouest américain et revêt une couleur plus métaphysique, par moments, exprimée dans une langue unique et profondément évocatrice, très littéraire et belle, dont le lecteur s'imprègne avec bonheur.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Liberation   24 mars 2014
L’auteur d’un meurtre accidentel fuit devant un intendant et ses hommes de main dans le noir univers de Paul Lynch.
Lire la critique sur le site : Liberation
LesEchos   19 mars 2014
Avec, chez l'Irlandais, une sorte de fièvre lyrique et poétique qui transcende tout, y compris les scènes les plus atroces. « Un ciel rouge, le matin » nous embarque si loin qu'une fois le livre refermé, on a l'impression de l'avoir rêvé.
Lire la critique sur le site : LesEchos
LaLibreBelgique   18 mars 2014
Du Donegal à la Pennsylvanie, Paul Lynch orchestre une chasse à l’homme à l’aura ténébreuse et majestueuse. Par une nouvelle voix irlandaise, une épopée intense qui explore la brutale réalité sociale du XIXe siècle.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LeFigaro   14 mars 2014
Un ciel rouge, le matin est un impressionnant premier roman sur une chasse à l'homme entre l'Irlande et les États-Unis.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Lexpress   05 mars 2014
Inspiré d'un fait divers sanglant, Un ciel rouge, le matin convoque les fantômes d'une Irlande mythique. Et révèle la plume envoûtante d'un jeune écrivain de 36 ans, digne héritier de Cormac McCarthy.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (40) Voir plus Ajouter une citation
MimekoMimeko   08 janvier 2018
Quand on réfléchit un peu, le vieux, on se demande bien ce qu'ils ont fabriqué pendant toutes ces années, les Irlandais. Imagine. Tu te figures un peu où vous en seriez, à l'heure qu'il est, si on vous avait laissé vous débrouiller tout seuls ? Penses-y, ça vaut la peine. Pense à quel point le confort s'est amélioré. Je vais te le dire, le vieux. Livrés à vous mêmes, vous seriez encore plantés là sous la pluie, de la bouse de vache jusqu'à la poitrine, avec le ciel qui vous pisse sur la tête. Terrés au fond de vos forêts humides, entassés dans des bicoques en bois, en train de vous faucher le bétail les uns aux autres et de vous entretuer pour régler vos comptes.
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JeanPierreVJeanPierreV   29 décembre 2015
Le Royaume des cieux dont on entend parler, ce monde parfait où règne la vie éternelle, personne n’en veut quand le moment arrive. Comme c’est surprenant, vous ne trouvez pas ? Laissez moi vous faire partager mon expérience. J’ai vu la foi se fissurer à l’instant de la mort, j’ai vu des gens la combattre de mille façons. J’ai vu aussi la terreur dans leurs yeux, je les ai vu se tordre et lutter bec et ongles. Si vraiment Dieu offre la vie éternelle, comment expliquer que personne ne veuille aller à sa rencontre ? Ce que je pense moi, c’est que foncièrement et viscéralement, dans les tréfonds ignorés de leur être, les hommes ne croient pas en Dieu. Et je ne leur donne pas tort. (P. 246)
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tynntynn   15 mai 2014
...ils parviennent en vue de la tourbière, les molles ondulations des collines sombres masquent à demi la ligne d'horizon. Le sol est tapissé de mousse. La surface de la tourbière a des tons de jaune et de brun, chinée du blanc de quelques moutons épars. On a laissé pourrir une brouette de tourbe qui penche vers une mare. Ils foulent des étendues de lande pelée, les blocs de tourbe au flan echancré par la pelle évoquent des falaises miniatures levées face à un océan de mousse ondoyant sous le vent.
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CerisemarmotteCerisemarmotte   15 juillet 2015
La maison de Ranty lui rappelle celle où il a grandi. La poussière nimbée de lumière qui tapisse le buffet contre le mur. L'endroit où il mettait sa chaise. Il revoit le jour où un oiseau était entré chez eux, la panique irraisonnée de ses ailes battantes. Il a envie de raconter l'histoire à Ranty. C'était un moineau, je crois, mais j'en suis pas bien sûr. On cavalait dans tous les sens, Jim et moi, on riait comme des fous. L'oiseau, il se cognait partout, il a renversé la vaisselle sur l'étagère, et il a foncé droit dans le carreau de la fenêtre, maman criait pour le faire partir, et le père l'a pourchassé,attends un peu, qu'il disait, on va l'avoir, je vous assure, là, doucement, et maman qui braillait, tue-le donc et mets-le dehors. Alors il l'a attrapé dans ses mains, vrai de vrai, il s'est approché pas à pas en respirant à peine et en faisant bien bien attention, et l'oiseau a fini par se rendre, le père l'a pris au creux de ses mains et l'a enveloppé, on voyait dépasser que la tête et le bec. Il l'a emmené dehors et il l'a relâché.
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Annette55Annette55   19 juin 2014
Une incandescence fait rutiler l'océan, un feu liquide aux flammes inextinguibles. Cette phosphorescence épandue étend autour d'eux un champ de lueurs évanescentes, chaque vague ourlée de ce même éclat irréel qui rayonne de la proue tandis que l'étrave fend les flots, un jaillissement de lumiére mobile comme si une métamorphose de la mer avait fait surgir une créature frissonnante et resplendissante, venue chercher son souffle dans l'air de la nuit.
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